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Martin-Lothar

Citation — Louis-Auguste de France (Louis XVI)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Martin-Lothar Publié dans #Runes

HubertRobertLaBastille.jpg« Rien »

(Louis-Auguste de France, alias Louis XVI, Journal de chasse, 14 juillet 1789)


Note : bon, c’est vrai que quand on est « roi de France » à Versailles en 1789, on ne s’occupe pas trop des prisons vides, des immondes bordels aristocratiques ou bobos, des faillites de Law, de l’as, de l’euro, ou de l’eau ou des rôts, des bistroquets populaires, des monnaies sans valeur, des parlements fonctionnaires, fascistes, communautaristes, démagogiques, festifs en diable, similipopulaires, luxueux, communistes ou autres boites de nuit parisiennes à la mode ou à la louche, très louche ou pas de chez nous. On chasse. On chasse le cerf, le sanglier, le beauf, le chevreuil, le faisan, le vrai philosophe comme l’insupportable sociologue béchamélisé (BHL) ; on chasse le lièvre, le perdreau, le courtisan de mes deux, le lapin, la gueuse, le ministre à la con ; on chasse le loup qui s’en fout, le faux savant à théories régaliennes, le putois mondain, la sous-secrétaire d’État révoltée, parimatchisée, à permanente permanentée, grave, féministe et profonde et le blaireau de tout poil et de toute condition ; on chasse le journaliste sciencepoéisé, véreux, anal et surtout inculte ; on chasse l’écrivain vain vénérien, même pas saturnien, gay les jours pairs et juif, les impairs et palestinien le reste de l’année, mais authentique chômeur, adorateur de Colbert et franc-maçon d’une obédience à chier des bulles même pas civilisatrices ou papales ; on chasse le coq de bruyère, l’artiste dino-cocktailatoire, la taupe forestière, le syndicaliste retraité millionnaire, la vipère ou le corbeau à sonnettes ou à sornettes pour avaler nos couleuvres usinées et jamais entreprises ; on chasse comme on voudra, ces rois divers et nègres à jamais boursouflant d’Afrique du sud, du nord et d’autres pôles et d’autres banquets gratuits à petit-four au prix du caviar sans esturgeon déclaré à vil prix, à champagne vénézuélien, à ronds de cuir à peau d’ours que Limoge ne verra jamais ; on chasse le bouc-émissaire ou l’avocat marron, brun, vert, bleu, rouge-sang, albinos, oègénisé, aissellien et frappé à blanc d’une rage révoltée pour toujours ; on chasse ce qu’on peut en fait et surtout le (mouton) contribuable sonnant et à jamais trébuchant.

Quand on est empereur, roi, prince ou d’autres saigneuries, le seul devoir, le seul ordre, le seul plaisir enfin est de chasser les parasites, tous les parasites, rien que les parasites…


Bref, on chasse.


Il est vrai qu’il ne s’est rien passé le 14 juillet 1789, en France, ni nulle part ailleurs, d’ailleurs, et ce dernier roi de France, Louis-Auguste, dit Louis XVI (parce que ses frères cadets, Louis XVIII et Charles X étaient aussi cons qu’une guillotine rouillée) comme aurait dû le faire le premier de ces rois officiellement français (et non plus francs, voire euro païen), du reste — Philippe-Auguste — eut bien raison d’inscrire sur son blogue de chasse cette simple mention : « rien »


Illustration : Hubert Robert (1733-1808) La Bastille dans les premiers jours de sa démolition, huile sur toile, Musée Carnavalet, Paris, Europe.


PS : Je n’ai pas voulu mettre en illustration la tête de Louis XVI — et pour cause —, mes lecteurs avertis sauront désormais que j’ai toujours situé Hubert Robert dans la même cour de récréation que Jérôme, Léonard, Claude, Vincent, Sandro, Paul, Salvator, Jean, Michel et autres Ange.

Fin de loup

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werewolf 18/07/2012 09:34


Tirons la chasse !

Martin-Lothar 19/07/2012 21:58



Werewolf : excellent. Rebondissant en plus sur le commentaire de TG. En pleine forme, min fu hein !



TG 14/07/2012 18:36


Vive le roi!


Au chiotte la république…


Vive Hubert et Julia Robert


 

Martin-Lothar 19/07/2012 21:55



TG : Hubert et Julia ne sont pas au même rayon, mais bon...