Mercredi 24 mars 2010
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Vous avez jusqu'au 28 mars (saint Gontran, dimanche prochain quoi) pour aller caresser une côte d'agneau une cote Dagnaux, peintre de son état, de son art et de son métier et à qui le superbe et trop méconnu musée de Mantes-la-Jolie (7-8)
consacre une exposition temporaire, entre les murs vénérables et néanmoins moyenâgeux séculaires de son Hôtel-Dieu.
Albert Dagnaux (1861-1933) est un de ces petits maîtres qui nous reposent et nous consolent des plus grands barbouilleux parfois surévalués, souvent prétentieux et in fine, ennuyeux.
Le sous-titre de cette exposition est « entre impressionnisme et naturalisme » mais on pourrait en rajouter en petites cases et autres écoles de mes deux tant cet artiste est éclectique, varié,
divers et d’autres saisons. Un peu comme Turner (mais j’en reparlerai de ce foutu et génial rumsteck)
Dagnaux fut un bon paysagiste qui sut capter les meilleures lumières des bords de la Seine, à l’aube ou au crépuscule (entre chien et loup) et témoigner avec charme de ce pont notamment (voir
illustration) qui lie encore notre bonne ville de Mantes (la ville des chiens franco-normands) et celle de Limay (la ville des loups picards en Vexin) et qui fut peint également par d’autres
Corot (dont je vous causerai plus tard)
Bon sinon, je le trouve parfois « naïf » Dagnaux et ce n’est pas pour me déplaire.
Il eut sans doute quelques problèmes avec la perspective, mais ce n’est pas le premier, ni le dernier.
Voilà, voilà, dépêchez-vous.
Liens :
Musée de l’Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie
Site officiel d’Albert Dagnaux (où j’ai piqué l’illustration)
Illustration : Albert Dagnaux (1861-1933), Le vieux saule (1911) Huile sur toile (92 x 130 cm) Collection particulière. (Photo. P. Fuzeau)
Fin de loup
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