Martin Lothar (depuis 2005)

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Le musée du loup

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Angoisses

Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 14:48

Il y a des fées d’hiver qui de fait, me plongeront toujours dans les abysses de la perplexité, telle cette mésaventure survenue un vendredi de janvier dernier à un Savoyard qui aura passé neuf heures la tête coincée dans un égout. (Voir le lien en fin de billet, mais pas tout de suite parce que je cause là)

Au-delà des causes, des circonstances insolites et du dénouement heureux de ce drame, je me demande maintenant à quoi on peut bien penser pendant neuf heures nocturnes la tête bloquée dans un égout de parking.

Ce n’est pas rien neuf heures ! On peut aller en avion à l’autre bout de la Terre, mais avoir tout ce temps, la tête en bas à ne pouvoir rien faire, ça doit être ennuyeux profond.

On ne peut pas dormir, car on doit être à l’affut du moindre bruit qui permettrait de crier au secours pour la millième fois.

On ne peut lire, ni manger ; on ne peut rien faire sinon prier ou occuper son esprit pour rester en veille.

À la limite, si on y voyait quelque chose, on pourrait détailler le contenu des lieux ; se désennuyer par un inventaire exhaustif de tous les êtres et les choses qui peuplent ce lieu à vrai dire très utile : un cafard, une clé, un bout de bois, une fourmi, un bouchon de bouteille, un papier de carambar ; et l’on inventerait alors des histoires pour chacun d’eux.

C’est vrai qu’on ne pense jamais assez aux égouts, à leurs lagans ou leur population.

Avec un peu chance, on pourrait voir passer un spéléologue fourvoyé (ça doit bien exister). On lui dirait bonjour et on taillerait une bavette en se racontant les derniers évènements du coin, on commenterait un match de foot ou encore on évoquerait l’œuvre de ce cher Marcel Proust ; ça ferait passer le temps, perdu ou pas.

Le spéléo n’avouerait jamais qu’il s’est paumé et affirmerait qu’il tente de faire sous terre le trajet d’Annecy à Rome, mais plus pour effectuer un pèlerinage souterrain qu’un record sportif. On lui souhaiterait bonne chance et bon courage et éventuellement, on lui expliquerait que Rome est dans le sens opposé à sa trajectoire d’alors. Il répondrait qu’il en a conscience, mais qu’il n’a pas assez de place pour se retourner et que l’Église catholique, tout le monde le sait bien, n’a jamais toléré que les pèlerins pérégrinent en marche arrière ; c’est un péché, véniel certes, mais un péché quand même.

N’empêche qu’une telle rencontre ferait passer facile une bonne heure et même plus, si le spéléologue est bavard. Ça serait aussi l’occasion peut-être, de savoir qui est le saint patron des spéléos, voire des égoutiers ; j’en ai toujours rêvé en bon claustrophobe et en mauvais chrétien que je suis.

Enfin libéré par un voisin matinal, on irait prendre une bonne douche sous laquelle on résumerait dans sa tête toute cette palpitante aventure qui fera une belle histoire à raconter à ses petits-enfants qui n’en croiront pas leurs oreilles d’apprendre qu’on a causé avec un authentique saint.

Parce que quelques semaines plus tard, au journal de vingt heures, on verrait notre spéléo de l’égout, béat et bientôt béatifié, assis aux côtés du Pape qui se serait coiffé, pour la photo, du casque lampé qu’un garde suisse aurait bien sûr nettoyé auparavant.

Mais bon, hélas, tout cela reste peu probable et la triste réalité est que l’on va devoir passer plusieurs mois encore, la tête dans un égout de campagne électorale ; très mal famé celui-là, ringard, vétuste, inutile, triste à pleurer et puant fétide en plus.

 

Lien

Fin de loup


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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 20:26

Dans mon non encore achevé premier conte à ressorts (je suis en procès avec mes personnages) mes courageux lecteurs auront appris l’art de chasser les ours du train Marseille-Paris.

Dans notre monde ubuesque, la réalité peut parfois rejoindre, sinon dépasser la fiction (et vice vertu) et tel a été le cas, il y a quelques jours, quand des marins-pompiers ont chassé un boa constrictor (une espèce de serpents de la famille des Boidae) de deux mètres de long qui s’était égaré dans le TGV Paris-Marseille après avoir semé — on se demande bien pourquoi — une panique mémorable.

Ceux qui ne me croient pas pourront consulter l’article du Figaro en fin de billet, mais pas maintenant, parce que je cause là.

 

J’aime beaucoup ce genre de fée d’hiver, parce que j’y apprends bien des choses : primo, je sais désormais que l’on chasse le boa avec des marins-pompiers (de Marseille ou pas). Il faudra donc que je m’occupe de ceux qui hantent ma cave — que je devrai vider sinon ranger un de ces quatre — en appelant le 18 (à l’eau les pompiers — ah, ah !).

 

Secundo, j’ai appris que l’on pouvait voyager en train pour pas cher avec son animal de compagnie, quelle que soit son espèce, sous réserve de respecter certaines conditions.

Je vais donc étudier la possibilité de trimballer chaque jour mon alligator de quatre mètres pour me rendre à mon boulot, sachant que j’ai pour lui une laisse, un collier et surtout, une muselière (on ne sait jamais, il est souvent de mauvais poil mauvaise écaille quand je le sors trop tôt le matin de la baignoire)

Je suis sûr qu’il se tiendra peinard dans le wagon surtout si je lui mets dans les ouïes des écouteurs d’iPod diffusant en boucle les hits de Johnny H. (je n’ai jamais su si c’était de l’amour ou de la panique, mais ça le tétanise)

 

Tiens, à propos d’animaux exotiques ferroviaires, en ce moment, dans mon train quotidien, je suis plongé dans la lecture in the text de Tarzan of the Apes qui m’a été offert et envoyé (le livre, pas Tarzan himself) par une tortue-garoue de Toulouse, Myrtille Melba (mais j’en reparlerai, œuf corse) et j’ai appris aujourd’hui, que Sheeta, le chimpanzé compagnon de Tarzan dans les films, n’est pas dans le livre original une panthère, comme je l’ai écrit trop vite dernièrement, mais un léopard et pas sympa du tout en plus hein !

On en apprend tous les jours !

 

Lien : Un boa dans un TGV Paris-Marseille

 

Fin de loup


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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 20:29

Deux « A » mènent à larver marris ou aux patères austères ?


Note : sainte Hure, serrez pour eux !


Fin de loup


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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 20:26

 

Si les signes vous fâchent, ô combien vous fâcheront les choses signifiées. (Si les signes vous faschent, ô quant vous fascheront les choses signifiées) (François Rabelais, 1483-1553, le Tiers Livre, chapitre 20)

 

Avec seulement deux « A », peut-on encore faire longtemps l'andouille ou devrons-nous enfin, nous contenter de merguez standard & pauvres ?


Fin de loup


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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 23:21

Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, la conne Sheeta de Tarzan (of the Apes) ne serait pas un singe, mais une panthère…

Avouons-le nous une bonne fois pour tous : nous sommes des cancres las, sinon des ânes…


À suivre.


Fin de loup


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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 22:27

Faut-il avoir la tête dans l’ECU pour péter l’euro ?

 

Note : Question tordue posée à des économistes d’expérience, sains, honnêtes, forts, souples, et sûrs d’eux, bref, à des économistes martiens. (Qui hélas, ne connaissent pas assez la langue du Frankistan pour apprécier mon ignoble et pervers calembour)

 

Fin de loup


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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 19:17

Le feu occulte de Charlie serait de l’hebdaube ?


Fin de loup


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