Lundi 22 juin 2009
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« Un couteau sans lame auquel manque le manche » est un aphorisme fameux de Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) écrivain,
philosophe, physicien et astronome allemand.
Il écrivit plus de 8000 pensées dont de très nombreuses sont de cette trempe : des lames spirituelles de finesse, d’intelligence et d’humour.
Ce couteau sans lame et sans manche est plus qu’un aphorisme, c’est de la philosophie quantique !
Car il existe bien cet outil, puisque il est décrit par Lichtenberg, mais il est introuvable, inutilisable.
Ce couteau n’est pas impossible ; il n’est pas impensable ; il n’est ni virtuel ni même improbable : Il est !
Il lui manque seulement 2 choses faisant qu’il ne peut pas être pris, rangé dans un tiroir ou lavé et il est évident que personne ne se blessera avec.
Cet objet est donc quantique : Il est réel (physiquement) mais on ne pourra pas ni le voir, ni le saisir jusqu’à ce que l’on retrouve soit sa lame, soit son manche.
Illustration : Jérôme BOSCH (Vers 1450-1516) Détail du triptyque du jardin des délices (1500) Huile sur bois, Musée du Prado, Madrid, Europe
Fin de loup
Jeudi 18 juin 2009
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Hier soir, je suis arrivé en avance à mon train du retour, dans
lequel, en attendant son départ prévu à 20 H, je me suis affalé sur une des banquettes pour y fermer mes yeux fatigués de plusieurs heures d’écran…
Je ne me suis pas assoupi, mais un instant plus tard, j’ai voulu vérifier l’heure et, rouvrant les yeux, j’ai jeté un œil (que j’ai récupéré ensuite, rassurez-vous) par la vitre du wagon et
j’ai alors aperçu le cadran d’une horloge indiquant 16 heures !
C’est une de ces horloges de quai, analogique et à trois aiguilles, mais sans chiffres.
Je me suis incontinent dit que cette pendule de la SNCF était « hors service » ce qui n’est pas en soi inquiétant, ni surprenant de la part de cette honorable société au demeurant aussi tarée que
vertueuse — pour dire les choses comme ça.
Ma vieille et fidèle montre (à deux balles de chez Nippon) me confirma illico voire presto, tout juste 20 heures et regardant de nouveau notre horloge citoyenne, j’ai eu le choc d’apercevoir
l’aiguille des secondes trotter à rebours !
Oui, oui, cette horloge SNCF marchait bien, mais elle marchait à l’envers, à l’inverse des aiguilles d’une montre bourgeoise, prolétaire, normale, numérique, analogique ou de luxe ou pas !
J’ai cru apercevoir une horloge enfin quantique !
Tout cela se passa en quelques secondes hein !
J’ai vite réalisé que mon regard était en fait et d’abord passé au travers d’un miroir placé dans la continuité de la fenêtre du wagon ; une vitre qu’il reflétait et répliquait avec tout son
tutti de chez quanti — mais à l’inverse, comme tout bon miroir qui se respecte !
Cette horloge ne tenait rien du quanta finalement ; elle ne me rajeunissait pas ; elle n’allait pas « contre le temps » et, pour tout vous avouer, si le contribuable que je suis fut rassuré,
l’homme que je reste en mourra déçu.
Mais bon, j’ai d’autres ressources et d’autres espoirs quand même…
Fin de loup
Samedi 6 juin 2009
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La véritable école du Commandement est la culture générale. (Charles de Gaulle,
Vers l’armée de métier)
L’avenir de l’Europe est sa subversion, pas ses subventions (Martin Lothar, mai 2005, Discours enivrés à son nounours Albert)
« L’Europe, l’Europe, l’Europe ! » est une exclamation du loupissime Charles de Gaulle alias CDG (1890-1970) lors d’une conférence de
presse.
Il faut dire que CDG n’était européen que d’une fesse : Ce soldat errant et désespéré depuis 1918, recueillit en fait le dernier soupir de la France (en tant que nation) et lui ferma même les
yeux.
Son successeur, Georges Pompidou, habile politique et grand amateur de poésie, ne vécut pas assez longtemps pour la réanimer (la France, pas la poésie ni l’Europe hein !)
