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Martin-Lothar

In memoriam Aloïs Chaipuki

10 Mars 2026 , Rédigé par GJG Publié dans #L'Omekilekon

In memoriam Aloïs Chaipuki

« C’est bien d’avoir une grande mémoire, mais c’est mieux de se souvenir dans quel placard on l’a rangée » (Aloïs Chaipuki, Métaphysique Népérienne du l’Asperge Berrichonne, Tome VIII, partie XIV, chapitre 186, page 2689)

Qui se souvient encore de ce grand philosophe nommé Aloïs Chaipuki (1956-2005) ?
Certes, sa grandiose « Métaphysique Népérienne du l’Asperge Berrichonne » (15 tomes d’environ 3000 pages chacun) n’a jamais été publiée, mais ce n’est pas une raison pour enterrer sa mémoire.
Bon, je vous avoue que je n’ai pas encore tout lu de cette œuvre unique et ultime. 
Attention, je n’ai rien contre les asperges, la métaphysique ou le Berry, ne nous méprenons pas, mais au bout des cinq-cents premières pages (A4 et manuscrite en lignes très serrées), il faut dire qu’on oublie un peu de quoi ça cause.
Un peu comme « l’Être et le Néant » de Jean-Paul Deux (ou Sartre, je ne sais plus), si vous voulez.
Un peu aussi comme les « Enfilades » de Sodomos de Dyptères,  ou comme « l’évangile » de Saint Andropose de Méteste ou encore les « Liquidités Pataquantiques » de Claude Émile Litre.
  
Mes chers lecteurs de tout poil, sexe et horizon, en vérité je le vous dis : n’oubliez jamais de vous remémorer Chaipuki dans le feu d’un débat ou d’une discussion quand vous jetterez en argument ou en réponse une sage ou docte sentence dont vous aurez oublié l’auteur ou la source.
Comme tout être sensible, intelligent, sagace, érudit et génial — vous êtes mes lecteurs oui ou non ? — vous avez parfaitement le droit d’avoir la mémoire qui flanche et dès lors, au lieu de dire « comme disait je ne sais plus qui », dites : « comme disait (ou le pensait) Aloïs Chaipuki « patati, patata… »

Croyez-moi, vous n’en ressortirez que plus grand et fier en gageant que votre interlocuteur (ou votre adversaire) n’ira certainement pas vérifier vos propos.
Si par contre il connait la provenance de votre réplique, il pourrait vous répondre : « mais non banane, ce n’est pas Chaipuki qui a dit ça, c’est… », prenez alors une mine dubitative et changez rapidement de sujet.

Du reste, sachez qu’en citant Chaipuki, souvenez-vous qu’un des plus notoires philosophes et éditorialistes français contemporains (dont le nom m’échappe) a cité le magnifique Jean-Batiste Botul dans un de ses ouvrages.
De plus, à partir de dorénavant, notre ami monsieur Gougueule ou autres sniffeurs webiques pourraient amener sur ce billet et sur ce blog de futurs adeptes inconditionnels du grand Aloïs. 

Alors hein ! 
Merci qui on dit ?

On t’aime et on ne t’oublie pas Aloïs Chaipuki, reste avec nous !
    

Illustration : Bertalan Székely, (1835-1910), son fils Ármin avec pain et beurre, vers 1875, huile sur toile, 69 x 55 cm, Magyar Nemzeti Galéria, Budapest, Europe.

Fin de loup

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C
Enfin un hommage au grand Chaipuki (j'étais persuadé que son nom terminait par un Y, Chaipuky). <br /> On ne peut que vous remercier, mais vous oubliez de préciser qu'il a été fortement influencé, surtout dans la pénultième page de sa métaphysique, par le non moins mémorable mathématicien prolixe et hindou Hassan Meurevienpa.<br /> Enfin, j'ai l'impression que vous faites une petite erreur sur le genre de madame Gougueule, mais je me trompe peut-être, je n'ai pas lu non plus l'œuvre complète de Chaipuki jusqu'au bout.
Répondre
G
Merci cher Costar de nous rappeler le sublime Hassan Meurevienpa. Notons toutefois que le traité de Chaipuki se limite au Berry — bien qu’il s’est un peu égaré en Auvergne sur plus de 3000 pages.<br /> Du reste, je pense qu’il n’aurait pas manqué de citer Hassan dans le traité qu’il avait toujours rêvé d’écrire sur la « pneumologie quantique des endives malgaches ».<br /> …<br /> Rappelons-nous aussi dans les grands oubliés de l’érudition le splendide Homer de Quicey !<br /> …<br /> Quant au sexe de Gougueule, Aloïs Chaipuki en cause brièvement dans le tome 10 de son œuvre (pages 55 à 2549) : il ne tranche pas en réalité et s’en remet un peu lâchement à la prude mademoiselle Wikipédia.