J’ai reçu hier une dizaine du même spam (pourriel comme on dit à l’Ouest) d’un certain « Martin Lothar » vantant
les mérites d’un appareil à raclette pour deux et liant le tout vers un site tellement transparent qu’il n’existe pas ni d’Eve ni du vert Adam.
Bon, je n’ai rien contre les gens qui se nomment « Martin Lothar » ni contre les appareils à raclette, fussent-ils pour deux ou autre nombre partouzard.
J’admets aussi que j’aime beaucoup la raclette, surtout si c’est une vraie de chez Savoyard-Qui-En-A-Deux-Menues-gelées-Où-Je-Pense. (Une recette — de saison — à venir sur ce blogue, si vous êtes
sages hein !)
Mais bon, je dois préciser d’urgence que je n’ai absolument rien à voir (que nenni donc) avec ce prétendu « Martin Lothar » qui se dit votre « ami » pour vous vendre sa soupe à deux
balles.
Qu’on se le dise !
Je nique grave et profond les imposteurs.
Ah mais !
Fin de loup
Réédition d'une note du 27 octobre 2006
En ce trop doux automne de 2006, deux vénérables curiosités fêtent leur centenaire discrètement, mais à la leur
façon :
D’une part, c’est un mythe automobile qui aligne royalement ses cent ans et ses douze cylindres luxueux : La
Rolls-Royce ;
D’autre part, une institution des plus originale et curieuse au monde : Le républicain, jacobin, franchouillard et inépuisable Ministère du Travail.
En 1906 en effet, dans la vieille coloniale Angleterre, Henri Royce et Charles Rolls inventaient une révolution automobile avec leur Silver Ghost : Une voiture luxueuse, increvable, un palace
ambulant et des plus léger qui était vendu avec le chauffeur (un mécanicien formé par la firme)
Il était théoriquement inutile et interdit de lever le capot de ce monstre tant le moteur était efficace et secret.
L’intérieur n’était que silence, luxe calme et volupté où l’heureux propriétaire pouvait péter tout à son aise
dans la soie, le cuir, le velours et le bois de noyer.
Cent ans après, la Rolls est toujours là et elle est fabriquée et vendue (sans
chauffeur) par BMW et coûte la modique somme de 325.000 euros (sans cendrier) ce qui n’est que pacotille quand on a ainsi l’occasion voire la jouissance de consommer à l’aise et en toute
technologie ses 30 litres au cent.
Le ministère français du Travail a lui aussi été crée en 1906 par une bande de jeunes républicains babas-cool à
mort.
C’est une des institutions des plus surréalistes, abracadabrantes, grotesques et inutiles qui soit (Après le ministère de la
Culture, c’est vrai)
Pourtant le monde entier (en pouffant parfois) nous envie ce machin lunaire qui à grands frais évidemment non
contrôlés, gère graphiquement à la télé et dans les autres médias les camemberts des grèves, du chômage et des délocalisations.
J’ai
toujours pensé que dans les sous-sols d’un tel ministère, il y avait un temple maudit où tous nos bons gouvernants vont mensuellement faire leur dévotion à la grande déesse Croissance
représentée, comme chacun sait, par les symboles flamboyants du Franc et du Dollar enlacés.
Moi, quand je serai enfin le premier empereur galactique de cet univers, je me rendrai chaque matin complètement nu dans une Rolls au
ministère du Travail pour sacrifier à la divine Croissance : J’exigerai qu’on y immole trente-cinq vierges et puceaux de banlieue fleurie dans le sang desquels je tremperai négligemment mon
croissant au beurre (ou pas) en lisant mes blogues préférés.
Mais bon, ce n’est pas demain la veille, hein !
Bon anniversaire quand même la Rolls-Royce et le Ministère du Travail (ou pas)
Fin de loup
Les messieurs de la Météo annoncent 31° de chez Monsieur Celsius pour demain dans notre belle capitale française où je rame bien des
jours pour gagner des sous à remplir de croûtes mon misérable frigo (d’ailleurs très sale)
Bref, je vais me faire suer à grosses gouttes dans les transports (dits en commun) quand bien même, nous aurons connu pire en guise de canicule trop prévisible en fin juillet.
Je ne vous parle pas du niveau de pollution aérienne et pulmonaire consécutive…
Les susdits messieurs prédisent aussi pour le soir de ce jeudi des orages de bonne facture garnis de flotte, de bourrasques et d’électricité tellurienne ou autre.
Bref, l’autre divin zouave de Zeus va encore nous faire une java d’enfer à péter tous les plombs à plus de cent lieues carrées sur la Terre des hommes damnés car non encore en vacances…
Il faut bien que jeunesse se passe hein, surtout en une année olympique comme cet an de grâce 2008 !
Cela étant, récemment, un lièvre de mon clan ou un vieux loup de ma meute (je ne sais plus), me révéla que ces beaux jours de hautes chaleurs seront sans doute les seuls et les derniers de cet
été qui restera « de merde » dans nos mémoires comme ceux de 2006 et de 2007.
« Pourquoi ? » demandais-je incontinent, incrédule, sagace et curieux à cet informateur de plus haut respect.
« Parce que c’est la troisième et dernière année des treize lunes ! » Me répondit calmement cet étrange interlocuteur qui semblait en savoir plus long que le bout de son nez.
« Ah bon ! » Ponctuais-je niaisement.
C’était bien la première fois que j’entendais parler d’une telle partouze à treize satellites, en trois manches humides et lunaires et digne des ragots des meilleures bonnes femmes, des sorcières
les plus diaboliques ou des plus rudes culs-terreux !
Je n’ai pas eu le temps de vérifier ce bazar : Ça vous dit quelque chose les gens ?
Toutefois, on a beau vivre en vrai loup-garou ; on a beau ne pas être né de la dernière pluie (d’orage ou pas) ; on n’a beau roter, péter, pisser et chier comme le dernier des nabots, mais l’on
ne connaîtra jamais tous les secrets de ce monde, même à mille ans d’âge en cuvée de bois de chêne, c’est sûr.
Vae Victis et tant mieux, tout compte fait ; on ne s’ennuiera jamais ainsi.
Fin de loup
Je vous en avais parlé l’autre jour de cette neige insolite sur le cerisier en fleur et en voici la photo.
C’est un arbre planté juste devant la fenêtre de ma cuisine et dont je tire le portrait pratiquement tous les printemps depuis de
lustres maintenant : A vrai dire, il n’y a rien de plus beau qu’un cerisier en crise d’acné.
cerisier le soir
feux de cuisine
teintes de fleurs
(Yôfû)
Je l’ai photographié de nouveau ce matin, superbe sous un ciel nubileux :
le monde
est redevenu
un cerisier en fleur
(Ryôkan, 1758-1831)
Fin de loup
Les hurlements des autres