Les citations d'emblée et d'autres loups

Maxime Adage

 

IngresAntinous.jpgPartir, c’est mourir un peu. (Maxime Adage, nez depuis longtemps)

 

 

Alphonse Allais

AlphonseAllais.jpg« Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon, d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. » (Alphonse Allais)

 

« Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir. »  (Alphonse Allais)

 

« Il faut demander plus à l'impôt et moins aux contribuables. »  (Alphonse Allais)

 

Guillaume Apollinaire

Apollinaire

Je me suis enfin détaché

De toutes choses naturelles

Je peux enfin mourir mais non pêcher

Et ce qu'on n'a jamais touché

Je l'ai touché je l'ai palpé

Et j'ai scruté tout ce que nul

Ne peut en rien imaginer

Et j'ai soupesé maintes fois

Même la vie impondérable

Je peux mourir en souriant 

Habituez vous comme moi

A ces prodiges que j'annonce

A la bonté qui va régner

A la souffrance que j'endure

Et vous connaîtrez l'avenir

(Guillaume Apollinaire, 1880-1918, épitaphe gravée sur sa tombe au Père Lachaise, Calligrammes, Les Collines, 1918)

 

Charles Baudelaire

 

baudelaireIl faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser.  (Charles Baudelaire, mon cœur mis à nu)

 

 

Léon Bloy

LeonBloy.jpgL'imagination est l'arc de triomphe du coeur de l'homme. C'est aussi une porte que les artistes seuls peuvent ouvrir (Léon Bloy, Journal)

 

Georges Brassens

GeorgesBrassens.jpg  « Pile-Face qui chantait sur l'air du bon tabac :

J'ai des ongles longs

Au bout des phalanges

J'ai des ongles longs

C'est moi qui les ronge »

 (Georges Brassens, 1921-1981, la tour des miracles, roman)

 

 

« Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on

Est plus de quatre on est une bande de cons.

Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.

Au faisceau des tibias on n'verra pas les miens. »

(Georges Brassens, Le Pluriel)


Albert Camus

 

AlbertCamus.jpgJ'ai rêvé que victorieux, nous entrions dans Rome. Et je pensais à l'entrée des barbares dans la ville éternelle. Mais j'étais parmi les barbares. (Albert Camus, Carnets)

 

Ceux qui écrivent clairement ont des lecteurs ; ceux qui écrivent obscurément ont des commentateurs (Albert Camus, Actuelles)

 

La nature a horreur des trop longs miracles (Albert Camus, Journal de voyage)


Gilbert Cesbron

Gilbert Cesbron

Les vases étaient bien communicants mais ils étaient vides.  (Gilbert Cesbron, Journal sans date)


 

René Char

Aucun oiseau n'a le cœur de chanter dans un buisson de questions

(René Char, Recherche de la base au sommet)

 

Emil Cioran

 

Deux ennemis, c'est un même homme divisé.

(Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né)

 

Une émission sur les loups, avec des exemples de hurlements. Quel langage ! Il n’en existe pas de plus déchirant. Jamais je ne l’oublierai et il me suffira à l’avenir, dans des moments de trop grande solitude, de me le rappeler distinctement pour avoir le sentiment d’appartenir à une communauté.

(Emil Cioran, De l’inconvénient d’être né)

 

Le fanatisme est la mort de la conversation. On ne bavarde pas avec un candidat au martyre. Que dire à quelqu’un qui refuse de pénétrer vos raisons et qui, du moment où l’on ne s’incline pas devant les siennes, aimerait mieux périr que céder ? Vivement des dilettantes et des sophistes qui, eux au moins, entrent dans toutes les raisons.(Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né)

 

Code civil

« Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer » (Article 1382 du code civil français)

 

 

Confucius.jpgConfucius

Que le juste milieu ne soit pas suivi, je ne sais pourquoi : l'homme intelligent va au delà ; l'imbécile en deçà    (Confucius, 551-479 av. J.C.)

