Les galeries du loup

Les hurlements des autres

Rechercher

Citation d'emblée

Je suis l'avant-dernier des hommes ! Pourquoi l'avant-dernier ? Pour ne désespérer personne. (Chamfort)

Message du loup

R.A.S.
Dimanche 11 mai 2008
En ce dimanche de la Pentecôte 2008, que faut-il choisir : La pente ou la côte ?

Note : Moi j’ai voté démo et même cratiquement (trop fort le loup !) avec mon pote de toujours, le SAINT-ESPRIT pour le côtes-du-rhône, mais vous, vous faites ce que voudras et surtout, en toute conscience citoyenne et laïque, hein !

Fin de loup

publié dans : Les angoisses du loup-garou commentaires (6)    ajouter un commentaire
Samedi 10 mai 2008
Notre vie d’humain est une course trop brève et trop palpitante dans une sombre forêt d’adages, de proverbes, de maximes, de devises, de dictons et d’autres sentences séculaires et ancestrales.
Le cancre las, techno ou pas et bien des érudits de banlieues confondront souvent les unes avec les autres et vice-vertu et déclareront émettre un grand proverbe alors qu’ils n’éructeront en fait qu’un piteux dicton de nul terroir.
Car si à priori tous ces mots sont des synonymes cousinant comme une nichée de lapins duveteux, notre belle et riche langue française les a pourvus chacun des nuances et des emplois les plus particuliers et distingués qui soient.

Or donc les gens, il sera temps et il sera juste ici et maintenant, aujourd’hui et sur ce blogue, de mettre enfin de la lumière dans l’obscurité abyssale et de l’ordre dans la confusion débile et sidérale.
Telle est ma tâche et à cet effet, je pourvoirai ces nobles substantifs d’un ordre, d’une hiérarchie qui me plaît, parce qu’en mai où je suis avec vous, je fais ce qui me plaît et vous n’en pourrez mais, ah mais !

L’adage

Si l’adage est le plus jeune de ces mots français car né vers l’an 1500, il est le plus grand, le plus haut de tous.
L’adage est foutrement civilisateur ; l’adage est constitutionnel en diable ; l’adage est d’un principe absolu et magistral sur tous les actes vils ou braves, les coutumes, les droits et les devoirs des sociétés humaines ; l’adage est parole d’évangile, biblique, juridique, légiférant et de la plus haute justice.
L’adage est toujours antique et ancestral et il est bien souvent romain de la Rome du plus haut empire car sa racine est le mot latin « adagium » (Qui veut dire adage, trop forts les Romains !)
Ainsi, l’adage : « Nemo censitur ignorare legem » (nul n’est censé ignorer la loi) ou « Nulla poena sine lege » (Pas de punition sans loi) ou encore « Aucune loi n’est rétroactive » a permis pendant des siècles et des siècles aux justes de faire une nique grave aux affreux princes qui nous saignaient de leurs corvées, de leurs impôts et de leur vanité sans fond.
Ces paroles de sagesse ont calmé bien souvent des hordes et tribus barbares ou pas pillant nos campagnes, nos greniers et nos caves à vins sans vergogne aucune.
L’adage est donc Père du droit, de la jurisprudence et des lois et il aura toujours le dernier mot et sera enfin l’ultime et le meilleur des recours (Ah mais !)

Le proverbe

Vient ensuite le proverbe qui naquit vers 1200 du Latin « pro » (pour) et « verbium » (parole – Histoire de causer quoi !)
Si l’adage est de haute civilisation, le proverbe quant à lui est de bonne culture bien de chez nous ou d’ailleurs.
Le proverbe est maintenant bien souvent national, linguistique, continental voire provincial.
Les proverbes chinois ou africains sont très à la mode car tous très savoureux et quantiques aussi, c’est vrai.
Ainsi : « Ce n’est pas parce qu’on dort dans le même lit que l’on fait le même rêve » est plus chinois tu meurs, voire prophétique, même si on pourrait dire qu’il s’agit d’une grande maxime (voir ci-après) une maxime que devraient méditer tous les dormeurs et tous les insomniaques de cette planète.