La suite ne fut qu’une kyrielle de tristes clowns croque-morts démagogues, sycophantes, bling-bling ou ringards qui se foutaient et se foutent encore autant de la France et de l’Europe dans la
foulée que de leur première branlette publique ou pas. (Je ne les nommerai pas pour ne pas polluer ce blogue de leur nom ni de leur foutre pervers, collant et inutile…)
A la décharge de CDG, l’Europe de son temps n’était encore qu’un rêve dont il n’avait pas trop le temps de s’occuper à force d’empêcher son pays (la France, pour les cancres las) de sombrer
moribond, dans les bras, soit du soviétisme, soit de l’américanisme les plus radicaux et les plus consensuels (avoués ou pas)
Il faut reconnaître toutefois, qu’il laissa toute liberté et fraternité à ses sergents zélés pour rêver à un avenir raisonnable pour cette nation (très jeune) que fut la France, vers la
possibilité que ce « machin » (la France) intègre « un truc » (l’Europe) qui, à vrai dire, n’existe pas encore en notre beau mois de juin de l’an de grâce et de crise 2009.
Si, de nos jours, l’Europe dépasse le stade du rêve, elle n’en est pas moins encore et pour longtemps que l’embryon de la possibilité de l’éventualité d’une chose dont nous n’avons pas encore ni
l’esquisse, ni la couleur ou encore la matrice.
C’est un fœtus avorté pour moitié qui se balade fébrile et suffocant entre l’arsenal et l’entrepôt.
Nous n’avons pas encore compris que tout empire viable soit d’abord culturel et spirituel avant d’être juridique, économique et social.
Le droit, l’économie et la société ne sont que des applications, des outils, des ustensiles, des accessoires de principes vécus ou espérés fraternellement à la base et tout le reste n’est que
polémiques stériles et vantardises électorales.
Ceux qui auront lu les premières notes de ce blogue (mai et juin 2005) savent que j’étais alors un Européen convaincu avant ce triste et sordide référendum constitutionnel…
En juillet 2005, j’étais encore Européen, mais con et vaincu.
Vae victis, comme j’aime à soupirer entre deux verres de (bon) vin ou de ouisseki européen
Demain, en France, nous sommes appelés à voter pour composer un Parlement illégitime (voire illégal) de députés de mes deux dont les trois-quarts sont fondamentalement (par leur parti ou par
leurs convictions personnelles) contre le principe même de l’Europe.
Je n’irai pas (pour des raisons plus matérielles que politiques d’ailleurs)
Toutefois, étant trop peu sur cette planète à pouvoir voter (même pseudo démocratiquement) je vous exhorte à vous rendre aux urnes citoyens et si vous ne savez pas pour qui voter (et je vous
comprends grave) je vous conseille de mettre dans l’enveloppe un bulletin préalablement rempli de cette mention :
« Je vote pour Martin Lothar, empereur d’Europe »
Oui, c’est nul et ça le sera in fine, mais vous vous ferez autant plaisir qu’à moi et sachez que vous rendrez ainsi un très grand service à la belle, grandiose, sublime et future Europe que nous
ne connaîtrons sans doute jamais, du reste et hélas !
En illustration de ce billet, je mets la photo de Charles de Gaulle enfant, en espérant que cette future Europe de mes vœux et de notre avenir rencontre bientôt son CDG, soit-il français ou pas
!
On t’aime l’Europe, reviens !
Fin de loup
Samedi 14 février 2009
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« Partir, c’est mourir un peu » nous dit l’adage antique et quantique, mais j’en connais un autre — j’invente - qui signifie : « arriver, c’est renaître aussi »
Je déménage dans « J-2 »
J’écris ces lignes dans un labyrinthe de cartons et de moutons de poussière.
Les moutons sont paisibles quand les loups sont anxieux…
Nous sommes tous poussières.
Mais ce jour « J » sera aussi le jour de mon anniversaire !
Comme quoi « Partir, c’est renaître aussi, quelque part ailleurs »
« Partir, c’est mourir un peu » pour ceux qui croient trop à la géodésie sans doute.
Un lieu, un temps, un corps, un esprit, un souffle, une âme…
Mais en fait, il faut croire en tout et surtout, il faut avoir confiance dans l’avenir et c’est bien ça l’ultime leçon de la vie apocalyptique ou pas.
L’ailleurs est aussi quantique que le « nulle part » et le futur vaudra toujours le passé au moins une fois.
