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Martin-Lothar

Une nouvelle bannière

8 Mai 2009 , Rédigé par Martin-Lothar Publié dans #Quantiques du loup, #Piero di Cosimo

Puisque personne ne me l’a demandé, je suppose que tout le monde aura deviné le fond (un peu étiré, c’est vrai) de la bannière qui orne ce vieux blogue (voire ce blogue croulant) depuis quelques semaines.
Bon, pour tout vous dire, c’est un tableau peint en l’an 1500 par le superbe Piero di Cosimo (Florence, 1462-1521) : « Incendio nella foresta » (incendie dans la forêt) Huile sur bois (71 cm x 203 cm) Ashmolean Museum , Oxford, Europe.


Des bêtes de tout poil, de tout ramage et de tout plumage, hommes et animaux, des arbres, des fleurs cherchant leur survie et une issue à l’approche du désastre…
Tous égaux dans la peur et devant la mort.
C’est très moderne finalement, non ?
Surtout, sauf erreur de ma part, les premières années du siècle n° 16 furent vécues comme celles de l’an mille, c’est-à-dire en panique paumée grave, profonde, repentante, flagellant stupide et paralytique
Piero peignit des êtres primitifs égarés dans une forêt, une jungle primaire de son siècle.
Un spectateur lambda et contemporain (encore vivant) comme moi — au hasard — pourrait s’y figurer sa jungle urbaine ou pas, ses labyrinthes tertiaires, globalisés, mondialisés où il court comme une taupe stressée et moutonnière à la quête dont on ne sait plus très bien quoi ni pourquoi.
Moi, je l’aime beaucoup le Piero et je suis toujours fasciné par ses « panoramas » mythologiques : Des fresques superbes, au trait précis, aux divines proportions, aux couleurs harmonieuses, aux tons vibrants, aux perspectives étonnantes et aux sujets à gloser pendant des heures et des heures.
J’aime à dire que le Pierre de Cosme est un peintre « hollywoodien » bien qu’il soit mort quelques années à peine après la découverte des ces Indes occidentales qui ne s’appelaient pas encore Amériques.
On t’aime Piero, reste avec nous hein !

Fin de loup
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M
Tant mieux, Bosch, j'adore... Il est infiniment hollandais et de manière tripale, et franchement, il faut l'être!
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M

Monsieur : Un peu Allemand aussi, et plus Flamand, que Hollandais, mais en tout cas un bonhomme très curieux, quantique car à la fois ordinaire (et même fort banal) et extraordinaire, mais j'en
reparlerai...


L
Beau tableau ma foi. ça me fait penser aussi au douanier Rousseau.
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M

Leila : Oui, j'ai eu la même réaction (pour ce tableau, du moins). Un Rousseau 300 et 500 ans avant les deux autres ! Bises


M
Cette scène a un petit côté biblique façon déluge brûlant.
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M

Muriel : Les déluges, les incendies et autres fins du monde datent de la plus haute antiquité, c'est vrai.


M
Ces peintures cataclysmiques, ça me rapelle Bosch à la même époque. Mais, formellement, ça me rapelle aussi des panoramas du siècle numéro dix-huit expliquant la parentée supposée des animaux... Siècle tout autant passionnant s'il en est, quoi que peut être moins catastrophique. Enfin... qui sait? On nous dit qu'on est infiniment plus libres de penser et de faire et de bouger qu'à n'importe quelle époque, mais dans les faits, je crois bien qu'on n'a jamais été aussi bourrés d'angoisses.
Répondre
M

Monsieur : Je vous cite : "ça me rapelle Bosch à la même époque." Bingo ! Et si vous voulez continuer à lire mon pôvre blogue, vous allez bientôt en bouffer profus du Bosh - que vous n'en pourrez
plus !
Non, non, ça sera inutile de crier "assez ! "Je vous le dis hein !