La maxime

La maxime est quant elle de haute morale et à la fois plus universelle et individuelle.
Le mot est né vers 1300 et vient du latin « maxima » (grand, haut, élevé) et elle est aussi lapidaire et aussi claire qu’un cristal ou que le plus transparent des diamants.
La maxime est instructive, éducative, patente, ancestrale, fabuleuse, permanente, légendaire, éprouvée, magistrale, simple, historique, collégienne, lycéenne, maternelle et primaire à la fois.
Elle est bien souvent aussi basique, triviale, élémentaire, naturelle, instinctive et de grande survie qu’une bitte ou un couteau.

Ainsi « on fait son lit comme on se couche » ou « un homme averti en vaut deux » ou encore « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » sont des maximes de haute volée comprise par tout esprit toute âme de tout sexe, âge et poil.

On l’aura comprise : la maxime est très proche par exemple de la moralité qui ponctue toute fable de notre trop bon poète, maître Jean de la Fontaine.

Le dicton

Et maintenant voici notre bon vieux dicton des familles qui est paradoxalement de tous les hôtes de ce vocabulaire le plus jeune car il ne naquit que vers l’an 1500 du latin « dictum » (chose dite).
En effet, ce substantif exprime des choses et des faits les plus archéologiques et météorologiques qui soient et pour être paysan enraciné jusqu’au cou dans sa terre natale, nourricière et tombale, il est bien en ces temps technos, futiles, stressés le plus sympa et le plus indispensable de tous !
Le dicton est cul-terreux, champêtre, campagnard, rural, rustre, agreste, bucolique, et pastoral en diable et en bon dieu réunis avec tous leurs saints Glinglin et autres suppôts du bon terroir des enfers et du paradis !
Le dicton est au pâtis, à la basse-cour, au verger, au champ, au prè, à la haie, à la marre aux canards et au potager ce que l’adage est à une assemblée constituante ou à la Cour de Cassation : La règle suprême, fondamentale et incontournable.
Même s’il se trompe de temps en temps hein !
On s’en fout s’il se goure de guerre, c’est le pépé qui parle là, nom de dieu de fouchtra de bordel de merde !

« Neige en août, Noël en décembre »

Que voulez-vous répondre à ça les gens ?
Rien ! Jamais rien ! Car même le premier des philosophes comme le dernier des énarques ou des agrégés de droit, de médecine de philosophie, de physique ou le plus fou des mathématiciens ne peut qu’être admiratif et enfin coi de chez «  Ferme ta gueule mon pote et prie » devant une telle vérité sortant à poil et toute vénusienne de son puît de pastis ou de chablis, premier cru.

La devise

Le dicton est au gueux et au serf ce que la devise est au seigneur, au chevalier, au prince, au soldat, au clerc, au roi, à la cité, au drapeau, à la cause, à la patrie, et enfin aux nations unies ou pas.
C’est vrai qu’une devise peut être aussi rigolote, aussi vraie et aussi stupide qu’un dicton, mais elle est toujours la justification, la réclame, l’expression d’une marque, d’une fabrique, d’un honneur, d’un bonheur, d’un blason, d’une famille, d’une valeur, d’une cause, d’une volonté de vivre enfin et advienne que pourra !
Le mot « devise » a des origines héraldiques des plus profondes racines qui soient dans nos terres ensanglantées.
Tous les dictionnaires les plus à jours vous diront que ce terme viendrait du mot « diviser » (en latin dividere) en rapport d’ailleurs avec les divisions (fasces) de l’écu ou du blason, mais je pense qu’ils se trompent tous car pour moi la vraie étymologie est l’expression latine « de visu » (en voyant, en se voyant, en allant se faire voir chez les Grecs ou autres) !
Verra toujours celui qui vivra !

La devise de la France est « Liberté, égalité et fraternité » ; celle de son drapeau bleu, blanc et rouge « Honneur et patrie »
La devise de l’Europe est « In varietate concordia » (Unis dans la diversité – pas n’importe laquelle non plus hein, merde quoi !)
La devise très quantique en diable du roi Louis XIV fut : « Nec pluribus impar » (non inégal à plusieurs) Trop fort, trop européen et définitivement trop français ce mec !

Etc…

Tous ces mots ont d’autres synonymes sur lesquels je ne m’étendrai pas (Je vous sens bayer aux corneilles comme à Racine depuis longtemps hein !) : Précepte, théorie, axiome, hypothèse, sentence, postulat, aphorisme, règle, loi, principe, théorème et le Verbe enfin !
Oui le gens, le Verbe ! Car si l’être est beau ; l’avoir est bien, le verbe agir est quand même vital voire de survie en toutes les époques et en toutes les circonstances !