Le présent est un ; le présent est sable ; le présent est insaisissable dans le désert de notre foi.
Et le futur sera toujours notre espérance, notre oasis.
J’aime beaucoup cette « ancienne tanière » parce qu’elle fut pour moi, il y a des lustres, une terre promise, un havre de paix.
J’aime beaucoup cette « ancienne tanière » parce que « Martin-Lothar » y est né un jour de mai 2005.
Mais bon, « Partir, c’est renaître aussi, quelque part ailleurs » et de plus j’emporte tous mes chers livres, mes bibelots sacrés, mes feuilles et mes ossements.
Alors…
Certes, je ne verrai pas fleurir au printemps prochain « mon » superbe cerisier d’en face, ni feuillir toujours plus profus son voisin de platane.
Mais il y aura d’autres paysages, d’autres lumières, d’autres sons, d’autres vibrations, d’autres présents tout aussi évanescents, imprévisibles et irréversibles toujours et encore et à jamais,
ah mais !
Je quitte une ville d’impressionnistes pour une autre ; je fais un saut de puce et de loup de quelque 50 km le long d’un même fleuve saint, d’une même rivière saine.
Ce n’est rien comme ce n’est pas rien.
Je me ressourcerai toujours en déballant mes cartons hein !
J’y retrouverai mon ours Albert — mon gourou en peluche et à béret - que j’ai envoyé là-bas en éclaireur, il y a quelques jours…
Je vous raconterai.
J’arriverai donc le jour de mon anniversaire dans une nouvelle tanière dont le nom de la rue comporte la suite de lettres « CROS »
Si je ne l’ai pas fait exprès, ça ne s’invente pas non plus !
Partir, c’est renaître toujours.
Illustration : Hieronymus BOSCH (Vers 1450-1516, Bois-le-Duc / 's-Hertogenbosch) Le voyageur, Huile sur toile (diamètre : 71,5 cm) Museum Boijmans Van Beuningen,
Rotterdam, Europe.
Fin de loup
Publié dans : Quantique du loup
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Samedi 13 décembre 2008
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Les créanciers, gens précieux, car ce nom veut dire qu'ils ont foi en nous.
(Balzac, le Père Goriot)
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis : Ne méprisons pas la bourse et autre CAC 40, surtout en ces temps de pseudo crise (ou de crise annoncée depuis la nuit des temps, ce
qui est la même chose !)
Certes, la bourse est un des piliers du capitalisme — pour ne pas dire un de ses satanés suppôts graves, mais il faut sans doute rappeler que ce capitalisme (si honteux, profitable et profité de
nos jours par tant de retraités SNCF — grévistes de 95 — et veuves écossaises ou pas) est né bien avant le bon Karl Marx qui en fait n’aura survécu que grâce à ce système comme Freud est
immortel par la mort des dieux.
Oui, notre aimable Karl peut se retourner dans sa tombe, mais ce ne sera pas à cause de ce que je viens d’écrire, mais bien de constater que ses bons enfants ne sont obèses que par la force et en
dépit du capitalisme et surtout, que chaque dernier-né, à présent (français, sinon occidental) porte dans ses langes (sans élastique-là) une dette d’environ « quinze mille euros » qu’il lui
faudra bien payer un jour de nos cathédrales sinon de ses chaines…
Il y a la Joconde aussi et d’autres libertés plus ou moins avouées…
Il faut sans doute une fois de plus rappeler que ce capitalisme de merde a financé le développement (durable ?) et l’éducation l’instruction
l’élevage d’au moins plus de la moitié de la planète actuelle ; qu’elle l’ait voulu ou non ; l’autre moitié crève la faim en rêvant ou pas à on ne saura jamais quoi.
Il l’aura polluée grave, sauvage et profonde aussi, mais on pourrait se dire que plus on est de fous dans une baignoire, plus il faut la récurer après la fête (si on trouve encore quelqu’un qui
veuille bien passer l’éponge, mais bon, cela est une autre histoire ; quoique)
Des volontaires ?
En fait, les « âmes » du monde boursier (suppôts de l’élite et supposés les plus riches des plus riches donc) sont à classer comme les SDF (les plus pôvres des plus pôvres — paraît-il) :
Il y a les bons ; il y a les brutes et il y a les truands !
(Il était une fois dans l’Ouest, le retour !)
Passons rapides sur « les bons » qui engagent « en épargne » comme d’autres jouent au loto ou au tiercé, tout le peu qu’ils ont pour faire rêver « les brutes » (alias traders et autres Jérôme
Kerviel de chaud bise) et in fine, pour engraisser « les truands »
En vérité, je vous cause de ces derniers salopards, justement !
Qui sont ces truands ?
Les esprits un peu « curieux » et « cultivés » sinon « avertis » s’apercevront rapidement que ces « maffieux» sont des gens qui gouvernent en sous-main « en fait » depuis des siècles et des
siècles (ah mais !) « nos bons Etats, dits démocratiques » et qui les font jouer aujourd’hui, à la fois les vierges effarouchées et les Zorro de circonstances pour mieux niquer le tout venant que
nous sommes et pour s’en foutre plein les poches — accessoirement.
Les vrais truands sont proches ou non loin des marionnettes bling-bling, gominées, à cent sous ou à deux balles qui nous gouvernent — paraît-il — et qui souvent n’en savent rien… (Ou ne veulent
pas le savoir ; ce qui est la même chose aux yeux et aux oreilles du péquin gogo contribuable moyen que nous resterons tous, plus ou moins, finalement)
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis : Je vous aurai prévenus !
Illustration : Francisco de GOYA Y LUCIENTES (1746, Fuendetodos, 1828, Bordeaux) La cour de l’asile (1794) huile, (43,8 x 31,7 cm) Meadows Museum, Dallas,
USA.
Fin de loup
Samedi 27 septembre 2008
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J'ai vu plus loin que les autres parce que je me suis juché sur les épaules de géants. (Isaac
Newton)
J’ai lu dans l’édition de septembre du magazine « la Recherche » un
article d’Ethnologie pour le moins surprenant sur l’appréhension du temps que peuvent avoir certains individus de ce monde cruel.
Il s’agit en fait d’une ethnie amérindienne, les Aymaras, vivant sur les berges du lac Titicaca
(très célèbre, par son nom, dans toutes les cours de récréation francophones) et qui placent dans leurs têtes et dans leur langue le futur derrière eux et par conséquent le passé devant
eux.
Ces Aymaras sont sans doute les seuls sur cette planète à ne pas avoir — réellement — le reste de leur vie devant
eux, mais dans le dos ! (Comme beaucoup trop d’autres, au figuratif)
Pour parler de demain ou de plus loin dans l’avenir, ils ont en effet des mots et des gestes balancés par dessus
leur épaule comme nous le ferions en France en disant : « Tout cela est du passé que je ne veux plus voir ! »
Le présent est devant eux, tout près de leur corps, au nombril sans doute, et quand ils regardent au loin
l’horizon, ces Américains croient y voir leurs ancêtres se balancer parmi les nuages ou les étoiles.
L’explication de ce phénomène psycho-spacio-temporel tient dans le fait que l’avenir étant inconnu et donc
invisible, il ne peut se situer que derrière nous, là où on ne peut le voir (car en vérité, aucun homme n’a encore des yeux derrière la tête !)
Remarquez, quand nous regardons un étoile dans le ciel, quelque soit notre langue ou notre race, il est évident
que nous voyons aussi briller le passé devant nous, même si par anthropocentrisme primaire, nous considérons cet astre comme un objet plus que présent et réel alors que physiquement, il
n’existe sans doute déjà plus depuis des siècles et des siècles (et autant d’années-lumière)
C’est vrai qu’en regardant toujours le passé droit dans les yeux, au lieu de lui montrer nos fesses, on saura
toujours d’où l’on vient et où l’on va et à cet égard, ces indiens Aymaras devraient être sacrés « descendants de la première humanité » car ils ont tout compris !
Cet article m’a donc plongé dans un abîme de perplexité sur les notions du temps, de l’espace et de l’espace-temps
dans la foulée, que nous avons acquises par enseignement, par abstraction ou par expérience et qu’il faudrait sans doute revisiter d’urgence afin de les intégrer enfin dans une nouvelle théorie
plus « réaliste » de l’univers en son « tutti quantique » ; dans un nouveau système du Grand Tout en son chaos de moins en moins recevable et compréhensible sur la terre comme au
ciel.
