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Les hurlements des autres

Samedi 1 novembre 2008
J’ai reçu hier une dizaine du même spam (pourriel comme on dit à l’Ouest) d’un certain « Martin Lothar » vantant les mérites d’un appareil à raclette pour deux et liant le tout vers un site tellement transparent qu’il n’existe pas ni d’Eve ni du vert Adam.

Bon, je n’ai rien contre les gens qui se nomment « Martin Lothar » ni contre les appareils à raclette, fussent-ils pour deux ou autre nombre partouzard.
J’admets aussi que j’aime beaucoup la raclette, surtout si c’est une vraie de chez Savoyard-Qui-En-A-Deux-Menues-gelées-Où-Je-Pense. (Une recette — de saison — à venir sur ce blogue, si vous êtes sages hein !)

Mais bon,  je dois préciser d’urgence que je n’ai absolument rien à voir (que nenni donc) avec ce prétendu « Martin Lothar » qui se dit votre « ami » pour vous vendre sa soupe à deux balles.
Qu’on se le dise !
Je nique grave et profond les imposteurs.
Ah mais !

Fin de loup

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Mardi 21 octobre 2008

Réédition d'une note du 27 octobre 2006

En ce trop doux automne de 2006, deux vénérables curiosités fêtent leur centenaire discrètement, mais à la leur façon :

D’une part, c’est un mythe automobile qui aligne royalement ses cent ans et ses douze cylindres luxueux : La Rolls-Royce ;
D’autre part, une institution des plus originale et curieuse au monde : Le républicain, jacobin, franchouillard et inépuisable Ministère du Travail.

En 1906 en effet, dans la vieille coloniale Angleterre, Henri Royce et Charles Rolls inventaient une révolution automobile avec leur Silver Ghost : Une voiture luxueuse, increvable, un palace ambulant et des plus léger qui était vendu avec le chauffeur (un mécanicien formé par la firme)
Il était théoriquement inutile et interdit de lever le capot de ce monstre tant le moteur était efficace et secret.

RollsRoyce

L’intérieur n’était que silence, luxe calme et volupté où l’heureux propriétaire pouvait péter tout à son aise dans la soie, le cuir, le velours et le bois de noyer.
Cent ans après, la Rolls est toujours là et elle est fabriquée et vendue (sans chauffeur) par BMW et coûte la modique somme de 325.000 euros (sans cendrier) ce qui n’est que pacotille quand on a ainsi l’occasion voire la jouissance de consommer à l’aise et en toute technologie ses 30 litres au cent.

Le ministère français du Travail a lui aussi été crée en 1906 par une bande de jeunes républicains babas-cool à mort.
C’est une des institutions des plus surréalistes, abracadabrantes, grotesques et inutiles qui soit (Après le ministère de la Culture, c’est vrai)
Pourtant le monde entier (en pouffant parfois) nous envie ce machin lunaire qui à grands frais évidemment non contrôlés, gère graphiquement à la télé et dans les autres médias les camemberts des grèves, du chômage et des délocalisations.
J’ai toujours pensé que dans les sous-sols d’un tel ministère, il y avait un temple maudit où tous nos bons gouvernants vont mensuellement faire leur dévotion à la grande déesse Croissance représentée, comme chacun sait, par les symboles flamboyants du Franc et du Dollar enlacés.

Moi, quand je serai enfin le premier empereur galactique de cet univers, je me rendrai chaque matin complètement nu dans une Rolls au ministère du Travail pour sacrifier à la divine Croissance : J’exigerai qu’on y immole trente-cinq vierges et puceaux de banlieue fleurie dans le sang desquels je tremperai négligemment mon croissant au beurre (ou pas) en lisant mes blogues préférés.
Mais bon, ce n’est pas demain la veille, hein !

Bon anniversaire quand même la Rolls-Royce et le Ministère du Travail (ou pas)

Fin de loup

 

 


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Samedi 18 octobre 2008

Cela fait maintenant plus d’une semaine que des hêtres malpropres et sans scrupules jettent leurs feuilles par terre, dans la rue et même partout.
Pensez-vous qu’ils s’abaisseraient à ramasser ces miasmes pour aller les déposer dans la première poubelle venue ?
Que nenni, ils restent droits dans leurs bottes, ces mal élevés !
Quel scandale !
En plus, il n’y a aucun responsable pour leur souffler un bon coup dans les branches et leur apprendre ainsi la propreté !
En d’autres temps, on aurait pris le problème par la racine et envoyé toute cette racaille au bûcher !
Tout fout le camp ! Pauvres de nous !

Illustration : Caspar David Friedrich (1774-1840), l’arbre aux corbeaux (1822) Huile sur toile (59 X 73 cm) Musée du Louvre, Paris.

Fin de loup

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Mercredi 30 juillet 2008
Les messieurs de la Météo annoncent 31° de chez Monsieur Celsius pour demain dans notre belle capitale française où je rame bien des jours pour gagner des sous à remplir de croûtes mon misérable frigo (d’ailleurs très sale)
Bref, je vais me faire suer à grosses gouttes dans les transports (dits en commun) quand bien même, nous aurons connu pire en guise de canicule trop prévisible en fin juillet.
Je ne vous parle pas du niveau de pollution aérienne et pulmonaire consécutive…
Les susdits messieurs prédisent aussi pour le soir de ce jeudi des orages de bonne facture garnis de flotte, de bourrasques et d’électricité tellurienne ou autre.
Bref, l’autre divin zouave de Zeus va encore nous faire une java d’enfer à péter tous les plombs à plus de cent lieues carrées sur la Terre des hommes damnés car non encore en vacances…
Il faut bien que jeunesse se passe hein, surtout en une année olympique comme cet an de grâce 2008 !

Cela étant, récemment, un lièvre de mon clan ou un vieux loup de ma meute (je ne sais plus), me révéla que ces beaux jours de hautes chaleurs seront sans doute les seuls et les derniers de cet été qui restera « de merde » dans nos mémoires comme ceux de 2006 et de 2007.
« Pourquoi ? » demandais-je incontinent, incrédule, sagace et curieux à cet informateur de plus haut respect.
« Parce que c’est la troisième et dernière année des treize lunes ! » Me répondit calmement cet étrange interlocuteur qui semblait en savoir plus long que le bout de son nez.
« Ah bon ! » Ponctuais-je niaisement.
C’était bien la première fois que j’entendais parler d’une telle partouze à treize satellites, en trois manches humides et lunaires et digne des ragots des meilleures bonnes femmes, des sorcières les plus diaboliques ou des plus rudes culs-terreux !
Je n’ai pas eu le temps de vérifier ce bazar : Ça vous dit quelque chose les gens ?

Toutefois, on a beau vivre en vrai loup-garou ; on a beau ne pas être né de la dernière pluie (d’orage ou pas) ; on n’a beau roter, péter, pisser et chier comme le dernier des nabots, mais l’on ne connaîtra jamais tous les secrets de ce monde, même à mille ans d’âge en cuvée de bois de chêne, c’est sûr.

Vae Victis et tant mieux, tout compte fait ; on ne s’ennuiera jamais ainsi.

Fin de loup

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Mercredi 23 juillet 2008
Je sais bien que l’argent n’a pas d’odeur, mais j’ai appris par l’agence pressée Reuters qu’une Hollandaise avait laissé filer 900 euros en billets dans la cuvette de ses toilettes.
Elle en alerta aussitôt les services municipaux qui purent localiser le magot et le récupérer dans les égouts.
Bon,
la dépêche ne raconte pas comment cette personne a fait pour perdre ainsi cet argent et à cet égard, on est en droit de se poser bien des questions.

L’hypothèse la plus réaliste est qu’elle détenait le trésor au fin fond de sa culotte et qu’elle l’oublia au moment de retirer le vêtement pour sacrifier aux exigences de la nature.
Ceci étant, si je sais bien d’une part que le sexe de la femme a aussi le nom grivois de  « tirelire » et d’autre part qu’un slip est le dernier endroit fouillé par le commun des pickpockets (ou voleur à la tire), cette cache me semble quelque peu risquée surtout par les temps qui courent ou pas !

Autre possibilité : Elle vida ses poches de tout leur contenu qu’elle jeta dans la cuvette avant de tirer la chasse, mais ce faisant, elle devait vraiment penser à autre chose ou encore, elle ne portait pas ses lunettes.

On pourrait présumer aussi que cette femme a un rapport sado maso avec le fric ou que dans un moment d’extase idéologique anticapitaliste, elle eut un brusque geste protestataire en se torchant de billets d’euros.
Pour ce genre de pratique qui se révèle rapidement onéreuse avec des monnaies fortes, je préconise d’utiliser de petites coupures de dollars zimbabwéens qui sont moins chères au change qu’une feuille de bon PQ (même parfumé avec des petits mickeys dessus) sachant que la banque centrale du Zimbabwe vient de mettre en circulation des billets de 100 milliards de dollars zimbabwéens pour pallier l’inflation qui est de l’ordre de 2,2 millions pour cent par an dans ce charmant pays.

Enfin, on supposera que la cause de ce type d’étourderie est un temps profond d’absence ou d’inattention pathologique tels ceux qui provoquent en ce moment la mort quasi épidémique de jeunes enfants oubliés des journées entières par leurs parents dans des bagnoles chauffées à blanc.

Ce monde et ses gens deviennent de plus en plus bizarres, je trouve…

J’ai dit « bizarre » ?

Fin de loup

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Jeudi 1 mai 2008

Le calendrier a de ces rencontres parfois : Aujourd’hui premier mai, c’est l’Ascension tout comme c’est la fête du travail.
Bonjour, le conflit des processions hein !
Surtout qu’il y a des travailleurs chrétiens.
Pour les cancres las mécréants en diable qui se pignollent sales au fond de la blogosphère en regardant voler les anges syndiqués, je précise que l’Ascension est une fête religieuse chrétienne qui marque la montée au plus haut des cieux de Jésus et du Christ itou.
En fait, c’est plus compliqué car Jésus-Christ est cantique comme il est quantique.

Et puis ce premier mai est aussi la fête du travail et des travailleurs et des travailleuses.
Saint Travail fut un esclave, vierge et martyre qui vécut dans le Bosphore. Il fut supplicié en étant obligé de partir à la retraite à l’âge de dix ans.
Son dernier cantique fut :
Saint Dycat priez pour nous,
Sainte Croissance payez pour nous,
Saint Fond de Tiroir payez pour nous
Saint Benne à Dettes payez pour nous
Etc…

Saint Travail n’est pas au Paradis contrairement à ce que l’on pense et contrairement au petit Jésus qui selon la légende doit y avoir rejoint à cette heure quatre personnages :
Adam (et Eve avec, mais symboliquement ils sont un seul) Hénoch et Elie.
Qui est le quatrième ?
Le gagnant gagnera un brin de muguet virtuel.

Indice 1 : Ce personnage est évangélique (je crois) et c'était un homme de droite !
Indice 2 : Ce fut un homme passionant sinon "de passion" !
Indice 3 : Je l'ai un peu évoqué dans un des mes spectres...

Illustration : Mellozzo da Forli (1438-1494) l’ascension du Christ (1481-83) Fresque de l’église Santi Apostoli, Rome.

Fin de loup

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Samedi 19 avril 2008
Je vous en avais parlé l’autre jour de cette neige insolite sur le cerisier en fleur et en voici la photo.

C’est un arbre planté juste devant la fenêtre de ma cuisine et dont je tire le portrait pratiquement tous les printemps depuis de lustres maintenant : A vrai dire, il n’y a rien de plus beau qu’un cerisier en crise d’acné.

cerisier le soir
feux de cuisine
teintes de fleurs
(Yôfû)

Je l’ai photographié de nouveau ce matin, superbe sous un ciel nubileux :

le monde
est redevenu
un cerisier en fleur
(Ryôkan, 1758-1831)

Fin de loup

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