Martin Lothar (depuis 2005)

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Loups et loups-garous

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 20:41

BlaisePascal C’est aujourd’hui, 3 février, la saint Blaise

Prénom bien quantique dans la mesure où il tiendrait ses racines d’une foultitude de choses et d’êtres.

Blaise signifierait : « celui qui bégaie, qui balbutie »

Pour certains, Blaise serait le nom antique, ancien, ancestral de « l’ours ».

Pour d’autres, bretonnant, il signifie : « le loup ».

Pour vous dire qu’il est ici à l’aise, Blaise… Ne vous en déplaise.

Blaise est de l’ouvrier février ; c’est un Verseau — signe quantique entre tous, d’air et d’eau givrée, gelée ou pas.

Blaise est d’hiver, de la Chandeleur chrétienne, de l’Imbolc nordique, celtiques, des lupercales latines, étrusques dont j’ai déjà causé.

Blaise est aussi le prénom d’un mathématicien Pascal (qui était loin d’être une cloche, même si souvent il sonna « bizarre » dans ses pensées en brouette, en jeu, ou par hasard et fit de drôles d’expériences du haut d’un clocher rien que pour foutre la pression au monde des vivants ou à Dieu — qui sait ?) et qui, comme disait notre bon Alexandre Vialatte, aimait tellement l'Auvergne qu'il naquit à Clermont-Ferrand, ce provincial…

 

Restez avec nous les Blaise, on vous aime !

 

Fin de loup


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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 05:33

 

« À sa plus grande gloire »

(Jean-Sébastien Bach, 1685-1750)

leonhardt J’étais encore jeune ; j’étais déjà con ; j’étais dans mon lit, réveillé, sans doute à me gratter les choses entre mes deux, histoire de me demander, une fois de plus, à quoi sers-je, où cours-je ou encore, dans quel état j’erre…

J’étais déjà jeune ce dimanche matin dans mon lit de grasse matinée, à me retourner en écoutant, entre deux rêves, la voix de Jacques Merlet, causant grave, juste et clair dans le poste sur France Musique.

 

J’étais toujours jeune ce dimanche matin quand la voix s’est arrêtée…

Une seconde de silence et puis un souffle qui nait…

Une de ces haleines d’ange — qui passe, qui vient ; un courant d’air du paradis ; une vibration du tréfonds de la création ;  un chant, un cri, un hurlement harmonisé, ordonné, magnifié de cinq-cent-mille ans d’humanité !

Le bonheur en diable à ressort quoi…

Deux flutes en os qui vous flutent soudain dans les esgourdes, tout doux, tout lent, funèbres, mais comme il faut pour ne pas vous faire peur ou pleurer ; qui vous fourrent dans les ouïes une sonatine du feu de tous les dieux et du claquement de tous les os, de tous les squelettes de tous les morts de tous les mondes.

Tout doux, tout lent, cadencé, tragique, à pas divins, magique, merveilleux, inoubliable.

Deux flutes en bois des forêts baroques : deux faunes, des jumeaux orphelins de chez Pan, dansant nus, larges, gracieux, évanescents, sur les boyaux en liane, sur l’humus soyeux, sur les fougères en cordes d’un ordre continu, d’une perpétuelle basse.

Ou d’un acte tragique, mais nécessaire, inévitable, indispensable…

Et quand les flutes se taisent, fleurit le chœur, les voix en aria ou en « chant ferme » puis reviens la plainte ultime, apocalyptique : « Komm ! »

Un requiem à réveiller les morts en douceur, en humanité, avec foi, espérance, avec charité avec « art » enfin et toujours…

Un « actus tragicus » de derrière les fagots des caves ou des greniers de l’Occident idéal ou perdu.

J’étais jeune ce dimanche quand j’ai écouté (réveillé à jamais d’entre les morts) la cantate funèbre (requiem) BWV 106, « Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Le temps de Dieu est bien le meilleur) » de Jean-Sébastien Bach, dirigée par Gustav Leonhardt (1928-2012)

Cette cantate est pour moi une « chose, un objet, un sujet » musical de premier ordre et ceux qui ne connaissent pas, devraient s’abstenir de causer musique à tout vent, voire à tout crin. (Ah mais !)

