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Les hurlements des autres

Mardi 8 juillet 2008
Aujourd’hui, 7 juillet de l’an de grâce 2008, l’UNESCO a inscrit sur sa liste des choses relevant du patrimoine mondial de l’humanité 12 ensembles de fortifications conçus par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633 - 1707)
Ainsi notamment, les citadelles de nos bonnes villes de Besançon, d’Arras ou la tour dorée de Camaret figurent désormais aux côtés des temples d’Angkor et des cathédrales d’Amiens et de Chartres ou de la Grande muraille de Chine.

Bon, moi j’en suis très content, même si je trouve l’architecture de Monsieur de Vauban un brin austère pour ne pas dire triste, mais il faut bien se dire qu’elle demeure encore aujourd’hui un exemple parfait de l’art de la « poliorcétique » (sciences des sièges et aussi des fortifications) ou autre « contrevallation » qui aura sauvé la vie et l’honneur de bien des gens dans le passé où l’on ne faisait que la guerre entre deux massacres, famines ou épidémies et où il y avait des vandales de tout poil à chaque coin de rue ou devant tous les supermarchés.

Et puis finalement, je suis aussi content pour notre Vauban national qui fut sans doute le ministre le plus intègre de Louis XIV et le plus soucieux du bien de notre bon royaume de France et de son petit peuple de braves paysans bourrus et entêtés.
Vauban fut aussi un des rares a critiquer ouvertement la révocation de l’édit de Nantes en ce qu’il ruinait pour des siècles l’économie française qui était déjà souffreteuse, débile de taxes et d’impôts et perclus de dettes dès cet an 1685.

Par ailleurs, à cette occasion, j’ai appris que le patrimoine mondial concernait non seulement des sites, des paysages ou des monuments rares, mais aussi des trucs dits « oraux et immatériels de l’humanité » telle le Lakalaka du Tonga, la cosmovision andine des Kallawaya ou encore les dessins de sable du Vanuatu.
C’est d’ailleurs à ce titre que la France vient de demander l’inscription de sa bonne et noble gastronomie française et ainsi, éventuellement, si tout se passe bien, le lièvre à la royale, la blanquette de veau, la choucroute alsacienne ou le tournedos Rossini voisineront notamment avec la danse des masques des tambours de Drametse (Bhoutan), les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France, le Ballet royal du Cambodge ou encore le système de divination Ifa du Nigeria.

Il faut de tout pour faire un monde ou un patrimoine.

D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas demander officiellement l’inscription de mon blogue sur cette liste grandiose : Il le mérite bien non ?
Je pense que vous en serez tous ravis et d’accords hein !
Hein ?

Fin de loup (patrimonial et mondial)

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Vendredi 29 février 2008
Nous sommes tous passés par le col, ce lieu étrange et naturel de montagne où le point le plus haut des points bas égale exactement le point le plus bas des points hauts. (Michel Serres, Le Tiers Instruit)

Toute pierre est montagne en puissance. Les initiés passe facilement d’une grandeur à une autre. (Roger Caillois, Pierres)

Juin3.jpg
Bleus les monts, bleus comme les lueurs des âmes bohémiennes ; bleus à se perdre, maudits ou graciés des largesses du jour.

« Dis petit frère, crois-tu que nous reviendrons nous mouiller de ces merveilles d’azur ? »

Bleus les monts, bleus comme les aubes fossiles de nos nuits en leurs flots miroitants ; bleus comme la lame de nos âmes sur le morfil du soir nubileux.

« Nous repasserons sans doute, petite sœur, demain ou à l’heure du retour »

Bleus les monts, bleus comme l’ambre méthylène de nos lents sommets ; bleus comme l’eau d’amour sous le ciel vibrant des monades claires.

« Et à notre retour tout sera comme cela, petit frère ? »

Bleu, le monde, bleu comme le sang giclant des moiteurs cristallines ; bleue, la margelle des sources luisant de l’espoir d’Océans nébuleux.

« Petite sœur, il n’y a pas de raison pour que cela change, crois-moi »

Bleus les monts, bleus comme l’ombre de l’homme au midi des soulanes herbeuses ; bleus comme l’ombrée confiante des frayeurs animales.

« Et nous, petit frère, serons-nous les mêmes au retour ? »

Bleu, le monde, bleu comme l’ondée flagellant les dômes outremer ; bleus comme les tapis moussus de nos sommeils les plus purs.
 

« Petite sœur, nous serons ce que nous aurons mérité, je pense »

Bleus les monts, bleus comme les aubes fossiles de nos nuits en leurs flots miroitants ; bleus comme la lame de nos âmes sur le morfil du soir nubileux.

« Allez viens petite sœur, il nous faut naître maintenant ! »

Bleus les monts, bleus comme les lueurs de nos âmes bohémiennes ; bleus à se perdre, absous ou maudits des grandeurs du monde.

***

Note : Texte de Martin Lothar sur un tableau « Juin 3 » (2006) de Jean Lafforgue (toujours né).
J’ai connu les œuvres de Jean Lafforgue grâce à Saturnin Abadie (en lien aussi à droite, pub).
J’ai mis en lien, à droite, pub, son site de peintures, mais vous pouvez aller aussi voir d’autres de ses travaux sur papier en cliquant ici.

Fin de loup

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Jeudi 17 janvier 2008
J’ai appris du Figaro (Net) que la Joconde aurait enfin été démasquée.
Depuis près de quatre siècles en effet, des hurluberlus de tout poil se perdaient en conjectures et en thèses fumeuses sur l’identité du modèle d’après lequel notre brave Léonard peinturlura  ce qui serait hélas le tableau le plus célèbre de la planète.
Joconde.jpg
Pas mal de monde de vivant à  l’époque (vers 1500) fut soupçonné de se cacher derrière les traits et le sourire légendaire de la Mona Lisa.
Même Léonard devint cible (1) de tels ragots qui n’avaient d’autres objets que de faire mousser grave leurs émetteurs mythomanes en panne d’imagination ou en mal de célébrité sans doute.

Il se trouve que tout récemment, un manuscrit datant de 1503 découvert à Heidelberg (2) a révélé en marge d’une de ses pages une annotation d’un certain Agostino Vespucci par laquelle ce dernier relate que son pote Léonard de Vinci était en train de travailler sur trois tableaux dont un portrait de «Mona Lisa Maria Gherardini, épouse du sieur Francesco del Giocondo, marchand de soie de son état et même un riche marchand de soie, ce qui va de soi »
C’est ce mari (vieux barbon bleu, soit dit en passant) qui aurait commandé le portrait au peintre lequel, d’ailleurs, mit plus de trois ans à le faire pour le vendre finalement à son nouveau sponsor, Anchois Premier, Roi de France (mais point encore de Navarre)
Or donc et subséquemment, exit Isabelle d'Aragon, Caterina Sforza, Isabelle d'Este ou encore Léonard lui-même au titre de « Joconde »
Ah mais.

Bon sinon, la Joconde ne m’a jamais particulièrement fait bander me pâmer d’admiration et m’a toujours touché l’une sans bouger l’autre laisser de marbre.
Je ne dis pas que c’est nul, oh là non, loin de moi cette pensée, mais je pense que ce n’est pas le tableau le plus réussi – ou en tout cas, ce n’est pas l’oeuvre que je préfère - de ce brave Léonard.
Le tableau de Vinci que j’aime parmi tout autre, c’est bien « l’Annonciation » que j’ai eu la chance de voir « de visu » et même en directe live dans un des plus beaux musées du monde, les Offices à Florence (Italie, pour les cancres las)
Mais j’en reparlerai hein !

Allez, on t’aime quand même, la Mona Lisa, reste avec nous, mais arrête de nous fixer comme ça sans arrêt, ça nous fout les boules !

Note :
1) Ah, je n’ai pas loupé celle-là. Il y aurait aussi « En entendant une telle rumeur, Léonard devint si bleu de rage » Bon, j’arrête.
2) Allemagne, land de Bade-Wurtemberg.  Le nom de "Heidelberg" provient peut-être de heidelbeere qui veut dire myrtille (Tiens salut toi !)

Illustration :
Léonard de Vinci (1452-1519), la Joconde « dans sa première jeunesse – dixit Wikipedia, avant la patine et l’obscur » Musée du Louvre, Paris.

Complément
Vous pouvez aussi aller voir une série de textes frivoles écrits autour de la Joconde dans le cadre de la série « Bouillon d’écriture » du fabuleux loftblogue Frivoli : Cliquer ici


Fin de loup

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Mercredi 12 septembre 2007

Un mythe est une histoire fondamentale que tout le monde connaît déjà. (Michel Tournier, le Vent Paraclet)

ColGrecMarsPuvis

Jamais cigale ne languira dans l’air flamboyant, d’un chant brosseur de houle des mers embaumées.
- Mon père Ulysse, reviendra-il ce soir ?
La mère ne répondra pas ; trop occupée à huiler les mies dorées de miracles savoureux
Nomme sa sœur Phèdre, Circée ou Ariane qu’importe, elle est la déesse de ce festin mythique.
- Télémaque, mon neveu, cesse donc de te tortiller ainsi. Tu sais bien ce qu’il en est du destin d’Ulysse et de ses gens.
Pains d’olives croustillants de régal sous le naos des palmes ombrageuses où non jamais, la cigale ne languira de ces si lentes touffeurs.
- Té, vé, là-bas, Pénélope, n’est-ce pas ce Jason de la gazette du port ?
Un vent d’haleine tiède frissonne les lombes mordorées de l’enfant rêveur
- Avec la femme du boulanger : Nous allons bientôt manquer de pain ?
Pains de soleil et d’eau en sentences de lavande et de thym tiédissant à deux langues d’une mer salée bleue : Jamais cigale ne languira en son spectre du liège séculaire braisé d’aiguilles fauves ou de jades
- Peuchère, ma Tantine, mon père Ulysse sait chauffer le four et frapper les pâtes.
La mère ne répondra pas ; trop occupée à huiler les mies dorées de l’amour savoureux
Bourdonnement dans l’ombre de l’agave où jamais cigale ne languira.
- Femmes, contez-moi des histoires d’Ulysse et d’océan, d’aveugle et puis d’Achille !
Sur les galets chauffés, l’enfant lèche seul, la cloche du quignon régalant. Herbe royale, ce basilic est bien le dragon de l’estragon
- Télémaque, tu n’as plus l’âge d’aller nu ; remet ta tunique et tiens-toi droit.
Il est vrai que dans la moiteur du sable granulaire, son sceptre s’étire faisant flèche torride de toute chair.
Rousse et mâture, jamais cigale déchaînée ne languira sous les rouvres liégeux
- Bonne mère ! Ma tunique unique est déchirée, tu le sais bien !
Grand murmure dans l’ombre de l’agave où jamais cigale ne mourra d’une senteur de muscade.
- Ta bonne mère en fera sa couture de ce soir, comme chaque jour.
La mère ne répondra pas ; trop occupée à trier ses feuilles de laurier gourmand et jamais cigale brûlante ne languira sur les écorces friandes.
- Il faudra coudre ce soir sinon Ulysse en fera son pastis
Jamais cigale vivante ne languira de tant de gourmes vibrantes.

Sur une peinture de Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) la colonie grecque à Marseille.

Fin de loup

 

 


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Vendredi 25 mai 2007

 

Comme suite à mon billet d’hier et entre deux orages pas tristes, je vous annonce que j’ai mis dans l’album « le musée du loup » le truc suivant :

Niepce_1826

Bon d’accord, c’est pas terrible comme photo hein !
Il s’agit pourtant de la première photo faite sur cette planète vers 1826 par Nicéphore Niepce.
Remarquez, il y a pire même de nos jours.
Outre le problème « d’impression » sur la plaque en bitume de Judée, le temps de l’exposition a été de plusieurs heures, ce qui explique la répartition des ombres un peu partout.
Cette première photo d’un rouleau qui en compte maintenant des milliards, représente les bâtiments de la propriété de Nicéphore et qui était située à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire).

Quand je vous dis que les loups sont toujours dans les bons coups !

Fin de loup

 

 


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Jeudi 24 mai 2007

Au commencement, tout était noir, gris et blanc de la chimie et de l’argentique ; sépia éventuellement.
Ce fut un gros pavé scientifique jeté ainsi dans la mare de l’art et de la peinture.
Cette dernière en a été impressionnée et s’en est émue assez vite en tâchant (ou avec taches) de fuir avec génie (ou connerie pontifiante) la netteté de la réalité pour l’embuer, la flouer, la tordre, la transformer, la transfigurer, l’abstraire, la sublimer ou la perdre.
De son côté, la photographie se jeta assez vite dans l’immédiat, l’instantané, l’archi-quotidien, le trivial, le populaire comme elle a su accompagner l’Histoire par ses preuves, ses clichés, ses ors et hélas, par ses mensonges.

Toutefois, la démarche du photographe n’a rien à voir avec celle du peintre, même si le but est le même dans et pour l’absolu.
Ce dernier peintre projette sur un support de son choix un modèle secrètement et âprement filtré par le spectre de son cerveau, sinon de son âme alors que le premier ou le dernier des photographes trie, organise, module avec souvent autant d’art et de grâce, c’est vrai, les malheureux photons d’un espace-temps piégé par une machine plus ou moins sophistiquée et abordable.

Puis, de la chimie argentique évanescente, compliquée et polluante, du papier de bois s’effaçant, jaunissant, se racornissant et se perdant dans un fatras rapidement ingérable, les photographes sont passés à l’ordre de l’informatique, à la rigueur des mathématiques, à l’infini perfection du pixel désormais éternel.
Grâce à la science et à la technique, le technicien, l’ingénieur s’efface alors et enfin pour laisser place à l’artiste, à l’émotion, à la beauté et à leur partage quasi universel.
Pour avoir dans ma jeunesse, malaxé des pigments de tout poil ; pour les avoir étalés avec plus ou moins de bonheur et de patience sur des peaux de tout crin ; pour avoir humé avec délices et fièvre les vapeurs des huiles de lin et des essence térébenthines ; pour m’être aussi perdu à jamais dans la lecture d’un mode d’emploi d’un appareil PN, je suis heureux de vivre maintenant dans ce temps présent.
Je ne peux en effet m’empêcher de frissonner de bonheur et de plénitude à chaque fois que je vois pixellisées sur l’écran de mon ordinateur des peintures rupestres peintes, il y a plus de vingt mille ans, par un homme qui n’était pas moins de bois comme moi, mais qui avait plus souvent mal aux dents, au cul, au pied, au ventre et au moral.

peintures

Il faut savoir de temps en temps rendre honneur à son époque même si l’âge d’or – s’il existe et si nous le méritons – est encore dans les limbes de l’imaginaire ou de la foi et si notre futur est plus erratique et plus terrifiant que jamais.
De plus, je ne suis pas de ceux qui pensent avec nostalgie (ou ringardise souvent) que le numérique est de moins bonne qualité que l’argentique ou que le microsillon a un meilleur son que le CD.
Ce n’est plus vrai aujourd’hui, nom d’un os !

J’ai, sur ce blogue, un tas de liens où vous pourrez admirer des photos de tout poil, sexe, âge et lieu. Allez voir notamment, dans la rubrique de liens « Des mots et des images »
J’ai déjà écrit dans ce blogue sur les photos ineffables de Jean Couleur qui court depuis des années après l’absolu de l’œil et de l’esprit comme l’un après sa boîte de raviolis ou l’autre contre les moulins à vents.
Je ne peux pas m’empêcher de voir en reflet à travers ses photos hallucinantes, certain tableau de grands ou de petits-maîtres de la peinture.
Du grand art quoi, je le répète.

J’ai mis aussi en lien depuis quelques jours le site de photos de Varulf où vous pourrez admirer des paysages, des couleurs et des lumières du Danemark, de Norvège, d’Angleterre, d’Ecosse et même, de Picardie (France)
Le mot « Varulf » signifie « loup-garou » en Viking et ce Danois-là, qui n’est pas, ni chien ni dogue pour autant, a deux chiens nommés Magnus et Julius qui vous feront sûrement sourire quand vous les verrez siester en rois fainéants sur le lit de leur maître ou faire les cons sur un appui de fenêtre.
N’hésitez pas à aller faire un tour chez ce Viking loup-garou et à commenter par mail, sachant qu’il connaît parfaitement son Français (je me demande encore comment, d’ailleurs…)

Les gens, les photos matons ! Regardons notre planète comme elle est belle, simple et compliquée à la fois ; admirons-là parce que ce n’est que justice et que c’est notre bonheur et notre honneur de vivants et de voyants ; aimons-là parce que nous n’avons rien d’autre de mieux sur quoi vibrer et surtout les gens, protégeons-la car comme toute beauté, elle est fragile et terrible comme nos enfants nés ou à naître.
Il en va de leur survie…

Fin de loup

 

 


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Dimanche 11 mars 2007

J’ai ajouté dans le "musée du loup" un album en lien à gauche, pub, les douze miniatures peintes entre 1412 et 1416 par Paul, Jean et Hermann de Limbourg et illustrant les mois de l’année pour les « Très riches heures du Duc de Berry » et qui ornent aussi la bannière de ce blogue.
Ces heures étaient en quelque sorte un blogue à l’époque (un missel en fait)
Elles étaient aussi les BD de ces temps ou encore des réclames…
Ces « images d’Epinal - ou de Bourges » me fascinent sans que je sache vraiment pourquoi.

mars

J’aime beaucoup la peinture du Moyen-âge pour sa savante simplicité, ses perspectives grossières, sa polychromie sans nuance d’où ressortent souvent des traits d’une rigueur et d’une justesse à couper le souffle.
Les motifs et les thèmes sont évidemment imposés par la liturgie où les mœurs de l’époque, mais plus on se rapproche de la Renaissance, plus on sent que les artistes (et artisans) prennent parfois des libertés avec le « politiquement correct » par des détails sans ambiguïté.
J’essaierai d’en trouver des exemples flagrants.

Pour les frères de Limbourg toutefois, tout est d’une orthodoxie impeccable alors même que le grand seigneur très catholique, Jean le premier de Berry (fils de Jean le Bon et frère de Charles V qui fut un des meilleurs rois de France), pour qui ces œuvres furent réalisées, était un amateur éclairé d’Art et un mécène friand d’évolution et de changement.
On remarquera quand même dans ces miniatures un « certain » et nouveau souci en matière de perspective et surtout une variété de tons et de nuances étonnante pour cette époque rude, meurtrière et troublée.

Fin de loup

 


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