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Martin-Lothar

Rune — Cantate BWV 61 — Johann Sebastian Bach

6 Mai 2026 , Rédigé par GJG Publié dans #Runes, #Bach & fils

Bon, quand tout va de travers, quand tout va mal, quand tout fout le camp, un petit coup de papa Bach, c’est toujours bon pour les neurones en malaise.
La cantate BWV 61 « Nun komm, der Heiden Heiland » (Viens maintenant, Sauveur des païens) composée par Johann Sebastian Bach à Weimar en 1714 est une de mes préférées.
Ça commence très fort avec une des plus belles ouvertures de JSB . Un truc à la française, un peu comme les jardins de Versailles. D’accord, c’est un peu pompeux, mais ça jette son steak comme disait Lulli à Colbert le jour de la paie.
Puis cet air de ténor « Komm, Jesu » parmi les plus beaux de la sphère musicale.

En fait, cette cantate appelle le « sauveur du monde » : bon, chaque chose en son temps et en sa foi, parce que de nos jours les Zorro, le Supermen ou autre Superdupont un peu fiables et pas trop pourris se font plutôt rares. 
Mais on a l’élite qu’on mérite, ma bonne d’âme…

Je vous propose la version YouTubée du Netherlands Bach Society dirigé par Jos van Veldhoven, avec Zsuzsi Tóth, soprano, Nicholas Mulroy, tenor, Peter Harvey, basse.

On t’aime JSB, reste avec nous !

Fin de loup

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C
Comme vous y allez, "une des plus belles ouvertures", "cet air de ténor parmi les plus beaux de la sphère musicale" ! <br /> Je ne vous contredirai pas sur ce classement enthousiaste. De mon côté je trouve que parmi plus de 220 cantates de Bach connues il y en a plus d'une centaine qui sont plus belles, mais tous les gouts sont indiscutables, et il faut admettre que si cette cantate était de Hændel, elle serait un de ses sommets.<br /> <br /> L'interprétation maintenant, pour rester sur les versions disponibles sur YouTube (là encore, ne m'en voulez pas, ce ne sont que des gouts, mais ils méritent peut-être que vous fassiez les comparaisons, sur YouTube c'est aisé) : <br /> <br /> Pour l'ouverture, Le côté victorieux et tonitruant "à la française" me hérisse, je préfère nettement la version plus lente et solennelle d'Harnoncourt ( https://www.youtube.com/watch?v=pLPSQMOFxbA ), et encore plus celle de Rilling, carrément funèbre ( https://www.youtube.com/watch?v=jucyE6R6muA ). <br /> <br /> D'ailleurs on peut rester sur cette version d'Harnoncourt. Son ténor a un vrai timbre pour cantate, expressif et nuancé, quand que le ténor de Veldhoven fade et épuisé semble sortir du bureau et attendre devant une rame de métro. Adalbert Kraus (je crois) dans la version de Rilling est magnifique aussi mais hélas l'orchestre de Rilling attend alors le même métro que celui de Veldhoven.<br /> <br /> La soprano de Veldhoven a une très belle voix, plus douce peut-être que celle d'Harnoncourt.<br /> <br /> Comme quoi en la matière il vaut mieux ne pas se lancer dans les comparaisons et s'en tenir obstinément à une version (celle qu'on a écoutée en premier il y a très longtemps ?), sans quoi on ne s'en sort jamais, il y a beaucoup trop de versions disponibles, et ils ne respectent pas tous le diapason 440 donc on ne peut même pas faire de montage. <br /> <br /> Commentaire inutile donc. Vous pouvez l'effacer.<br /> <br /> Désolé !
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C
Désolé, impossible de mettre mon commentaire précédent où il faudrait, OverBlog les place où ça lui plait.
C
Pareil ! Il faut dire qu'ils apportaient beaucoup d'air frais, mais hélas un peu trop, rappelez-vous les cors ou les hautbois qui sonnaient vraiment faux, et la préférence d'Harnoncourt pour les petits garçons (ce qui était à l'époque très bien vu, notamment dans la littérature française) dont la voix de fausset sans corps me révoltait, si bien que je pourchassais les versions avec des vraies solistes et je pestais contre la lenteur de Rilling à sortir une intégrale.<br /> Comme vous je regrette Eswood, Equilus et van Egmont. Quand je pense qu'on aurait pu avoir une intégrale avec ce trio masculin et les sublimes Rothraud Hansmann, Julia Hamari, Arleen Augér en sopranos ou altos, si Harnoncourt n'avait eu une préférence sexuelle et des idées bien arrêtées. Je n'aurais pas perdu toutes ces décennies à chercher, sans jamais la trouver, l'intégrale idéale.<br /> Je l'ai parfois trouvée sur des cantates unitaires, par exemple la version par Jurgen Jurgens de la sublime 198 (oui ça n'est pas la 61). Après le Taj Mahal, cette version est la plus belle réalisation de l'espèce humaine, non même avant le Taj Mahal, ex æquo avec le rollot, je vous le concède.
G
Costar, je vous cite : « Comme quoi en la matière il vaut mieux ne pas se lancer dans les comparaisons et s'en tenir obstinément à une version (celle qu'on a écoutée en premier il y a très longtemps ? »<br /> Ben voilà, tout est dit.<br /> Pour ma part, j’ai été biberonné aux cantates du père Bach par Jacques Merlet les dimanches matin sur France Musique et comme ce producteur était un fan des Harnoncourt / Leonhardt, toute autre version ne me séduira jamais (mise à part quelques de Rilling ou Richter).<br /> D’ailleurs, la version Harnoncourt (vieillissant) de la BWV 61 que vous avez proposée ne me fait pas autant vibrer que celle de l’intégrale baroqueuse en diable de Telefunken…<br /> Faut dire que Kurt Equilus, Max van Egmont, Esswood et les jeunes solistes (comme on en fait plus) du Tölzer Knabenchor (& autres juvéniles) n’y sont pas pour rien.<br /> …<br /> Je n’ai jamais supprimé de commentaire (même insultant ou agressif) parmi les 15 326 sur mon blog de 21 ans, (sauf les spameux, œuf corse)