L’Europe, l’Europe, l’Europe !

Publié le 6 Juin 2009

La véritable école du Commandement est la culture générale. (Charles de Gaulle, Vers l’armée de métier)

L’avenir de l’Europe est sa subversion, pas ses subventions (Martin Lothar, mai 2005, Discours enivrés à son nounours Albert)


« L’Europe, l’Europe, l’Europe ! » est une exclamation du loupissime Charles de Gaulle alias CDG (1890-1970) lors d’une conférence de presse.
Il faut dire que CDG n’était européen que d’une fesse : Ce soldat errant et désespéré depuis 1918, recueillit en fait le dernier soupir de la France (en tant que nation) et lui ferma même les yeux.
Son successeur, Georges Pompidou, habile politique et grand amateur de poésie, ne vécut pas assez longtemps pour la réanimer (la France, pas la poésie ni l’Europe hein !)
La suite ne fut qu’une kyrielle de tristes clowns croque-morts démagogues, sycophantes, bling-bling ou ringards qui se foutaient et se foutent encore autant de la France et de l’Europe dans la foulée que de leur première branlette publique ou pas. (Je ne les nommerai pas pour ne pas polluer ce blogue de leur nom ni de leur foutre pervers, collant et inutile…)

A la décharge de CDG, l’Europe de son temps n’était encore qu’un rêve dont il n’avait pas trop le temps de s’occuper à force d’empêcher son pays (la France, pour les cancres las) de sombrer moribond, dans les bras, soit du soviétisme, soit de l’américanisme les plus radicaux et les plus consensuels (avoués ou pas)
Il faut reconnaître toutefois, qu’il laissa toute liberté et fraternité à ses sergents zélés pour rêver à un avenir raisonnable pour cette nation (très jeune) que fut la France, vers la possibilité que ce « machin » (la France) intègre « un truc » (l’Europe) qui, à vrai dire, n’existe pas encore en notre beau mois de juin de l’an de grâce et de crise 2009.

Si, de nos jours, l’Europe dépasse le stade du rêve, elle n’en est pas moins encore et pour longtemps que l’embryon de la possibilité de l’éventualité d’une chose dont nous n’avons pas encore ni l’esquisse, ni la couleur ou encore la matrice.
C’est un fœtus avorté pour moitié qui se balade fébrile et suffocant entre l’arsenal et l’entrepôt.
Nous n’avons pas encore compris que tout empire viable soit d’abord culturel et spirituel avant d’être juridique, économique et social.
Le droit, l’économie et la société ne sont que des applications, des outils, des ustensiles, des accessoires de principes vécus ou espérés fraternellement à la base et tout le reste n’est que polémiques stériles et vantardises électorales.

Ceux qui auront lu les premières notes de ce blogue (mai et juin 2005) savent que j’étais alors un Européen convaincu avant ce triste et sordide référendum constitutionnel…

En juillet 2005, j’étais encore Européen, mais con et vaincu.
Vae victis, comme j’aime à soupirer entre deux verres de (bon) vin ou de ouisseki européen

Demain, en France, nous sommes appelés à voter pour composer un Parlement illégitime (voire illégal) de députés de mes deux dont les trois-quarts sont fondamentalement (par leur parti ou par leurs convictions personnelles) contre le principe même de l’Europe.

Je n’irai pas (pour des raisons plus matérielles que politiques d’ailleurs)

Toutefois, étant trop peu sur cette planète à pouvoir voter (même pseudo démocratiquement) je vous exhorte à vous rendre aux urnes citoyens et si vous ne savez pas pour qui voter (et je vous comprends grave) je vous conseille de mettre dans l’enveloppe un bulletin préalablement rempli de cette mention :
« Je vote pour Martin Lothar, empereur d’Europe »

Oui, c’est nul et ça le sera in fine, mais vous vous ferez autant plaisir qu’à moi et sachez que vous rendrez ainsi un très grand service à la belle, grandiose, sublime et future Europe que nous ne connaîtrons sans doute jamais, du reste et hélas !

En illustration de ce billet, je mets la photo de Charles de Gaulle enfant, en espérant que cette future Europe de mes vœux et de notre avenir rencontre bientôt son CDG, soit-il français ou pas !

On t’aime l’Europe, reviens !

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Quantiques du loup

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monsieur 08/06/2009 11:00

Je pense qu'on devrait avoir un type comme vous en Europe: peut être pas comme empereur, ni comme président général (on sait comment peuvent finir empereurs et présidents). Mais ça nous sauverait de la dépresion.

Martin-Lothar 08/06/2009 21:38


Monsieur : Oui, empereur et président c'est très dangereux finalement. Clown, c'est plus sûr et plus rigolo. Je vais y réfléchir.


Flivo 07/06/2009 12:21

Enfin, un vote utile !

Martin-Lothar 08/06/2009 21:29


Flivo : Utile, utile, utile ?


Prax 07/06/2009 09:39

Désolé, j'ai voté avant de lire ton billet.

Martin-Lothar 08/06/2009 21:27


Prax : Tant pis. Ça sera pour la prochaine fois alors.


hubert 07/06/2009 08:35

C'est tout le problème : la France est morte depuis longtemps (mais les français trop occupé à "regarder", je veux dire à être hystérique devant le football à la télé ne s'en sont pas encore aperçu), et l'Europe n'est pas et ne sera pas. Nous sommes tous des apatrides à l'instar de nos chères banlieues ou alors nous sommes condamnés à être des sous américains… on fait ce qu'on peut

Martin-Lothar 08/06/2009 21:26


Hubert : Je pense que vous avez hélas raison...