 

  Joseph Conrad

Joseph-Conrad.jpgC’était ma destinée : ma destinée ! Quelle chose baroque que la vie : cette mystérieuse mise en oeuvre d’impitoyable logique pour quels desseins dérisoires !...
Le plus qu’on en puisse attendre, c’est quelque lumière sur soi-même, acquise quand il est trop tard et, ensuite, il n’y a plus qu’à remâcher les regrets qui ne meurent pas. — J’ai lutté contre la mort.
(Joseph Conrad, 1857-1924, au coeur des ténèbres, 1899)


Charles de Gaulle

Charles de GaulleLes choses capitales  qui ont été dites à l'humanité ont toujours été des choses simples. (Charles de Gaulle, in Les chênes qu'on abat, André Malraux)

 

Umberto ECO

umberto-eco.jpgLa langue d'Adam aurait été conservée par les héritiers de Gomer qui, après la grande confusion babélique, l'auraient emportée dans les forêts du Nord, où les allemands l'avaient protégée fidèlement. Seule la langue allemande parle la langue de la nature. (Umberto Eco, l'île du jour d'avant) 

 

Albert Einstein

Albert Einstein

 

Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton (Albert Einstein)


Ivar Ekeland

Ekeland.jpgNous savons que la vérité ne se laisse pas cerner, que s’il y a une ultime réalité,  elle recule devant nous au fur et à mesure que nous la serrons de trop près et s’évanouit finalement dans l’insignifiance. De particule élémentaire en particule élémentaire, d’analyse psychologique en analyse psychologique, la descente est sans terme. Ce chemin ne peut être qu’une révélation de la contingence et c’est le hasard qui sera notre compagnon de route. mais c’est un autre chemin que nous cherchons, une montée où nous verrons les choses se rassembler au lieu de se disperser et le hasard nous abandonnera et c’est la beauté qui sera alors notre guide.  (Ivar Ekeland, né en 1944, Au hasard)

Jean Giono 

giono.jpg Je crois que ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste. (Jean Giono, entretiens)

 

Par ce temps pourri, il ne faut pas perdre le nord et rester à des résumés clairs et précis. Est-ce que l'on sait si on a ou si on aura encore une rose des vents ? (Jean Giono, l'Iris de Suze)

 

Malgré nos joues fraîches et nos muscles, nous étions dévorés en dedans par des cancers de livres. (Jean Giono, Vie de mademoiselle Amandine)

 

Le mot « progrès » qui est la bombe atomique des raisonnements imbéciles (Jean Giono, 1895-1970, Les Terrasses de l'Ile d'Elbe – 1976)

 

William Golding

 

golding.jpgIl y a quelque chose qui ne va plus […] Nous avions bien commencé ; nous étions heureux et puis nous avons commencé à avoir peur […] Nous allons tirer ça au clair […] La dernière chose dont nous pouvons discuter, c'est cette peur pour laquelle il faut prendre une décision […] Quand nous aurons arrangé ça, on pourra repartir à zéro et faire attention aux choses importantes comme le feu.

(William Golding, 1911-1993), Sa Majesté des mouches, 1954)

Michel Greg

« … La lettre [de l’orphelin] exsangue et chiffonnée, hors d’haleine, mais triomphante, aboutit enfin entre les mains de celui qui suscita toute l’extraordinaire odyssée d’émotion vraie que je viens de vous narrer : MOI !Un vertige m’envahit. Je suis ému. »

(Michel Greg, 1931-1999, Achille Talon, 1963)

 

 

Michel Houellebecq

MichelHouellebecq.jpg

 

« Il est possible qu’à des époques antérieures, où les ours étaient nombreux, la virilité ait pu jouer un rôle spécifique et irremplaçable ; mais depuis quelques siècles, les hommes ne servaient visiblement à peu près plus à rien. Ils trompaient parfois leur ennui en faisant des parties de tennis, ce qui est le moindre mal ; mais parfois aussi ils estimaient utile de faire avancer l’histoire, c’est-à-dire essentiellement de provoquer des révolutions et des guerres. » (Michel Houellebecq, né en 1956 ou 1958, Les Particules Élémentaires, 1998)

 

Ernst Jünger

Ce n'était plus un adulescens, pas encore un barbatus, mais un juvenis, un rejeton de la race sénatoriale à l'époque de Sylla. (Ernst Jünger, le Lance-pierres).

