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Martin-Lothar

Question du jour n° 430 (en iCul de paysan)

30 Mars 2022 , Rédigé par Martin-Lothar Publié dans #Le Dico, #Quantisme, #Angoisses, #iCuls & haïkus

Question du jour n° 430 (en iCul de paysan)

hé père Joseph t’as du blé

mais pas des billets

sont trop laids

Note : le mot français « blé » viendrait de l’indo-européen et néanmoins francisque (de l’Est) «*blad » (pas Vlad hein, quoique…) et aurait produit le mot gaulois (sans astérisque) « blato » (farine).

Je ne vous apprendrai rien de plus en disant que c’est avec la farine que certains fabriquent notre pain au lait quotidien (c’est un vrai métier), comme d’autres traient les vaches, les veaux et les citoyens pour avoir du blé.

L’expression « avoir du blé » signifie aussi avoir du fric, du flouze, du pognon, du grisbi, des dollars, des euros, des francs, des roubles, des couronnes, des écus, des yuans bref, c’est avoir des sous.

Des sous et des choux (car un chou, c’est un chou, comme disaient mes ancêtres auvergnats) et un grain de blé ou de riz sur un bon échiquier, c’est de la monnaie.

Le mot « monnaie » vient du latin « Moneta » (la Conseillère) surnom de la déesse Junon (la meuf à Jupiter) dans les temples de laquelle les pétrodollars de Jules (César, par Verne) étaient fabriqués avec de vrai or piqué, pillé à droite, à gauche, voire à l’ultra-centre du monde.

Cela étant, derrière une pièce de monnaie gauloise, celte ou romaine, il y avait toujours beaucoup de blés, de pains, de potées auvergnates et surtout du labeur à échanger et plus tard, la monnaie créa la « finance » et les mots « fiduciaire », « créance » et « crédit » ayant pour fonds de commerce le mot « foi ».

Sachant que de nos jours, nos billets à jamais indigestes et plein de vents tripotant sont imprimés à tire-larigot par des gens très bavards et trop douteux, sans foi, ni loi ni honte de toute promesse jamais tenue, il y a tout lieu, voire urgence de s’interroger sur l’étymologie du mot « démocratie » et sur l’identification des vrais « faux-monnayeurs »

Illustration : Jules Elie DELAUNAY, 1828-1891, Moissonneurs dans la campagne romaine, huile sur toile. Musée Bonnat, Bayonne, Europe.

Fin de loup

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