Enfin, je vous livre ma devise qui sera pour moi tout autant un adage, un proverbe, une maxime, un dicton, ma vie et mon verbe enfin :

D’un vieux loup, qui a toujours faim,
On en verra la queue sans fin.


Fin de loup

publié dans : Dico du loup-garou commentaires (6)    ajouter un commentaire
Vendredi 9 mai 2008
Si cette coiffeuse n’était pas à poil ni poilue, elle était au poil avec son cheveu bien poilant sur la langue, mais elle devint vite barbante, sinon rasoir.

Fin de loup

publié dans : Les lagans du gars loup commentaires (3)    ajouter un commentaire
Jeudi 8 mai 2008

Il y a un bon vieux proverbe allemand qui énonce :
« Heureux comme Dieu en France »
En ce huit mai 2008, je me demande comment on pourrait traduire ça en Birman en Tibétain ou en Chinois.

Illustration : Albrecht DÜRER (1471-1528) Né et mort à Nuremberg (trop fort ce mec !) Le Chevalier la mort et le diable, (1513) Gravure, 245 x 188 mm, Staatliche Kunsthalle, Karlsruhe.

Fin de loup

publié dans : Les lagans du gars loup commentaires (4)    ajouter un commentaire
Jeudi 8 mai 2008
Aujourd’hui, c’est le 8 mai ; oui, mais « oui, mais quoi » ?

Fin de loup

publié dans : Les angoisses du loup-garou commentaires (0)    ajouter un commentaire
Mercredi 7 mai 2008
Dans les familles nombreuses comme dans toute suite numérique (ou non) il y a toujours deux chouchous en ballottage et un grand oublié.
D’abord, il y a le premier-né, l’aîné (le prototype) le Dauphin, Chouchou premier, qui, dans nos pays royalement républicains et catholiques, héritera de tous les emblèmes, de tous les insignes, de tous les pouvoirs, de toutes les devises et de tous les bijoux de famille. Il sera un jour  le « Patriarche » quel que soit son sexe.
Ensuite, il y a le dernier-né, (la fin de série) le benjamin, qui sera l’ultime chouchou ; qui aura éternellement le dernier mot dans tous les débats, dans toutes les histoires et dans tous les partages.
Enfin (et paradoxalement) après avoir nommé les autres cadets, on pensera éventuellement à « l’avant-dernier » s’il ne s’est pas suicidé entre temps.

En effet, la matrice de toute fratrie est composée comme suit :
  1. L’aîné ;
  2. Le ou les cadets.
Ou encore :
  1. L’aîné ;
  2. Le puîné ;
  3. Le ou les cadets.
Il peut y avoir une autre variante :
  1. L’aîné ;
  2. Le puîné ;
  3. Le ou les cadets ;
  4. Le benjamin.
Et enfin une dernière :
  1. L’aîné ;
  2. Le puîné ;
  3. Le ou les cadets ;
  4. L’avant-dernier ;
  5. Le benjamin.
Dans cette dernière figure, on remarquera la triste et réelle condition de l’avant-dernier qui non seulement aura été viré (injustement) comme un malpropre ou un mauvais à chier de son titre de « chouchou » mais en plus, qui se détache, banni et solitaire, de la tribu des cadets.

L’avant-dernier est donc un éternel « ex » un inconsolable « has been » un sempiternel « looser »
De surcroît, non seulement il doit (faire semblant de) chérir son gnard merdeux de petit frère, mais de plus il sera tenu pour responsable devant l’éternel, le maternel et le paternel de toutes les conneries immondes, incalculables et impensables que ce nain grotesque aura commises.
L’avant-dernier en sera d’ailleurs toujours puni et honni subséquemment par toute la meute dès que le petit connard braillera sa mère ou tous les bobos de son minable cul breneux, c’est-à-dire les deux minutes dans le meilleur des cas…
Or donc les gens, la condition de l’avant-dernier est abominable, impitoyable et assurément incroyable !

Vous l’aurez deviné, je suis un de ces maudits avant-derniers et ce n’est pas la moindre de mes croix !
N’en pouvant plus, j’ai décidé de créer un « Club des Avant-derniers » qui me permettra sans doute de me sentir moins seul et de me consoler peut-être en recueillant les témoignages sans aucun doute aussi terribles que les miens d’autres individus de ma classe, de mon espèce, de mon ordre, de ma race !