Cela étant, que l’on soit Aymara ou d’autres berges, marcher à reculons est toujours dangereux et ça ne fait rien
avancer sinon le mur des fusillés que l’on aura bientôt dans le dos… Et ce sera nos enfants qui tiendront les armes.
Allez, on avance droit devant les gens car le futur sera toujours quelque part pour les hommes de bonne volonté et
d’intelligence !
Saturne et Vénus peuvent bien attendre un peu.
Illustration : Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828) Saturne, dieu du Temps, dévorant un de ses enfants
(1819-23) huile sur toile, (146 x 83 cm) Musée du Prado, Madrid, Espagne.
Fin de loup
Samedi 6 septembre 2008
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Il était un fois des gens qui ne se rencontrèrent pas; qui ne se marièrent jamais et qui n’eurent ensemble aucun enfant à qui conter
des contes commençant par : « Il était une fois… »
Fin de loup
Mardi 5 août 2008
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Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, le cadavre de l’écrivain et du « dissident » Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-2008) est encore à
cette heure chaud et quantique.
Le Grand Pan est mort de nouveau ; alors vive le Grand Pan !
Ce cadavre est chaud car il n’est point encore enterré dans la merde ou dans le marbre ; ce cadavre est quantique car l’esprit qui l’habite sans doute encore un peu fait se délier toutes les
langues de la Terre et de ses peuples : des langues d’anges à louanges et à trompettes, des langues de bœufs d’abattoir, des langues de veaux non sevrés comme des langues de pute encore et
toujours en préretraite !
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-2008) fut et restera un vrai loup-garou.
Mais avant tout et ce fut vraiment là son problème comme ce sera pour longtemps encore celui de ses dissidents et de ses adorateurs occidentaux, il fut homme, loup et surtout, il fut russe ; il
fut slave !
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne fut un vrai loup des steppes sibériennes et humaines.
Et comme on dit peut-être encore dans les cours de récré européennes (d’Ouest franchouillard) : « S’il se lave c’est qu’il se nettoie » et si Slave, jamais ce n’est toi !
Car en vérité je vous le dis, on nait Russe comme on n’est Français ; on n’est Américain comme on nait Africain et l’on nait Terrien comme on n’est sans doute Martien, Picard, Corse, Auvergnat ou
Basque !
Et tarez vos gueules à la récré avant de parler comme des porcs, des ânes ou des cons de billes, de malabars et de zizis et d’autres choses du cru ou d’autres circonstances dont vous n’aurez
jamais aucune idée !
L‘humaniste, le vrai, le pur, le dur n’est jamais global et il se doit de connaître comme de mépriser les broutilles et autres fumisteries du mondialisme ou de son faux jumeau,
l’universalisme.
Cela étant, j‘avoue sans aucune honte devant toute la blogosphère en chaleur n’avoir jamais lu une seule ligne de ma vie des écritures d'Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne !
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne par faute de temps sans doute et parce que dans mon lycée à mon époque ce n’était pas la sienne et parce qu’à l’université j’ai dû avaler toutes la complexité, la
profusion et la chienlit d’un droit français désormais et à jamais incohérent, incompréhensible, stupide, obsolète qu’il soit civil, pénal, commercial, constitutionnel, administratif, social ou «
de l’homme ! » de la femme ou du transsexuel bouddhiste, orthodoxe, musulman, luthérien, démocrate, conservateur, communiste ou pas catholique du tout.
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne parce que je suis trop français par éducation et donc par soviétisme et américanisme profus et franchouillardisant et surtout parce que je ne parle, je ne lis pas
et enfin je ne comprends pas, ni le russe, ni le slave, ni le sibérien de Sibérie, cette région, ce pays où pourtant tous les occidentaux d’Europe, d’Amérique ou d’autres lieux paumés ont la
source d’un bon nombre de leurs gènes et de leurs très grands ancêtres comme de leurs vieux dieux de tout Pan ou du tonnerre de Zeus.
