Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Dimanche 23 mars 2008
J’aurais tant aimé être une telle machine à coudre (Martin Lothar)

Saviez-vous les gens que le loupissime Garou Jean Sébastien Bach s’est payé récemment le luxe de se refaire le portrait ?
Je vous le dis et même je vous l’affiche :BachVisage.jpg
En ce jour de Pâques, je ne pouvais pas le louper notre JSB surtout quand il est ainsi ressuscité!
Ce musicien à propos duquel Emil Cioran écrivait que Dieu sans lui ne serait rien ou pas grand-chose…
Ce Bach qui eut deux femmes, vingt enfants dont trois génies et un foutu caractère.
Pour le trois cent vingt troisième anniversaire de la naissance de Bach en effet (21 mars 1685), les autorités d'Eisenach (sa ville natale en Thuringe, Allemagne, Europe) ont décidé de refaire son visage selon les derniers cris de l’anthropométrie et de l’informatique.
C’est Caroline Wilkinson (certainement pas rasoir celle-là !) de l'université de Dundee, en Ecosse, anthropologue connue pour avoir notamment reconstitué le visage du pharaon Ramsès II, qui a opéré le maître de l’harmonie et du contrepoint sur des données anatomiques plus scientifiques, tu meurs !
Ce visage de JSB serait ainsi ressemblant à 70%

J’ai tout entendu de l’œuvre profuse et sublime de Bach, absolument tout et parfois dans de multiples versions.
Je le reconnais à la deuxième mesure et je l’entends toujours gueuler dans les compositions des Mozart, Beethoven, Schubert, Beatles, Pink Floyd et tutti de chez Chianti.
J’ai découvert ce musicien grâce à Jacques Merlet (mais qu’est-il devenu ?) producteur à France Musique et qui à une époque animait les dimanche, à neuf heures, avec une classe et une culture savoureuse et sagace, une émission consacrée à chaque fois à une cantate de JSB (qui en aura composée plus de 200 hein !)
Je pouvais ainsi dans mon lit – sans aller à la messe – réviser toute ma Bible, l’Histoire et surtout apprendre tout de la musique classique et contemporaine d’ailleurs !
Il faut dire que Bach a été le réinventeur de la polyphonie voire de la musique occidentale après Biber et Monteverdi sans doute.
Il fut une intelligence musicale en forme de table rase (tabula rasa) mais surtout un grand reconstructeur – un joueur génial du lego harmonique et vibratoire, un vrai réactionnaire quoi.
C’était un homme d’ordre, de l’Ordre harmonique, de l’universel et absolu ordre du monde et des hommes.
Le Bach, avec trois notes de basse vous montait en règle et en trois mesure une cathédrale de splendeur, de bonheur et de plénitudes absolues.
Certes, son tic, tac, tac pourrait lasser bien vite et il lassa un temps comme le bruit d’une machine à coudre (Cocteau) jusqu’à ce que les baroqueux s’y mettent et reprennent les partitions d’origine pour découvrir et magnifier enfin les îlots harmoniques sublimes de douceurs et de nuances qui se cachaient dans l’ombre des grands rouleaux compresseurs bachiques.
Bach en Allemand signifie « ruisseau »
Si la vie n’est pas un fleuve tranquille, la musique de Bach est toujours une onde fertile et bienfaisante pour l’âme, l’esprit et le corps.

On t’aime Jean ; on t’aime Sébastien ; on t’aime Bach ; on t’aime ta Trinité Quantique et l’on a besoin de toi surtout par ces temps de stupeurs, de torpeurs, de foutaises et de vanité bling-bling techno à chier.

JSB, je t’en supplie, reste avec nous !

