Le plan du Labyrinthe

Le labyrinthe

Rechercher

Icône du jour

Les hurlements des autres

Liens

Le loup savant

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 19:20

Des chercheurs étasuniens sont formels : Il y a de l’eau sur notre satellite préféré, la Lune !

Bon, ne vous y précipitez pas avec votre maillot de bain ou la bouteille de pastis car il y aurait de la flotte à raison d’un demi-litre par hectare à récolter en tirant la langue, à quatre pattes, en scaphandre et dans un grande et longue solitude.

Pour tout vous dire, on ne sait même pas si cette flotte est potable ou s’il n’y a pas des petites bêtes méchantes dedans.

 

Cela étant, je pense que ce n’est pas de l’eau, mais de l’urine, du pipi.

Je suis certain que l’on a pissé sur la Lune.

Je ne sais pas quel astronaute a fait ça, mais je suis sûr que parmi eux, il y en a au moins un qui a été tenté de réaliser le record universel de jet de pipi.

 

Vous savez, c’est ce sport d’école primaire pratiqué dans certaines cours de récré par des garçons de 10, 11 voire 12 ans dont l’esprit de compétition et le savoir en balistique est déjà à toute épreuve avant même l’apparition de tout phénomène de puberté.

En fait, il s’agit de pisser en ligne le plus nombreux et le plus loin possible après avoir mis en jeu des bonbons, de carambars, des billes, des playmobils ou tout truc indispensable à la vie de gamin de cet âge.

Le gagnant – celui qui donc aura pissé le plus loin – ferme sa braguette (ou se rhabille) le premier) et empoche la mise.

Vu l’enjeu parfois, il est préférable d’avoir pour ces combats titanesques un arbitre au dessus de tout soupçon qui à la fin du tir marquera à la craie sur le sol les limites de chaque jet (le centre de la flaque) et qui ensuite, en mesurera la distance avec précision, patience et surtout un mètre ou une règle.

Il est plus rigolo que cet arbitre tatillon soit une fille car pour éviter toute triche, elle devra au préalable inspecter minutieusement le propulseur de chaque concurrent.

On a en effet vu des compétitions où tout un système de pompes (voire de pistolet à eau) était dissimulé dans le calbute d’odieux fraudeurs qui le regrettèrent amers car la punition d’une telle triche est terrible : La bitte au cirage ou toute autre matière incongrue et bien dégueulasse à tartiner dessus.

De tels délits navrants, de telles triches ignobles ont d’ailleurs fortement éradiqué la pratique de ce noble sport dans des lieux publics : En effet, en 1998, pour mettre définitivement le holà à ces fraudes minables, l’O.I.P.E. (Ordre International des Pisseurs Extrêmes) a édicté la règle voulant que les compétiteurs doivent désormais émettre leur jet, complètement nus (à poil, comme on dit)

Les premières applications de ce principe pourtant sain et moralisateur rencontrèrent malheureusement l’opposition des autorités dites « adultes » qui, comme l’on sait, ne comprennent jamais rien à rien. (Pff !)

 

Les grands pratiquants du jet de pipi (qu’ils soient champions ou pas) savent depuis 1969 au moins que la gravitation est bien moindre sur la Lune que sur la Terre et que donc toute chose jetée avec la même force ira plus loin, beaucoup plus loin sur la surface de notre satellite que sur une cour de récré.

Les vrais pisseurs extrêmes ont donc toujours eu le rêve d’aller sur la Lune pour pratiquer leur art.

Par ailleurs, les statistiques (secrètes) de l’O.I.P.E démontrent qu’un garçon sur deux est un pisseur extrême ou l’a été au moins une fois dans sa vie (d’astronaute ou pas) !

CQFD

On a pissé sur la Lune, je vous le dis !

 

Illustration : Guido Reni (1575-1642) Bacchus buvant (1623) Huile sur toile (72 x 56 cm) Gemäldegalerie, Dresde, Europe.

 

Fin de loup


Publié dans : Le loup savant - Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 20:21

Réédition d'une note du 18 mai 2007

Le nom d’Ötzi (prononcer « eutsi ») fut donné en 1991 à une momie trouvée par des randonneurs à 3200 mètres d'altitude, entre l'Italie et l'Autriche dans le massif alpin des Dolomites italiennes (Alpes de l'Ötztal)
Des examens révélèrent quelque mois plus tard que cette relique avait été gardée au congélo pendant des millénaires par un glacier que le réchauffement climatique a fait suer grave.

Notre brave Ötzi était en effet un chasseur ayant vécu entre 3350 et 3100 avant JC, c’est-à-dire à la fin du néolithique.
A cette époque, l’histoire et l’Antiquité étaient encore dans les choux et l’Humanité ne savait pas écrire.
A sa mort, Ötzi était un homme d'environ 45 ans (ce qui devait être vieux pour l’époque) ; il mesurait 1,59 mètre et pesait environ 40kg.
Son corps est couvert de tatouages.

otzi

Près de cette momie, on a retrouvé un arc, des flèches, une hache, un couteau dans un fourreau en tissu d'ortie et quelques champignons à usage médicinal.
Ces savants en fouillant dans l’estomac ont aussi découvert le menu du dernier repas d’Ötzi : Des céréales, un steak de cerf et un morceau de bouquetin.
Le Mac Do de l’époque était déjà très rudimentaire.
L’homme avait encore une partie de ses vêtements dont un pagne, une veste en peau de cerf, une cape en fibres végétales et un sac comprenant un nécessaire à feu.