 

 

 Stephen King

stephenKing.jpgQuand tu t'occupes de la houle, tu t'occupes du bateau. (Stephen King, la tempête du siècle)

 

Rudyard Kipling

Rudyard Kipling

« Toutes vos histoires — à propos de la jungle et de ses âmes — ne sont que turlutaines et contes de lune » (Paroles de Mowgli aux vieux du village, Kipling, le livre de la jungle)

 

Lao Tseu

LaoTseu.jpgJ'ai trois trésors, le premier est amour, le deuxième est économie, le troisième est humilité. Amoureux, je puis être courageux ; économe je puis être généreux, n'osant pas être le premier dans le monde, je peux devenir le chef du gouvernement. (Lao Tseu, le Tao Tö King, Chapitre 57)

 

Georg Christoph Lichtenberg

Lichtenberg

A notre époque où les insectes collectionnent les insectes, et où les papillons bavardent avec les papillons (Georg Christoph Lichtenberg, 1742-1799)

 

Il avait donné des noms à ses deux pantoufles. (Lichtenberg (1742-1799)

 

Il pleuvait si fort que tous les porcs devinrent propres et tous les hommes crottés. (Georg Christoph Lichtenberg, 1742-1799, Aphorismes)

 

Marcel Maosestong-Cong

ZombieCgt.jpgLa véritable révolution, le bon vrai grand soir, sera quand tous les trous du cul prolétariens se donneront enfin la main pour faire la vaisselle. (Marcel Maosestong-Cong, 1918-1981, le petit livre rosé de Provence, chapitre MMV, page 2010, « le martyr de saint Dica, collégien, résistant et prophète trotskiste», éditions du Prolétaire Boursicotant, 1968, épuisé)


Cormac McCarthy

CormacMcCarthy.jpg« Le gens ne se sentent plus en sécurité, dit-il. On est comme étaient les Comanches il y a deux cents ans. On sait pas sur qui on va tomber le lendemain matin. On sait même pas de quelle couleur ils seront. » (Cormac McCarthy — né en 1933 — All the Pretty Horses / De si jolis chevaux — 1992)


 Sur cette route, il n’y a pas d’hommes du Verbe. Ils sont partis et m’ont laissé seul. Ils ont emporté le monde avec eux. Question : Quelle différence y a t-il entre ne sera jamais et n’a jamais été ?

 (Cormac McCarthy — né en 1933 — The Road / La Route — 2006)

 

Yukio Mishima

YukioMishima.gif« Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons. » (Kimitake Hiraoka , alias Yukio Mishima, Tokyo, Japon, 1925-1970, Pavillon d'or)


Jacques Monod

MonodLes sociétés modernes ont accepté les richesses et les pouvoirs que la science leur découvrait. Mais elles n'ont pas accepté, à peine ont-elles entendu, le plus profond message de la science : la définition d'une nouvelle et unique source de vérité, l'exigence d'une révision totale des fondements de l'éthique, d'une rupture radicale avec la tradition animiste, l'abandon définitif de « l’ancienne alliance », la nécessité d’en forger une nouvelle. Armées de tous les pouvoirs, jouissant de toutes les richesses qu’elles doivent à la science, nos sociétés tentent encore de vivre et d'enseigner des systèmes de valeur déjà ruinés à la racine par cette science même. Aucune société avant la nôtre n'a connu pareil déchirement.
(Jacques Monod, 1910-1976, le hasard et la nécessité, 1970)

 

Philippe Muray

Muray.jpgLa morale est intéressante parce qu’elle est soumise au même régime que la littérature : tout le monde estime avoir suffisamment de compétences « naturelles » pour en parler, juger, trancher... Chacun sait d’avance, sans discussion, ce qui est bien et ce qui est mal. C’est-à-dire, entre autres conséquences, que l’échec de Nietzsche est total.
Philippe Muray (1945-2006) Exorcismes spirituels, circulez, il n’y a rien à voir (1987)

 

Arto Paasilinna

ArtoPaasilinna.jpgUn théologien qui avait rédigé sa thèse de doctorat sur l’apologétique à travers les âges avait tout intérêt à se tenir à l’écart de recherches sur la léthargie carnivore des ursidés. (Arto Paasilinna, le bestial serviteur du pasteur Huuskonen)

 

[À votre lièvre] donnez-lui de jeunes pousses de trèfles, à cette époque on en trouve presque  partout. Et comme boisson, de l’eau pure, inutile de lui faire ingurgiter du lait. En plus du trèfle, il peut manger du fourrage vert et du regain d’orge… Il adore les agrostides, il appréciera les gesses des prés et toutes les vesces et le trèfle hybride lui convient aussi. En hiver, donnez-lui de l’aubier de feuillus et des branches de myrtilles surgelées si vous le gardez en ville. (Arto Paasilinna, le lièvre de Vaatanen)

 

Blaise Pascal 

BlaisePascal.jpg Il y donc deux sortes d’esprits : l’une de pénétrer vivement et profondément les conséquences des principes et c’est là l’esprit de justesse ; l’autre, de comprendre un grand nombre de principes sans les confondre et c’est là l’esprit de géométrie.

L’un est force et droiture d’esprit, l’autre est amplitude d’esprit. Or l’un peut bien être sans l’autre, l’esprit pouvant être fort et étroit, et pouvant aussi être ample et faible.

Ceux qui sont accoutumés à juger par le sentiment ne comprennent rien aux choses du raisonnement, car ils veulent d’abord pénétrer d’une vue et ne sont point accoutumés à rechercher les principes. Et les autres, au contraire, qui sont accoutumés à raisonner par principes, ne comprennent rien aux choses du sentiment, y cherchant des principes et ne pouvant voir d’une vue.

La vraie éloquence se moque de l’éloquence, la vraie morale se moque de la morale ; c’est-à-dire que la morale du jugement se moque de la morale de l’esprit qui est sans règle.

Car le jugement est ce qui appartient au sentiment comme la science appartient à l’esprit. La finesse est la part du jugement, la géométrie est celle de l’esprit.

Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher.


Rafael Pinedo

C’était Plop. Son nom finirait par signifier Celui qui naît dans la boue, Celui qui vit dans la boue, Celui qui meurt dans la boue… Il tombe dans la boue. Il fait Plop. (Rafael Pinedo — 1954-2006 — Plop)

 

PlautePlautusPlaute.gifHomo homini lupus est

(L'Homme est un loup pour l'Homme)

(Plaute, Titus Maccius Plautus, 254-184 av. J.-C.,  Asinaria, la comédie des ânes, 212 av. J.-C.)

Note : maxime reprise par des nuls tels que Erasme, Rabelais, Montaigne, Bacon, Hobbes, Schopenhauer, Hegel, Marx, Freud, Martin Lothar… Et tant d’autres ânes bâtés de mes deux méprisant à la fois le loup et l’Homme.

 

 

Pythagore

 Pythagore.jpgLe spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques : les uns y tiennent boutique ; d'autres paient de leur personne ; d'autres se contentent de regarder.» ( Pythagore, vers 580-497 av. J.-C. Fragments)

 

François Rabelais

 

Anonyme17Rabelais.jpgSi les signes vous fâchent, ô combien vous fâcheront les choses signifiées. (Si les signes vous faschent, ô quant vous fascheront les choses signifiées) (François Rabelais, 1483-1494, le Tiers Livre, chapitre 20, 1546)

 

Arthur Rimbaud 

 

Arthur RimbaudÀ vendre ce que les Juifs n'ont pas vendu, ce que noblesse ni crime n'ont goûté, ce qu'ignorent l'amour maudit et la probité infernale des masses ; ce que le temps ni la science n'ont pas à reconnaître ; les Voix reconstituées ; l'éveil fraternel de toutes les énergies chorales et orchestrales et leurs applications instantanées ; l'occasion, unique, de dégager nos sens ! À vendre les Corps sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe, de toute descendance ! Les richesses jaillissant à chaque démarche ! Solde de diamants sans contrôle ! À vendre l'anarchie pour les masses ; la satisfaction irrépressible pour les amateurs supérieurs ; la mort atroce pour les fidèles et les amants ! À vendre les habitations et les migrations, sports, féeries et comforts parfaits, et le bruit, le mouvement et l'avenir qu'ils font ! À vendre les applications de calcul et les sauts d'harmonie inouïs ! Les trouvailles et les termes non soupçonnés, possession immédiate, élan insensé et infini aux splendeurs invisibles, aux délices insensibles, — et ses secrets affolants pour chaque vice ­— et sa gaîté effrayante pour la foule. À vendre les Corps, les voix, l'immense opulence inquestionnable, ce qu'on ne vendra jamais. Les vendeurs ne sont pas à bout de solde ! Les voyageurs n'ont pas à rendre leur commission de si tôt !

(Jean Nicolas Arthur Rimbaud, 1854-1891, Solde, Illuminations, 1872) 

 

Antoine de Rivarol

« C'est un terrible avantage de n'avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. » 
(Antoine de Rivarol, 1753-1801)

 

Jean Rostand

 

Jean Rostand Entre la sauvagerie de l'œuf et les raffinements de la civilisation, il n'y aura jamais que l'espace d'une vie. Il tient à l'essence même de la civilisation humaine de contrarier toujours d'avantage tant par les pouvoirs de la science que par l'esprit de fraternité, le jeu sans merci de la sélection naturelle

Ainsi, sans que le contenu de la civilisation s'inscrivît dans le patrimoine de l'espèce, elle s'y inscrirait par une modification des habitudes et des instincts qui rendraient la matière humaine en quelque sorte plus éducable, plus ductile, plus civilisable. (Jean Rostand, Pensées d'un biologiste.)

 

Jacques Rouxel

JacquesRouxel.jpg

« Dans la Marine, c'est un principe : pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes. »  (Jacques Rouxel, 1931-2004, les Shadoks, 1968)

 

Antoine de Saint-Exupéry

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Dans la vie il n'y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. (Antoine de Saint-Exupéry, vol de nuit)

 

Erwin Schrödinger

schrodinger.jpgLa seule alternative possible est simplement de s’en tenir à l’expérience directe que la conscience est un singulier dont le pluriel est inconnu... (Erwin Schrödinger, physicien (1887-1961) Qu’est-ce que la vie ? De la physique à la biologie)

 

 

Pierre Teillhard de Chardin

Teilhard de ChardinLa matière originelle est quelque chose de plus que ce grouillement particulaire. […] Dans une perspective cohérente du Monde, la vie suppose inévitablement et à perte de vue avant elle, de la Prévie. La Prévie serait cette conscience à l'état rudimentaire qui existait dans la matière originelle. Dans le lambeau de substance sidérale qui vient de s'isoler, (la terre juvénile) aussi bien que partout ailleurs dans l'univers, un Monde intérieur (l'En dedans) double inévitablement point par point l'extérieur des choses […] La terre est probablement née d'une chance, mais conformément à une des lois les plus générales de l'évolution, cette chance à peine apparue s'est trouvée immédiatement utilisée, répandue en quelque chose de naturellement dirigée. (Pierre Teillhard de Chardin, 1881-1955, le phénomène Humain, 1955)

 

 

Michel Tournier

Michel TournierLe bœuf, parce qu’il n’est ni viril comme le taureau, ni maternel comme la vache, est seul à sa place dans l’abattoir. (Michel Tournier, né en 1924, le miroir des idées, 1994).


« Sais-tu ce que veut dire le mot prolétaire ? Son étymologie est la même que celle du mot prolifique. Ainsi le prolétaire ne se caractérise pas par sa profession, mais par sa sexualité. Le prolétaire c’est le prolifique attelé au lourd chariot de la perpétuation de l’espèce. »

(Michel Tournier, les Météores)


Vincent Van Gogh

VanGoghAutoportrait.jpg« Que c’est beau le jaune ! » (Vincent Willem van Gogh, 1853-1890)


Jules Verne

 

JulesVerneNadar.jpg

Ce garçon (Conseil) avait trente ans et son âge était à celui de son maître comme quinze est à vingt. Qu'on m'excuse de dire ainsi que j'avais quarante ans. (Jules Verne, Vingt-mille lieues sous les mers)

 

Alexandre Vialatte

Alexandre VialatteL'esprit humain a besoin de grand camembert… La civilisation a besoin de grand champagne et de grandes pensées. Les grandes pensées ne peuvent naître que de vastes curiosités... La civilisation ne peut naître que d'amateurs supérieurs. (Alexandre Vialatte, les chroniques de la Montagne)

 

 

S’il est une chose insupportable au démocrate, c’est le plaisir de l’égalité. Il veut des records, des stars, des personnages mythiques. (Alexandre Vialatte, dernières nouvelles de l'Homme, les chroniques de la Montagne) 

 

 

« La vérité ressemble à la calomnie. On ne sait pas comment elle se répand. »

(Alexandre Vialatte, Battling Le Ténébreux)

 

Leonardo da Vinci

 

VinciDaVinci.jpg 

 

« Toutes les images qui sont  en face de l’œil convergent en lignes lumineuses vers sa surface et s’y entrecroisent sous des angles égaux. L’atmosphère, en son tout et en chacune de ses parties, est pleine des images des corps qu’elle contient.

[…]

 En tous lieux où le soleil voit l’eau, l’eau voit également le soleil, et en chacune de ses parties elle peut présenter à l’œil l’image du soleil. »

Leonardo da Vinci (1452-1519) Optique, Carnets (son blogue quoi)

 


François Villon

 

Je meurs de seuf aupres de la fontaine

Chaud comme feu, et tremble dent à dent ;

En mon pays suis en terre lointaine ;

Lez un brasier frissonne tout ardent ;

Nu comme un ver, vêtu en président,

Je ris en pleurs et attends sans espoir ;

Confort reprends en triste désespoir ;

Je m’esjouis et n’ai plaisir aucun ;

Puissant je suis sans force et sans povoir,

Bien recueilli, debouté de chacun.

 

(François de Montcorbier dit Villon (1431-1463 ?) Ballade — quantique — du concours de Blois (1458-1460 ?)

Voltaire

Voltaire

« La patrie est là où on vit heureux » (Voltaire, le siècle de Louis XIV)

 

« N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : être nécessaire, intelligible et sonore » (Voltaire, conseils à un journaliste).

 

Marguerite Yourcenar

 

YourcenarL'Homme est une entreprise qui a contre elle le temps, la nécessité, la fortune et l'imbécile et toujours croissante primauté du nombre. Les hommes tueront l'Homme. (Marguerite Yourcenar, 1903-1987, l'œuvre au noir, 1968)

 

 

 

 

 

 

Publié dans #Runes

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