Dix de janvier avec Wilhelm et Gothic Inside obligés

Publié le 10 Janvier 2014

WilhelmFurtwangler.jpg

« L'entrée prochaine des Prussiens n'étant plus un doute pour personne, chacun se disposait à les bien recevoir. Les brasseries s'approvisionnaient de saucisses, de quenelles. » (Alphonse Daudet, Contes du Lundi, 1873)

En ce 10 janvier de l’an de nawak 2014, à l’heure des clownesques « Knödel » (aliment en forme de boulette) et autres Clochemerdes soviétiques, farcies et frankistanaises de pire cru et sauce fade, je ne me demande plus de choisir entre le Prussien et l’Africain.

Je me tourne vers cet européen de Wilhelm Furtwängler (1886-1954), un musicien, fils d’un archéologue et d’un (e) peintre, cousin d’un mathématicien, neveu d’un zoologue et un fanatique de Beethoven et de Bach (entre autres nullités crasses et bruyantes).

Sauf erreur (et mes nombreux germanophiles de lecteurs me corrigeront fermes si je m’égare), son patronyme peut signifier « le passeur du gué » (une espèce de pontife, ou de Janus, quoi — en espérant que Charon ne fut pas sourd).

Ce Wilhelm-là était un sadique de l’ampleur et de la lenteur avec lesquelles il torturait en infusant l’éponge cervicale de ses victimes, à l’insu de leur plein gré — bien entendu — toute la beauté vibrante de l’univers et autre souffle fondateur du Grand Pan.

Je l’aime aussi pour son prénom : Wilhelm, qui est loin de m’être étranger (voir lien ici).

Son effigie en timbre ne fait qu’en rajouter à mon intimité pour ce parfait et regretté loup-garou.

De Vendôme à Brantôme,

Sous chaque toit de chaume

Comme sous les plus fiers dômes,

Que personne ne chôme !

Car chacun dans son home

Doit louer ce grand homme,

En modulant des psaumes,

En brûlant des arômes

À la gloire de Guillaume,

Poète polychrome,

Prince de ce royaume !

(Commentaire posté sur ce blogue par feue Gothic Inside le 10/01/2010)

Note : merci à mon bien aimé cousin Marc, de m’avoir rappelé la saint-Guillaume.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Loups et loups-garous

Repost 0
Commenter cet article