Avant-derniers !
Réveillez-vous !
Redressez enfin la tête !
Rejoignez-moi !
Adhérez au CAD ! (C’est pas cher hein !)

Ensemble nous pourrons enfin nous exorciser de tous les mépris sataniques des aînés et de leurs suppôts infernaux de benjamins !
Ensemble et unis comme les mille doigts d’une seule main nous pourront enfin prendre notre pied !

Bon sinon, en ce 7 mai 2008 :

Bon anniversaire à min ch’tiot frérot Toto !
Idem, bon anniversaire ach ch’tiot Nico !
Idem et enfin bon anniversaire à ma grande et vieille potesse Catherine Lolo !


Fin de loup

publié dans : Divers et d'autres saisons commentaires (6)    ajouter un commentaire
Mercredi 7 mai 2008
Le vile âge est-il le dernier à Meaux ?

Fin de loup

publié dans : Les angoisses du loup-garou commentaires (2)    ajouter un commentaire
Mardi 6 mai 2008
La société a sans doute le droit de se protéger contre les protoplasmes antisociaux, mais il faut bien qu'elle sache que, lorsqu'elle croit châtier un homme, elle ne punit jamais qu'un œuf ou les circonstances. (Jean Rostand, Pensées d'un Biologiste)

Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, la justice est quantique.

Samedi dernier dans notre beau pays de France, royaume du Camembert, du champagne, du jambon beurre, des républiques bananières, de Panurge et des droits à jamais acquis et momifiés de l’homme béat et repu (merci petit Jésus), un lycéen s’est fait occire au couteau pour s’être interposé dans le duel homérique opposant deux de ses vaillants, nobles, cultivés et héroïques camarades.
Bref ce jeune type brave d’entre les braves est mort pour avoir trop de couilles qui hélas ne lui serviront plus à rien et il est interdit à ceux qui l’aimaient d’arracher à vif celles de son assassin pour les lui faire bouffer à toutes les sauces et pour éviter surtout que des cons minables de son engeance de merde ne se propagent parmi les générations futures.

Un tel châtiment, pourtant bien efficace, sain et civilisateur en d’autres temps, est de nos jours oublié, car dans ce pays il y a encore une justice et ce n’est que justice pour les hommes de bonne volonté.
Certes, elle est dépassée, surchargée, mal-aimée, poussiéreuse, manipulée, démunie, noyautée ; elle est aussi implorée que décriée et finalement, elle est aussi paumée d’esprit et ruinée de morale que toutes nos autres institutions nationales ou pas et autant que ses justiciables bien souvent malpropres, jouisseurs, égoïstes et malhonnêtes car trop souvent mal élevés, mal éduqués, mal instruits, mal formés, mal informés, mais la justice a encore le mérite d’exister.

Soit dit en passant et ça ne sera que justice car ceci n’est jamais exprimé par tous nos bons intellos clabaudeurs des services pressés et crapoteux de tout poil :
Cette survie de notre justice ne doit rien à nos politiques bouffis et maffieux, à nos médias vérolés et sycophantes ou à nos éducateurs impuissants et impayables, mais plutôt et surtout à la très grande valeur intellectuelle, à l’abnégation, à la vertu, à la lucidité et au courage de beaucoup de nos magistrats, juges, conseillers et procureurs.

Bref, tout n’est pas perdu dans ce monde pour notre infortuné jeune criminel dont on oubliera vite la colère passagère et la sanglante impéritie et dont on bourrera bientôt le crâne pour le persuader lui-même que son irresponsabilité basse et crasse est de la faute des actionnaires méchants et perfides à vie de Chez Paqui & Bouc Emissaire Associés, société anonyme de père en fils depuis au moins 1789.
Grâce au bon contribuable moyen et panurgien, il sera pendant des années logé, nourri blanchi à l’œil républicain et démocrate ; on lui paiera un beau diplôme de Sciences Po banlieusardes ou autres et il trouvera sans doute en rédemption ad vitam aeternam un job grassement payé de présentateur moraliste confit chéri à la télé du service public (à 20 heures de préférence)
Et il n’aura alors que des bons souvenirs croustillants et citoyens pour (faire) écrire un bouquin (« poignant et magistral ») dont ses collègues journalistes révolutionnaires ventripotents et à l’ISF comme lui feront l’éloge en toute amitié pour les vendre comme des petits pains d’hosties bénies aux pacsés gauchistes de l’extrême centre gauche, mais purs et larmoyants de moins cinquante ans, et ce ne sera que justice !
Les braves et bons parents méritants de notre petit gars seront fiers de lui hein ! Et les morts pourront bien aller se faire foutre avec leur courage, leur histoire, leur morale et leurs leçons de bravaches réactionnaires ringardes !

