Martin Lothar (depuis 2005)

Rechercher dans ce blogue

Derniers Commentaires

Le musée du loup

  • DouAstronome.jpg
  • MaitreObservanceAntoineCentaure.jpg
  • LargillierePaysageAutomne.jpg

Syndication

  • Flux RSS des articles

Nature & sciences

Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 19:57

 

LandseerAmburgh.jpgDans un récent commentaire à propos de « Sheeta » que j’avais qualifié de « léopard » (et non plus de « panthère »), Mère Castor a, insidieuse (voire sournoise), suggéré que ces deux félins seraient en fait un même animal.

« Oui et non » ai-je répondu en loup arverno-picard, voire normand, car ce n’est pas si tranché que ça et je dirais même plus : c’est quantique féroce.

En effet, la panthère remonte à la plus haute antiquité (comme disait Alexandre, Vialatte, pas Legrand) et je ne vous cacherai pas que le signifié est bien plus ancien que le signifiant.

Le mot français « panthère » a été piqué aux Romains (Panthera), qui l’ont eux-mêmes volé aux Grecs qui leur avait été sans doute rapporté par des touristes « indo-européens » du fin fond de l’Inde ou pas loin, en des temps préhistoriques où les téléphones cellulaires se limitaient à une peau de chèvre ou à une corne d’auroch et ne tombaient jamais en panne.

Le mot grec pourrait se diviser en deux parties : « Pan » (total, complet, universel) et « *tere » (bête, animal) et serait peut-être à l’origine, pour nos ancêtres dépourvus de dictionnaire et d’académie, l’unique mot désignant le monde animal dans sa totalité ou plus précisément, « les bêtes féroces », les grands carnivores, éventuels prédateurs et mangeurs d’hommes, quelle que soit leur espèce (tigre, lion, « panthère », léopard et… loup).

Bien plus tard, on donna à ces terreurs d’enfants et de mère-grand des noms différents selon les lieux, leur taille, la couleur fauve ou pas de leur pelage et c’est ainsi que les félins furent séparés des canins et que la panthère devint léopard, tigre, ou lion.

Ainsi en Europe, jusqu’à très récemment (1930 ?) il était d’usage de ne réserver le mot « panthère » qu’au léopard noir jusqu’à ce que la taxinomie moderne nous précise que « tut, tut, le léopard, le lion, le tigre, le jaguar, l’once, le couguar, le puma, la panthère noire ou rose des neiges ou pas sont tous du genre “panthère ou panthera”

Par contre, l’ocelot est du genre “leopardus”, mais n’est pas une panthère comme l’est le léopard pas plus que le guépard qui ressemble au léopard.

Quant au lynx, qui est aussi un gros minet et qui fut longtemps de nos forêts européennes, il est du genre “lynx” (ça ne s’invente pas) et il fut aussi longtemps nommé “loup-cervier”

Va comprendre, Tarzan…

 

Résumons-nous :

Dans la jungle de Kipling, Bagheera (un léopard noir) est une panthère noire (et un mâle d’ailleurs, contrairement à ce que l’on croit souvent).

Chez Tarzan, Sheeta n’est pas un singe, mais un léopard femelle (et une panthère aussi), mais Numa est une panthère (noire et donc un léopard sans l’être). Sabor n’est pas une panthère noire, c’est une lionne (et une panthère aussi, mais pas un léopard)

 

Le  chat de Schrödinger enfin, n’est ni un lion, ni un léopard, ni une panthère, ni un singe, ni un homme. Il est probablement un chat vivant ou mort, mais comme on ne le saura jamais, rien n’empêche qu’il soit un léopard, une panthère, un loup, voire un castor.

 

Illustration : Sir Edwin Henry LANDSEER (1802-1873), Isaac van Amburgh and ses animaux, 1839, huile sur toile, 113 x 175 cm, Royal Collection, Windsor, Europe.

 

Fin de loup


Commentaire - Voir les 2 autres commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 23:03

 

BoschJardinDélicesVendredi dernier, soit à plus vraie date, hier, il a failli y avoir un accident de circulation du genre à enterrer plusieurs milliers, voire millions de péquins de chez Frères Humains (ou pas).

En effet, un bus fou, sans passager, ni chauffeur, immatriculé « 2012 BX 34  » (que mes lecteurs habitants du département de l’Hérault ne se sentent pas visés et lisent la suite) a grillé la priorité à notre planétaire et patatoïde véhicule de transport en commun.