Le loupissime maître Gustav Leonhardt est mort lundi dernier, le 16 janvier 2012.

Je sais que ce noble musicien n’est pas mort tout à fait dans l’indifférence.

Au risque (ah, ah !) de me faire engueuler et mépriser une fois de plus — mais j’ai pour totem le loup, non ? Et les caniches festifs à collier parfumé fluo peuvent bien aboyer en passant — J’affirme que le Gustav fut (est) à la musique ce que Steve Jobs (est) fut à l’informatique, na !

Il fut un père fondateur et réactionnaire en diable « baroqueux » et je ne vous raconte pas la gloire de ses potes et de ses élèves (Voir le lien sur Wikipedia) et moi, ça m’énervera toujours quand d’aucuns disent que le Gustav avait un style « froid, luthérien, batave, du nord et toussa » : à la fin de sa cantate 106, le silence n’engendre que grâce, enfin ! (Et c’est un baptisé fier catho-papiste-païen qui vous cause)

Autre souvenir de Gustav : quelques années plus tard (je devais avoir trente ans ?), un dimanche après-midi, je suis allé au cinéma « voir » le film « Chronique d'Anna Magdalena Bach » qui se projetait sporadique dans une salle des Halles à Paris (même pas en « art & essai » — Gustav & consorts baroquisants étant inconnus, voire démonisés, à l’époque, en France, faut le dire).

C’était un jour d’hiver, il faisait beau et je pensais en prenant mon billet, me trouver tout seul, tout nu, dans une immense salle.

Au générique, nous fûmes sans doute plus de cinquante à applaudir, soulés, camés, ce film où le Gustav « joue et incarne » JSB himself.

Je vous dis ça comme ça hein !

Allez, merci et adieu Gustav Leonhardt ; à Dieu ou à celui que tu sais désormais (ou pas) veinard !

On t’aime Gustav ; reste avec nous.

 

Fin de loup


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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 20:44

applecup.jpg

Hier, la mort n'a fait qu'un de ses sales jobs,

Mais elle eut, ce qui est des plus snobs,

Un iJobs.

 ...

Jobs, si tu créas de jeunes OS

Sans vieux os, tu nous laisses

En détresse.

 

Note : pourquoi l'industrie, l'entreprise, l’ingénierie, la technologie, le commerce, n'auraient-ils pas eux aussi, leurs bons « génies » à l'instar des arts, des lettres, de la politique, de la guerre ou des sciences ?

Je rappelle qu’il y a fort longtemps, j’avais accordé à feu Étienne Boulots, alias Steve Jobs, le Mec du Mac, la dignité de « Loup-Garou de première classe » (mazette !)

Dans ces accablantes et regrettables circonstances, moi, Martin Lothar, futur empereur d’Occident (et tutti quanti), je le nomme, à titre posthume, à celle de « Grand Commandeur dans l’Ordre Cosmique du Loup-Garou » (tudieu !)

Je précise enfin que j’ai composé ces deux humbles « iCuls » ce matin, dans le train de chez Monboulot, sur cette incroyable, merveilleuse et superbe machine qu’est l’iPhone.

Ah mais !

Tiens, c’est curieux, c’est quantique ? Mais ce billet est le deux millième de ce blogue

 

Illustration : Hans KRUG (Mort en 1519) Coupe en forme de pomme, 1510-15, Argent en relief et partiellement coulé, hauteur 21,6 cm Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg, Europe.

 

Fin de loup (triste et pommé)


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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 08:00

Architecte ad hoc et tous les matins,

Le soir, il fait des Tintin ;

C’est Quentin.


Note : Bon anniversaire Quentin (un chouette garou)


Fin de loup

 


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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 00:00

TurnerAutoportrait.jpgIls cachent tous leur petit cerveau sous un heaume,

Mais ce sont de vrais gentilshommes,

Les Guillaume.

 


Note : Je rappelle aux cancres las qui se prennent leur chou au fond de la blogosphère que le prénom « Guillaume » est plus germanique tu meurs car il est né d’un « Wilhelm » composé de « will » (volonté) et de « helm » (casque, heaume) Ces Wilhelm en migrant sont devenus « William » ou « Guilhem » puis « Guillaume » et autres « Will » « Willy » « Liam »  « Bill » « Billy » Ze Kid ou pas.

J’ai expliqué au fin fond de ce blogue comment le « W » des Ostrogoths, voire des Wisigoths (inconnu des Romains, des Grecs, de Gaulois et autres Latins) est devenu « Gu »

J’en ai marre de me répéter hein !

S’il y a plus d’un âne qui s’appelle Martin, il n’y a qu’un seul loup futur empereur d’Occident qui se prénomme « Guillaume »

Et ceux qui savent, le savent.

Bonne fête à tous les Guillaume de la Terre et même de l’Univers !

Ah mais !

 

Illustration : Joseph Mallord William Turner (1775-1851) Autoportrait (1799) Huile sur toile (145 x 236 cm) Tate Gallery, Londres, Europe.

 

Note 2 : rédition d'un billet du 10 janvier 2010 avec ses coms. Désolé, je bosse moi, hein !

 

Fin de loup

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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 19:49

mandelbrot.jpgJe n’apprends qu’aujourd’hui la mort du mathématicien Benoît Mandelbrot (1924-2010) survenue le 14 octobre ; il y a donc une semaine.
Il faut dire qu’en ce moment, avec les franchouilles clownesques et ringardes de notre bon et festif Frankistan en décomposition cadavéreuse, je fuis un peu les nouvelles de chez Dans le poste.

Mandelbrot fut le papa des objets fractals.
Bon, ça ne vous dit sans doute rien, mais à moi, si, et je prépare un billet sur ces splendeurs scientifiques, graphiques et philosophiques que sont les fractales.

Benoît Mandelbrot est mort et je me sens triste, perdu et solitaire tel l’unique neurone zombifiant dans le crâne de n’importe lequel des politichiens français.

Décidément, tout fout le camp nous laissant orphelin au fatal chaos...
Adieu Benoît. Que le fractal Pan te sublime.

Lien : Benoît Mandelbrot sur Wikipedia

Fin de loup fractal


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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 18:36

BurnejonesAmourRuine.jpgEn 1892, Rudyard Kipling (1865-1936), le papa de Mowgli (entre autres) s’est installé dans le Vermont (USA) où il rencontra Mark Twain, le papa de Tom Sawyer (entre autres) et où reçut beaucoup de visites d’amis britanniques et parmi eux, un certain Arthur Conan Doyle, le papa de Sherlock Holmes (entre autres).
C’est d’ailleurs, Holmes père qui apprit à Mowgli père à jouer au golf et Kipling devint très vite un fanatique de ce jeu so british.
On imagine la première leçon :

Kipling : « Mais Arthur, mon frère loup, je n’arriverai jamais à jouer à ce truc-là enfin »
Doyle : « Mais si, vous verrez, c’est élémentaire, mon cher Rudyard »

En 1922, Kipling fut élu au poste de recteur de l’université de St Andrew (Écosse) auquel il succéda à celui qui en devint alors le chancelier, un pote aussi de Doyle, et qui se nommait James Matthew Barrie (le papa de Peter Pan)
Je me demande de quoi pouvaient bien parler ces trois-là autour d’une bouteille de scotch...
Mais bon, c’était à une époque où l’on savait vivre et mourir dignement ; c’était avant la fin de l’Histoire comme aurait dit Muray.

Tiens, dans le titre de ce billet, il y a un prénom « Nathoo »
Qui saurait me dire dans quelle oeuvre célèbre de Kipling ce personnage apparait ?

Illustration : Edward Burne-Jones (1833-1898, qui était un oncle de Kipling) l’Amour au milieu des ruines (1894) 

Fin de loup


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