Pendant ce temps de chien-là, ce samedi-là, en Birmanie, un ouragan nommé Nargis détruisait plus de quinze mille vies dont les trois-quarts d’ailleurs crevaient déjà de faim tous les soirs dans leurs rizières également perdues pour leurs enfants survivants.
Autre temps, autre pays, autre continent, autre hémisphère, autre justice, autres valeurs et autres malheurs, autre fortune pour d’autres valeureux malheureux ou pas.

Ce samedi-là, rien de tout cela ne s’est passé sur une autre planète car je vous le dis Frères humains qui avec moi vivez : si tout notre univers est quantique, la vie la plus heureuse, la mort la plus belle, la connaissance la plus parfaite ou la justice la plus haute ne seront prodiguées que par notre Mère Nature sublimée par l’intelligence, le bon sens, l’espérance, la patience, l’humilité et la foi.

Illustration : Vittore Carpaccio (1472-1526) Saint-Georges et le dragon (1502) Tempera sur canevas, Scuola di San Giorgio degli Schiavoni, Venise.

Fin de loup

publié dans : Quantique du loup commentaires (2)    ajouter un commentaire
Lundi 5 mai 2008
J’ai constaté qu’au théâtre, au cinéma comme dans un débat politique, le spectateur ou l’auditeur qui s’ennuie se cure toujours la narine droite avec la main droite, même s’il est gaucher. À mon humble avis, c’est un signe de plus de la décadence de notre société.
 
Note : Ce n’est pas la peine de réfléchir des heures à ce lagan ce soir devant le miroir de votre salle de bain. Allez donc plutôt vous coucher rapidement ; vous êtes comme moi très fatigués et demain il y a école.

Fin de loup

publié dans : Les lagans du gars loup commentaires (7)    ajouter un commentaire
Dimanche 4 mai 2008

En vérité je vous le dis les gens, si Dieu existe comme les Pères de l’Eglise nous l’ont affirmé, il y a bien longtemps maintenant, nous n’échapperons plus au Jugement Dernier.
Les très hauts magistrats des Enfers et du Paradis ne nous épargneront pas alors d’un procès retentissant pour enfin lessiver nos âmes noircies de tous nos abominables péchés, de toutes nos vilenies, de toutes nos bassesses, de toutes nos vanités sans fond et sans âge !
A côté, le tribunal de Nuremberg, celui de l’inquisition ou celui de la Terreur passeront pour des joyeuses pochades de collégiens en fin de cycle.
Ce jugement-là, ultime d’entre les morts, sera paponnesque en diable, je vous dis, un véritable lynchage universel et médiatique et ceux qui ne seront pas déclarés d’emblée coupables seront réputés complices ou co-auteurs vils et lâches de toutes les ignominies de ce monde !
Il ne faudra pas pleurer hein ! Ça sera trop tard bande de mécréants balsphémateurs ! Et ça ne sera que justice espèce de bandits jouisseurs matérialistes et damnés !

Toutefois il y a aura des circonstances atténuantes voire une rédemption pour des siècles et des siècles (Ah mais !) pour ceux qui auront admiré au moins une fois dans leur vie ; une remise de peine pour ceux qui auront acheté ou utilisé et enfin un sursis éternel pour ceux qui auront imaginé et fabriqué la légendaire, la mythique, la plus étonnante et la plus simplissime des voitures automobiles qui n’ait jamais été : La Dodoche, alias la Deudeuche, alias encore la 2 CV Citroën !