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne parce que je ne connais pas la Russie et parce que je n’ai jamais senti les odeurs, le vent ; je n’ai jamais vu les couleurs, les glaces, les lichens, les déserts,
le loups, les ours, la sueur, le sang, l’urine, la merde et le tutti chianti de la toundra et des immenses et silencieuses steppes sibériennes…
Toutefois en ce 5 Août 2008, après avoir lu et entendu le plus mauvais comme le pire des panégyriques ou des chasses d’eau déclarés à cet homme en décomposition, mais encore droit dans ses pompes
funèbres ; après avoir lu et entendu tant de braiements d’ânes pas même quantiques mais à jamais cancéreux se masturbant dans leur faux goulag de luxe, en pavillon de banlieue ou en archipel de
pub et de comédie, je me demande si je ne vais pas me promettre bientôt de lire, avant ma propre ou ma sale mort, l’intégrale des œuvres de Soljenitsyne à la place de celles de Marcel Proust qui
est encore à ce jour pour moi un somnifère un peu trop violent et trop remboursé par toutes les sécurités asociales, anachroniques ou autres…
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, toi, dont le corps pue à jamais ; Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, toi, dont l’esprit a sans aucun doute fleuri aujourd’hui dans notre future île d’Avalon ;
Alexandre Soljenitsyne, toi, dont le prénom signifie « le défenseur des hommes » ; Alexandre Soljenitsyne, au nom de tous les loups-garous des steppes, des montagnes ou des marais et d’ailleurs ;
au nom de ceux qui se respectent et qui ont encore et à jamais les couilles et le courage de vivre et celui de mourir pour tout ce qui vaut la peine d’aimer, de boire, de manger, de chanter, de
respirer et de jouir ; Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, je te hurle ces simples mots :
Adieu et merci !
Illustration : Kuzma Petrov-Vodkin (1878-1939) Le bain du cheval rouge (1912) Huile sur toile (160 x 186 cm) Galerie Tretyakov, Moscou, Russie.
Fin de loup
Dimanche 8 juin 2008
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Frères humains qui avec moi vivez, regardez bien cette photo et surtout, regardez-là longtemps.
L’agence brésilienne FUNAI « Fundação Nacional do Índio » (qui est le bureau indien de là-bas) a publié récemment sur son site une série de photos aériennes montrant de vrais indigènes de chez
eux qui étaient jusqu’alors inconnus au bataillon.
Outre le fait que le monde entier de Neuilly (9-2) à Saint-Denis (9-3) sait désormais qu’il reste sur cette planète de vrais sauvages humains, primitifs, rustiques et authentiques, isolés de
toute civilisation et société depuis la nuit des temps et même avant, on peut s’interroger sur cette digression de cette agence brésilienne dans sa sacro-sainte discrétion à propos de ses
ouailles indigènes préférées.
En fait en Amazonie, il y a trois sortes de sauvages :
Les semi sauvages qui prennent de la modernité tous les vices et tous les microbes et qui muséifient des traditions qu’ils ne pensent qu’à oublier ou monnayer.
Les sauvages officiels qui ont connu par leur pères ou grand-pères notre glorieuse civilisation et qui ont cru bon de la fuir à tout prix.
Enfin ces êtres nus et primitifs de la photo qui ne sont connus de personne ni même de quiconque et qui n’ont sans doute aucune idée de ce que peut être un visage pâle, l’Euro 2008 de foot, le
festival de Cannes, Roland Garros ou le CAC 40.
Leur vie se résume et se suffit à un quotidien sylvestre et primaire et ils se foutent du sort des êtres ou des choses dont ils n’ont pas la moindre idée et certainement, le dernier des
rêves.
Bref, voilà de vrais et authentiques sauvages comme on n’en verra plus de sitôt ni de Cîteaux.
A l’orée de cette jungle primaire où vivent et meurent de tels êtres primitifs, il y a aussi trois sortes d’autres hommes :
L’humanitaire ;
L’humaniste ;
Et le salopard.
L’humanitaire en voyant cette photo ne souffrira pas une seconde de plus de se faire parachuter dans ce villages indigne de l’Homme digne et moderne afin de soigner les dents de ces pauvres gens
; les vacciner contre la rage, le SIDA et l’amiante ; leur faire découvrir les joies et le goûts de la nourriture lyophilisée ; de leur apprendre à construire une tour de 300 mètres et à se
servir d’un téléphone mobile (au cas où)
L’humanitaire voudra tout savoir de long en large de ces bœufs primitifs, mais néanmoins humains, afin de leur tailler sur mesure s’il le faut, des slips ou des caleçons adaptés à leur taille
pour enfin cacher leur impudique nudité qui risquerait de choquer grave dur nos gamins obèses et innocents assis à se goinfrer devant les télés de toutes nos belles cités fleuries et
culturelles.
