La vie des loups-garous illustres (1) : Sodomos de Dyptères

Publié le 17 Novembre 2008

Réédition d'un note du 8 juillet 2005

Philosophe et pâtre grec (Avec sa gueule de métèque), SODOMOS DE DYPTÈRES est un personnage des plus méconnus dans les cours de récréation et autres lieux de méditation intensive.

SODOMOS DE DYPTÈRES est né quelque part dans la Grèce antique – le village de Dyptères n’ayant laissé aucune trace dans le grand bordel à papiers et papyrus des historiens et des géographes.
C’était un contemporain du grand Socrate puisqu’il en a été le premier élève et le premier amant.
Un fort mauvais élève et un piteux amant au demeurant, dans la mesure où, ni Socrate ni Platon ne le mentionnent dans leur blogue respectif.
Pour Platon, cela se comprend très bien, car il n’a ainsi jamais révélé qu’il n’avait été en fait que le deuxième seulement à lécher le cul et autres parties du grand maître : Nous savons que cet homme des cavernes était des plus jaloux et des plus vaniteux.

Certains affirment cependant que SODOMOS DE DYPTÈRES était bien présent au célèbre « banquet » de Platon et inévitablement de Socrate, mais qu’il était en fait sous la table et qu’il était le seul à avoir la bouche pleine pendant que les autres papotaient de tout et de n’importe quoi, sans rien avaler de consistant, sinon beaucoup de couleuvres, longues comme mon zizi, c'est-à-dire interminable.

SODOMOS DE DYPTÈRES comme tous les loups illustres (et votre serviteur itou) a déjanté très jeune.
C’est d’ailleurs en tombant de son berceau, sur la moquette de son humble chambre, qu’il eut la révélation de ce qui deviendra sa grande théorie : l’art d’enfiler les perles dans un premier temps (période perlique) et dans un second souffle, (la période merdique) l’art d’enculer les mouches ou autres bestioles à deux ailes (anges, moustiques, pipistrelle, allumettes, allemands)
Pour ça, il a dû d’ailleurs allumer certainement un rouleau de pelouse synthétique puissant de chez Mégagrave.

Bien que complètement chauve, il fut d’ailleurs et également le grand précurseur de la célèbre école dite des  « tétrapiloctomistes ».
Cette honorable institution enseigna intensivement pendant des siècles et des siècles et jusqu’à nos jours, l’art de couper les cheveux en quatre (Du grec Tetra : quatre, pilos : poil et ctomos : couper)
Une discipline très voisine dans ses finalités ontologiques et eschatologiques de l’enculage de mouche – Le paradigme extra scatologique primaire ou – comme le notait fort justement Kant sur la plage de Saint-Tropez – quasi lénino freudien, faisant évidemment (bande de cancres) la différence.

Les théories de SODOMOS DE DYPTÈRES firent grand bruit dans le Landernos antique et, comme toutes grandes idées de génie, elles furent à la longue copiées, pastichées, détournées et honteusement voire vénalement dévoyées par de vils profiteurs jaloux et sans scrupule qui ne firent tant que de les vouer aux gémonies avec leur inventeur dans la même eau du bain et du bébé. (Quel bébé ? Mais qu’est-ce qu’il vient foutre là ce bébé ? A qui est ce bébé ?)

La goutte qui mit le feu aux poudres fut la tentative de SODOMOS DE DYPTÈRES de vérifier ses théories sur un animal mythique à deux ailes : le cheval Pégase.
Le scandale médiatique fut immédiat (immédiatique !) : Si dans la Grèce antique, la pédérastie était aussi normale que de jouer au foot ou au loto de nos jours, la zoophilie par contre était des plus sulfureuses.
Un acte indécent, telle la sodomie profonde ou pas sur un animal de légende, était considéré comme un sacrilège socialement et religieusement insupportable.

SODOMOS DE DYPTÈRES fut donc prié d’aller se faire voir incontinent chez les Zoulous (les Grecs de l’époque – Parce que les Grecs ne pouvaient pas être autre chose que grecs et les Zoulous étaient Zoulous parce que je n’ai pas trouvé autre chose de plus rigolo)
Je répète : A qui est ce bébé ?
Il y fut bien reçu dans un premier temps dans ce royaume d’exil, mais ses théories restèrent rapidement dans la gorge et l’esprit trop étroit du roi des Zoulous (Zouzou XIV) qui l’envoya sans plus de cérémonie, un soir de Mai, au supplice du pal (lequel commence très bien, mais se termine très mal comme chacun sait)
Une fois embroché (et ce, paradoxalement, comme le déterminait ses théories) SODOMOS DE DYPTÈRES périt bel et bien rôti et épicé dans l’estomac de quelques barons zoulous.

L’enfilage de perles et l’enculage de mouche sont des théories de nos jours encore intensivement étudiées et mises en pratique, surtout dans les grandes administrations, les cabinets ministériels, les placards dorés des grandes entreprises et les sociétés de consultants et ce, toujours dans la très grande ignorance de leur antique précurseur : l’illustre SODOMOS DE DYPTÈRES.

Mes petits loups, ayez désormais une pensée émue pour SODOMOS DE DYPTÈRES la prochaine fois que vous regarderez voler une mouche ou que vous bayerez aux corneilles.

Un bébé perdu dans son bain demande sa maman au parloir.

Fin de loup.

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Loups et loups-garous

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Berthoise 19/11/2008 14:37

J'avais des copines qui faisaient grec, elles répétaient un truc du genre" où qu'est la bonne Pauline, elle est derrière l'église, elle pisse et fait caca" , si mes souvenirs sont exacts, moi je faisais latin et à part quelques déclinaisons, je ne me souviens de rien.

Prax 18/11/2008 08:43

Au lieu de me laisser imposer allemand 1ere langue, j'aurais du opter pour grec et civilisation, les cours ont l'air beaucoup plus alléchants.

werewolf 06/08/2005 09:55

et heureusement pour lui qu'il ne fut point exilé en gaule (restez polis !)pour y être soumis au supplice du Secam.

lewis 09/07/2005 09:34

je vois que tu as su éviter les rimes en ULE !

Monsieur Julien 07/05/2005 04:29

Nous voyons ici tout votre art....Ce sont de petites perles que j'ai le plaisir d'enfiler à chaque fois que je vous lis (en tout bien, tout honneur). Je dois vous dire que j'ai cru quelques temps que ce Sodomos existait bel et bien. Grec et s'appelant Sodomos, on s'étonnerait de ne pas le savoir adepte des amours Steevyennes. Enfin, tout cela est dit avec beaucoup de talent.Il m'arrive de vous envier votre imagination. Et puis, j'imagine l'obsédé qui écrit. Alors, je suis rassuré. Bien à vous, cher Leu Martin de warou