Oui, Française, Français, en cet an de grâce (ou de merde grasse) 2008 notre Dodoche nationale fête ses 60 ans !
Certes, elle est en retraite méritée depuis bien des années, mais elle est toujours bien présente et active et elle roule encore dans nos esprits, dans nos âmes et dans notre cœur.
Elle roule toujours en nous aussi vite et aussi sûr que le Camembert, la cathédrale d’Amiens, le TGV, Rabelais, le champagne, le biniou, le tonneau de Beaujolpif, le minitel, le palais du Facteur Cheval, le pastis de Marseille, Rimbaud, le radeau de la Méduse, le laguiole, la baguette de pain, la moitié de l’avion Concorde, le tripoux d’Auvergne, Voltaire, la cuisse de grenouille, Versailles, la mayonnaise, le Louvres, l’opinel, le guide Michelin, Polytechnique ou le beurre d’escargot !

C’est en effet en 1948 que la légendaire Dodoche sortit des usines Citroën (appartenant alors à la maison auvergnate Michelin !) pour répandre inexorablement le génie français (voire gaulois) à travers le monde et même à jamais et biens mieux que ne le fit la pseudo révolution du même bois sans culotte, sans chemise, sans papier, sans pantalon, sans intelligence, sans chic, sans goût, sans classe, sans chevalerie, sans esprit, sans âme et donc éternellement sans avenir.

Le papa, ingénieur de notre Dodoche qui fut toute sa vie à la fois au four et au moulin se nommait Pierre-Jules Boulanger (1885-1950) et un tel patronyme ne s’invente pas au pays du bâtard restaurant, du croissant et de la baguette en ficelle.

La 2CV Citroën est à la France ce que la WW Coccinelle est à l’Allemagne ; la Ford T, la Cadillac ou la Mustang est aux USA ; la Rolls, la jaguar type E ou la Mini-Cooper sont à l’Angleterre. Je ne vous parle pas de la Traban, du vélo Solex, de la DS ou de la Vespa italienne !

J’ai eu la chance, la surprise et le grand bonheur enfin, il y a quelques années, grâce à un de mes potes, de conduire une Dodoche, une vraie, une authentique, une rustique qui, si elle ne datait pas de 1948, fut fabriquée sans doute en 49 ou 50.
Comme son concepteur le  disait lui-même :  Cette machine était « un parapluie sur quatre roues » pas plus, pas moins.
On la qualifiait à l’époque de TPV (Très Petite Voiture) !
C’était spartiate ce truc, je vous le dis !
Spartiate, mais ô combien étonnant !

Une bagnole de moins de 300 kg, quatre places assises, 50 kg de bagage transportable, 2 CV fiscaux, traction-avant bicylindre de 375 cm³ refroidis par air, 60 Km heure en vitesse de pointe (à vraiment tout casser), une boîte à trois vitesses et un levier à boule à fondre, une suspension à ressorts hélicoïdaux, à amortisseurs à friction et batteurs d'inertie vraiment à toute épreuve
Et pour finir, la bébête ne consommait que 3 litres aux 100 Km.
Les sièges étaient ce qu’ils étaient, c’est-à-dire rien ou le strict nécessaire avec une toile et un élastique là et à pleine vitesse, les tôles aussi légères que les ailes d’un papillon faisait un tel vacarme d’enfer qu’on se serait cru dans une partouze de papiers d’alu camés jusqu’aux yeux.
Inutile de vous dire que le modèle que j’ai testé était né sans clignotants, sans chauffage, sans radio, sans clim, sans GPS, sans Airbags et que ses phares éclairaient la nuit aussi bien que mon cul ou qu’une lampe de poche en fin de camp scout.
Les essuie-glaces étaient raccordés d’origine au compteur de vitesse (Si, si) mais cette fois le raccord ayant pété de vieillesse, mon pote génial les avait couplés sur un moteur électrique à piles qui marchait quand le Saint Esprit était de bon poil et surtout quand il ne pleuvait pas trop.
Bref, un poème les gens !
Mais quelle expérience hein !

Gloire à la Dodoche !
Gloire à la Dodoche au plus haut des essieux !


On t’aime la Dodoche, reste avec nous, mais surtout, roulez (prudemment) belle jeunesse !

Illustration : Gérard DAVID, (1460-1523) Le (dernier) jugement de Cambyses (panneau de droite) 1498, huile sur bois, 159 x 182 cm, Groeninge Museum, Bruges.

Fin de loup

publié dans : Le loup et les symboles commentaires (8)    ajouter un commentaire

Martin Lothar

Icône du jour

Liens

A (re) découvrir
Où je sévis aussi
La meute fidèle  Humeurs
Extimes
Beaux-arts
Sciences et conscience
Sites pommés
Actualités
A Table !
Langues

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus