Il ne pouvait rien arriver de mal à un être capable de profiter pleinement de l’instant ; vivant ainsi dans le présent et sachant apprécier avec un tendre attention chaque petite fleur
rencontrée en chemin (Hermann Hesse, le loup des steppes)
Illustration : Jean-François MILLET, (1814-1875) Meules de foin en automne (Vers 1874) Huile sur toile (85 x
110 cm) Metropolitan Museum of Art, New York, USA.
La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles, ma trace sur une pierre d’éternité.
Il en va de ma survie :
Plus ça va ; plus le temps passe ; plus je vieillis, plus
souvent je me réveille la nuit pour hurler à l’enfant que j’étais : « Stand by me ! » (Compte sur moi ;
attends-moi)
J’ai entendu dire que l’on recherche un incroyable président pour notre impossible Europe.
Je suis candidat.
Je suis un loup-garou ; je suis européen en diable ; j’ai les yeux bleus ; je ne me beurre pas les
cheveux ; je suis de plus, à ce que j’ai appris récemment, le descendant direct et officiel d’une foultitude de rois, de reines, de ducs, de comtesses, d’empereurs et même de saints de notre
bon et vieil oxydant.
Et même d’un laboureur et d’un autre imprimeur.
Et toc !
In fine, tout le monde bien né, bien éduqué et bien pensant sait que je suis le futur empereur d’Occident. (C’est
d’ailleurs marqué sur mon CV et même en présentation de mon blogue depuis belle lurette hein ! Alors camembert)
Or donc et subséquemment, que nos bons politiques ringards (et autres cloches tintinnabulantes) qui font semblant
de nous gouverner tout en se disant européens (de mes deux, pour ne pas dire de mes fesses breneuses) en prennent note.
Ah mais !
Votez pour moi.
Non mais.
J’attends…
Note : Je n’accepterai pas le prix Goncourt en compensation de ma déconfiture de cette présidence européenne,
qu’on se le dise hein ! Je suis très con, mais j’ai ma fierté quand même.
Illustration : Albrecht DÜRER (1471-1528, Nuremberg) L’empereur Charlemagne (1512) huile sur bois (188 x 87,6
cm) Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg, Europe.
Les hurlements des autres