L’humanitaire agira ainsi en science et en conscience et se couchera le soir, heureux d’avoir pu remettre de l’ordre sur cette planète et surtout d’avoir permis à des êtres humains de se sentir
bien au-dessus des bêtes immondes et crasseuses qu’ils chassaient, mangeaient et vénéraient de leur primitive bêtise dans leur décor natal et némoral.
L’humaniste ne fera rien de tout cela : Il prendra note de la présence de ces gens et jaugera au mieux leur condition et leur bonheur.
L’humaniste se retiendra de prendre contact avec eux, même s’il brûle de le faire : Il ne sait que trop en fait comment ils vivent et pourquoi ils ne veulent pas mourir.
L’humaniste voudrait bien connaître leur langue, leurs traditions, leurs dieux, leurs rites, leur Histoire comme leurs histoires, mais l’humaniste sait trop qu’une telle connaissance, une telle
science exterminerait immanquablement ce peuple sans coup férir (et sans faire rire, du coup)
L’humaniste pleurera de son ignorance de cette humanité, mais ne cédera jamais à ces tentations d’inhumanité.
Enfin il y a les salopards conscients ou inconscients ; il y a ces jean-foutre de merde qui feront tout en bonne ou mauvaise conscience pour se faire valoir, pour s’enrichir à tout prix fut-ce à
celui du bonheur, du malheur et de la paix des autres, de ces sauvages comme de nous autres d’ailleurs : Ils tueront et massacreront tant qu’ils peuvent et parfois sans le savoir pour avoir leur
nom à la une d’une revue à la mode ou pour garnir profusément un compte en banque.
Ces salopards cherchent l’inédit, la rareté, l’invisible, l'impossible, la fortune : Ils seront ethnologues refoulés ; ils seront journalistes, photographes, maquisards ou écrivains mal famés ;
ils seront trafiquants de peaux ou d’os ; ils seront chercheurs d’or ou de diamants ; ils seront prospecteurs de gaz ou de pétrole.
Ils utiliseront tous les moyens pour trouver ce qu’il leur faut et dégommeront sans pitié tous ceux qui s’opposeront à leur ignoble quête.
S’ils trouvent ces indiens de la photos, ils n’hésiteront pas à les torturer, à les supplicier ; ils violeraient même leurs enfants sous leurs yeux pour connaître d’eux enfin des secrets qu’ils
n’ont pas toujours.
Ce sont « les salopards » dont on peut croiser parfois certains spécimens fun et médiatiques en diable au buffet d’un cocktail dînatoire parisien ou sur un plateau de télé.
Frères humains qui avec moi vivez, regardez bien cette photo et surtout, regardez-là longtemps, le plus longtemps possible et ne pensez rien de ce qui ne doit pas être pensé ou commis.
Tout ce que vous avez à faire en toute humanité est de savoir que de tels gens existent encore sur cette planète, mais qu’ils sont de jour en jour de plus en plus cernés et menacés par la bêtise,
par notre bêtise.
N’armez donc pas la main ou l’esprit de leurs assassins par votre admiration ou votre appétit de savoir, de vous distraire ou de jouir.
En vérité je vous le dis : Foutons la paix à ces sauvages ; ignorons-les ; méprisons-les s’il le faut et ainsi protégeons-les et aimons-les de toute notre discrète, civilisée et lointaine
force.
Car enfin je vous le dis, s’ils sont les premiers comme les derniers des hommes, par leur savoir de survie, ils sont aussi peut-être la prochaine humanité.
Site du FUNAI
Fin de loup
Publié dans : Quantique du loup
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Mardi 6 mai 2008
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La société a sans doute le droit de se protéger contre les protoplasmes antisociaux, mais il faut bien qu'elle sache que, lorsqu'elle
croit châtier un homme, elle ne punit jamais qu'un œuf ou les circonstances. (Jean Rostand, Pensées d'un Biologiste)
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, la justice est quantique.
Samedi dernier dans notre beau pays de France, royaume du Camembert, du champagne, du jambon beurre, des républiques bananières, de
Panurge et des droits à jamais acquis et momifiés de l’homme béat et repu (merci petit Jésus), un lycéen s’est fait occire au couteau pour s’être interposé dans le duel homérique opposant deux de
ses vaillants, nobles, cultivés et héroïques camarades.
