Des iFaunes d’Amérique et autres Indiens paumés

Publié le 28 Janvier 2011

WrightIndienne.jpgL’excellent, l’indispensable, l’astucieux magazine mensuel À vos Macs, consacré aux produits technos de la non moins précieuse firme Apple, nous apprend dans sa récente édition, que le très fameux téléphone-ordinateur-allume-cigare-machine à laver la vaisselle et le linge sale des familles et Toussa, le mobile  sans crime « iPhone » dispose désormais d’une interface en langue « Cherokee » (tsalagi, pour les intimes)

Comme le scandait, si savoureux, notre cher Alexandre (Vialatte, pas Legrand) : le progrès fait rage.

Je rappelle à la connexion des rares neurones des cancres las qui s’iphonent débiles au fond de la blogosphère, que les Cherokees est un peuple amérindien de chez Cow-boys & Western Indians and Co, localisé dans le sud de l’Amérique du Nord (et donc, si j’en crois encore nos boussoles folles et affolantes, dans le nord de l’Amérique Centrale et subséquemment, de l’Amérique du Sud).
Bref, les Cherokees sont de vrais et authentiques Indiens à poteau de couleurs, à bison fumé, à hachisch de guerre enterrée, à calumet de la paix et autres scalps de légende, urbaine ou pas.

Alléché par une telle nouvelle, ma curiosité qui n’a pas d’autre fin que sa faim, m’a enfin appris que ce peuple existait encore en tant que nation ; qu’il comptait quelque huit cent mille pures têtes de pipes en cale humée de pet et près de six millions de bâtards de leur père ou mère !
Parmi ces sangs mêlés d’ailleurs, seraient quelques célébrités plus ou moins connues ou qui valent star (en bière, en chaire ou en noce) tels que : Elvis Presley, Kevin Costner, Johnny Depp, Jimi Hendrix, Chuck Norris, Quentin Tarantino, Tina Turner, Cameron Diaz, Kim Basinger, par exemple.
Quant à ceux qui causeraient la langue cherokee et l’écriraient avec son alphabet, ils seraient environ quarante mille, sachant que ce nombre augmenterait chaque jour et risque d’être gonflé du fait, justement, de l’arrivée de la susdite interface logicielle.

Bon, là où je suis quelque peu déçu du truc, c’est que ces braves sauvages équipés ainsi de leur machine technograve ad hoc risquent d’abandonner leur système malin et ancestral de communication par signaux de fumée ; qui ne va donc plus faire long feu (tout feu le camp, ma bonne d'âme) ; à moins qu’un développeur sous IOS ne leur fabrique un logiciel dédié de chez Couillennor.
C’est toute la grâce que je leur souhaite, ah mais !

Illustration : Joseph WRIGHT (1734-1797) La veuve indienne, 1785, huile sur toile (102 x 127 cm) Derby Museum and Art Gallery, Derby, Angleterre, Europe.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Angoisses

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werewolf 29/01/2011 08:33


Ca ne va plus les inciter à prendre la plume!


Martin-Lothar 29/01/2011 22:34



Werewolf : excellent, comme d'habitude.