La pelle du 29 mai, l’appel du 18 juin et la Reine Margot.

Publié le 17 Juin 2005

Classé dans la série : « Les colères du loup-garou »

Tiens, aujourd’hui 17 juin 2005, il ne sait absolument rien passé sur la planète des singes.
C’est inquiétant.
Ah si, pardon, les Iraniens votent.
C’est pas inquiétant ça, c’est à mourir de rire : On dirait la démocratie à la française.
Bon, c’est vrai que ce n’est pas un référent d’homme.
Malheureusement, c’est un révérend d’homme…
C’est à pleurer aussi, mais je préfère en rire parce que je suis un bon vivant et un bon démocrate ; moi madame, qui pleure sous son voile.

Tiens à propos, hier à l’Académie Françoise, ils ont élu une femme algérienne Assia Djebar, au siège d’un autre immortel mort-né.
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Il paraît que c’est une grande féministe convaincue et un grand écrivain.
Ou une grande écrit vaine… Comme on dit maintenant quand on est politico-sexuellement correct et branché.
Je sais pas, j’ai pas lu et je n’ai jamais couché avec elle.
Mais je le ferai sûrement : la lire évidemment.
Tout ce que j’espère c’est qu’elle soit un peu déjantée ou  qu’elle ait de l’humour.
Tiens moi, si j’étais elle, je ferai mon discours de réception voilée jusqu’au yeux ou au contraire complètement à poil perchée sur le Coran.
Bon, si la garde républicaine la laisse entrer… Sans son voile.

Ceci étant, ils avaient déjà laissés entrer Marguerite – Yourcenar, pas Duras.
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Pourtant elle était très sulfureuse aussi – une grande brouteuse de pelouse.
Ah Margot !
C’était peut-être le premier être humain de sexe féminin ayant lancé un regard trop intelligent sur l’espèce humaine dans tous ses états, races, temps et sexes.
Elle avait des couilles, Margot et bien pendantes au cerveau qui était bien rempli lui aussi.
C’était la papesse du jeu de tarot – arcane majeure n° 2.
Et quel style !
Quand on me décernera le prix Nobel – c’est pour très bientôt, chers lecteurs - je refuserai rien que parce qu’ils ne l’ont pas décerné à Margot Yourcenar. Na !
Je refuserai aussi l’Académie, non point que j’ai une dent de sagesse contre les maisons de retraites, mais je ne suis pas libre le jeudi ; C’est tout.
Dommage, parce que j’aime bien les dictionnaires.

Sinon, ce vendredi 17 juin 2005 est la veille du samedi 18 juin 2005.
Et le 18 juin, c’est le jour de l’appel et de la pelle.
L’appel à tarte comme disait mon grand-père de qui je tiens d’au moins du meilleur quart - comme vous vous en doutez.
Les feuilles se ramassent à la pelle, comme les bulletins non ; comme les fœtus de constitution ; comme les budgets européens et les pots cassés de chez Soisson.
Les choux – blancs - de Bruxelles, déversés à grands tombereaux de paysans bafoués, vont bientôt garnir nos belles autoroutes françaises, polluées et ensoleillées.
Ça fera un peu de vert sur le bitume gris.
Les quatre roues motrices des tanks bobos parisiens vont enfin servir à quelque chose : Pédaler dans la choucroute.

C’est aussi le jour de l’appel de Charles de Gaule – CDG pour les intimes et les cadres supérieurs aériens de nos belles entreprises et administrations - depuis Londres aux Français.
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Il leur avait demandé d’arrêter de boire de l’eau de Vichy qui à l’époque était un peu trop pétainllante.
Il avait trop de gaz dans l’eau et de l’eau dans le gaz consécutivement.
Et de l’huile sur le feu.
C’était un grand défenseur des consommateurs.
C’était un grand homme qui a dit plein de belles choses surprenantes et véritables :
Mano en la mano ;
Je vous ai compris ;
Vive le Québec libre ;
                    L’Europe, l’Europe !
Et j’en passe…

C’était un homme qui savait prendre des risques et des responsabilités et qui respectait ce qu’il disait – lui au moins.
Et qui aimait ce qu’il faisait.
Il est parti bouder dans sa tente, tel Achille - d'Homère pas Talon - un lendemain de référendum négatif – comme, il l’avait promis d’ailleurs.
Une fois de plus où la France était passée à côté de la plaque en s’emmêlant dans ses contradictions Colberto Jacobino nationaliste séparatiste de gauche et du centre réunis et zaquis au fond du couloir à droite après le téléphone.

Il est mort lors d’un bal tragique, intoxiqué par la connerie fumeuse et fuligineuse des Français qui est maintenant immortelle et académique, à défaut d’être universelle ; heureusement, mais c’est très contagieux hélas.
Il y en a de ces successeurs qui sont complètement immunisés maintenant.
Je ne vise personne, mais suivez ma pensée…

Il est mort étranglé par une jeunesse enfin libérée et soixante-huitarde qui est d’ailleurs devenue la maturité bourgeoise et bohème que nous connaissons.
C’est celle qui nous gouverne si bien actuellement, du haut de ses stocks options, ses contradictions, ses erreurs, ses fausses démissions, ses mensonges, son luxe, sa morgue, son mépris, ses hésitations, ses boniments de VRP et finalement de sa nullité crasse de jeune retraité au cul bordé de nouilles et farci de Yoplait avarié.
Des ringards dangereux assis ad vitam et aeternam sur un siège de 4X4 entre des clubs de golf tout propres et la photo dédicacée de Florence Aubenas.
A chier et à vomir.

Je t’aime CDG.
Et je te regrette ainsi que tes potes Churchill et Adenauer

Demain, 18 juin, je passerai la journée à sucer des pastilles Vichy et à écouter la chanson « Lindbergh » à fond la caisse.

« Lindbergh » est une chanson de Robert Charlebois et de Louise Forestier : CDG l’a certainement entendu et je vous recommande l’intro de batterie après le premier « Ché pu où j’suis rendu » et le reste, notamment le jeu de basse et le cantus firmus final.
A propos, ch’suis pas rendu chez Sophie qui tricote notamment des ceintures fléchées farcies sans m’avertir.
C’est absolument très salissant.
Où est mon pot de biscuit ?
Vive le Québec libre nom de Dieu !

Fin de loup.

Publié dans #Angoisses

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willy 17/06/2005 22:12

Je ne peux que souligner les très bonne remarques sous les mai soixanthuitards et sur ce qu'ils sont devenu ! Bravo ;)