Bref ce jeune type brave d’entre les braves est mort pour avoir trop de couilles qui hélas ne lui serviront plus à rien et il est
interdit à ceux qui l’aimaient d’arracher à vif celles de son assassin pour les lui faire bouffer à toutes les sauces et pour éviter surtout que des cons minables de son engeance de merde ne se
propagent parmi les générations futures.
Un tel châtiment, pourtant bien efficace, sain et civilisateur en d’autres temps, est de nos jours oublié, car dans ce pays il y a
encore une justice et ce n’est que justice pour les hommes de bonne volonté.
Certes, elle est dépassée, surchargée, mal-aimée, poussiéreuse, manipulée, démunie, noyautée ; elle est aussi implorée que décriée et
finalement, elle est aussi paumée d’esprit et ruinée de morale que toutes nos autres institutions nationales ou pas et autant que ses justiciables bien souvent malpropres, jouisseurs, égoïstes et
malhonnêtes car trop souvent mal élevés, mal éduqués, mal instruits, mal formés, mal informés, mais la justice a encore le mérite d’exister.
Soit dit en passant et ça ne sera que justice car ceci n’est jamais exprimé par tous nos bons intellos clabaudeurs des services
pressés et crapoteux de tout poil :
Cette survie de notre justice ne doit rien à nos politiques bouffis et maffieux, à nos médias vérolés et sycophantes ou à nos
éducateurs impuissants et impayables, mais plutôt et surtout à la très grande valeur intellectuelle, à l’abnégation, à la vertu, à la lucidité et au courage de beaucoup de nos magistrats, juges,
conseillers et procureurs.
Bref, tout n’est pas perdu dans ce monde pour notre infortuné jeune criminel dont on oubliera vite la colère passagère et la sanglante
impéritie et dont on bourrera bientôt le crâne pour le persuader lui-même que son irresponsabilité basse et crasse est de la faute des actionnaires méchants et perfides à vie de Chez Paqui &
Bouc Emissaire Associés, société anonyme de père en fils depuis au moins 1789.
Grâce au bon contribuable moyen et panurgien, il sera pendant des années logé, nourri blanchi à l’œil républicain et démocrate ; on
lui paiera un beau diplôme de Sciences Po banlieusardes ou autres et il trouvera sans doute en rédemption ad vitam aeternam un job grassement payé de présentateur moraliste confit chéri à la télé
du service public (à 20 heures de préférence)
Et il n’aura alors que des bons souvenirs croustillants et citoyens pour (faire) écrire un bouquin (« poignant et magistral ») dont
ses collègues journalistes révolutionnaires ventripotents et à l’ISF comme lui feront l’éloge en toute amitié pour les vendre comme des petits pains d’hosties bénies aux pacsés gauchistes de
l’extrême centre gauche, mais purs et larmoyants de moins cinquante ans, et ce ne sera que justice !
Les braves et bons parents méritants de notre petit gars seront fiers de lui hein ! Et les morts pourront bien aller se faire foutre
avec leur courage, leur histoire, leur morale et leurs leçons de bravaches réactionnaires ringardes !
Pendant ce temps de chien-là, ce samedi-là, en Birmanie, un ouragan nommé Nargis détruisait plus de quinze mille vies dont les
trois-quarts d’ailleurs crevaient déjà de faim tous les soirs dans leurs rizières également perdues pour leurs enfants survivants.
Autre temps, autre pays, autre continent, autre hémisphère, autre justice, autres valeurs et autres malheurs, autre fortune pour
d’autres valeureux malheureux ou pas.
Ce samedi-là, rien de tout cela ne s’est passé sur une autre planète car je vous le dis Frères humains qui avec moi vivez : si tout
notre univers est quantique, la vie la plus heureuse, la mort la plus belle, la connaissance la plus parfaite ou la justice la plus haute ne seront prodiguées que par notre Mère Nature sublimée
par l’intelligence, le bon sens, l’espérance, la patience, l’humilité et la foi.
Illustration : Vittore Carpaccio (1472-1526) Saint-Georges et le dragon (1502) Tempera sur canevas, Scuola di San Giorgio degli
Schiavoni, Venise.
Fin de loup
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