Compte de faits

Publié le 24 Septembre 2010

LotharTroisHommesAiraines.jpgLa mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles, ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Un néon s'ennuie
Dans la nuit de suie

Deux longs adolescents
Se lient de leur sang.

Trois étalons talonnent
Les talus de l'automne.

Quatre lettres s'écrivent
D'une encre de salive.

Cinq marcassins s'amusent
Du malheur de nos ruses.

Six mômes las s'endorment
Enlacés sous les ormes.

Sept anges nus saignants
Nous mènent en geignant.

Huit malheureux lémures
Ont marché sur les murs.

Dix devins, sans vin neuf,
Se saisissent d'un œuf

Douze ombres débonnaires
Se baignent dans l'eau claire.

Vingt esclaves se lavent
Dans la vieille enclave.

Note : Un poème de l’ado acnéen que je fus et qui se sentait déjà « Martien » sinon loup.

Illustration : Sculpture latérale de la cuve baptismale romane (XIème siècle) Prieuré d’Airaines, Picardie, Europe. Photo de Martin Lothar (Août 2010)

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le manuel de survie

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Flivo 25/09/2010 17:30


Tu es constant, loup et je goûte la constance.


Martin-Lothar 25/09/2010 21:31



Flivo : Ah ! cette bonne vieille pute de Constance qui aura dépucelé tous nos Rimbaud de bazar et qui règne en maîtresse maquerelle sur cette planète déconfite. Merci de ton passage.



Werewolf 25/09/2010 12:45


De faits, le compte est bon
Mais point trop n'en voulons
(LOL)


Martin-Lothar 25/09/2010 16:59



Werewolf : Ah ! ah ! Désolé, mais je vais t'en gaver du MdS, min fu ! (je pars en guerre, moi Môssieur !)



monsieur 24/09/2010 19:25


Avec un poème semblable, soyez sûr que les vivants ne vous oublieronT pas.


Martin-Lothar 25/09/2010 16:57



Monsieur : Merci. Je vois que vous n'avez pas oublié de servir le "T"



la Mère Castor 24/09/2010 19:01


Mazette, la belle comptine.


Martin-Lothar 24/09/2010 19:06



Mère Castor : Oui, le conte est bon, même si l'être est toujours difficile à déchiffrer.