Jusqu’à très récemment on s’interrogeait sur les causes de la mort d’Ötzi et la version officielle penchait pour une chute puis une mort par le froid ou la fatigue.
Une équipe de chercheurs italo-suisses ayant utilisé une technologie nouvelle employant les rayons X a démontré, il y a quelques jours, que la mort d'Ötzi avait été provoquée par une flèche plantée dans le dos…
Or donc les gens, Ötzi aurait été assassiné !
Bon, on peut penser à une guerre aussi (mais on aurait retrouvé d’autres corps ?) ou un accident de chasse causé par un collègue particulièrement manche dans l’emploi de son arc.
J’écarte la thèse du suicide hein !
On peut y voir aussi un règlement de compte ou une attaque à mains- armées.

On ne saura jamais ni le mobile du crime ni le nom de l’assassin.
Ceci étant après 5000 ans, il y a sans doute prescription et l'affaire sera classée sans suite.
Désolé Ötzi...

Fin de loup

 

 


Publié dans : Le loup savant - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 20:14
Réédition d'une note du 18 mai 2005

Le télescope spatial de Monsieur Hubble est au fin fond de l’univers ce que Monsieur Google est à la toile internautique : Un fouille-merde de première classe.
Il doit son nom à un astronome américain, Edwin Powell Hubble (1889-1953) qui a passé sa vie à s’arracher les cheveux et à se ronger les ongles pour démontrer que notre bon vieil univers était en constante expansion.
Cette théorie est formalisée par une loi, dite d’Hubble, qui n’a pas encore été abrogée à ce jour.

Le télescope Hubble qui est une machine pesant 11 tonnes et ayant coûté la bagatelle de 2 milliards de dollars gravite à 600 kilomètres au-dessus de nos têtes et passe son temps à photographier les banlieues les plus éloignées et les plus obscures de notre bel univers.
Depuis 1990, il aura largement démontré que Monsieur Hubble avait raison en tout point de sa loi et que l’univers s’étendrait inexorablement et semblerait homogène partout sans que notre misérable pomme de Terre patatoïde en soit peu ou prou le nombril vaniteux.
Enfin un peu d’humilité hein !

milkyway

D’ailleurs quand on regarde rien que notre minuscule galaxie (la Voie Lactée), on s’apercevra que notre malheureux soleil est une paillette jaune perdue sur la quatrième ornière sud de la coquille de l’escargot galactique (Cliquez sur la photo pour l’agrandir)
Ça peut faire une peur sidérale et existentielle comme ça peut rassurer aussi : On n’est pas forcément tout seuls à nous demander si on l’est.

Cette note est motivée par le fait que les résultats d’une étude réalisée sur plus d’un an à partir de photos prises d’Hubble et grâce à des outils mathématiques puissants ont révélé (et partiellement confirmé) qu’il existerait dans l’univers une matière bien différente de celle dont nous sommes pétris : La matière noire.

mati_renoire

Sur la photo (reconstituée) ci-dessus nous pouvons en effet distinguer un halo sombre entourant une bande hilare de galaxies lointaines qui jouent à la balle au prisonnier ou au morpion.
Cela serait de la matière noire qui selon certains hanterait plus d’un quart de notre bel univers à nous.
Je pense qu’il est inutile de vous dire que personne ici-bas ne sait très bien de quoi est constituée cette boue, ce gaz ou ce sombre truc à la noix.

La connerie la moins sidérale avance qu’il s’agirait d’une matière « non baryonique » c’est-à-dire qui ne serait pas constituée des particules élémentaires qui nous font vibrer nuit et jour (proton, neutron, électron, photon, etc.)
Partant, toutes les suppositions seront les bienvenues et tous les délires permis : Une matière primordiale (la boue originelle), une substance lubrifiante (un peu ce que le blanc d’œuf est au jaune où nous baignons) ou encore le matériau qui après « émulsion » gravitaire se transformerait en matière « claire » et baryonique ?
N’importe comment ce n’est pas demain la veille qu’on saura de quoi est faite cette matière dans la mesure où la photo représente un anneau sombre mesurant 2,6 millions d'années-lumière de diamètre et se situe dans l'amas galactique « ZwCl0024 + 1652 » (le bien nommé !), lui-même distant de 5 milliards d'années-lumière de la Terre (1)
C’est pas la porte à côté hein !

Certains sorciers, poètes naïfs ou pas, certains loups-garous de banlieue, certains philosophes lunaires ou solaires vous raconteront aussi que cette matière noire n’est pas autre chose que de « l’esprit pur » infiltrant la matière blanche pour la gouverner ou au contraire s’en échappant après l’avoir habitée, éduquée et lui avoir enseigné les choses de la vie.
Moi, j’aime bien jouer au petit alchimiste…

(1) Une année-lumière équivaut à 9 500 milliards de kilomètres.

Fin de loup

 

 


Publié dans : Le loup savant - Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 19:51
Comme vous le savez (ou pas) le télescope Hubble se fait refaire un lifting à quelques 600 km au dessus de nos têtes.
Cette bonne et brave machine qui, depuis près de vingt ans, scrute le fond de notre univers — sinon la pensée de ou des dieux — était il y a peu vouée à la casse (l’abandon du moins) mais comme elle a rendu jusqu’ici de fieffés service et a permis de faire pas mal de belles découvertes, les Etasuniens ont décidé de lui donner du rab de service.
Il faut dire que cette grosse loupe nous aura fait voir pas mal de choses nouvelles, et des vertes et des pas mûres en plus.

Bon sinon, j’ai appris des dernières nouvelles de là-haut que notre univers aura quelques 14 milliards d’années aux fraises (et des brouettes en plus ou en moins) mais que nous ne pouvons voir sa photo que quand il avait seulement 330 000 ans où il était déjà un gros bébé braillard, chaud et agité enveloppé dans des langes noires.
Il serait né le jour du big-bang, mais cette information est encore à mettre au conditionnel car personne n’a encore jamais vu son certificat de naissance ni ses parents d’ailleurs.
De plus, il y a un litige sur l’identité de ces derniers sachant que plusieurs en réclament la création : Une foultitude de dieux, l’espace, le temps, le hasard, la nécessité et Toussa de chez Tout-plein.
Je ne rentre pas dans ce débat ni les détails hein !
On se demande aussi comment le petit Univers grandit et se développe : D’aucuns pensent qu’il est stable, grave et se refroidit lentement ; d’autres qu’il est en pleine croissance explosive et révolutionnaire du genre « j’en fous partout et le plus loin possible » et enfin, certains affirment qu’il se gonfle comme un gros soufflé au fromage sur lequel les galaxies ne seraient que de minuscules grains de sel perdus sur une croûte de matière noire et s’éloignant les unes des autres.

Cela étant, pas plus tard qu’hier, un de mes verres en pyrex a fait son big-bang dans ma cuisine et ce fut terrible !
Il m’a glissé des doigts pour tomber sur le carrelage ; il a rebondi une fois pour me passer entre les jambes et après j’ai entendu « bing, bang, bang et flop » dans mon dos.
Au second « bang » j’avais espéré entendre un « ding, ding, ding » décroissant et d’espoir, mais hélas ce fut un « flop » de très mauvaise augure.
En me retournant en effet, tout le sol de la cuisine était couvert de minuscules bouts de verre : Il y en avait partout, même sur la table.
Dieu était-il si maladroit ?


Illustration : Gerrit DOU (1613-1675, Leyde) Un astronome (1650-55) Huile sur toile (27 x 29 cm) Stedelijk Museum de Lakenhal, Leyde, Europe.

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 20:07
Le télescope Hubble, qui est une grosse lorgnette accrochée dans l’espace et qui regarde sans cesse l’univers dans le blanc des yeux, vient de découvrir des astres d’un nouveau genre : Des étoiles huit fois grosses comme notre soleil qui sillonnent notre galaxie (la Voie Lactée, hein, bande de cancres las) à vitesse grand V et s’en échappant d’ailleurs comme des voleuses.
Des machins comme ça, on n’en avait jamais encore vus : On connaissait les comètes qui ne sont que de gros cailloux volants ou d’autres étoiles filantes, sorte de boules de feux et de gaz, mais de vrais soleils migrant à plus de 180.000 km/h, ça c’est une première.
 
Où vont-ils comme ça ; que fuient-ils ? Mystère et boules de gomme !
Einstein ne croyait pas que Dieu joue aux dès, mais en voyant ces étoiles furtives galoper ainsi dans les vides interstellaires, on peut se demander si le créateur ne s’amuse pas aux billes de temps en temps.

Rassurons-nous, ces bolides, ces étoiles interlopes sont très loin de nous (du moins j’espère) et elles s’éloignent tant qu’elles peuvent comme si on puait beaucoup de la gueule.
Cela étant, imaginons un instant que notre brave soleil ait une telle idée sotte et grenue de migrer pour aller se faire voir dans une autre galaxie, on ne serait pas dans la merde hein !
Remarquez, on serait un peu forcés de le suivre dans son périple avec gravité et par gravitation et notre patate de Terre ferait du ski cosmique derrière ce hors-bord insolite avec nous dessus comme des veaux décoiffés.
Cela vaudrait mieux d’ailleurs, parce il nous faudra ramer longtemps et de nuit pour nous trouver une autre étoile du même genre et garantie au moins 5 milliards d’années.
 
Bon, il n’a pas un peu fini de jouer au billard avec des soleils l’autre barbu là-haut ? A son âge !

Note : Pour plus, voir un article plus sérieux sur Futura Sciences

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 20:18
C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume. (Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray)

Moi, j’aime bien les fins du monde.
Selon certaines personnes bien informées, la fin du monde aura lieu demain 10 septembre à 9 heures c’est-à-dire au moment de la mise en service du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde qui, pour ces gens, n’est qu’une usine à « trous noirs » voraces et exterminateurs.
Pourquoi pas hein ?

Si tel est le cas, notre belle planète bleue sera engloutie en quelques secondes.
Dans ces conditions, prenez soin de boire votre café avant neuf heures et n’hésitez pas à prendre un croissant et une tartine de plus ; ça ne mangera pas de pain dans ce genre d’aventure et comme personne ne sait encore vraiment ce qui se passe (ou pas) dans un trou noir, ça pourrait vous permettre d’attendre un peu au cas où les boulangeries y seraient trop rares.
Allons savoir…
Et comme disent les écureuils : On n’est jamais trop prévoyant !
L’avantage d’une fin du monde, c’est que ça résout illico et à moindre frais et efforts le problème de l’autre faim du monde.
Il fallait y penser et je le pense donc j’essuie la vaisselle.

Bon pour ma part, je ne ferai pas de lessive ni de repassage ce soir et au dîner, je terminerai les restes dans le frigo comme ça l’ange exterminateur le nettoiera plus facilement et j’aurai peut-être un point de rédemption en plus pour cette précieuse aide ménagère lors du grand règlement de compte prévu après avec Dieu (ou alias), ses saints et tous le tralala invité.

C’est sûr que s’il n’y a pas de fin de monde comme prévu demain, j’aurai une faim de loup au soir, mais, bon, je garde une boîte de sardine au cas où.

