Martin Lothar (depuis 2005)

Rechercher dans ce blogue

Derniers Commentaires

Le musée du loup

  • DeMorganPhosphorosEtHesperos.jpg
  • Petrov Vodkin, le bain du ChevalRouge

Syndication

  • Flux RSS des articles
Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 15:40


La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles, ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Les loups sont sourds dans la coulée
Où fane leurs musiques classées ;
Nos jardins sont glacés
Et les avenues écroulées.

Vois le migrant qui fulmine
Et s’avine sous la grêle.

La crêpe se retourne au crépuscule.

Je vois s’essanger les savants
Dont les arbres sont en dune ;
Le corsaire est lassant
Et  je fume.

Les éducateurs se dessalent trop tard

Les vivants raffinent l’agonie
Que l’arroseur archive en ciel ;
Dans sa lune, le singe nie
Et le crabe est mortel

Il avait une mémoire simple
D’écriture et d’odorat.

Je leur ai dit d’engoncer leur gouaille obscène.

Nous étions des bandes  chercheuses
De marbre et d’inventions.

Il y a des étalons vénitiens
Que peignent les ambitieux
Et de nobles locataires.

Les ancêtres s’attirent toujours.

L’historien scelle nos corvées
Que la horde empile en aveux ;
Plus loin l’estropié claironne
Et les duvets sont nerveux

Je leur ai dit de briser ces câbles déferlants.

Nous étions des Birmans ventrus
De graisse et d’abstrus.

Illustration : Jacob van RUISDAEL (Vers 1628, Haarlem, 1682, Amsterdam) Le cimetière juif de Dresde (1655-1660) Huile sur toile (84 x 95 cm) Gemäldegalerie, Dresden, Europe.

A propos du Manuel de survie.


Martin Lothar (9 mai 2008)


Fin de loup


Commentaire - Voir les 3 autres commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés