Le loup savant

Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 20:45

R136.jpg« Voici la plus grosse étoile jamais observée » C’est le titre d’un article « scientifique » paru hier sur le  site web d’un grand journal français que je nommerai pas parce que malheureusement dans le pire il y a encore plus lourd et massif de bêtise.
Et notre bon journaleux de copier-coller, allègre, sans le lire en essayant de le comprendre un tant soit peu et de se remémorer ses éventuelles bases de physique — s’il en a eu, le communiqué d’une équipe d’astrophysiciens qui eux, savent de quoi ils parlent quand ils emploient le mot « massif »
Le problème de notre bon pays françois est sans doute que beaucoup trop de ses « supercitoyens » confondent vulgarisation avec vulgarité et cela vaudrait pour toutes les sciences, soient elles d’information, exactes, d’éducation ou politiques.
Vae victis...

Bon, c’est vrai que c’est une belle découverte cette étoile classée (et non pas nommée, voire appelée) « R136a1 » (il y a des pseudos plus laids) qui serait 265 fois plus « massive » que notre bon Soleil bien de chez nous (qui est une naine jaune depuis des cierges et des siècles et le restera pour environ cinq milliards d’années pour les plus médisants)
En fait, on ne pensait pas qu’une étoile puisse être aussi massive sans s’éclater aussitôt grave en supernova du diable à trou noir.
C’est grâce au télescope spatial Hubble, mais surtout au VLT (very large telescope) européen que des savants ont découvert ce truc délirant et flamboyant au fin fond de l’amas stellaire « R136a » parmi près de cent mille autres du même bois ou plus exactement, de la même eau d’étoiles, car tous ces corps ondoient dans la constellation de la Dorade (qui est un brillant poisson comme vous le diront tous les vieux loups des mers)
Ce VLT qui est loin d’être une vulgaire jumelle de prisunic, est installé sur une hauteur du Chili, pays de notre belle Amérique australe où il n’y pas que des cons carnés.
C’est un appareil très « gros », très large, qui recueille toutes les ondes de tout poil venant de tous les azimuts universels et possibles et qui analyse ce fouillis permanent à l’aide d’une flopée d’ordinateurs musclés et nerveux comme un Rambo diplômé.

Or donc, notre R136a1 n’est pas la plus grosse étoile jamais découverte : elle n’est que 10 fois plus « grande » que notre bon vieux Soleil et si c’est déjà pas mal, sachons qu’il y bien plus volumineux, même dans notre chère galaxie lactée.
R136a1 n’est pas non plus l’étoile « la plus lourde » parce qu’en matière d’astronomie et d’objets errant dans le vide interstellaire, la notion de « poids » ne veut absolument rien dire de sérieux sauf pour ceux qui s’en balancent comme de leur première succion de pouce ou d’orteil, pour les plus souples.
R136a1 est une chaude et même une brûlante : elle afficherait aux fesses quarante mille degrés de chez monsieur Celsius, soit sept fois plus que notre frigide Soleil.
R136a1 est une fille très brillante, car elle serait un million de fois plus lumineuse que notre âne de Soleil.
En fait, R136a1 est incroyablement massive.

Pour les cancres las qui se dorent bêtes la pilule d’ectasy sur les plages sociales du 7-5, je rappelle que la masse n’a rien à voir avec la taille.
On peut être maigre et massif comme on peut être gros (grand) et vide.
Pour illustrer cette différence, prenons une balle de golf et une balle de pingpong qui ont l’intérêt pour l’expérience d’avoir à peu près le même volume (taille) sachant que la première est, au moins, cinquante fois plus massive que la seconde.
Maintenant, jetons avec force et détermination, mais sans haine, à la face du premier policier venu en touriste dans notre cité fleurie :

  1. Primo, la balle de pingpong ;
  2. Secundo (si nous avons le temps et avec une force égale) la balle de golf.


Nous observerons alors qui si le premier tir déclenchera a minima un fou rire nerveux de la part de la cible, le second, à coup sûr, sera cause d’un arrêt de travail, d’un hématome voire d’un saignement et lors de notre garde à vue « aux petits oignons » nous aurons au moins le réconfort d’avoir fait l’expérience de la célèbre formule d’Einstein : E = MC2
C’est très relatif comme satisfaction, mais bon, c’était pour la science, dira notre avocat...

On t’aime R136a1, reste avec nous, même si tu es un peu à la masse...


Illustration : l’amas stellaire R136 avec au fond, je ne sais où, la célèbre star du jour, R136a1.

Fin de loup


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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /2010 16:18

VinciMachineVolante.jpgVotre corps, d’une extrémité d’aile à l’autre, n’existe que dans votre pensée qui lui donne une forme palpable. Brisez les chaînes de votre pensée et vous briserez aussi les chaînes qui vous retiennent prisonnier... (Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland)

Le 7 juillet dernier, l’avion solaire, Solar (1) à réussi son premier vol de nuit (Saint-Exupéry doit être heureux, vibrant, comme Icare, dans leur tombe d’eau et de corail)
Ses concepteurs, Bertrand Piccard (encore un Picard !) et André Borschberg, deux professeurs Tournesol (c’est le cas de le dire ou jamais) veulent aller plus loin et plus longtemps avec leur machine volante, leur char attelé à une étoile — notre étoile, le soleil, car ils envisagent en 2013 de faire le tour du globe — notre planète — avec.  
Belle entreprise, riche idée, génial exploit que cet avion mu par l’énergie solaire et qui est en quelque sorte, l’anti-mythe d’Icare.
L’aventure d’Icare, fils de Dédale le concepteur du labyrinthe du même nom où fut enfermé le terrifiant taureau-garou, le Minotaure, se termina très mal par contre.
Néanmoins, j’ai toujours été fasciné par cette légende (j’écris «légende» plutôt que «mythe» dans la mesure où dans cette affaire, aucun dieu de l’Olympe ou d’ailleurs n’est intervenu pour ne pas sauver ce pauvre Icare ou pour l’enfoncer d’ailleurs) (2)
L’histoire d’Icare, cet oiseau-garou, ce Prométhée en herbe par procuration aussi, n’est qu’une histoire d’homme.
Une histoire européenne, antique, éducative en diable, le conte primitif d’un vieux rêve enfin, sommes toutes, bien humain, et c’est pourquoi je la considère un peu comme un de ces «archi-mythes» fondateurs de notre belle civilisation occidentale (ou pas) (3)

L’avion Solar qui a la même envergure qu’un A340 (64 mètres d’ailes bourrés de cellules photovoltaïques) n’est cependant pas près de faire une concurrence grave à Airbus, Boeing ou autres (car il y en d’autres, si, si) Il ne pèse en effet pas plus de deux tonnes et n’admet qu’un seul passager qui accessoirement doit tout faire (pilote, hôtesse, navigateur, radio, surveillant de grille-pain, mitrailleur, mécanicien, décapsuleur de 1664, de Leffe et pirate de l’air quand il s’ennuie parfois dans la nuit)
Ce n’est qu’un prototype encore ; un chic type, certes, mais pour longtemps proto et il le restera bien après que les A840 ou les 947 n’aient plus une goute de kérosène  n°5  à  se mettre sous les aisselles. (Quelques poignées d’années, en fait, à ce que prophétisent les moins pessimistes)
Cela étant, nous aurons toujours à puiser dans le passé pour dépoussiérer quelques inventions de derrière les fagots et pas piquées des vers, telle la machine volante de notre bon Léonard (da Vinci, pas Cohen) qui, il y a déjà près de cinq siècles, marchait à l’huile de coude (comme celle d’Icare) et non pas à l’huile de pierre (ou pétrole, pour les cancres las qui s’envoient shootés en l’air au fond de la blogosphère) ou encore à l’huile solaire comme aujourd’hui, en Suisse, avec le Solar à soleil pistonné.
Je pense donc que quand il n’y a aura plus de pétrole — qui, soit dit en passant, est aussi naturel qu’un boulanger, l’air, l’eau ou le soleil — les A1340 pourront encore voler avec un peu de solaire et grâce surtout au pédalier que chaque passager aura sous les pieds et qui activera les hélices.
On pourra y rajouter des rames (pour les décollages)
On a tous notre galère hein !
Sacré Léonard.

Enfin, pour donner le moral à tout le monde, je vais me retirer quelques heures dans mon labo pour vous trouver en un tournemain, une énergie fiable, puissante, profuse, pas cher, inépuisable, sans OGM, sans sucre, sans alcool, sans colorant sans édulcorant, sans additif, sans odeur, sans saveur et grâce à laquelle on pourra tous s’envoyer en l’air pour des cierges et des siècles, ah mais !
Ce sera un truc quantique, sans nul doute.

Si le Solar te fait la nique, gare
Au soleil ne t’égare
Pauvre Icare


Notes :
1) Pour tout savoir sur l’avion solaire Solar, demandez à monsieur Google, bande de fainéants.
(2) Lire mon magnifique génial poème sur Icare
(3) Sur l’origine du mot «Europe»

 

Illustration :
Leonardo da Vinci (1452-1519) Machine volante (vers 1487) pointe de métal, crayon et encre sur papier (235 x 176 mm) Institut de France, Paris, Europe.


Fin de loup


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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 20:47
BoschJardinDelices.jpgJ’ai appris que le dernier tremblement de terre survenu au Chili, il y a peu, avait retardé les jours de 1,26 microseconde – en plus d’avoir causé des plaies, des ruines, des cris, des titres,  des chuchotements et autres shadenfreude (1) habituels.
Il ne manquait plus que ça.
Ce phénomène s’explique par la forme de notre bonne vieille planète qui, loin d’être une bulle parfaite, paradisiaque 3D tournant à la fois sur elle-même et autour du soleil (2) est plutôt du genre « patatoïde irrégulier » grave voire gravitaire (3)
Une telle gueule de bavure ne peut donc valser ou filer droit dans la mesure où les pressions ou les attractions exercées sur toutes les parties de sa masse instable et de sa surface difforme ne sont pas régulières et de même intensité.
En plus, si elle bouge pendant l’opération…
Bref, ça bringuebale, ça chahute, ça frétille, ça se tortille, ça virevolte, ça valse, ça titube tel un éléphant bourré camé sur des patins à glace par temps de grand vent dans la toundra sibérienne (c’est une image) et l’axe de rotation de notre planète n’arrête pas de changer si bien que tous les savants et les bergers de la terre en ont perdu le Nord et leur latin – voire des moutons ou leur chemin, et ce, depuis la plus haute antiquité.
En termes savants, on cause de précession des équinoxes.

Cela étant, ce n’est pas bien inquiétant : Les quelques six milliards de pauvres patates (et moi, et moi) qui se fritent jours et nuits à la surface de leur archi- pomme de terre planétaire n’en voient que du feu de ce raccourcissement à la fois plus et moins secondaire.
Toutefois, je discerne un avantage comme un inconvénient dans ce phénomène, plus naturel, tu meurs.
L’avantage est que l’on peut désormais se coucher une microseconde plus tôt que prévu ce qui d’une part n’est pas pour déplaire aux grands faignants de mon espèce, et d’autre part, on économise le même temps en électricité sur tout un hémisphère – ce qui est loin d’être négligeable en cette festive ère de gabegies à la con.
L’inconvénient, c’est que les poules vont aussi au plumard avant l’heure légale et qu’il y a de ce fait un risque potentiel de pénurie d’œufs.
Je vous aurai prévenus.
 
Ô Terre, sans ton nord, on perd la boule,
Et on se les fout, ma poule,
T'es maboule ?

La Terre tremble et le Nord est maboule,
Et ça nous fout les boules,
Comme aux poules. (4)

Notes
1) j’ai fait un billet sur ce mot « shadenfreude »
2) Je rappelle une fois de plus aux cancres las qui se caressent à coup de cutter au fond de la blogosphère, ainsi d’ailleurs qu’à un certain nombre d’intellos bien baveux vaniteux, connus stars pipole et immédiatiques géants graves que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non point l’inverse.
3) Que personne ne lise ou ne dénonce à la hâte comme à la HALDE une quelconque « discrimination » injure, insulte ou diffamation dans cette qualification de madame Gaïa, notre Môman à tous
4) Deux iCuls réformés (CF billet à venir)

Illustration : Hieronymus BOSCH (Vers 1450-1516, Bois-le-Roi) Avers du triptyque du jardin des délices (Vers 1500) Huile sur bois (220 x 97 cm x 2) Musée du Prado, Madrid, Europe.


Fin de loup

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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 19:20

Des chercheurs étasuniens sont formels : Il y a de l’eau sur notre satellite préféré, la Lune !

Bon, ne vous y précipitez pas avec votre maillot de bain ou la bouteille de pastis car il y aurait de la flotte à raison d’un demi-litre par hectare à récolter en tirant la langue, à quatre pattes, en scaphandre et dans un grande et longue solitude.

Pour tout vous dire, on ne sait même pas si cette flotte est potable ou s’il n’y a pas des petites bêtes méchantes dedans.

 

Cela étant, je pense que ce n’est pas de l’eau, mais de l’urine, du pipi.

Je suis certain que l’on a pissé sur la Lune.

Je ne sais pas quel astronaute a fait ça, mais je suis sûr que parmi eux, il y en a au moins un qui a été tenté de réaliser le record universel de jet de pipi.

 

Vous savez, c’est ce sport d’école primaire pratiqué dans certaines cours de récré par des garçons de 10, 11 voire 12 ans dont l’esprit de compétition et le savoir en balistique est déjà à toute épreuve avant même l’apparition de tout phénomène de puberté.

En fait, il s’agit de pisser en ligne le plus nombreux et le plus loin possible après avoir mis en jeu des bonbons, de carambars, des billes, des playmobils ou tout truc indispensable à la vie de gamin de cet âge.

Le gagnant – celui qui donc aura pissé le plus loin – ferme sa braguette (ou se rhabille) le premier) et empoche la mise.

Vu l’enjeu parfois, il est préférable d’avoir pour ces combats titanesques un arbitre au dessus de tout soupçon qui à la fin du tir marquera à la craie sur le sol les limites de chaque jet (le centre de la flaque) et qui ensuite, en mesurera la distance avec précision, patience et surtout un mètre ou une règle.

Il est plus rigolo que cet arbitre tatillon soit une fille car pour éviter toute triche, elle devra au préalable inspecter minutieusement le propulseur de chaque concurrent.

On a en effet vu des compétitions où tout un système de pompes (voire de pistolet à eau) était dissimulé dans le calbute d’odieux fraudeurs qui le regrettèrent amers car la punition d’une telle triche est terrible : La bitte au cirage ou toute autre matière incongrue et bien dégueulasse à tartiner dessus.

De tels délits navrants, de telles triches ignobles ont d’ailleurs fortement éradiqué la pratique de ce noble sport dans des lieux publics : En effet, en 1998, pour mettre définitivement le holà à ces fraudes minables, l’O.I.P.E. (Ordre International des Pisseurs Extrêmes) a édicté la règle voulant que les compétiteurs doivent désormais émettre leur jet, complètement nus (à poil, comme on dit)

Les premières applications de ce principe pourtant sain et moralisateur rencontrèrent malheureusement l’opposition des autorités dites « adultes » qui, comme l’on sait, ne comprennent jamais rien à rien. (Pff !)

 

Les grands pratiquants du jet de pipi (qu’ils soient champions ou pas) savent depuis 1969 au moins que la gravitation est bien moindre sur la Lune que sur la Terre et que donc toute chose jetée avec la même force ira plus loin, beaucoup plus loin sur la surface de notre satellite que sur une cour de récré.

Les vrais pisseurs extrêmes ont donc toujours eu le rêve d’aller sur la Lune pour pratiquer leur art.

Par ailleurs, les statistiques (secrètes) de l’O.I.P.E démontrent qu’un garçon sur deux est un pisseur extrême ou l’a été au moins une fois dans sa vie (d’astronaute ou pas) !

CQFD

On a pissé sur la Lune, je vous le dis !

 

Illustration : Guido Reni (1575-1642) Bacchus buvant (1623) Huile sur toile (72 x 56 cm) Gemäldegalerie, Dresde, Europe.

 

Fin de loup


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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 20:21

Réédition d'une note du 18 mai 2007

Le nom d’Ötzi (prononcer « eutsi ») fut donné en 1991 à une momie trouvée par des randonneurs à 3200 mètres d'altitude, entre l'Italie et l'Autriche dans le massif alpin des Dolomites italiennes (Alpes de l'Ötztal)
Des examens révélèrent quelque mois plus tard que cette relique avait été gardée au congélo pendant des millénaires par un glacier que le réchauffement climatique a fait suer grave.

Notre brave Ötzi était en effet un chasseur ayant vécu entre 3350 et 3100 avant JC, c’est-à-dire à la fin du néolithique.
A cette époque, l’histoire et l’Antiquité étaient encore dans les choux et l’Humanité ne savait pas écrire.
A sa mort, Ötzi était un homme d'environ 45 ans (ce qui devait être vieux pour l’époque) ; il mesurait 1,59 mètre et pesait environ 40kg.
Son corps est couvert de tatouages.

otzi

Près de cette momie, on a retrouvé un arc, des flèches, une hache, un couteau dans un fourreau en tissu d'ortie et quelques champignons à usage médicinal.
Ces savants en fouillant dans l’estomac ont aussi découvert le menu du dernier repas d’Ötzi : Des céréales, un steak de cerf et un morceau de bouquetin.
Le Mac Do de l’époque était déjà très rudimentaire.
L’homme avait encore une partie de ses vêtements dont un pagne, une veste en peau de cerf, une cape en fibres végétales et un sac comprenant un nécessaire à feu.

Jusqu’à très récemment on s’interrogeait sur les causes de la mort d’Ötzi et la version officielle penchait pour une chute puis une mort par le froid ou la fatigue.
Une équipe de chercheurs italo-suisses ayant utilisé une technologie nouvelle employant les rayons X a démontré, il y a quelques jours, que la mort d'Ötzi avait été provoquée par une flèche plantée dans le dos…
Or donc les gens, Ötzi aurait été assassiné !
Bon, on peut penser à une guerre aussi (mais on aurait retrouvé d’autres corps ?) ou un accident de chasse causé par un collègue particulièrement manche dans l’emploi de son arc.
J’écarte la thèse du suicide hein !
On peut y voir aussi un règlement de compte ou une attaque à mains- armées.

On ne saura jamais ni le mobile du crime ni le nom de l’assassin.
Ceci étant après 5000 ans, il y a sans doute prescription et l'affaire sera classée sans suite.
Désolé Ötzi...

Fin de loup

 

 


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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 20:14
Réédition d'une note du 18 mai 2005

Le télescope spatial de Monsieur Hubble est au fin fond de l’univers ce que Monsieur Google est à la toile internautique : Un fouille-merde de première classe.
Il doit son nom à un astronome américain, Edwin Powell Hubble (1889-1953) qui a passé sa vie à s’arracher les cheveux et à se ronger les ongles pour démontrer que notre bon vieil univers était en constante expansion.
Cette théorie est formalisée par une loi, dite d’Hubble, qui n’a pas encore été abrogée à ce jour.

Le télescope Hubble qui est une machine pesant 11 tonnes et ayant coûté la bagatelle de 2 milliards de dollars gravite à 600 kilomètres au-dessus de nos têtes et passe son temps à photographier les banlieues les plus éloignées et les plus obscures de notre bel univers.
Depuis 1990, il aura largement démontré que Monsieur Hubble avait raison en tout point de sa loi et que l’univers s’étendrait inexorablement et semblerait homogène partout sans que notre misérable pomme de Terre patatoïde en soit peu ou prou le nombril vaniteux.
Enfin un peu d’humilité hein !

milkyway

D’ailleurs quand on regarde rien que notre minuscule galaxie (la Voie Lactée), on s’apercevra que notre malheureux soleil est une paillette jaune perdue sur la quatrième ornière sud de la coquille de l’escargot galactique (Cliquez sur la photo pour l’agrandir)
Ça peut faire une peur sidérale et existentielle comme ça peut rassurer aussi : On n’est pas forcément tout seuls à nous demander si on l’est.

Cette note est motivée par le fait que les résultats d’une étude réalisée sur plus d’un an à partir de photos prises d’Hubble et grâce à des outils mathématiques puissants ont révélé (et partiellement confirmé) qu’il existerait dans l’univers une matière bien différente de celle dont nous sommes pétris : La matière noire.

mati_renoire

Sur la photo (reconstituée) ci-dessus nous pouvons en effet distinguer un halo sombre entourant une bande hilare de galaxies lointaines qui jouent à la balle au prisonnier ou au morpion.
Cela serait de la matière noire qui selon certains hanterait plus d’un quart de notre bel univers à nous.
Je pense qu’il est inutile de vous dire que personne ici-bas ne sait très bien de quoi est constituée cette boue, ce gaz ou ce sombre truc à la noix.

La connerie la moins sidérale avance qu’il s’agirait d’une matière « non baryonique » c’est-à-dire qui ne serait pas constituée des particules élémentaires qui nous font vibrer nuit et jour (proton, neutron, électron, photon, etc.)
Partant, toutes les suppositions seront les bienvenues et tous les délires permis : Une matière primordiale (la boue originelle), une substance lubrifiante (un peu ce que le blanc d’œuf est au jaune où nous baignons) ou encore le matériau qui après « émulsion » gravitaire se transformerait en matière « claire » et baryonique ?
N’importe comment ce n’est pas demain la veille qu’on saura de quoi est faite cette matière dans la mesure où la photo représente un anneau sombre mesurant 2,6 millions d'années-lumière de diamètre et se situe dans l'amas galactique « ZwCl0024 + 1652 » (le bien nommé !), lui-même distant de 5 milliards d'années-lumière de la Terre (1)
C’est pas la porte à côté hein !

Certains sorciers, poètes naïfs ou pas, certains loups-garous de banlieue, certains philosophes lunaires ou solaires vous raconteront aussi que cette matière noire n’est pas autre chose que de « l’esprit pur » infiltrant la matière blanche pour la gouverner ou au contraire s’en échappant après l’avoir habitée, éduquée et lui avoir enseigné les choses de la vie.
Moi, j’aime bien jouer au petit alchimiste…

(1) Une année-lumière équivaut à 9 500 milliards de kilomètres.

Fin de loup

 

 


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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 19:51
Comme vous le savez (ou pas) le télescope Hubble se fait refaire un lifting à quelques 600 km au dessus de nos têtes.
Cette bonne et brave machine qui, depuis près de vingt ans, scrute le fond de notre univers — sinon la pensée de ou des dieux — était il y a peu vouée à la casse (l’abandon du moins) mais comme elle a rendu jusqu’ici de fieffés service et a permis de faire pas mal de belles découvertes, les Etasuniens ont décidé de lui donner du rab de service.
Il faut dire que cette grosse loupe nous aura fait voir pas mal de choses nouvelles, et des vertes et des pas mûres en plus.

Bon sinon, j’ai appris des dernières nouvelles de là-haut que notre univers aura quelques 14 milliards d’années aux fraises (et des brouettes en plus ou en moins) mais que nous ne pouvons voir sa photo que quand il avait seulement 330 000 ans où il était déjà un gros bébé braillard, chaud et agité enveloppé dans des langes noires.
Il serait né le jour du big-bang, mais cette information est encore à mettre au conditionnel car personne n’a encore jamais vu son certificat de naissance ni ses parents d’ailleurs.
De plus, il y a un litige sur l’identité de ces derniers sachant que plusieurs en réclament la création : Une foultitude de dieux, l’espace, le temps, le hasard, la nécessité et Toussa de chez Tout-plein.
Je ne rentre pas dans ce débat ni les détails hein !
On se demande aussi comment le petit Univers grandit et se développe : D’aucuns pensent qu’il est stable, grave et se refroidit lentement ; d’autres qu’il est en pleine croissance explosive et révolutionnaire du genre « j’en fous partout et le plus loin possible » et enfin, certains affirment qu’il se gonfle comme un gros soufflé au fromage sur lequel les galaxies ne seraient que de minuscules grains de sel perdus sur une croûte de matière noire et s’éloignant les unes des autres.

Cela étant, pas plus tard qu’hier, un de mes verres en pyrex a fait son big-bang dans ma cuisine et ce fut terrible !
Il m’a glissé des doigts pour tomber sur le carrelage ; il a rebondi une fois pour me passer entre les jambes et après j’ai entendu « bing, bang, bang et flop » dans mon dos.
Au second « bang » j’avais espéré entendre un « ding, ding, ding » décroissant et d’espoir, mais hélas ce fut un « flop » de très mauvaise augure.
En me retournant en effet, tout le sol de la cuisine était couvert de minuscules bouts de verre : Il y en avait partout, même sur la table.
Dieu était-il si maladroit ?


Illustration : Gerrit DOU (1613-1675, Leyde) Un astronome (1650-55) Huile sur toile (27 x 29 cm) Stedelijk Museum de Lakenhal, Leyde, Europe.

Fin de loup

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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 20:07
Le télescope Hubble, qui est une grosse lorgnette accrochée dans l’espace et qui regarde sans cesse l’univers dans le blanc des yeux, vient de découvrir des astres d’un nouveau genre : Des étoiles huit fois grosses comme notre soleil qui sillonnent notre galaxie (la Voie Lactée, hein, bande de cancres las) à vitesse grand V et s’en échappant d’ailleurs comme des voleuses.
Des machins comme ça, on n’en avait jamais encore vus : On connaissait les comètes qui ne sont que de gros cailloux volants ou d’autres étoiles filantes, sorte de boules de feux et de gaz, mais de vrais soleils migrant à plus de 180.000 km/h, ça c’est une première.
 
Où vont-ils comme ça ; que fuient-ils ? Mystère et boules de gomme !
Einstein ne croyait pas que Dieu joue aux dès, mais en voyant ces étoiles furtives galoper ainsi dans les vides interstellaires, on peut se demander si le créateur ne s’amuse pas aux billes de temps en temps.

Rassurons-nous, ces bolides, ces étoiles interlopes sont très loin de nous (du moins j’espère) et elles s’éloignent tant qu’elles peuvent comme si on puait beaucoup de la gueule.
Cela étant, imaginons un instant que notre brave soleil ait une telle idée sotte et grenue de migrer pour aller se faire voir dans une autre galaxie, on ne serait pas dans la merde hein !
Remarquez, on serait un peu forcés de le suivre dans son périple avec gravité et par gravitation et notre patate de Terre ferait du ski cosmique derrière ce hors-bord insolite avec nous dessus comme des veaux décoiffés.
Cela vaudrait mieux d’ailleurs, parce il nous faudra ramer longtemps et de nuit pour nous trouver une autre étoile du même genre et garantie au moins 5 milliards d’années.
 
Bon, il n’a pas un peu fini de jouer au billard avec des soleils l’autre barbu là-haut ? A son âge !

Note : Pour plus, voir un article plus sérieux sur Futura Sciences

Fin de loup

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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 20:18
C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume. (Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray)

Moi, j’aime bien les fins du monde.
Selon certaines personnes bien informées, la fin du monde aura lieu demain 10 septembre à 9 heures c’est-à-dire au moment de la mise en service du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde qui, pour ces gens, n’est qu’une usine à « trous noirs » voraces et exterminateurs.
Pourquoi pas hein ?

Si tel est le cas, notre belle planète bleue sera engloutie en quelques secondes.
Dans ces conditions, prenez soin de boire votre café avant neuf heures et n’hésitez pas à prendre un croissant et une tartine de plus ; ça ne mangera pas de pain dans ce genre d’aventure et comme personne ne sait encore vraiment ce qui se passe (ou pas) dans un trou noir, ça pourrait vous permettre d’attendre un peu au cas où les boulangeries y seraient trop rares.
Allons savoir…
Et comme disent les écureuils : On n’est jamais trop prévoyant !
L’avantage d’une fin du monde, c’est que ça résout illico et à moindre frais et efforts le problème de l’autre faim du monde.
Il fallait y penser et je le pense donc j’essuie la vaisselle.

Bon pour ma part, je ne ferai pas de lessive ni de repassage ce soir et au dîner, je terminerai les restes dans le frigo comme ça l’ange exterminateur le nettoiera plus facilement et j’aurai peut-être un point de rédemption en plus pour cette précieuse aide ménagère lors du grand règlement de compte prévu après avec Dieu (ou alias), ses saints et tous le tralala invité.

C’est sûr que s’il n’y a pas de fin de monde comme prévu demain, j’aurai une faim de loup au soir, mais, bon, je garde une boîte de sardine au cas où.

De toute façon, s’il ne se passe rien de catastrophique, on aura peut-être la chance de savoir un jour prochain si le boson de Higgs existe ou pas et si l’atome est bien composé comme on le pensait ou non.
En tout état de cause, ce n’est pas cet outil dernier cri qui nous permettra avant très longtemps d’y voir plus clair dans la lumière et la matière car nous ne sommes pas près d’aller reluquer et mater des éléments encore plus petits microscopiques s’ils existent.
Le loin comme le près nous seront encore étrangers dans des siècles et des siècles, je vous le dis car plus on s’en rapproche, plus on s’en éloigne et plus les experts se mettent sur la gueule…

Un vieux secret de loup-garou et d’autre philosophe quantique nous apprend en effet que l’univers n’a pas encore été créé : Il est en pleine création et que nous sommes sur sa flèche qui n’a sans doute pas encore été tirée par « on ne sait qui », sinon, « on ne sait trop qui » !
L’arc est bien tendu en tout cas ; sinon, ça se saurait.

Je vous aurai prévenus hein !

Enfin une dernière prière en forme d’iCul à ce bon vieux monde :

Si demain, comme annoncé, c’est la fin des faims,
Alors passez-moi vite et enfin,
Le sel fin.

Illustration : Hieronymus Bosch (Vers 1450-1516) Panneau central du triptyque du Jugement Dernier, Huile sur panneau (164 x 127 cm) Académie « Für Bildenden Künste », Vienne.

Fin de loup

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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 19:20

La prédation est une loi naturelle fondamentale qui concerne toutes les espèces vivantes, du dictateur fou à la bactérie en passant par l’ornithorynque et le scléroderme vulgaire

Elle est hélas aussi implacable et aussi irréfragable que la gravité universelle qui, quelque part, est aussi une sorte de prédation.
Dura lex, sed lex.
Sur l’échelle bondée du vivant, tout péquin est donc à la fois proie et prédateur, soit-il un loup éradiqué des pâtures ovines ou un misérable vers de terre engloutie par la paisible vache distraite un moment par le passage d’un TGV.
Il y a avait jusqu’à maintenant qu’une seule exception à cette règle et paradoxalement de taille : Le minuscules virus de tout poil et de tout bois qui, il faut humblement l’avouer, restera longtemps, sinon à jamais, le véritable archi prédateur de cette planète.
Les virus étaient sans aucun doute dans la première « soupe organique » et certains pensent même qu’ils furent à l’origine de toute vie sinon les catalyseurs de première classe.
En tout état de cause, ils sont quantiques en diable comme en bon dieu pour engendrer comme pour détruire.
Cela étant, on peut se poser la question de savoir s’ils sont vraiment des êtres vivants et quoi qu’il en soit, il faut reconnaître qu’ils sont le plus souvent inoffensifs dans le mesure où la très grande majorité de leur très grand nombre se contente d’une vie indolente de sieste et de farniente.
Les virus hyperactifs par contre, sèment la terreur et la mort dans les pâtis, les bergeries ou dans les arrières salles des boîtes de nuit interlopes et non protégées tel le plus tristement célèbre d’entre eux : Sa majesté des horreurs de l’amour, l’abominable VIH, Saigneur de SIDA.

Or donc, pour se débarrasser d’un prédateur, il faut soit lui retirer toute proie pour le faire crever de faim, soit lui mettre son propre (ou sale) prédateur dans ses draps sales ou propres.

Retirer au virus toute cellule à bouffer dans notre organisme n’est évidemment pas une solution facile d’emblée (en l’état de nos connaissances)
Par contre, lui mettre sur le dos un autre virus programmé pour bouffer son semblable (un virophage) est une idée particulièrement séduisante qui vient d’ailleurs d’être réalisée récemment par le Professeur Didier Raoult, de l’Université de Marseille (CF l’article de Futura Sciences en lien au bas de ce billet)

Oui, il fallait y penser : Si l’homme est un loup pour l’homme, le virus sait aussi être un salopard cannibale de sa propre espèce et de la pire dans la foulée.
Toutefois, je vous le dis, le vaccin « virophage » n’est pas encore pour demain, car avant (ces rails), il conviendra de régler quelques petits problèmes du genre : Se débarrasser du prédateur repu ou l’empêcher, au sortir de sa sieste digestive, d’aller fouiller dans les placards ou le frigo de notre organisme pour continuer de se bâfrer de quelques unes de nos chères, indispensables et croustillantes cellules (je sais, il faut que tout le monde vive, même les petites bêtes utiles, mais bon)
On veut un virophage, pas un anthropophage, hein !
On me répondra qu’il suffira de lui envoyer un autre viro-terminator, mais on tomberait vite alors dans la médecine à mouvement et piqûre perpétuels…

Le virophage en panacée est une belle idée, mais pas pour bientôt, c’est sûr, hélas…

Le mot « virus » vient du Latin « virus » et signifiait « suc, jus, humeur; venin, poison; mauvaise odeur, puanteur, infection » et il n’aurait qu’un très lointain cousinage avec l’adjectif « viril » qui lui vient de « vir » (homme, mâle) sachant que leur ancêtre commun de la nuit des temps devait se nommer également « vir » (force, vigueur)

Illustration : Jan Sanders van Hemessen (1500-1556) le Chirurgien (1555) Huile sur toile (100 x 141 cm) Musée du Prado, Madrid.

Lien Futura-Sciences


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