Nous avons eu chaud hein !

Les deux bagnoles se sont frôlées à moins de 60 cm 60.000 kilomètres l’une de l’autre.

Plus de peur que de mal comme disait le chevalier Bayard en se retirant une lance de l’œil droit (ou gauche, il n’était pas républicain celui-là).

En fait — soyons sérieux — ce n’était pas un autocar extraterrestre, mais un astéroïde de 19 mètres de diamètre qui est venu faire du tourisme dans l’orbite de notre bonne vieille Terre.

Je rappelle aux cancres las qui s’ipodent gélatineux au fond de la blogosphère qu’un astéroïde est à la météorite ce que la chrysalide est au papillon : bref, tant qu’il ne nous tombe pas sur la tête, il reste un astéroïde, géo croiseur ou pas, et il sera météorite quand il sera aperçu par les gueux, les loups, les poètes et autres veilleurs tête-en-l’air, dans le ciel d’hiver ou d’autres saisons, ou encore ramassé en petits cailloux par nos éventuels survivants.

Cela étant, mes fidèles lecteurs savent que je râle sur ce blogue depuis des siècles 2005 contre cette racaille qui n’en finit pas de caillasser les honnêtes planètes depuis le fin fond de sa banlieue fleurie de l’univers.

Ayant mené ma petite enquête, je puis vous dire que ces objets errants ne sont en fait que des pubs, des tracs commerciaux ; ce n’est que du marketing aussi simple, vulgaire et envahissant que le spam ou encore, le papelard vantant la pizza à deux balles et à la tête de veau ou pas !

Le responsable n’est autre que le fondateur (et directeur commercial) de la compagnie de transports interstellaires : Géocroiseur SA (entreprise fondée dans la plus haute antiquité des nuits noires des temps anciens et préhistoriques en diable, voire pas loin, même tout près des soldes du big-bang ; c’est vous dire si c’est vieux).

N’ayant plus de client depuis longtemps, Géocroiseur SA fait sa pub, inlassable, et balance tous azimuts des cailloux aussi gros, longs, larges qu’un autobus (de la ligne S, ou autre).

C’est un de ces spams minéraux qui aurait — dit-on — fait jeter l’éponge à nos braves dinosaures terriens.

Bon moi, quand je serai empereur d’Occident et de l’Univers enfin réunis, je décrocherai mon téléphone vert pour appeler le PDG de Géocroiseur SA pour lui demander de m’envoyer fissa un astéroïde assez grand pour embarquer vers la poubelle de chez Trou Noir du Festif Oubli tout un sac de reptiles parasites, débiles et dinosauriens du genre « politicus socialus mediaticus francorus burocratus demagogus sovieticus oligarcus » qui ne font rien d’autre qu’à nous embêter féroces en pondant des lois inutiles et en chiant des taxes confiscatoires à longueur de journée et de mandat et en plus, à nos grands frais.

Bon débarras, d’autant plus qu’ils sont en pleines transes nuptiales quinquennales, ces sinistres clowns à roulettes.

On pourra enfin respirer.

D’un autre côté, j’ai appris que l’Union européenne de chez notre Europe aux vieux parapets (merci Arthur, Rimbaud, pas Martin) et aux antiques parapluies, avait débloqué un budget de quatre millions d’euros (mon salaire journalier horaire) pour que des savants sinus ou cosinus réfléchissent à la manière de détourner tous ces astéroïdes spammeurs et virtuellement apocalyptiques.

J’ai la solution déjà : il faut aller planter sur la lune un panneau « stop » ou un feu rouge (orange ou vert).

L’idéal serait un rond-point, mais bon, c’est plus cher avec ou sans lapin au milieu…

 

Illustration : Jérôme Bosch, œuf corse.

 

Fin de loup


Commentaire - Voir les 2 autres commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:53

 

PaedophryneGrenouille.jpgFrères humains qui vivez avec moi, et qui comme moi avez un squelette (ce génial mécano, lego qui survivra de souffle et de notre poussière), en vérité, je vous le dis : célébrons aujourd’hui l’être le plus petit de notre sous-embranchement : Paedophryne amauensis.

Pour les cancres las qui s’astiquent béats l’os du milieu en bayant aux mouches au fond de la blogosphère, je rappelle que notre sous-embranchement commun est celui des vertébrés ; les vertèbres étant ces anneaux d’os entassés qui chez nous, animaux verticaux, supportent souvent une boite crânienne (cage d’araignée ou minivélodrome) plus ou moins vide selon les latitudes, les banlieues, les partis ou les familles.

Paedophryne amauensis est le nom romain, savant et barbare d’un vertébré, un batracien, un anoure (sans-queue), bref d’une grenouille mesurant, à l’âge de payer ses impôts, la modique taille moyenne de 7,5 millimètres.

Paedophryne amauensis est le plus petit squelette vivant se mouvant, avec ou sans lumbago ou autre épanchement de synovie sur notre patate de Terre et même (sauf preuve du contraire) de tout l’univers.

Paedophryne amauensis est un chef-d’œuvre de miniaturisation dont les fondeurs de puces électroniques ou les Martiens sont jaloux graves, tous rouges ou verts (c’est d’ailleurs pourquoi, ces derniers aliens vont nous exterminer tous, le 20/12/2012 — je vous aurai prévenus !)

Paedophryne amauensis tient sur une pièce d’un cent du sacré dollar qui est la monnaie des savants qui l’ont découverte au fin fond de la Papouasie (ou tout ce qui est grand est petit, voire immense)

Pour vous dire, cette grenouille Paedophryne amauensis est trois mille trois cent trente fois (3333) plus petite que le plus grand des vertébrés de chez nous de vivant : la baleine bleue (25 mètres peignées et pieds nus — tiens-toi droite !)

Pour ordre d’idée d’une telle échelle, si on mettait à côté d’un péquin moyen de 1,80 m, un basketteur trois mille trois cents fois plus grand, le grand dépendeur d’andouilles et jeteur de ballon mesurerait six kilomètres de haut… C’est sûr que ce ne sont pas les mêmes perspectives hein !

En outre, sachez que cette minuscule grenouille à peine plus petite qu’une abeille est capable, sans aile et sans tremplin de faire des bonds en avant de trente fois sa taille ! (Nos politiciens débiles devraient en prendre de la graine ou de la cuisse) ce qui rapporté à notre nain de 1,80 m produit un saut de 54 mètres (six fois plus long ou haut que le record du monde du saut en longueur : environ neuf mètres !)

Total respect, Paedophryne amauensis !


Enfin, je propose de rebaptiser Paedophryne amauensis en lui accordant le noble nom de « Mowgliette » sachant que « Mowgli » dans la jungle du Bengale et de Kipling signifie « petite grenouille » et que le suffixe français « -ette » en rajoute encore dans la petitesse et donc, dans la grandeur et l’estime.

On t’aime Mowgliette, reste avec nous !

 

Fin de loup


Commentaire - Voir les 2 autres commentaires
Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 19:22

AlbertEinstein.jpeg

Frères humains qui avec moi vivez, en vérité, je vous le dis : tout fout le camp. C’est la fin de tout ; c’est la fin du monde, de l’Histoire et des loups itou, par-dessus le marché aux puces ou autres noires : on ne peut en effet même plus se fier aux bonnes vieilles équations des familles !

Par exemple : « E = MC2 » serait désormais des plus douteuses (quand bien même tout est relatif hein !)

Je rappelle aux cancres las qui se font sucer goulus leurs parties aux fonds des primaires à la con de la blogosphère ou d’ailleurs que la susdite équation se décompose ainsi :

E= énergie ;

M = masse (poids, si vous le voulez, pff !) ;

C2 = la vitesse de la lumière au carré (comme le neuf 3, la connerie au cube). 

Cette équation a été proposée théoriquement pour vraie, il y a plus de cent ans, par le sublime Albert Einstein (Grand Commandeur dans l’Ordre Cosmique du Loup-Garou, soit dit en passant) et jusqu’à tout près de nous, personne n’a pu en démordre. 

Voilà-t-y pas qu’il y a une poignée de jours, un chauffard s’est fait piquer en excès de vitesse sur l’autoroute du Soleil (notre étoile), non loin de notre bonne ville de Lyon (capitale des Gaules et de la Gastronomie) de près de huit kilomètres-heure de l’allure communément autorisée !

Ce fou du volant — qui se nomme Tachyon de Neutrinos — je dénonce — , un aristo réactionnaire en goguette à mettre à la lumineuse lanterne, c’est sûr —, a dépassé la limite permise de 299 792 458 mètres par seconde, soit, au bas mot :

1 079 252 849 km par heure ! (Selon mes calculs hein !), la vitesse de la lumière. 

Je ne vous conterai pas plus dans ce billet la vie, l’œuvre, la grandeur et la décadence de cet étrange et snob Tachyon de Neutrinos, mais plus sérieusement, nos bons savants Cosinus n’imaginaient pas qu’une particule dotée d’une masse puisse aller plus vite que la lumière. Ce n’était pas permis, ça fout en l’air un peu la théorie de la relativité (restreinte ou pas) et pas mal d’autres dans la foulée. (Rassurez-vous, celle de monsieur Keynes n’a rien à craindre avant longtemps) 

Remarquez, tel que je connais ce bon vieux Albert, il ne s’en est pas retourné dans sa tombe : c’est bien lui qui a pensé et exprimé en effet, que toute théorie n’est montée que pour mieux se faire descendre. Mais il en est ainsi plus souvent hélas, de la physique que de la philosophie, de l’économie ou de la politique, surtout de nos jours de crise ou pas… 

Finalement, tout est bien qui finit peu ou prou dans le brouillard : il nous reste encore de profondes et d’universelles surprises à nous tomber du ciel et sur la tête. Du reste, on voit par là que ce n’est pas la mort l’antithèse de la vie, mais bien la certitude, l’Ennui ou encore la philanthropie de bazar, voire de souk, enfin, le diable de tous les diables.

Et comme disait feu mon cher Papa à la fin de chaque repas : « encore un que les Martiens n’auront pas » (1) 


 Note 1 : remplacer « Martiens » par qui vous voudrez.

Référence : Les iceux que les particules nobiliaires élémentaires intéressent encore (en ces temps de primaires) peuvent aller lire ça (et autres dans leur foulée d’internaute). 


Fin de loup


Commentaire - Voir les 3 autres commentaires
Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 20:35

 

Autant nier le pêcheur à la ligne, l’ornithorynque est en effet l’évidence même. […] Nous sommes pour les banquets cordiaux et nous croirons au vin qu’apporte l’aubergiste. Nous votons pour l’ornithorynque, les mammifères presque ovipares, les lapins au bec en spatule, et l’homme tel que l’a vu Rousseau. Car l’homme, à y bien réfléchir, n’est après tout guère plus incroyable que l’ornithorynque d’Australie. (Alexandre Vialatte, Au fil des fleuves, la Montagne, 16 avril 1957)

PlatypusOrnithorynque.jpg 

Un bestiaire (même bête) qui se respecte (ou pas) ne peut zapper ce canular naturel et pitoyable qu’est l'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus).

Soulignons d’emblée que cette bestiole est une perle dans son genre, son ordre et son espèce : une taupe aquatique à peau de castor, à pattes plates de loutre, à bec de canard, à dard de scorpion, avec des nibards à lait cru et qui pond des œufs, ça craint un peu dans nos belles banlieues fleuries hein !

 

Bon, le Créateur TM de chez Dieu SARL a bien eu le droit de déconner un peu dans son labo et de faire du n’importe quoi comme ça, juste pour rigoler bourré grave.

Il faut dire que dans le genre foutage de gueule, l'ornithorynque est une merveille et n’est pas sans rappeler dans sa conception certains programmes électoraux clownesques, loufoques, grotesques, sots, grenus, ubuesques et patchworkés à chier que nous concoctent pour 2012 quelques illuminés zulluberlus zélus, zélites ou zintellos de chez Bouffon ltd & Co dans le fond de leur garage obscur de banlieue inondable.

 

En fait, l’existence de l'ornithorynque n’est expliquée par personne de sapiens sapionce un tant soit peu scientifique qu’il soit créationniste béat ou darwinien clergivore.

L'ornithorynque est une énigme de muséum, un fuligineux mystère zoologique, une ténébreuse charade, un puzzle biologique et une angoisse pour les vétérinaires de tout poil.   

Mais en vérité (et en secret de loup-garou) je vous le dis, l'ornithorynque résulte d’un accident stupide qui fait encore ricaner les hyènes et qui aura sans doute provoqué la disparition des dinosaures, morts tous étouffés, lolisés menus à pisser leurs entrailles, pétés de rire en huit voire en seize au pied des volcans fumants d’antan.

On raconte en effet, qu’il y a fort longtemps, l’ancêtre (le vert Adam) de l'ornithorynque, qui était sans doute déjà un monotrème des familles (mammifère pondeur d’œufs qui n’a qu’un trou de balle), un peu marsupial sur les bords (c’est-à-dire qu’il s’en foutait plein les poches à l’instar d’un ministre franchouillard de base) était un doux schizophrène qui se prenait pour un canard.

Bon, on peut tous rêver hein ! L'ornithorynque primaire, une espèce de taupe dinosaurienne, aspirait à devenir un canard (coin-coin) comme certains ramiers décatis, vermineux, abrutis, pouilleux, mafieux, voleurs, sycophantes et crétins de politiques français se prennent encore pour des aigles universels

Un beau matin sulfureux de l'antédiluvien donc, notre Adam ornithorynque, qui avait déjà lu tout Darwin, BHL et l'intégrale des circulaires-lois de Bercy et qui savait donc que c’est l’organe qui crée la fonction (ou l’inverse, on s’en fout maintenant qu’on a la HALDE) se mit un galet rond dans la gueule, chaussa des palmes et sauta du haut d’une falaise en criant « coin-coin »

Dans la nuit des temps, on faisait ce qu’on pouvait pour évoluer, il n'y avait pas encore la star-Ac, Jacques Attali, Justin Bieber, l'ENA, Lady Gaga ou Sciences Po version 9-3.

Alors, notre Adam ovipare qui n'avait jamais fait de stage chez Airbus est tombé de bien haut. Flop ! Tels une grosse bouse de pachyderme de la préhistoire ou un bachelier du mammouth d'aujourd'hui.

Inutile de vous dire que toute la création en a rigolé à gorge profonde de cette chute dantesque. Un peu comme elle le fit plus tard, le jour où le DSK sofitelis (diplodocus satyriricus kameralia sofitelis) a trébuché en se prenant la tête dans sa propre queue.

Notre orni one est resté des années comme ça, aplati comme une crêpe au jambon, stupide et orpheline le lendemain d'une Chandeleur musulmane à se demander pourquoi il ne pouvait pas devenir un vrai canard de chez Barbarie à plumer, à faire coin-coin, à barboter dans une mare ad hoc du même métal ou à terminer luxueux, crouteux en pâté d'Amiens.

C'était trop injuste, il faut le dire. Il y a de quoi s’indigner en résistant des aisselles nauséabondes contre tant de moqueries à l’encontre d’un animal qui eut le premier le rêve d’Icare et qui n’est aujourd’hui qu’un ridicule mélange de tout et de rien finalement passant sa vie à ramper ou crapahuter dans des flaques immondes pour y chercher au quotidien près du quart de son poids en nourriture (comme si moi je bouffais 15 kilos de viande par jour)

 

L'ornithorynque est un pot-pourri, glouton, laid, sans illusion, paranoïaque, solitaire et grognon ; c’est un sphinx raté et aigri.

C’est pathétique in fine ; oui, l'ornithorynque est pathétique, c’est un déçu, un désenchanté qui ne sera jamais un de ces oiseaux de passage de si beau et de si haut vol dont il ne récoltera jamais que la fiente. Un peu comme certains moutons de Panurge qui rêvèrent de devenir loup et qui mourront en hargneux roquet bouffés par les rats, les cafards, les vautours, les mouches, les sangsues, les fourmis ou les pigeons.

Un peu comme certains sapiens sapionces du futur ?

 

Bon sinon, je rappelle aux cancres las qui se grattent en rotant leurs pseudo testicules au fond de la blogosphère que le mot « ornithorynque » vient du haut grec et non du bas australien et qu’il signifie « à bec d’oiseau », et le nom d’espèce « anatinus » veut dire « comme un canard » en latin.

Je précise aux susdits encagoulés rappeurs à poil dur que les Anglais qui l’on découvert au siècle n° 18, le nomme « Platypus » ou « pieds plats » On comprend alors que si l’ornithorynque n’a jamais pu devenir un canard sauvage, c’est parce qu’il avait les pieds plats, ce qui est rédhibitoire pour entrer dans l’aviation comme dans l’infanterie de marine ou pas.

 

Oui, mon bon Vialatte, profitons de l'ornithorynque.

On t’aime l'ornithorynque, reste avec nous.

 

Fin de loup


Commentaire - Voir les 1 autres commentaires
Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:26

Si tu ne veux vraiment pas regarder les choses en face, efforce-toi de te persuader qu’elles n’existent pas (le juge et la girafe, conte populaire hongrois)

BoschGirafe.jpgJe ne sais pas à quoi pouvait bien penser le Créateur (s’il en est) quand il imagina la girafe (Giraffa camelopardalis). À mon avis, il avait abusé d’un hydromel de trappe belge coupé à l’antigel ou encore, fumé une moquette des plus interlopes.
Parce que la girafe n’est pas possible.
En vérité, je vous le dis : la girafe est une légende urbaine, rurale, de brousse (rayer les mentions inutiles). La girafe est un complot monté de toutes pièces par on ne sait trop qui pour discréditer notre mère Nature, le Grand Pan, la réforme des retraites voire toute l’oeuvre de Proust ou de Dieu le Père en personne et même en chair et en os pour ne pas dire en chausses et en nerfs.
Parce que la girafe est un sommet de ridicule.
La girafe est l’Annapurna du grotesque
Bon d’accord, comme tout le monde, j’ai vu des girafes en vrai et même en direct de chez Live, dans des endroits tout autant incroyables que ce truc, mais je me suis toujours dit que la girafe n’était pas possible.
On ne maîtrise pas son instinct et tout dans mon être nie la girafe.

Commençons par sa fin : la queue.
La queue de la girafe est le truc le plus absurde et inutile jamais imaginé. Une sorte de baguette de boulanger terminée par un plumeau noir. Bon d’accord, il y a plus niais et folklo comme appendice, mais quand même. Cette queue ne sert à rien, même pas à chasser les mouches à merde ou autre énarque con(fisc)ator. C’est vous dire 
Les diplodocus de naguère avaient une queue beaucoup plus conséquente en appui ou en contrepoids. Avant, ce n’était pas mieux, mais plus malin.

Passons-lui sur le corps qui n’appelle aucune remarque particulière.
La girafe se gâte avec ses membres : là encore, on a joué à l’économie de bouts de ficelle ou de fond de tiroir ; c’est patent. Les pattes de la girafe sont pitoyables, impossibles, bouffonnes.
Il faut d’ailleurs la voir courir sur de telles échasses pour comprendre que ce n’est ni fait ni à faire : les efforts qu’il faut à ce pauvre animal pour rester dans son polygone de sustentation ; pour ne pas se casser la gueule tous les trois pas !
Une girafe au galop, non seulement ça vous fait peur pour elle, mais en plus, ça vous donne mal au cœur à vomir pour le reste de la journée.

Ce qui est le plus remarquable et donc le plus incroyable chez la girafe, c’est son cou démesuré, bête à bouffer des nuages, stupide à pleurer des amazones de larmes.
Ils ne l’ont pas raté celui-là par contre. On se demande même si ce n’est pas une farce, une espièglerie des dieux qui se sont éclatés à faire ça, après s’être trop pris la tête sévère à concevoir des machins aussi compliqués et inutiles que l’Homo sapiens, la mouche drosophile, le poisson-grandgousier-pélican (Eurypharynx pelecanoides), le champignon Xerocomus chrysenteron ou encore, la dérive des continents.
Je vous jure, des fois hein ! On a bien envie de se faire agnostique à poils durs sur des cou(ps) pareils.
Le cou de la girafe, c’est n’importe quoi de chez Nawak ltd.
Déjà que la girafe est dotée d’un cerveau à petit pois et araignée cavernicole ; en plus, il faut deux heures à la « pensée de lever la patte arrière-droite » pour aller de la tête au pied.

Bon, mais il y deux thèses qui s’affrontent pour justifier un tel long cou et la girafe dans la foulée :
La bande à Noé affirme que les cous des deux girafes qui étaient dans l’arche du même bois auraient servi de mâts. Le père Noé y aurait attaché tout du long une kyrielle de chauve-souris et d’écureuils-volants en guise de voiles et vogue la galère.
Quant au gang de Karl M. Darwin, il soutient que ce sont les syndicats des feuilles du bas (SFDB) qui au prix d’une lutte acharnée et des siècles de grèves justes et solidaires, ont obtenu du gouvernement de l’Évolution libérale et autres suppôts du capitalisme naturel, la création de la girafe afin d’éradiquer l’infâme inégalité de la survie peinarde des feuilles bourgeoises et oppresseuses du haut.

Le cou de la girafe se termine par une tête à claques : bouche de ruminant, oreilles de ruminant, yeux globuleux et vides de ruminant mateurs de TGV et je pense que le projet manquait de crédits, car on n’a pu terminer les cornes.
Si encore on avait mis des grands bois de cerfs au sommet de la girafe, elle aurait pu servir de relais de télévision : le rhinocéros et l’hippopotame pourraient regarder le journal de 20 heures sur A2 et ils s’emmerderaient moins dans leur savane de chez Brousse.
Comme quoi, la girafe est non seulement irréelle, inachevée, mais en plus, elle est inutile.

Cela étant, la girafe date de la plus haute antiquité, comme disait Alexandre (Vialatte, pas Legrand) et elle existait déjà dans le paradis terrestre d’Ève et du vert Adam, comme en apporte la preuve ce détail d’un tableau du grand reporter de l’époque : Jérôme Bosch (1)
Nous apercevons en effet une girafe blanche aux côtés d’une espèce d’épagneul khan-garou.
Ce qui est intéressant, et qui nous interpelle dans notre quelque part de je sais plus où, c’est que la girafe est blanche immaculée alors que de nos jours, elle porte en permanence un pyjama en peau de léopard.
J’ai une explication darwinienne à cette énigme de couleur : la girafe étant muette (elle n’a pas de cri, en plus), à la sortie de l’Éden sécurisé, elle ne pouvait défendre sa cause en blabla Toussa auprès de ses prédateurs affamés. On eut alors l’astuce de la peindre en jaune avec des taches noires afin de faire croire qu’elle était un léopard.
À mon avis, ce stratagème n’a pas marché longtemps et ne leurre que des fauves myopes comme une taupe astigmate, ou cons comme une enclume en papier.
Remarquez, la peinture coûta bien moins que des cordes vocales dignes d’un piano à queue (2)
Le prédateur attitré de la girafe est le ci-devant roi des animaux : le lion.
Ce n’est pas trop grave pour la girafe en fait, dans la mesure où le lion est sans doute un des plus cossards de la création et comparés à lui, notre bon paresseux (bradypus) ou les Mérovingiens passent pour des hyperactifs stressés.
Il n’y a qu’à voir comment le lion fait l’amour : Il s’embranche dans sa lionne et pouf : commence alors une sieste de plusieurs heures pendant lesquelles tout le monde bâille ; s’endort ; ronfle ; se réveille hagard et pandicule large et lent un max pour s’apercevoir qu’ils sont en pleine copulation et se rendormir aussitôt.
De plus, la hauteur de la girafe est un atout, car si le lion veut la peigner de ses griffes, il doit louer un escabeau ou une grue (l’engin de chantier, pas l’oiseau) ce qui constitue pour lui une formalité d’emblée ennuyeuse, complexe et coûteuse en énergie.

Bon allez, on t’aime quand même la girafe, reste avec nous : au moins, tu es plus possible et plus rigolote que tous ces sinistres babouins à cul rouge qui nous gouvernent ou pas.

Bien trop petits pour te donner des baffes,
Tous les enfants s’esclaffent :
La girafe !

 

 

Notes :

  1. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas ce bon et génial maître Jérôme (Bosch, pas Kerviel) qui inventa la girafe.
  2. Il existe un piano dit « piano girafe » (à queue verticale) bien que la girafe n’ait pas de corde vocale.


Fin de loup


Commentaire - Voir les 5 autres commentaires
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 20:35

PicabiaPeseurDame.jpgNous sommes tous pondérables, je le sais, mais je me balance un peu de mon poids et je ne me pèse que très rarement.

Pourtant, on fabrique maintenant des balances sophistiquées et rigolotes qui par exemple, parlent comme des horloges soit pour vous engueuler soit pour vous féliciter de vous être bien serré la ceinture.

Je suis certain que dans un avenir proche, on inventera des machines à peser capables de verrouiller la porte de la cuisine ou au contraire, de commander via l’internet votre poids en beurre demi-sel ou en caviar.

Il y a quelques mois, à l’occasion d’une visite médicale, j’ai découvert qu’il existait déjà ce truc incroyable qui se nomme « impédance mètre »

En fait, c’est une balance comme vous et moi, sauf qu’elle vous balance de l’électricité dans le corps et analyse votre métabolisme en long, en large, en travers (de porc), en graisse, en flotte, en chair et en os, en nerf et en chausses.

Il suffit de monter dessus tout nu, mais pas mouillé, d’entrer sa taille et son âge dans l’ordinateur de bord et hop, en quelques secondes vous connaissez tout de vous jusqu’au moindre milligramme :

Ça vous donne votre poids (ce qui est la moindre des choses pour une balance), mais aussi, votre masse hydrique (notre corps contient plus de 60 % de flotte naturelle, sans compter les autres liquides supposés bus avec ou sans modération) votre masse graisseuse, votre taux d’obésité (chez moi, inférieur à l’inflation française de 2009), votre âge métabolique (je ne sais pas trop ce que c’est, mais pour moi, il est inférieur de quinze ans à mon âge calendaire et largement négatif si on retranche ces quinze années de mon âge mental).

Ça vous donne aussi les poids de vos muscles, de vos tripes, de vos poils, écailles ou plumes, celui de vos deux cent six os et tout un tas de pourcentages à vous foutre le tournis (et les boules) quand vous descendez du truc qui vous crache aussitôt un papelard avec tout ça écrit dessus.

Attention, ce machin ne calcule pas votre QI et ne détecte ni les mensonges, ni vos vices préférés ou défauts mignons.

Inutile de vous dire que la doctoresse, avec une certaine lueur d’admiration dans les yeux, m’a assuré que je n’étais pas très loin du « standard apollinien » (elle ne l’a pas dit tout à fait comme ça, mais c’est bien ce que j’ai compris, alors…)

 

Bon sinon, ça fait bizarre de repartir d’une telle pesée avec le papier des résultats en main : on a l’impression de quitter le rayon boucherie d’un supermarché et de se rendre à la caisse pour payer sa propre (ou sale) viande.

Il n’y a aucun prix au kilo bien sûr, mais avec tous les détails désormais connus de votre corps, et par les étiquettes du pied de porc, du sauté de mouton, de la tête de veau, des tripes normandes ou du boudin antillais, vous pouvez calculer au centime près ce qu’un équarrisseur anthropophagique pourrait vous offrir de votre viande, abats, oreilles, zizi et autres os à moelle. (On ne sait jamais, mais ça pourrait servir un jour, en cas de revers de fortune ou de hausse massive des impôts)

 

Cela étant, je suis très déçu par le poids de mon squelette : moi qui pensais avoir des os en béton armé, blindés à mort, l’impédance mètre ioda ne révèle que 2.9 misérables kilos padawaniques. (Pff, même pas trois)

Il est vrai qu’il me manque quatre dents de sagesse, mais quand même. Il s’agit sans doute d’un malentendu ou d’un mauvais contact lors de la pesée, et puis d’abord, l’erreur n’est pas seulement humaine, ah mais.

 

Autre chiffre balancé, j’ai une résistance de 497,4 hommes ohms, c’est grave docteur ?

Je ne sais pas trop quoi penser de cette mesure.

Primo, je ne connais aucun gugusse appartenant à ce mystérieux peuple des Ohms (je voyage très peu en fait) et secundo, je me demande ce qui se passerait si je refuse de prendre un tel maquis (on pète un plomb ?)

Remarquez, être capable de résister en théorie à près d’un demi-millier de tueurs sauvages voire cannibales ou à d’autres racailles cagoulées des banlieues fleuries, ce n’est pas donné à tout le monde. Dans le doute, je me dois d’en être fier.

 

Enfin, la machine ne dit pas quel est le poids de mon âme (damnée, faustée ou pas) : de deux choses l’une, soit elle ne sait pas le calculer, soit elle s’en tient à la fameuse théorie des 21 grammes, développée en 1907 par le médecin étasunien, Duncan MacDougall (1866-1920) et voulant, comme son nom l’indique, que l’âme humaine ne pèse que 21 grammes (ou trois quarts d’once)

D’ailleurs, je viens de relire le curieux petit roman de science-fiction écrit en 1931 par André Maurois (1885-1967), intitulé « les peseurs d’âmes » et qui s’inspire largement de cette théorie de MacDougall. (Je vous en conseille l’agréable lecture)

 

Nous sommes tous pondérables, mais c’est en corps sans gravité, ma bonne d’âme.

 

Illustration : Francis-Marie Martinez de Picabia, (1879-1953) illustration du livre « les peseurs d’âmes », d’André Maurois, éditions Roche (1931)

 

Lien : La théorie des 21 grammes.

 

 Fin de loup


Commentaire - Voir les 3 autres commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés