Quantique de la bonne mort et du meilleur diable

Publié le 19 Novembre 2010

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Frères humains, qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis :
Puisque les hommes n'ont pas voulu obéir à la Vie, il faut qu'ils obéissent à la Mort. (Léon Bloy, Journal)
« Halt sunt li pui e li val tenebrus ». (Hauts sont les monts, obscures les vallées) Chanson de Roland.
Il est inique de vivre de vol ; mais voler sa mort est sublime (Sénèque, lettre à Lucilius. Lettre LXX)
La reproduction est le commencement de la mort. (James Joyce, Dedalus)
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye. (Montaigne, les Essais)
Soit cet homme est mort, soit le temps s'est arrêté. (Groucho Marx, film « A day at the races »)
Un remords vaut mieux qu'une hésitation qui se prolonge. (Henry de Montherlant, La Reine morte)
Que le chauve sourit, même la mort ne le décoiffera pas (Martin Lothar, les Chroniques du loup-garou)
Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive. (Montaigne, les Essais)
Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ? (Confucius, Entretiens)
Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres. (Antoine de Saint-Exupéry, la Citadelle)
L'ennui est un des visages de la mort (Julien Green, Journal)
Un tombeau reste toujours la meilleure fortification contre les tempêtes du destin. (Georg Christoph Lichtenberg, Aphorismes)
Mourir est vraiment la dernière des choses à faire (Martin Lothar, les Chroniques du loup-garou)

Illustation : Albrecht DÜRER (1471-1528, Nürnberg) Le chevalier, son chien, son cheval, sa mort, son diable, sa vie, sa poésie, sa prose, sa femme, son gosse, son voisin, son Graal, son épée, sa bite, son château, son Espagne, son tas de sable, son couteau, son prochain et sa merde enfin, voire encore et plus (1513) Gravure (245 x 188 mm) Staatliche Kunsthalle, Karlsruhe, Europe.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Quantiques du loup, #Dürer, #Le manuel de survie, #Épitaphes

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monsieur 21/11/2010 17:14


Je m'excuse si j'ai été sec et ne vous veux pas fâché ni moi non plus. Je trouve juste admirable la quantité dedétails d'une oeuvre comme celle de Dürer, c'est tout!


Martin-Lothar 21/11/2010 19:56



Monsieur : Pas de Pan(hic) J'ai connu beaucoup plus sec, savez-vous ? Si je me suis bougé en augmentant la taille de l'image, c'est que vous aviez raison parfaite : le génie de Dürer tient dans
le détail. C'est nanomètrique ; c'est redoutable et quelque part (comme on dit), c'est effrayant.



monsieur 20/11/2010 11:45


L'image est toute petite et, pour citer Daniel Arasse, "on n'y voit rien".
Puis-je apporter ma contribution?
"vulnerant omnes, ultima necat".
(Ou, toutes blessent et la dernière tue).


Martin-Lothar 20/11/2010 15:34



Monsieur : bon, puisque je me suis fais engueulé grave là, je me suis bougé : j'ai augmenté la taille de l'image, mais bon, la meilleure fille du monde ne peut donner... Même en cliquant dingue
sur l'image...


N'oublions pas quand même que cette gravure de 1513 aux fraises ne mesure que sa taille. Certes, c'est un de ces trucs de plus haute et pure civilisation, tu meurs, enculé de ta race et de ta
pute de mère, mon frère, mais ça fait un moment que je ne suis pas retourné à Karlsruhe... Désolé.