Fin de loup

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Samedi 22 décembre 2007

Pour les malheureux terriens qui ne le savent pas encore, je précise que l’excellent, l’inimitable et l’indispensable You des Alpages (en lien aussi à droite, pub) a, quelques moments dans sa vie bucolique et néanmoins bloguesque, la  grande bassesse d’être bassiste dans un groupe underground, rock – ou quelque chose comme ça - ou autre genre satanique que je crains subversif et jeune en diable pour ne pas dire terroriste grave.
Nul n’est parfait hein !
Il se commet en effet dans une compagnie suante, électrisée et sonorisée nommée « DarkAnkh »

 

flyerscenebastille3

 

Ne me demandez pas ce que signifie ce graphème barbare de derrière les fagots – j’en sais rien de rien – mais si le désir vous en pousse d’en savoir plus de chez Plus, je vous conseille vif de vous adresser à notre cher énergumène de You (en lien toujours à droite, pub)

Or donc et subséquemment, le susdit You et sa bande de jeunes déjantés musicaux ont l’audace ou l’ultime l’ambition de produire leurs œuvres insanes, géniales voire bruyantes le 5 janvier du futur an de grâce 2008.
Ils s’exécuteront en un antre plus ou bien mal famé dénommé « la Scène Bastille » à Paris – oui ça existe toujours – France, Europe, planète Terre, système solaire, Voie Lactée, Univers et plus loin, ché plus…
Pour plus de détail sur cet événement insolite, stressant, plébéien, voire anarchiste insurrectionnel ; pour toute réservation ou autre question d’angoisse métaphysique, veuillez bien cliquer sur le lien habilement mis en fin de cette note, mais pas tout de suite parce je cause là hein !

Bon moi, pour tout vous dire, je n’y serai pas dans la mesure où j’aurai la plus ou moins bonne raison d’être ailleurs à torcher d’autres mammouths trisomiques ; à récurer quelques casseroles en feu d’amour ou à fouetter quelques chats de berger voyoutocrates qui le mériteront toujours ; croyez-moi.
Par ailleurs, même si j’adore le susdit You – du moins son blogue et sa môman hein ! – j’ai quelques craintes que la divine musique qu’il dispensera avec sa poterie éclairée et agitée ne soit ni de mon goût, ni de mon ordre, ni de mon âge poudreux sinon canonique et surtout pas de la résistance physiologique de mon ouïe délicate , mais néanmoins génétiquement et désormais pourrie.
Mais bon, je suis tout sauf sectaire ou tyran du sens et du goût de mes vivants prochains, vous le savez bien hein !
Et de plus, ça me fait un bien fou, un plaisir rare de faire une pub (confidentielle – restons lucides) à ce foutu chic type de You de ses Alpages alpins ou pas.

Voilà, c’est fait et j’en suis aise, na !

On t’aime le You ; reste avec nous ; on ne t’oubliera jamais (Ne mets surtout pas doucement les basses ; éclate-toi hein !)
Ah mais !

Pour le concert de You et autres DarkAnkh , le 5 janvier 2008, cliquez-là


Fin de loup


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Dimanche 17 juin 2007

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang,
Mais qu'à cela ne tienne, c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli.
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie.
On a fêté nos retrouvailles ;
Ça me fait de la peine, mais il faut que je m’en aille.

 

Note : Je vais sans doute trahir mon âge en disant que cette chanson « Il faut que je m’en aille » de Graeme Allwright (né en 1926) a bercé mon adolescence.
Elle est un peu niaise sans doute, mais elle résonne sans cesse au fond de moi.
Quand, c’est parti, ça revient toujours…
Graeme Allwright est un chanteur français né en Nouvelle-Zélande.
Il a adapté et chanté les « protest songs » des années 60 et 70 dont certaines de Bob Dylan.
Il a adapté et chanté aussi et surtout, avec talent, des chansons de Leonard Cohen.
Il a fait un superbe album de chansons traduites en Anglais de Georges Brassens. (Les amateurs comme moi ont apprécié, croyez-moi)

Graeme Allwright est promu loup-garou de première classe dans l’Ordre du Loup-Garou.
Car tel est mon bon plaisir.
Ah mais !
Ceci étant, je ne m’en vais pas hein !
A demain !

Fin de loup


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Dimanche 3 décembre 2006

Quand j’avais vingt ans (au siècle dernier) je voulais être chanteur pop.
A l’instar de Balavoine, je rêvais qu’après le concert du siècle à Central Park (où j’aurais cassé ma guitare sur un ampli ou sur la tête du batteur) une bande de filles en folies se serait jetées sur moi pour m’arracher des lambeaux de polo ou mieux de jean voire même du slip.
Je rêvais que toutes les nuits, je faisais l’amour avec une fille différente et que chaque fois, nous étions réveillés par mon banquier demandant des instructions pour canaliser les milliards inondant mon compte en banque.
J’aurais fait mes (premiers) adieux à 25 ans avant de me retirer avec une centaine de jeunes gens sur le Larzac (ou un truc comme ça) pour élever des loups, des chèvres, des choux et fonder une secte mondiale de fumeurs de moquette.
Les villageois du cru auraient fait une guerre civile pour empêcher l’érection de ma statue sur la place d’un patelin inondé de fans japonais.
Et puis plus tard, j’aurais fait un blogue qui aurait rendu Loïc le Meur jaloux à crever.

Mais bon, après les premiers mois de fac de droit, je me suis dit que je devais sans doute rêver à autre chose de plus concret hein !
Ceci étant, entre deux articles du Code Civil, je grattais ma guitare définitivement désaccordée et je composais des chansons du genre plus centre culturel, tu meurs.
Un jour, j’ai acheté deux micros et une boîte à rythme qui faisait les basses et quelques échantillons de batterie.
Je branchais le tout sur mon vieux magnétophone à bande et j’enregistrais ainsi des heures et des heures de musiques fadasses ornées de vers mirlitonesques sortis tout droit du nez.
Et puis le temps passa avec ses vaisselles, ses courses, ses ménages, ses heures sup.
Bon nombre de ces enregistrements périrent en spaghettis dans des poubelles de déménagements et la guitare fut bientôt remisée au fond d’une penderie sombre et poussiéreuse.

L’autre jour en découvrant le logiciel GarageBand, j’ai repensé à ces années et j’ai recherché les éventuelles cassettes sauvées des âges.
J’en ai retrouvé une seule (pour le moment) que j’ai aussitôt numérisée.
Sur cette cassette, il y avait le rush très maladroit d’une chanson nommée « Il est difficile d’aimer »
Mes lecteurs un peu curieux en auront entendu un extrait que j’avais mis sans rien dire en haut à droit, pub.
J’ai importé la chanson sur l’ordinateur et j’ai fait un premier essai de « remastering » en ajoutant une partie de trompette, une voix et un accompagnement de cordes.
Les paroles de la chanson :

 

Adieu ami tu t’en vas ;
Adieu amours, vous passez
Chacun de nous apprendra
Qu’il est difficile d’aimer.
Tu meurs, vieillard emportant
Le secret de tes années
Tu sais que par tous les temps
Qu’il est difficile d’aimer.
Tu sais, enfant dans ta peine ;
Toi qui sanglotes, blessé,
Toi qui vas, chargé de chaîne
Qu’il est difficile d’aimer.
Celui qui souffre ici-bas
Connaît ta race, Etranger,
Car par lui tu sais déjà
Qu’il est difficile d’aimer.
Si l’âge d’or n’est plus loin
Amis chantons ses années,
Si même on sait néanmoins
Qu’il est difficile d’aimer.

 


Même si le résultat de cet essai est très loin d’être parfait ; même si cette chanson est ringarde au possible, et qu’elle est en l’état très difficile à aimer, en l’écoutant, je n’ai pu m’empêcher de chialer un bon coup.
Ça fait du bien, hein !
Ça purge le coeur d’un certain nombre de cochonneries empilées depuis des années.

Ça fait drôle de rigoler et de chanter avec le jeune homme que je fus et qu’il m’a toujours été difficile d’aimer !
Pour écouter cliquez là (MP3) : DiffDaimer2 

Fin de loup


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Vendredi 1 décembre 2006

Bon, puisque toute la blogosphère s’est gaussée méchamment de ma composition géniale d’hier, je l’ai légèrement modifiée : J’ai refait l’intro et j’ai changé la batterie.
Voilà donc la version 2 qui sera la définitive hein !


Comme je tâtonne, ce n’est pas évident que ça puisse encore marcher.

Fin de loup

 


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Jeudi 30 novembre 2006
Ecoutez (si vous pouvez !) :

ChansonLothar

 

Je suis le génial compositeur de ce machin.

 

Paroles & musique de Martin Lothar
Chant : Le petit Chaperon Rouge

 

Orchestre : Ze Lothar Garage Band

  • Guitare : Martin Lothar
  • Orgue : Jean l’Ogre
  • Violon : Sherlock Holmes
  • Basse : Arthur Dracula
  • Batterie : Frank Frankenstein
  • Tambourin : Pierre Arthur du Plessis de la Fagne 

Conseillers techniques : Steve Job et Anton Skomager

 

Voici les paroles :
Le loup Lothar (7 fois)
Aaaaah (tout les reste)

 

Studios de la Tanière 30/11/2006

 

Fin de loup

 

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Samedi 21 octobre 2006

Je suis dans ma petite Clio pour aller faire des courses hebdomadaires chez Champion.
A peine sorti du garage, je mets la radio qui est fixée sur Radio Classique.
Par un effet du hasard, je tombe dans un creux, c’est-à-dire entre deux morceaux.
Ce qui va suivre s’est réalisé en quelques secondes :

  • Un orchestre de cordes se lance dans son thème ;

  • Quelques mesures et je reconnais du JS de chez Bach ;

  • Je connais ce morceau, mais ne peux le nommer dans mon esprit embrouillé du samedi matin ;

  • C’est un orchestre ni baroque, ni moderne, ché plus ;

  • Il y a une telle pulsation dans le jeu des archets que je reconnais incontinent ce bon vieux John Eliot Gardiner à la baguette si ouverte ;

  • Quelques mesures plus tard et notre Bach devient du Vivaldi ;

  • Je connais ce morceau, mais ne peux encore le reconnaître ;

  • Quelques mesures encore et notre Vivaldi redevient du Bach ;

  • Je parie toujours pour Gardiner ;

  • J’exclus les quelques œuvres de Bach sur des thèmes de Vivaldi ;

  • Vivaldi n’a pas composé sur des thèmes de Bach ;

  • Pourtant ils sont bien là-dedans tous les deux ;

  • A-t-on découvert un nouveau manuscrit ?

  • Mais je connais ce morceau, mais ne peux encore le nommer ;

  • Quelques mesures encore et notre Vivaldi joue à saute-mouton avec Bach ;

  • Bon là, tout de go, il y a un chœur qui s’enchante sur un « Dixit Dominus »

Bon OK : Tout faux le loup !

Si ce n’est pas Bach ou Vivaldi, c’est l’autre génial affreux jojo (né en 1685 comme le père JSB et le Domenico de chez Scarlatti)

Le développement épatant du chœur en est patent !

  • C’est lui !

  • C’est Jojo.

  • C’est toujours Gardiner aussi.

  • Et si c’est Gardiner, le chœur est le Monteverdi Choir et l’orchestre, c’est le Monteverdi Orchestra.

  • Je parie mon poids en cacahuètes népalaises !

  • Ça pulse trop.

  • C’est trop bon

  • Ça déchire grave.

  • J’en arrête la bagnole sur le bas-côté pour écouter tout ça en fermant les yeux.

  • Les voix du chœur s’empilent ou s’enchevêtrent inexorablement en un jovial feu d’artifice sur les bases vibrantes des cordes : C’est une cathédrale d’un bonheur idéale qui se compose dans ma tête…

  • Puis ça retombe en gerbes et remonte soudainement en fontaine de jouissance, de voluptés et d’ordre.

  • Et ça recommence…

Et puis le silence et la voix dans le poste qui désannonce :
« C’était le chœur d’entrée du Dixit Dominus de George Friedrich Haendel interprété par le Monteverdi Choir & Orchestra dirigés par John Eliot Gardiner »

Le Saigneur a dit ce jour que le loup avait droit à quelques minutes de paradis.

GF Haendel a composé ce Dixit à l’âge de 22 ans alors qu’il voyageait en Italie.
Moi, à 22 ans, je ne savais même pas péter mélodieusement.

Note : Le Dixit Dominus est tiré du psaume 110 de David (109 pour la Vulgate)

Dixit Dominus Domino meo sede a dextris meis donec ponam inimicos tuos scabillum pedum tuorum
Parole du Seigneur à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis (ou de tes malheurs. NDA) ton marchepied.

Fin de loup


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