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Les hurlements des autres

Samedi 22 novembre 2008

Réédition d'une note du 21 février 2007


L’excellent Pierre-Jean de chez Alf le Chat a remarqué dans une note l’usage que je fis du mot « lagan » qui, j’en conviens n’est pas un terme banal, dans tous les sens.
C’est un substantif masculin venant du vocabulaire juridique et qui désigne tout objet ou épave dérivant sur la surface de l’eau (marine ou océane)

Il a échoué dans le dictionnaire « vulgaire » à la suite du naufrage de l’expression juridique « Droit de lagan » qui est en quelque sort le droit à récupérer tout ce qui traîne dans ou sur la flotte sans collier, sans maître et sans laisse et de se l’approprier en toute légalité voire impunité.
Ce droit évidemment a eu ses abus et ses dénis dans la mesure où il était une véritable « aubaine » pour les naufrageurs de tout poil qui n’hésitaient pas à orienter les navires vers des récifs implacables pour mieux en récupérer la cargaison le lendemain.

[ Une actualité récente — Novembre 2008  — nous cause de pirates somaliens]
Ce droit de lagan n’est malheureusement pas utilisé pour repêcher les millions de tonnes de déchets (en plastiques pas biodégradables, notamment) qui agrémentent la houle et le fonds de toutes les mers du globe pour le plus grand bonheur des poissons et autres hôtes de ces bois liquide.


Ce mot « lagan » est de noble race et de haute culture puisqu’il nous vient du scandinave « lagh » (le « gh » remplaçant certainement une lettre oubliée dans son périple) signifiant « règle ou disposition juridique » qui tel un lagan a dérivé dans pratiquement toutes les langues depuis ses toundras vikings jusqu’au forum romain.
Passé les Flandres, il s’est dirigé vers l’Ouest où le « gh » s’est transformé en « w » pour former l’ultra célèbre mot anglais « law » (loi)
Dans l’empire latin, il est devenu « laganus » avec le remplacement du « w » par un « G » comme je l’ai déjà signalé à propos de « William» et de « Guillaume », puis « lagan » en droit français.

En passant, il fit sans doute un legs au mot legs, mais c'est très contestable par beaucoup trop d'héritiers !


A noter que le lagan n’aurait rien à voir avec les mots « lagune » et « lagunaire » (que j’aime beaucoup) qui viennent du « lacus » latin (lac, étendue d’eau) bien que le grand Verbe s’abreuve souvent à des sources insoupçonnées.

Le lagan est donc une « aubaine » et c’est bien souvent « chape-chute » pour son inventeur (celui qui trouve en cherchant ou pas).
Le mot « aubaine » vient lui aussi comme le lagan d’un ancien droit (d’aubaine) qui permettait au seigneur du lieu de récupérer les biens de « l’aubain » ou étranger venu mourir sur ses terres.
Le mot « aubain » (étranger, métèque, sans papier) vient du Latin « albinus » dont l’origine est très vague, mais qui n’aurait rien à voir avec « albus » (blanc) qui donna le mot « albinos ».

Quand à la « chape-chute » qui est un substantif synonyme d’aubaine, d’heureux hasard (mais aux dépends d’un autre), il provient de la trouvaille d’une chape (sorte de cape ou de pèlerine) qu’un quidam laissa chuter sur le sol sans s’en apercevoir ou par infortune.

Le verbe « chape-chuter » signifiait produire un petit bruit (comme celui d’une chape tombant dans l’herbe d'un pré de duel)

Notre bon maître Jean
fit d’ailleurs chape-chute de la « chape-chute » dans la fable « le loup, la mère et l’enfant, Livre IV-16 » :

« Un villageois avait à l'écart son logis.
Messer Loup attendait chape-chute à la porte;
Il avait vu sortir gibier de toutes sortes,
Veaux de lait, agneaux et brebis
Régiments de dindons, enfin bonne provende.
Le larron commençait pourtant à s'ennuyer… »


Fin de loup


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Dimanche 29 juin 2008
« Les premiers qui s'éloignent du bord avertissent que la glace plie sous eux, qu'elle s'enfonce, qu'ils marchent dans l'eau jusqu'aux genoux ; et bientôt on entend ce frêle appui se fendre avec des craquements effroyables qui se prolongent au loin comme dans une débâcle » (Philippe de SÉGUR (1780-1873) Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812)

En vérité je vous le dis, certains de nos bons savants nous prédisent aujourd’hui que le pôle nord perdra toute sa glace au milieu de cet été de l’an de grâce 2008 pour la première fois depuis des millénaires.
C’est la débâcle, l’universelle débâcle !
Je vous affirme toutefois que sans glaçon au pôle, il ne faut pas pour autant en faire tout un pastis, mais réfléchir et travailler pour voir plus loin que ces mauvaises nouvelles qui n’en sont peut-être pas.
A vrai dire, une telle débâcle d’été comme le prochain embâcle d’hiver ne seront ni les premières ni les dernières.
Notre bonne vieille planète, âgée de quelques cinq milliards d’années en a vu d’autres et des plus vertes, des moins mûres, des toutes aussi fumeuses et surtout des plus glacées.
Il fut un temps en effet où elle n’était qu’une énorme boule de neige (bâclée et embâclée) tournant bêtement dans la vastitude de notre système planétaire autour d’un soleil point encore pubère.
Il fut un autre temps où elle n’était que chaos fumeux enfumé par les volcans et les météorites de tous les diables.

Il fut une époque où la vie naquit on ne sait encore trop comment ni trop pourquoi et où elle se propagea dans des conditions les plus extrêmes et les plus obscures sous le doux nom d’archaebactérie
En ces temps, la terre n’était que d’eau et les dieux étaient des fumeurs noirs qui s’ennuyaient graves en s’admirant nuit et jour dans une glace primaire, dans un étrange miroir en abîme voire en abysse.

Les mots « débâcle » et « embâcle » ont pour cœur le mot « bâcle » qui a pour racine le latin « baculum » (bâton)
D’autres penchent pour un emprunt au mot néerlandais. « bakkelen » (geler superficiellement, coller, attacher )
Une bâcle était un bout de bois ou une grosse poutre servant à fermer une porte et le verbe « bâcler » est un synonyme de « fermer » « boucler » ou encore « empêcher » mais c’est aussi un homonyme du « bâcler » au sens de finir à la hâte un travail ou une œuvre.
Ne voyant pas très bien le rapport sémantique entre ces deux « bâcler », j’émet l’hypothèse que ce dernier a plutôt pour racine l’italien « basta » ou le français « baste » qui signifient « suffire » mais bon, basta !
Notons aussi que si le mot « débâcle » est féminin ; son contraire « l’embâcle » est masculin et ne me demandez surtout pas pourquoi !

Le substantif « Banquise » proviendrait de l’ancien scandinave « pakkis ou pakki » (tas ou paquet de glace) sachant que le suffixe « -ise » ou « -isse » se retrouve dans « l’iceberg » (montagne de glace) ou « l’Islande » (pays des glaces)
J’ai entendu dire que l‘Iceberg, ce monstre marin, cet animal en voie de disparition craque autant qu’il chante d’une longue plainte fascinante et inquiétante telles les légendaires ou homériques sirènes.

Quant au mot « glace » il vient du bas latin « glacia » ou « glaciés » (glace, glaçon, dureté, rigidité)

C’est sans doute un embâcle puissant et glaçant qui chassât les Viking de leurs terres nordiques pour le faire rappliquer vers le grand sud anglais, irlandais, allemand, frison ou normand entre l’an zéro et l’an mille.
C’est éventuellement, une belle débâcle qui leur permit de se porter vers le grand Ouest et d’y découvrir leur « Vinland » légendaire, mythique ou pas !
Le Vinland fut un peu pour les Nordiques ce que l’Atlantide fut aux Grecs ou aux Romains : Un autre monde sinon un nouveau monde.
Il y a une forte probabilité pour que ce nom de « Vinland » (terre des vignes – sauvages) désigne toutes les nouvelles terres découvertes à la fois par la glace comme par les Vikings d’Erik le Rouge telle Terre-Neuve, le Canada, le Groenland, l’Island ou d’autres îles septentrionale à jamais englouties par les eaux ou cachées par les glaces.

Notre bon malouin malin Jacques Cartier n’aura donc pas été le premier ni le derniers des Européens à construire sa cabane au « village des cabanes » alias « Canada » ou encore « Stadaconé »  et enfin « Québec »
Tiens à propos, notre bonne ville de Québec fêtera le 3 juillet prochain le quadri centenaire de sa fondation : Il faudra jeudi que je me fende d’un ICul de circonstances, pour ne pas dire d’un ice-cul !

Illustration : Carte (contestée) de 1434 faisant apparaître pour la première fois à l'Ouest le «Vinland » et donc probablement l‘Amérique. (Source Wikipedia)

Fin de loup

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Vendredi 20 juin 2008

Le savez-vous les gens de la France profonde de tout âge, sexe, poil et papier (faux ou pas), nos bons princes parisiens de tous bords et de tout anus s’exténuent en ces jours à changer réformer ripoliner taguer graphiter (1) leur constitution.
J’écris « leur » constitution » parce que depuis l’an (dix neuf cent) quarante au moins, toute la France du camembert au pastis en passant par la moule frites, le tripoux et la chocolatine sait que ce truc à la con n’intéresse visiblement que ceux qui en profitent, c’est-à-dire les susdits princes en HLM dorée de mes deux. (Parisiens, tête de chien ; parigots tête de veau !)
Mais bon, le Français moyen contribuable mort ou né subventionné sait si bien faire un fromage de tout hein !
Et le bon Français est si mauvaise langue en fait.

Tiens à propos de langue, certains de ces princes députés ont proposé un amendement à la loi constitutionnelle visant à « intégrer au patrimoine de la France » nos braves langues régionales parlées ou écrites depuis la nuit des temps et même avant. Ces langues provinciales et paysannes de la franchouille en diable qui traînent encore dans certaines bouches cul-terreuses et en plus sans papier et sans académie, les nulles !
Je pense que ces députés de notre belle assemblée « Nationale » (alias jacobino-parisienne & HLM réunis) ont leurs raisons de proposer ça et comme ils ont été élus démocratiquement médiatiquement, ils ont forcément raison de nos jours.

Entendant cela, nos bons vieux académiciens français ont subséquemment frisé la crise cardiaque pour ne pas dire l’embolie cérébrale et ont, d’un seul homme en quarantaine et en toute diligence adressé une missive véhémente à notre insouciant parlement en l’enjoignant de ne pas tripoter avec une telle audace juvénile leurs vieille couilles de républicains royaux et académiques qui sont, non seulement les seules choses qui leur pendent encore au nez, mais qui de plus restent leur plates-bandes poilues vérolées ou pas jusqu’à leur retraite perpétuelle pour ne pas dire éternelle et même pas imposable.

Je rappelle aux cancres las du fond de la blogosphère qui ne se servent de leur dictionnaire que pour écraser les mouches vrombissant autour de leur slip caleçon kangourou ou d’autre marsupial que l’Académie Française est une « institution » créée en l’an de grâce 1635 sous le règne du bon et benêt ci-devant roi Louis XIII à l’instigation de son énarque et ignoble conseiller le cardinal de Richelieu qui étaient prêtre comme moi je suis roi marxiste du Népal.
Mais bon, chacun sait qu’en France, les payeurs sont toujours de mauvais conseil et que les conseilleurs sont toujours bien payés et s’ils ne le sont pas, ils sauront toujours se payer sur la première bête venue, foi d’animal.

Elle fut toutefois fondée cent cinq ans après le Collège de France (qui est un ramassis de cancres las banlieusards évidemment), mais elle était déjà inutile, prétentieuse et coûteuse cent seize ans avant l’encyclopédie de Diderot, d’Alembert, Montesquieu, Rousseau, Voltaire et d’autres pignoufs de banlieue réunis hein !
Cette noble institution a donc aujourd’hui trois cents soixante treize ans et elle sait forcément de quoi et de qui elle parle.
Je pense que ces académiciens ont leurs raisons de défendre ainsi leur fromage pasteurisé, leur club et leur retraite.

Sur ce, un barde breton, bretonnant pour ne pas dire bretonneux  émit l’idée sotte et grenue de dissoudre l’Académie Française.
Je pense que ce druide techno celtisant a toutes les raisons de parler ainsi, même s’il est aussi ringard et pitoyable que ces vieux qu’ont de l’âge académique.

Enfin, nos bons sénateurs qui ne ratent jamais un train et surtout leur première place de TGS (Train Grand Sénatorial) ou de TGV (Toujours Gras Vénéneux) ont signifié à nos héroïques députés qu’ils pouvaient se foutre leur amendement linguistique et régional avec les épinards et le beurre des nouilles qu’ils auront toujours au cul.
C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité hein !
Il faut dire que ces sénateurs de la cinquième sont élus on ne sait trop comment par on ne sait trop qui et qu’ils font fort cher on ne sait trop quoi pour on sait trop qui !
Je ne saurai jamais à qui ils parlent et dans quelle langue.

Pendant ce temps, quelques uns de nos loupiots, prétendants bacheliers, planchent en option sur des langues extraterrestres ou exomartiennes tel que l’Occitan, le Corse, le Latin, le Basque, le Picard, le Breton, le Grec ou l’Alsacien.
Ces braves jeunes sont vraiment déjantés hein !
Ils sont vraiment trop cons et trop jeunes pour ne pas comprendre que tous ces patois de merde n’ont absolument rien à voir ni à foutre d’Eve ou du vert Adam avec le beau, le grand, le noble Français de l’Académie étatique, parlementaire, nationale, républicaine, laïque, démocratique, chrétien, médiatique et constitutionnel de pute et du même bois itou.
Qu’on les foute au chômage, privés d’IPod pendant cinq ans, na !
Ça leur apprendra à apprendre à taxer comme il faut en bon responsable français et à imposer tous les loups, les chiens, les ours et tous les moutons d’Europe, de France et de Navarre.
Qu’ils ne taxent surtout pas nos bergers princiers, les gens car ces êtres télévisuels sont intouchables comme la peste et en plus ils savent si bien tuer les ours préhistoriques (après avoir taxé à mort leur peau vendue depuis des lustres à on ne saura jamais qui)
Ces guignols sycophantes, people, bling-bling et lucides savent aussi bien pisser et chier sur l’Europe qu’ils savent avec bravitude nous demander d’aérer et de parfumer après leur passage aux chiottes de l’Histoire.

Je rappelle que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (ou European Charter for Regional or Minority Languages en anglais) fut adoptée avec la convention européenne (ETS 148) de 1992 (16 ans !) sous les auspices du Conseil de l'Europe.
A priori, à Paris, on ne l’a pas reçue cette Charte et même que le Conseil Constitutionnel de chez France a émis sans la lire (car pas reçue ou écrite en barbare) un avis défavorable à sa ratification qui n’est donc pas votée à ce jour.
Ce conseil con et suprême français de mes deux à pleurer saura t’il exhorter nos beaux princes parisiens de mettre tout en œuvre pour nettoyer enfin le sous-sol breton de tant de saloperies porcines et communautaires franchouillardes ?

L’Afrique a son SIDA comme l’Europe a sa France constitutionnelle.
Mais il n’y a plus de sou les gens : Ces cochons princiers démagogues et leur journaleux maffieux et syndicaux ont tout bouffé et ils faut bien payer la retraite des académiciens, des députés, des conseillers d’état et des sénateurs maintenant et à l’heure de notre mort.
Et tant pis pour le thon rouge : Il peut crever ce con !
D’ailleurs, il ne parle même pas français ; c’est tout dire…

Je t’aime l’Europe et je ne t’oublierai jamais. (2)

(1)    Tout le monde dit « taguer » au lieu de graphiter, mais il ne faut pas l’écrire sur votre blogue, vous risqueriez une taxe académique et citoyenne aussi incompréhensible que le mot « graphiter »
(2)    J’invite mes lecteurs à m’envoyer par commentaire la translation de cette phrase dans toutes les langues, patois, idiomes, jargons qu’ils pourraient connaître. (même dans des dialectes exo européens hein !)

Illustration : Claude Gellée dit le Lorrain (1600-1682) Paysage côtier avec l’enlèvement d’Europe (1667) Huile sur toile (134,6 X 101,6) Collection royale, Londres.


Fin de loup

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Samedi 10 mai 2008
Notre vie d’humain est une course trop brève et trop palpitante dans une sombre forêt d’adages, de proverbes, de maximes, de devises, de dictons et d’autres sentences séculaires et ancestrales.
Le cancre las, techno ou pas et bien des érudits de banlieues confondront souvent les unes avec les autres et vice-vertu et déclareront émettre un grand proverbe alors qu’ils n’éructeront en fait qu’un piteux dicton de nul terroir.
Car si à priori tous ces mots sont des synonymes cousinant comme une nichée de lapins duveteux, notre belle et riche langue française les a pourvus chacun des nuances et des emplois les plus particuliers et distingués qui soient.

Or donc les gens, il sera temps et il sera juste ici et maintenant, aujourd’hui et sur ce blogue, de mettre enfin de la lumière dans l’obscurité abyssale et de l’ordre dans la confusion débile et sidérale.
Telle est ma tâche et à cet effet, je pourvoirai ces nobles substantifs d’un ordre, d’une hiérarchie qui me plaît, parce qu’en mai où je suis avec vous, je fais ce qui me plaît et vous n’en pourrez mais, ah mais !

L’adage

Si l’adage est le plus jeune de ces mots français car né vers l’an 1500, il est le plus grand, le plus haut de tous.
L’adage est foutrement civilisateur ; l’adage est constitutionnel en diable ; l’adage est d’un principe absolu et magistral sur tous les actes vils ou braves, les coutumes, les droits et les devoirs des sociétés humaines ; l’adage est parole d’évangile, biblique, juridique, légiférant et de la plus haute justice.
L’adage est toujours antique et ancestral et il est bien souvent romain de la Rome du plus haut empire car sa racine est le mot latin « adagium » (Qui veut dire adage, trop forts les Romains !)
Ainsi, l’adage : « Nemo censitur ignorare legem » (nul n’est censé ignorer la loi) ou « Nulla poena sine lege » (Pas de punition sans loi) ou encore « Aucune loi n’est rétroactive » a permis pendant des siècles et des siècles aux justes de faire une nique grave aux affreux princes qui nous saignaient de leurs corvées, de leurs impôts et de leur vanité sans fond.
Ces paroles de sagesse ont calmé bien souvent des hordes et tribus barbares ou pas pillant nos campagnes, nos greniers et nos caves à vins sans vergogne aucune.
L’adage est donc Père du droit, de la jurisprudence et des lois et il aura toujours le dernier mot et sera enfin l’ultime et le meilleur des recours (Ah mais !)

Le proverbe

Vient ensuite le proverbe qui naquit vers 1200 du Latin « pro » (pour) et « verbium » (parole – Histoire de causer quoi !)
Si l’adage est de haute civilisation, le proverbe quant à lui est de bonne culture bien de chez nous ou d’ailleurs.
Le proverbe est maintenant bien souvent national, linguistique, continental voire provincial.
Les proverbes chinois ou africains sont très à la mode car tous très savoureux et quantiques aussi, c’est vrai.
Ainsi : « Ce n’est pas parce qu’on dort dans le même lit que l’on fait le même rêve » est plus chinois tu meurs, voire prophétique, même si on pourrait dire qu’il s’agit d’une grande maxime (voir ci-après) une maxime que devraient méditer tous les dormeurs et tous les insomniaques de cette planète.

La maxime

La maxime est quant elle de haute morale et à la fois plus universelle et individuelle.
Le mot est né vers 1300 et vient du latin « maxima » (grand, haut, élevé) et elle est aussi lapidaire et aussi claire qu’un cristal ou que le plus transparent des diamants.
La maxime est instructive, éducative, patente, ancestrale, fabuleuse, permanente, légendaire, éprouvée, magistrale, simple, historique, collégienne, lycéenne, maternelle et primaire à la fois.
Elle est bien souvent aussi basique, triviale, élémentaire, naturelle, instinctive et de grande survie qu’une bitte ou un couteau.

Ainsi « on fait son lit comme on se couche » ou « un homme averti en vaut deux » ou encore « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » sont des maximes de haute volée comprise par tout esprit toute âme de tout sexe, âge et poil.

On l’aura comprise : la maxime est très proche par exemple de la moralité qui ponctue toute fable de notre trop bon poète, maître Jean de la Fontaine.

Le dicton

Et maintenant voici notre bon vieux dicton des familles qui est paradoxalement de tous les hôtes de ce vocabulaire le plus jeune car il ne naquit que vers l’an 1500 du latin « dictum » (chose dite).
En effet, ce substantif exprime des choses et des faits les plus archéologiques et météorologiques qui soient et pour être paysan enraciné jusqu’au cou dans sa terre natale, nourricière et tombale, il est bien en ces temps technos, futiles, stressés le plus sympa et le plus indispensable de tous !
Le dicton est cul-terreux, champêtre, campagnard, rural, rustre, agreste, bucolique, et pastoral en diable et en bon dieu réunis avec tous leurs saints Glinglin et autres suppôts du bon terroir des enfers et du paradis !
Le dicton est au pâtis, à la basse-cour, au verger, au champ, au prè, à la haie, à la marre aux canards et au potager ce que l’adage est à une assemblée constituante ou à la Cour de Cassation : La règle suprême, fondamentale et incontournable.
Même s’il se trompe de temps en temps hein !
On s’en fout s’il se goure de guerre, c’est le pépé qui parle là, nom de dieu de fouchtra de bordel de merde !

« Neige en août, Noël en décembre »

Que voulez-vous répondre à ça les gens ?
Rien ! Jamais rien ! Car même le premier des philosophes comme le dernier des énarques ou des agrégés de droit, de médecine de philosophie, de physique ou le plus fou des mathématiciens ne peut qu’être admiratif et enfin coi de chez «  Ferme ta gueule mon pote et prie » devant une telle vérité sortant à poil et toute vénusienne de son puît de pastis ou de chablis, premier cru.

La devise

Le dicton est au gueux et au serf ce que la devise est au seigneur, au chevalier, au prince, au soldat, au clerc, au roi, à la cité, au drapeau, à la cause, à la patrie, et enfin aux nations unies ou pas.
C’est vrai qu’une devise peut être aussi rigolote, aussi vraie et aussi stupide qu’un dicton, mais elle est toujours la justification, la réclame, l’expression d’une marque, d’une fabrique, d’un honneur, d’un bonheur, d’un blason, d’une famille, d’une valeur, d’une cause, d’une volonté de vivre enfin et advienne que pourra !
Le mot « devise » a des origines héraldiques des plus profondes racines qui soient dans nos terres ensanglantées.
Tous les dictionnaires les plus à jours vous diront que ce terme viendrait du mot « diviser » (en latin dividere) en rapport d’ailleurs avec les divisions (fasces) de l’écu ou du blason, mais je pense qu’ils se trompent tous car pour moi la vraie étymologie est l’expression latine « de visu » (en voyant, en se voyant, en allant se faire voir chez les Grecs ou autres) !
Verra toujours celui qui vivra !

La devise de la France est « Liberté, égalité et fraternité » ; celle de son drapeau bleu, blanc et rouge « Honneur et patrie »
La devise de l’Europe est « In varietate concordia » (Unis dans la diversité – pas n’importe laquelle non plus hein, merde quoi !)
La devise très quantique en diable du roi Louis XIV fut : « Nec pluribus impar » (non inégal à plusieurs) Trop fort, trop européen et définitivement trop français ce mec !

Etc…

Tous ces mots ont d’autres synonymes sur lesquels je ne m’étendrai pas (Je vous sens bayer aux corneilles comme à Racine depuis longtemps hein !) : Précepte, théorie, axiome, hypothèse, sentence, postulat, aphorisme, règle, loi, principe, théorème et le Verbe enfin !
Oui le gens, le Verbe ! Car si l’être est beau ; l’avoir est bien, le verbe agir est quand même vital voire de survie en toutes les époques et en toutes les circonstances !

Enfin, je vous livre ma devise qui sera pour moi tout autant un adage, un proverbe, une maxime, un dicton, ma vie et mon verbe enfin :

D’un vieux loup, qui a toujours faim,
On en verra la queue sans fin.


Fin de loup

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Samedi 22 mars 2008
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Par un commentaire narquois sur mon billet du 20 mars dernier (Lagan d’équinoxe) la mélodieuse Giovinetta du blogue Frivoli et l’inénarrable Tippie de So Tippie Cal (en lien aussi à droite, pub) m’ont tour à tour fait une nique de chez Nananère sur mon orthographe du verbe « bayer »

Ça ne va pas ! Et même, ça ne va pas du tout !
Halte là les filles ; je m’insurge et en plus je m’indigne !
Or donc, je mords !

En effet, si l’on peut et l’on doit même me taquiner saignant sur ma grammaire qui, comme tous les Francophones le savent est une vénérable grand-mère aussi chiante et exigeante sur ses accords du participe passé que sur sa concordance des temps, je me pique de la moindre remarque sur mon vocabulaire.
J’ai d’ailleurs consacré à ce sujet une catégorie remarquable de notes sur ce blogue : « le dico du loup-garou » (en lien à gauche, pub)

Tout bon dictionnaire de la langue française digne de ce nom et de cette noble discipline se doit de définir les mots « bailler » « bâiller » et « bayer »
Les plus feignants de ces lexiques de plus en plus nombreux hélas, limitent l’emploi de ce dernier « bayer » à l’admiration béate et rêveuse des corneilles (nobles volatiles certes, mais qui ne sont pourtant ni en pierre ni de Saint-Thomas, même si ils prennent souvent racines sur les émaux lierre de la fontaine)
C’est une erreur, une injustice ; c’est un scandale !
Je ne vois aucune raison d’interdire de bayer à tout ce que l’on veut ; comme on veut et en toute circonstance.
De toute façon, c’est exactement le même geste et le même symptôme de la fatigue ou de l’ennui que ce qu’exprime l’autre verbe « bâiller » mais ce n’est pas une raison pour bayer en lisant cette note hein !
D’ailleurs, notre bayement est plus ancien, noble, authentique, aristocratique que le bâillement moderne de chez Dodo, Métro & Boulot Associés voire celui du journal de 20 heures, c’est clair, net et précis.

Tous les deux proviennent de l’auguste mot latin « batare » qui les bailla de son étymon ainsi que toutes leurs déclinaisons : Bâillement, bayement, bâilleur, bayeur, bayeuse, bâilleuse.
Ce « batare » qui fut aussi avec son propre cousin « badare » le père d’une tripotée de bâtards en tout genre, bayeurs ou pas, comme les mots : Bée, béant, badaud, badauder, badauderie.
Je n’oublie pas le magnifique verbe « bader » que j’avais noté il y a peu à la lecture d’une des notes si rafraîchissantes de la fabuleuse M
ère Castor-garoue (en lien à gauche, pub) et qui signifie « regarder bouche bée »
J’ajoute que le verbe homonyme « bailler » hérité de « bail » (au pluriel, baux) qui donna bailleur, bailleresse, provient pour sa part du Latin « bajulare » (porter sur le dos, donner)
Ce Latin sans doute à l’origine aussi du mot « bahut » figure bien à la base de l’expression « bailler belle ou bailler bel » qui est un brin moqueuse quand on reçoit quelque chose d’inutile de chez Superfétatoire SARL.

Enfin, le verbe bayer a pour lui le grand avantage d’être simple et de ne jamais nous planter sur la présence ou pas de cet accent circonflexe de mes deux qui me les gonfle toujours à me les mordre comme pas possible.
Ce mot est de plus tout aussi gothique en diable qu’hellénique en Zeus avec son « Y » dans lequel mon esprit à jamais gamin devine un bonhomme levant les bras en signe de victoire, mais aussi et surtout, en geste de la pandiculation toujours associée au bayement et dont je vous ai déjà parlé dans ma note époustouflante du 19 février 2006 (CF lien enfin de cette note)

Or donc et subséquemment, pour tous ces motifs savants, je me dois de fustiger en public les propos taquins des susdites dames Giov et Tippie et cette leçon valant bien un hommage, je leur inflige une punition mémorable, lupine et néanmoins bloguienne :
Pour délit de lèse loup-garou, les dames Tippie et Giov sont condamnées à publier sur leur blogue respectif un texte d’au moins cent mots et dans lequel apparaîtra d’une manière sagace, bien amenée et compréhensible la phrase suivante : « Je ne dois pas bayer belle au loup-garou avec mes bayements »

Ce jugement est évidemment sans appel, recours, bayement ou autre hurlement d’Eve ou du vert Adam.
Que mes huissiers alertes et lupins signifient par toute la blogosphère cette sentence magnanime au plus vite, au plus concerné, au plus prêt et au plus juste afin que l’honneur des loups-garous soit ainsi indemne pour des siècles et des siècles, ah mais !

Note sur la 
pandiculation

Fin de loup

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Vendredi 7 mars 2008
Non, je ne vais pas évoquer dans ce billet ce brave toutou de saint-bernard, ce fidèle sauveteur canin des ivrognes en perdition, des skieurs hors piste et autres cons gelés (ou givrés) mais le bon vieux « tonneau » de derrière les fagots et surtout celui que la légende prête à tort à Diogène le Cynique (1)

J’ai écrit « à tort » car les Grecs du temps de ce chien de philosophe et d’autre Platon ne connaissaient pas notre tonneau des familles (en bois cerclé de fers) ni d’Eve, ni du vert Adam ou même de Vulcain (alias Héphaïstos) dans la mesure où cet outil grandiose voyageait très peu à l’époque.
Le tonneau fut en effet inventé par nos ancêtres les Gaulois sans aucun doute inspirés par le Grand Lug (dit le Polytechnicien)

Ce sont les Romains de Jules qui ont découvert ce truc malin de transport et de bombance, made in Gaule, (comme la cervoise et l’art du cadastre) et qui l’ont alors répandu à tous les confins de l’empire d’Auguste avec leur vin dedans, accessoirement.
Il faut dire que c’était vachement pratique un tonneau de bois tannique comparé aux lourdes amphores en terres cuite, en bronze ou en gré et ça avait surtout l’avantage sur elles de flotter sur la mer en cas de naufrage et donc ne pas être perdu pour tout le monde.

Or donc, notre SDF de Diogène n’a jamais mis les pieds dans un tonneau (gaulois ou grec) mais plutôt dans une grande jarre de terre appelée « pithos »
Il était important et urgent de préciser cette vérité historique, je pense.

Du point de vue étymologique, le mot tonneau est un diminutif français de « tonne » qui viendrait elle-même d’un vieux mot celtique « tonn » (peau) qui désignait sans doute une outre faite d’un sac en peau d’on ne sait quoi ou qui.
La tonne engendra le « tonneau » et l’encore plus petit « tonnelet » (un mot que j’aime beaucoup d’ailleurs)

Quant à son très beau synonyme « barrique » puis « baril et barrot », il viendrait plus obscur du celtique *kymri, (branche d'arbre) par le truchement du mot « barre »
C’est avec des branches d’arbre que l’ont fait des tonneaux, des barrages (de rivière ou de péage) et ce sont avec des tonneaux ou des barriques que l’on forme des barricades (mystérieuses, fortifiées, portuaires ou insurrectionnelles)

Personnellement, étant quelque peu fainéant sur les bords (et même de nature) je préfère passer mon temps à vider les tonneaux dans ma gueule que de les rouler, voire les porter pour faire une quelconque révolution de mes deux, même si trop de baffes ou de rafales de kalachnikov se perdent hélas de plus en plus de nos jours encore, à gauche comme à droite.

Diogène, reviens !

(1) Diogène de Sinope dit le Cynique (-412 et -323 Avant JC) Je vous causerai bientôt de ce chien d’antique, fabuleux et véritable loup-garou

Fin de loup

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Mercredi 27 février 2008
« La mort c'est un peu comme la connerie. Le mort, il ne sait pas qu’il est mort, ce sont les autres qui sont tristes. Pour le con, c’est pareil… » Philippe Geluck.
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Le mot « con » est sans aucun doute un des plus anciens de notre belle langue et c’est de nos jours, l’insulte sinon l’injure et l’interjection la plus employée au pays de Clovis, de Rabelais, de Voltaire, de Cambronne, de Brassens et de Nicolas Sarkozy.
D’ailleurs, ô con, ce dernier vient une fois plus de s’illustrer et de l’illustrer en illustrant vert l’étiquette d’un péquin et ce, en un lieu mythique de la France profonde et éternelle : Le salon de l’Agriculture.
Bon moi, vous le savez, si j’avais encore quelques affinités politiques, je n’en aurais sûrement pas pour Notre Saigneur président, mais pour une fois, je ne lui donne pas tord d’avoir prononcé sans le vouloir ce « pauvre con » qui tel un pavé ou autre couille médiatique fait encore déborder certaines mares ou potages de canards pressés ou ouébiques.
Pour le moins, je me mets à sa place (s’il ne peut s’y mettre calmement) et dès lors, j’aurais pour ma part non seulement répété audit péquin qu’il était un pauvre con méga grave à chier, mais en plus, je lui aurais mis sur sa grande gueule de con la main qu’il aurait refusé de me serrer en affirmant ne pas vouloir s’en salir.
Ce quidam de mes deux devrait en effet apprendre que les mots « démocratie » ou « société » qu’il doit avoir sans doute dans la bouche ou au bord de l’anus à longueur de sa vie de merde signifie un comportement politique réservé aux gens respectueux de l’opinion de ses concitoyens sinon de ses congénères même si le vote est de plus en plus un piège à cons.
A injurier bêtement, on se fait insulter ou du moins, on se fait envoyer justement se faire voir chez les Grecs Turcs ou les Albanais.

L’injure, l’insulte et l’invective sont des armes à double tranchant dont le maniement sans danger requiert une grande expertise, une vaste culture ou du moins un minimum d’intelligence, sinon d’éducation.

Ceci étant, ce n’est pas la première fois qu’un président de la République française a quelque écart de langage indigne ou pas de son rang et de sa fonction : De Gaulle avait bien qualifié les Français de « veaux » et Mitterrand avait traité de « chiens » certains journalistes trop aboyeurs.
Si ces deux hommes d’Etat sont en l’état, morts, les Français n’en restent pas moins un troupeau avachi de veaux cons comme leurs cornes, aboyés en panique par des clébards pouilleux, ringards et sycophantes. 

Pour en revenir au glorieux mot con, l’incontournable encyclopédie Wikipedia consacre à ce monument de la civilisation française un long article bien intéressant et documenté (en lien en fin de cette note)
Où l’on apprend ou l’on réapprend qu’à l’origine, le con désignait le sexe féminin ; qu’à l’instar de ce dernier, il nous vient des fonds des âges sinon de la plus haute Antiquité et qu’il n’a été remis que très récemment dans le vocabulaire vulgaire ou officiel tout en changeant de sens. Il est en devenu un « gros mot » comme synonyme de « niais », puis de « bête et méchant » et enfin une insulte, une injure, une expression en forme de couteau suisse.

Ce mot est au demeurant (et au demeuré) si utilisé qu’il en perd d’ailleurs à la fois ses origines, ses sens précis et son mordant (pour ne pas dire son venin).
De nos jours en effet, le mot « con » est urticant, réactif, défensif, machinal, spontané, comminatoire ; le « con » est populaire, militaire, poétique, agressif, politique. Le « con » est snob, bobo, de gauche comme de droite et de bon ou de mauvais ton et aloi ; le « con » est héroïque, de haute et de basse noblesse ; le « con » est raciste, royal, jubilatoire, incantatoire, réactionnaire et rhétorique.
Le « con » est impérial, haddockien ou anarchiste ; le « con » est pavlovien, gaulois en diable et en Toutatis ; le con est cosmique, astronomique, polysémique, universel et enfin quantique.

Quelle destinée et que de « lettres de noblesse » désormais pour un si petit mot de seulement trois lettres et d’une syllabe dont les origines sont barbares voire obscures et qui fut pendant des siècles banni honteux de tout discours et de tout texte !
Le mot « con » devrait désormais avoir assurément sa place de choix dans les plus grands dictionnaires et autres panthéons linguistiques ; en trônant flamboyant sur un piédestal en or massif aux côtés des « Liberté » « Laguiole » « fraternité » « pandiculation »  « égalité » « brimborion » « Champagne » « oxymoron » « Beaujolais » « ornithorynque » « Camembert » « palimpseste » et autre « anticonstitutionnellement » des familles franchouillardes !

Pour ce qui concerne l’étymologie du mot « con » tout le monde s’accorde sur le mot latin « cunnus » (vulve ou coin, creux) qui dériva sur un « cuniculus » puis en vieux Français « connil et connin » désignant le lapin.
Ce « cunnus » latin proviendrait d’un mot indo-européen «*kust »  (intestin, rein, vessie) «*sker » (couper) ou encore de «*(s)keu » (cacher)
Or donc, comme nous sommes tous des cons quelque part, nous n’en sortons tous pas moins de l’antique con de la vierge déesse Mère comme des lapins du chapeau du magicien du monde.

Sans penser que cette explication étymologique est une connerie grosse comme le braquemart du Grand Pan, je vais en rajouter là, sous vos yeux et méninges éblouis, de ma propre thèse hardie, lupine et néanmoins garoue :
J’affirme en effet qu’avant de désigner le sexe féminin, le mot con ne signifiait pas autre chose qu’un vulgaire « jambon »
HedaJambon.jpg

Pour le prouver, je vous rappelle que le très british « bacon » des œufs incontournables de tout breakfast britannique qui se respecte de sa Reine, d’Oxford, de Cambridge et de leur Rule est un mot d’origine plus française tu meurs ! (Honni soit qui mal y pense !)
Maître François Rabelais l’employa bien souvent pour parler des jambons de France, de Thélème et de Navarre et l’orthographia parfois par « bas con »
Le mot français « bacon » (jambon) attesté depuis au moins le siècle n° 13, viendrait du Francique « bakko » (jambon ?) et dériva en « baconer » (dépecer un jambon) et « baconier » (Celui qui vend ou fait du bacon, du jambon, un charcutier enfin)
Or donc, le mot « con » n’a rien a faire avec les lapins, mais avec les cochons qui dans le bas coin de leur corps engraisse du « bas con » en n’arrêtant pas comme d’autres gens bons de faire le « con » dans le « con » de leur truie. CQFD !
C’est pourquoi tous les hommes sont des cons et que ce sont aussi tous des cochons.

[NDA : Ici reposait avant autocensure un passage un peu scabreux garni des mots jambon, crème, torchon, con, serviette, cru, à l’os, périodique]

Le mot « con » vient donc du con jambonnant du cochon et ne désigna le blason du sexe faible que beaucoup plus tard et du moins par un artifice en flou artistique.
Si ma thèse est conne pour certains, elle a pour mérite (agricole) au moins de rapprocher le plus puissant mot français du totem magique et sacré de toutes les Gaules romaines ou pas et de tous les Gaulois, Celtes ou pas, cons ou pas : Le Sanglier !

Vive le con !
Vive le cochon !
Vive le jambon !
Vive Bayonne, les Ardennes, l’Ardèche, l’Auvergne, la Vendée, la Savoie, la Corse, Aoste, Parme, Paris, York, la Westphalie et la Forêt-noire !

Et surtout : M.A.C. ! Morts Aux Cons ! (affreux, sales, méchants, riches ou pauvres)


Illustration : Gustave COURBET (1819-1877) L’origine du monde (1866) Musée d’Orsay, Paris.
Willem Claesz HEDA, (vers 1594-1680, Haarlem) Nature morte au jambon (1651) Collection du prince de Liechtenstein, Vaduz.

Référence : Article pas con sur le mot con : in Wikipedia

Fin de loup

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