De toute façon, s’il ne se passe rien de catastrophique, on aura peut-être la chance de savoir un jour prochain si le boson de Higgs existe ou pas et si l’atome est bien composé comme on le pensait ou non.
En tout état de cause, ce n’est pas cet outil dernier cri qui nous permettra avant très longtemps d’y voir plus clair dans la lumière et la matière car nous ne sommes pas près d’aller reluquer et mater des éléments encore plus petits microscopiques s’ils existent.
Le loin comme le près nous seront encore étrangers dans des siècles et des siècles, je vous le dis car plus on s’en rapproche, plus on s’en éloigne et plus les experts se mettent sur la gueule…

Un vieux secret de loup-garou et d’autre philosophe quantique nous apprend en effet que l’univers n’a pas encore été créé : Il est en pleine création et que nous sommes sur sa flèche qui n’a sans doute pas encore été tirée par « on ne sait qui », sinon, « on ne sait trop qui » !
L’arc est bien tendu en tout cas ; sinon, ça se saurait.

Je vous aurai prévenus hein !

Enfin une dernière prière en forme d’iCul à ce bon vieux monde :

Si demain, comme annoncé, c’est la fin des faims,
Alors passez-moi vite et enfin,
Le sel fin.

Illustration : Hieronymus Bosch (Vers 1450-1516) Panneau central du triptyque du Jugement Dernier, Huile sur panneau (164 x 127 cm) Académie « Für Bildenden Künste », Vienne.

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 19:20

La prédation est une loi naturelle fondamentale qui concerne toutes les espèces vivantes, du dictateur fou à la bactérie en passant par l’ornithorynque et le scléroderme vulgaire

Elle est hélas aussi implacable et aussi irréfragable que la gravité universelle qui, quelque part, est aussi une sorte de prédation.
Dura lex, sed lex.
Sur l’échelle bondée du vivant, tout péquin est donc à la fois proie et prédateur, soit-il un loup éradiqué des pâtures ovines ou un misérable vers de terre engloutie par la paisible vache distraite un moment par le passage d’un TGV.
Il y a avait jusqu’à maintenant qu’une seule exception à cette règle et paradoxalement de taille : Le minuscules virus de tout poil et de tout bois qui, il faut humblement l’avouer, restera longtemps, sinon à jamais, le véritable archi prédateur de cette planète.
Les virus étaient sans aucun doute dans la première « soupe organique » et certains pensent même qu’ils furent à l’origine de toute vie sinon les catalyseurs de première classe.
En tout état de cause, ils sont quantiques en diable comme en bon dieu pour engendrer comme pour détruire.
Cela étant, on peut se poser la question de savoir s’ils sont vraiment des êtres vivants et quoi qu’il en soit, il faut reconnaître qu’ils sont le plus souvent inoffensifs dans le mesure où la très grande majorité de leur très grand nombre se contente d’une vie indolente de sieste et de farniente.
Les virus hyperactifs par contre, sèment la terreur et la mort dans les pâtis, les bergeries ou dans les arrières salles des boîtes de nuit interlopes et non protégées tel le plus tristement célèbre d’entre eux : Sa majesté des horreurs de l’amour, l’abominable VIH, Saigneur de SIDA.

Or donc, pour se débarrasser d’un prédateur, il faut soit lui retirer toute proie pour le faire crever de faim, soit lui mettre son propre (ou sale) prédateur dans ses draps sales ou propres.

Retirer au virus toute cellule à bouffer dans notre organisme n’est évidemment pas une solution facile d’emblée (en l’état de nos connaissances)
Par contre, lui mettre sur le dos un autre virus programmé pour bouffer son semblable (un virophage) est une idée particulièrement séduisante qui vient d’ailleurs d’être réalisée récemment par le Professeur Didier Raoult, de l’Université de Marseille (CF l’article de Futura Sciences en lien au bas de ce billet)

Oui, il fallait y penser : Si l’homme est un loup pour l’homme, le virus sait aussi être un salopard cannibale de sa propre espèce et de la pire dans la foulée.
Toutefois, je vous le dis, le vaccin « virophage » n’est pas encore pour demain, car avant (ces rails), il conviendra de régler quelques petits problèmes du genre : Se débarrasser du prédateur repu ou l’empêcher, au sortir de sa sieste digestive, d’aller fouiller dans les placards ou le frigo de notre organisme pour continuer de se bâfrer de quelques unes de nos chères, indispensables et croustillantes cellules (je sais, il faut que tout le monde vive, même les petites bêtes utiles, mais bon)
On veut un virophage, pas un anthropophage, hein !
On me répondra qu’il suffira de lui envoyer un autre viro-terminator, mais on tomberait vite alors dans la médecine à mouvement et piqûre perpétuels…

Le virophage en panacée est une belle idée, mais pas pour bientôt, c’est sûr, hélas…

Le mot « virus » vient du Latin « virus » et signifiait « suc, jus, humeur; venin, poison; mauvaise odeur, puanteur, infection » et il n’aurait qu’un très lointain cousinage avec l’adjectif « viril » qui lui vient de « vir » (homme, mâle) sachant que leur ancêtre commun de la nuit des temps devait se nommer également « vir » (force, vigueur)

Illustration : Jan Sanders van Hemessen (1500-1556) le Chirurgien (1555) Huile sur toile (100 x 141 cm) Musée du Prado, Madrid.

Lien Futura-Sciences


Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 20:30
Tout fout le camp et même les plus grands mystères de ce monde tel celui des aurores boréales.
La NASA par son programme d’observations satellitaires THEMIS vient de comprendre en effet le secret de ces « illuminations » polaires du plus bel effet.
Moi j’aimerais bien en voir une un de ces quatre : Il faudrait que je me rapproche du pôle et que ça soit le bon jour, c’est tout.
Parce qu’une aurore boréale ou australe ce n’est pas tous les matins non plus car en fait, on vient de découvrir que c’est une sorte de purge ou d’énorme pet électrique de la magnétosphère (la peau de notre atmosphère) qui expulse ainsi les vents solaires en trop dans les plus basses couches polaires.
Ce prout magnétique est si puissant qu’il transforme les électrons en photons de toutes les couleurs qui dansent ionisés et dionysiaques dans le ciel ainsi pendant des heures.
Ce délestage serait causé par un phénomène dit de « reconnexion » entre les cordes magnétiques géantes reliant la Terre au Soleil, et qui stockent l'énergie des radiations solaires : Quand elles sont trop tendues d’énergie, elles claquent et dispersent la foudre là où elles peuvent et de préférence par les fils de terre qui sont aux pôles.
Voilà, il n’y pas de magie en fait et si c’est du tonnerre, ce n’est pas Zeus qui met les doigts dans la prise ou qui pète un plomb ; c’est tout simplement une banale histoire de piles, de réseaux et de câbles.
Mais c’est beau, c’est sûr.
Tiens, en parlant d’orage du tonnerre de Brest, je ne vais pas tarder à en prendre un sur la gueule…

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 19:41

En ce jour de la Saint-Jean le Baptiste, nous apprenons une nouvelle toute fraîche et toute mouillée : Il y a de la flotte sur la planète Mars !
La sonde américaine Phoenix qui est en train de bêcher sur la calotte polaire de là-bas, vient en effet de trouver des glaçons sous la couche de cette terre rouge qui est toujours très à la mode sur cette planète.
Les Martiens sont donc des gens propres et civilisés car non seulement ils sont censés se laver les dents, mais en plus, ils peuvent se faire baptiser et offrir l’eau et les glaçons du Pastis de Marseille ou de Mars tout court.
Ouf !
On peut respirer car tant qu’il y aura du pastagua à trinquer, les guerres des mondes pourront bien attendre quelques jours.
J’écris quelques jours car ladite sonde est en train d’analyser un peu de sol martien et à cette fin il faut que dans un four embarqué elle chauffe à plus de mille degrés les échantillons prélevés.
Imaginons que le Martien moyen soit de la taille d’un ver de terre de Mars, si par mégarde on en grille un dans l’appareil, je ne vous raconte pas l’incident diplomatique !
Si ça se trouve aussi, tous les Martiens sont planqués derrière une dune en se marrant comme des baleines à regarder la sonde ramasser de la glace qu’ils ont piquée quelque temps avant sur le pôle Nord de notre bonne vieille Terre.
Il faut se demander en effet si le réchauffement climatique n’a pas bon dos et si nos glaciers ne seraient pas plutôt pillés que fondus.
On devrait surveiller les pôles terrestres mieux que ça je pense, ça éviterait aux ours polaires dérivant paumés comme jamais de se faire abattre comme des chiens enragés en Islande par des Martiens certainement.
Je vous aurais prévenus hein !

Illustration : Photos de la glace martienne prises par la sonde Phoenix.


Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 20:50

Avant-hier je vous parlais d’astronome et voici qu’aujourd’hui, j’apprends que l’on vient de découvrir trois exoplanètes de type « super Terre » du côté de l’étoile HD40307 visible entre les constellations du Peintre et de la Dorade.
Je rappelle aux cancres las qui font des avions avec leur copie du bac au fond de la blogosphère qu’une exoplanète est une planète se comportant comme une planète normale bien de chez de nous (Terre, Mars, Jupiter, Saturne etc.) mais qui ne se la pète pas dans notre système solaire voire dans notre galaxie.
Par ailleurs, une « super Terre » ou « exo Terre » est une planète éventuellement habitable (ne nous emballons pas non plus) par une vie extraterrestre.
Le soleil de ces trois boules exotiques et lointaines s’appelle donc HD40307 et elles hériteront certainement de ce nom de famille poétique en diable en se prénommant : HD40307b, HD40307c et HD40307d (CF note ci-dessous)

Cette pétanque sidérale se joue à quelques 42 années-lumière (397 354 milliards de km, si mes comptes sont bons) du port de Marseille pour vous dire que ce n’est pas la porte à côté et que si vous voulez y aller absolument il vous faudra emporter pas mal de litres de pastis (et une petite laine pour la sortie du système solaire) Attention aux radars car la vitesse est limitée à celle de la lumière (300 mille km par seconde) un peu partout dans l’Univers.
Ces planètes semblent assez proches de leur étoile car elles peuvent en faire le tour en 4,3 jours et 20,4 jours pour la plus frigide.
Inutile de vous dire que les éventuels habitants, les Exomartiens qui y vivraient (très) au chaud ne doivent pas travailler beaucoup. Car en une seule semaine, ils fêteraient deux fois leur anniversaire, le jour de l’an, Pâques, la Pentecôtes, le 14 juillet, la Toussaint et Noël ! Les veinards !
La plus lourde de ces trois « super terres » fait quelque 10 fois la masse de la Terre et le cochonnet seulement 4 fois, à peu près.
Il s’agit de leur masse et non pas de leur taille qui à cette distance ne peut pas encore se mesurer et si ça se trouve, elles sont peut-être aussi grosses que des balles de ping-pong (Allez savoir !).

C’est une équipe Franco-suisse ou helvético française dirigée par Michel Mayor qui a fait cette découverte grâce au TGT (Très Grand Télescope) ou VLT (Very Large Telescop) de l’ESO (European Southern Observatory) l'observatoire européen austral situé sur le site de la Silla (la chaise) au Chili.
Ces astronomes traquent sans relâche ces exoplanètes qui se planquent dans l’Univers et les délogent grâce non pas une paire de jumelle mais à l’aide d’un télescope de 3,6 mètres couplé à  un spectrographe nommé « HARPS » (High Accuracy Radial velocity Planetary Search)
En fait, ils détectent l’existence de ces planètes et ils en mesurent la masse par le calcul des infimes variations gravitaires de leur étoile à leur passage.
Il faut cependant que ces planètes soient plusieurs fois plus massives que la Terre, bien que plus on en trouve, plus la myopie de ces savants et de leurs instruments se corrige.
A ce jour, on a capturé plus de 303 exoplanètes, mais il doit en rester un bon paquet de millions hein !
Je me demande si je ne vais pas faire un séjour là-bas pour voir à quoi ressemblent les loups exomartiens, mais 84 années-lumière de voyage c’est un peu long et fatiguant, surtout au retour.

Note : le HD + Numéro vient de l’indexation du catalogue astronomique Henry Draper (HD) qui regroupe des données astrométriques et photométriques sur plus de 225 000 étoiles. Ce catalogue fut publié entre 1918 et 1924. Les planètes gravitant autour de ces étoiles reprennent leur index avec adjonction d’un indice alphabétique.

Site de l’ESO

Illustration Joseph WRIGHT (1734-1797, Derby) La leçon d’astronomie (1766) Huile sur toile (147,3 x 203,2 cm) Derby Museum and Art Gallery, Derby, Angleterre.

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 19:51

Hier, 16 avril 2008, le savant Edward Lorenz est mort…
Bon d’accord, ce vide ne va pas provoquer un raz-de-marée sur la planète dans la mesure où très peu de gens savent que ce Lorenz avait imaginé que le papillon était d’effet et que le soupir d’une si petite et si jolie bestiole pouvait provoquer les cataclysmes les plus fous aux quatre coins de ma boule planétaire.
Edward Lorenz était en effet le père du célèbre « effet papillon » qui n’est en fait qu’une des images d’Epinal d’une des principales clés de notre appréhension de l’univers : La théorie du chaos.

Car en vérité je vous le dis, les gens : Au commencement était le chaos et ça n’a pas fini de durer pour des siècles et des siècles, ah mais !
Edward Lorenz en 1972 avait posé cette question du jour : « Est-ce que le battement des ailes d'un papillon au Brésil peut déclencher une tornade au Texas ? »
La réponse est toujours affirmative depuis 1963 où Lorenz, après avoir développé des idées émises par le mathématicien Henri Poincaré a prouvé qu’une dynamique chaotique (donc à priori imprévisible) pouvait s’engendrer et s’amplifier à partir d’un système aussi simple que les deux ailes d’un papillon et seulement trois variables.
C’est vrai que dans notre bulle atmosphérique bourrée jusqu’au comble de molécules de tout poil, tout se tient par la barbichette et le déplacement d’un truc implique souvent que d’autres se poussent pour lui faire de l’air tout en faisant beaucoup de vagues par ailleurs ; un peu comme dans un métro aux heures de pointe ou un jeu de Mikado…
Mais si le papillon est global, heureusement pour nous une onde annule souvent une autre et il y a plus d’un papillon sur terre comme un train peut en cacher un autre et, à l’instar de Dieu et du Christ, le chaos engendre enfin son propre maître : L’attracteur étrange.
Ceci étant, il n’y avait jusqu’à hier qu’un seul Lorenz dont les théories ont permis de mieux comprendre beaucoup de choses notamment sur les phénomènes météorologiques et autres météores jusqu’ici réservés aux divinités, au hasard, à la fortune ou à la fatalité.
Ses travaux en ont inspiré bien d’autres comme, par exemple, les étonnantes Fractales de Monsieur Mandelbrot dont je reparlerai encore et encore.
Un cimetière est le seul endroit de l’univers où règne un vide pas même chaotique, quantique ou fractal…

Adieu papillon du chaos, adieu Edward Lorenz : Que le Grand Attracteur Etrange intègre ton esprit dans ses ramifications infinies et éternelles !

Illustration : Simon RENARD DE SAINT-ANDRÉ (Paris, 1613-1677) Vanité au papillon (il se tient sur une fleur à gauche) Collection privée.

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 19:31
Hier je vous parlais de Mercure, et aujourd’hui je vous scoupe sur Mars, bande de veinards
On a la preuve désormais que les Martiens existent et je voudrais être le premier à vous en informer.
La sonde Mars Reconnaissance Orbiter qui tourne autour de notre plus proche voisine planétaire a en effet filmé une avalanche en directe de chez Live.
AvalancheMars.jpg
Selon une agence pressée par la NASA, cette image prise en février 2008 montre: « quatre avalanches d'une couche fine de glace et de poussière tombant d'une falaise escarpée sur une colline située 700 mètres plus bas. L'avalanche a déclenché d'épais nuages de débris dont certains mesuraient 180 mètres de large. Les scientifiques ne connaissent pas cependant la cause de ce sinistre » (Sic !)

Quelle bande de nuls quand ils s’y mettent ceux-là hein !
Cette avalanche a évidemment été causée par des skieurs faisant du hors-piste.
Et ces sportifs cons et gelés ne peuvent être que des martiens qui existent donc : CQFD.

Je me renseigne maintenant pour connaître la recette de la fondue martienne et pour savoir s’ils ont un bon pinard fendant ou un genépi à grolle.

Je vous tiens étroitement informés des suites de cette affaire.

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 19:59
Mercure nous a enfin montré ses fesses. Je cause de la planète, pas du Dieu romain aux multiples avatars (dont Hermès, comme on dit chez LVMH)
L’orbiteur (sonde spatiale qu’on place en orbite d’une planète) étasunien « Messenger » a en effet photographié le cul de ce gros aérolithe planétaire et antique en janvier dernier et a envoyé ce cliché.
Mercure.jpg
Bon rien de bien nouveau sous le soleil : Le derrière de Mercure est comme sa face, c’est-à-dire sans aucun intérêt.
Mercure est la plus petite planète de la bande au Soleil et c’est aussi la plus proche de lui (une vraie fayote hein !) son chouchou, sa petite protégée.
Une petite peste quoi, qui n’a jamais été foutue de se faire draguer par le moindre satellite et où il fait jour tous les six mois (bonjour le prix de la chambre d’hôtel) et - 183°C en hiver pour 179 °C en été)
Bref un truc pareil aussi extrême et sans lune, ce n’est pas fait pour les loups.
Par ailleurs, il n’y a absolument rien à la surface de Mercure (même la moindre gueule d’atmosphère, ni bar-tabac et je ne vous parle pas de MacDo, de borne Internet ou de FNAC)
Inutile d’espérer non plus le moindre gazon pour jouer au golf ou au rugby car de toute façon il n’y a pas de flotte, ni de plombier (sauf aux pôles, et encore ce n’est pas sûr)
Bref, devant comme derrière, Mercure est un désert plein de poussière et de cailloux métalliques à se faire chier profond pendant les congés payés ou pas.

Le seul machin un peu épatant que l’on peut voir sur la photo, c’est un gros tatouage arachnoïdal (en forme d’araignée)

On ne sait pas très bien encore ce qui a pu curer ainsi le postérieur de Mercure.
On s’excite évidemment, tout de suite sur de la flotte de chez H2O et par conséquent tutti Chianti avec extra-terrestres en sol bémol majeur, mais c’est très peu probable.
Si des rivières ou des mers curent sur Mercure, elles coulent de sources volcaniques en une vodka à base d’acide nitrique bouillante du genre Père Thor Boyaux & Lachaise Associés.

L’autre hypothèse pour cette araignée taguée en creux, c’est un trou produit par l’impact d’un de ces pavés que des sauvageons n’envoient régulièrement rien que pour se marrer graves du fin fond de leur banlieue galactique de merde. Si jamais un jour on chope un de ces chenapans, je ne vous raconte pas la raclée qu’il va se morfler (sans parler des T.I.G. hein !)


Enfin, l’explication la plus vraisemblable à mon sens, c’est l’impact de Spider Man qui a du se viander là complètement bourré un samedi soir en sortant d’une boîte de nuit martienne ou autre.

Celui-là, quelle tache quand il s’y met hein !
C’est bien triste la vieillesse des héros…

Bon allez, on t’aime Mercure, mais tare quand même ta gueule à la récré, espèce de sale lèche-cul solaire.


Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /2008 08:00
Lautre jour en me documentant sur ma note « archives départementales, j’ai appris que le plus petit territoire français était une île au trésor, un repaire de pirates et autres flibustiers haddokiens en diable : L’île de Clipperton ou encore l’Île de la Passion.
Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest !
Comme je vous le dis, moussaillons !

C’est en fait un bout de terre rondouillard et de plus en plus désertique de 12 kilomètres de circonférence (1,7 kilomètres carrés) perdu dans le Pacifique à quelques 1 280 kilomètres des côtes du Mexique.
Cette île doit son nom à un pirate anglais, le capitaine John Clipperton (mort en 1722) qui la redécouvrit bien après Magellan et un peu avant les Français, Martin de Chassiron et Michel du Bocage, commandants des frégates La Découverte et La Princesse qui pour le coup, et le jour, la rebaptisèrent « Île de la Passion »

Or donc, mes chères connes citoyennes et chers cons citoyens, vous avez non anticonstitutionnellement le droit d’aller vous offrir quelques vacances sur ce territoire exotique et néanmoins franchouillard.

Bon d’accord, pour aborder ce petit paradis, vous allez devoir affronter pas mal de dangers terribles, mais ça changera un peu du Club Méd hein !

Déjà (et c’est le plus dur en fait) il faudra affronter l’Administration française et notamment le Ministère de la Mère Outrée de l’Outremer pour lui demander une autorisation de séjour.
Ensuite, il vous faudra trouver au Mexique un bateau ou à la rigueur un pédalo à voile et tout l’équipement et le ravitaillement nécessaires.
N’oubliez surtout pas la crème solaire et le pastis (je vous aurais prévenus !)
Emportez aussi une pelle pour éventuellement y rechercher un trésor que le susdit flibustier britannique n’aura pas manqué d’enterrer malin sous une bonne couche de guano caramélisé.

Une fois aux abords de notre île, vous aurez neuf chances sur dix de vous faire foutre à la baille, corps, âme, femmes, enfants, bouteilles de rhum et autre cargaison par une houle tumultueuse et récifale qui se foutra profus de votre nationalité et de vos prières à qui vous voudrez ou pas.

Si vous atteignez vivant le rivage de ce rare lieu de vacances, vous serez sans aucun doute aux trois quarts écorchés crus par les rochers ou ce qui reste de corail.
Alors seulement, étendu sur le sable chaud, sanguinolent certes, vous pourrez enfin savourer le décor édénique qui bercera le reste de votre vie de ce séjour bien original !
Attention toutefois, ne restez pas trop longtemps sur cette plage et du moins, ne vous y endormez pour rien au monde : Si cette île de Clipperton est déserte de tout représentant de l’espèce humaine depuis des années (1), elle est peuplée de plus de 11 millions de crabes voraces, des milliers d’oiseaux du genre mouettes casse-couilles et morfales sans parler de centaines de rats affamés, lassés depuis des siècles de leur cannibalisme ambiant.
Une sieste même courte vous serait donc sans aucun doute fatale : Si les « fous masqués » (un genre de gros cormoran bête et méchant) ne vous ont pas étouffés par un bombardement massif de leur fiente ou crevé les yeux de leur bec, les crabes par hordes sauvages viendront nettoyer ce qui reste de votre corps après l’assaut déchirant et sanglant des rongeurs.

Pendant la bataille, ce serait un mauvais plan de croire pouvoir se débarrasser de la meute enragée de rats en se rejetant à l’eau : Elle sera infestée de requins qui risquent de devenir fous furieux de trop grand chic de votre maillot de bain et surtout de vos charmantes écorchures rouges et parfumées.

Si vous parvenez à échapper vivant à tous ces légers désagréments, somme toute bien naturels sur une île déserte et au trésor des familles, vous pourrez alors profiter tant que vous voudrez de cette solitude adamique tant méritée, bon marché, inattendue, rare et in fine si luxueuse. A conditions bien sûr, de rester debout, éveillé, nuit et jour, armé d’un bâton (si vous en trouvez un) et sans compter boire ou manger quoi que ce soit avant les rats, les crabes ou les oiseaux.
Ceci étant, des nuages de mouches à merde, de taons, de guêpes, de moustiques, des colonies de fourmis, de poux ou d’autres bestioles vicelardes et suceuses vous distrairont avec leurs danses érotiques et sans aucun doute leurs rites fraternels de bienvenue.
S’il n’y pas de serpent plus venimeux tu meurs, ce serait vraiment dommage hein !

Voilà, voilà, les gens : Convaincus, enthousiasmés par un tel projet de voyage hors du commun ?
Allez, tous à la chasse au trésor !
Merci qui ? on dit !

(1) Les derniers habitants de cette île se sont entretués après avoir été bel et bien « oubliés » sur ses récifs par les autorités mexicaines dans les années 1914

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /2008 19:47
Nous vivons dans un corps qui n’en finit pas de tomber comme toute chose sur la terre comme au ciel.
C’est la faute à Newton (1643-1727)
GodfreyKnellerIsaacNewton.jpg
S’il n’avait pas inventé la gravitation universelle celui-là, nous serions libres comme l’air à flotter sur nos petits nuages blancs et le ciel ne risquerait jamais de nous tomber tous les matins sur la tête.
Le ciel ou d’autres trucs d’ailleurs car en ce moment il tombe n’importe quoi.

Tenez, pas plus tard que samedi dernier, une météorite s’est éclaté au-dessus de notre bon vieux Berry après avoir foutu une peur verte martienne à un tas de gens qui l’ont aperçue sillonner le ciel du Var au Cher en passant par le Rhône et le Beaujolais.
Il faut dire que c’est rare de voir un tel feu d’artifice dans la mesure où les météorites, quand elles ne sont pas immédiatement désintégrées menues en entrant dans notre belle atmosphère, s’arrangent le plus souvent pour pisser leurs calculs dans les vastitudes océaniques ou désertiques.

Par ailleurs, hier matin même, un astéroïde nommé « 2007TU24 » a frôlé notre patate de Terre à moins de 550.000 kilomètres.
On a eu chaud hein !
Parce que ça, c’était du gros calibre à nous plonger jour et nuit, pendant des années dans un épais brouillard de poussières ou de flottes et de boues à tsunami pas très bonnes pour la santé.
Certes, ça nous aurait sans doute débarrassés d’un certain nombre de vieux fossiles vivants qui nous gouvernent ou pas et surtout de leurs politiques archéo préhistoriques à chier des clous, mais bon, il va falloir attendre encore un peu…

Au passage, je rappelle aux cancres las qui se curent le nez, assis au fond de la blogosphère en se demandant qui ils vont bien pouvoir « caillasser » (1) ce soir, qu’un astéroïde est une météorite qui ne sait pas encore fendue la gueule à s’éclater sur la Terre et qui tourne en glandant naze dans la banlieue solaire.
On ne sait toujours pas qui sont les sauvageons vénusiens ou d’autres cités sidérales qui nous balancent ces pavés cosmiques, mais en attendant l’enquête, on peut supposer que c’est somme toute un phénomène aussi naturel que nous.

Par contre, le tas de ferraille qui va nous tomber sur la tronche fin février est terrien et techno en diable : C’est un satellite espion étasunien de neuf tonnes dont on a perdu le contrôle et qui ne pensent désormais qu’à rentrer chez lui pour prendre sa retraite.
Si vous découvrez un matin un boulon dans votre café, adressez-vous au Pentagone.

(1) Le mot « caillasser » est un néologisme médiatique moderne qui n’a cours que dans le 9-3. Si dans le temps d’antan on « lapidait » les fausses vierges et autres femmes infidèles, les pompiers et le SAMU ne sont désormais que caillassés. Autre temps, autres mœurs…

Illustration : Godfried Kneller (1646-1723) portrait d’Isaac Newton (1689)

Fin de loup

Publié dans : Le loup savant - Voir les 15 commentaires - Ecrire un commentaire

Syndication

  • Flux RSS des articles

overblog

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés