Chronique de la dernière langue de pute et de bois

Publié le 20 Juin 2008


Le savez-vous les gens de la France profonde de tout âge, sexe, poil et papier (faux ou pas), nos bons princes parisiens de tous bords et de tout anus s’exténuent en ces jours à changer réformer ripoliner taguer graphiter (1) leur constitution.
J’écris « leur » constitution » parce que depuis l’an (dix neuf cent) quarante au moins, toute la France du camembert au pastis en passant par la moule frites, le tripoux et la chocolatine sait que ce truc à la con n’intéresse visiblement que ceux qui en profitent, c’est-à-dire les susdits princes en HLM dorée de mes deux. (Parisiens, tête de chien ; parigots tête de veau !)
Mais bon, le Français moyen contribuable mort ou né subventionné sait si bien faire un fromage de tout hein !
Et le bon Français est si mauvaise langue en fait.

Tiens à propos de langue, certains de ces princes députés ont proposé un amendement à la loi constitutionnelle visant à « intégrer au patrimoine de la France » nos braves langues régionales parlées ou écrites depuis la nuit des temps et même avant. Ces langues provinciales et paysannes de la franchouille en diable qui traînent encore dans certaines bouches cul-terreuses et en plus sans papier et sans académie, les nulles !
Je pense que ces députés de notre belle assemblée « Nationale » (alias jacobino-parisienne & HLM réunis) ont leurs raisons de proposer ça et comme ils ont été élus démocratiquement médiatiquement, ils ont forcément raison de nos jours.

Entendant cela, nos bons vieux académiciens français ont subséquemment frisé la crise cardiaque pour ne pas dire l’embolie cérébrale et ont, d’un seul homme en quarantaine et en toute diligence adressé une missive véhémente à notre insouciant parlement en l’enjoignant de ne pas tripoter avec une telle audace juvénile leurs vieille couilles de républicains royaux et académiques qui sont, non seulement les seules choses qui leur pendent encore au nez, mais qui de plus restent leur plates-bandes poilues vérolées ou pas jusqu’à leur retraite perpétuelle pour ne pas dire éternelle et même pas imposable.

Je rappelle aux cancres las du fond de la blogosphère qui ne se servent de leur dictionnaire que pour écraser les mouches vrombissant autour de leur slip caleçon kangourou ou d’autre marsupial que l’Académie Française est une « institution » créée en l’an de grâce 1635 sous le règne du bon et benêt ci-devant roi Louis XIII à l’instigation de son énarque et ignoble conseiller le cardinal de Richelieu qui étaient prêtre comme moi je suis roi marxiste du Népal.
Mais bon, chacun sait qu’en France, les payeurs sont toujours de mauvais conseil et que les conseilleurs sont toujours bien payés et s’ils ne le sont pas, ils sauront toujours se payer sur la première bête venue, foi d’animal.

Elle fut toutefois fondée cent cinq ans après le Collège de France (qui est un ramassis de cancres las banlieusards évidemment), mais elle était déjà inutile, prétentieuse et coûteuse cent seize ans avant l’encyclopédie de Diderot, d’Alembert, Montesquieu, Rousseau, Voltaire et d’autres pignoufs de banlieue réunis hein !
Cette noble institution a donc aujourd’hui trois cents soixante treize ans et elle sait forcément de quoi et de qui elle parle.
Je pense que ces académiciens ont leurs raisons de défendre ainsi leur fromage pasteurisé, leur club et leur retraite.

Sur ce, un barde breton, bretonnant pour ne pas dire bretonneux  émit l’idée sotte et grenue de dissoudre l’Académie Française.
Je pense que ce druide techno celtisant a toutes les raisons de parler ainsi, même s’il est aussi ringard et pitoyable que ces vieux qu’ont de l’âge académique.

Enfin, nos bons sénateurs qui ne ratent jamais un train et surtout leur première place de TGS (Train Grand Sénatorial) ou de TGV (Toujours Gras Vénéneux) ont signifié à nos héroïques députés qu’ils pouvaient se foutre leur amendement linguistique et régional avec les épinards et le beurre des nouilles qu’ils auront toujours au cul.
C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité hein !
Il faut dire que ces sénateurs de la cinquième sont élus on ne sait trop comment par on ne sait trop qui et qu’ils font fort cher on ne sait trop quoi pour on sait trop qui !
Je ne saurai jamais à qui ils parlent et dans quelle langue.

Pendant ce temps, quelques uns de nos loupiots, prétendants bacheliers, planchent en option sur des langues extraterrestres ou exomartiennes tel que l’Occitan, le Corse, le Latin, le Basque, le Picard, le Breton, le Grec ou l’Alsacien.
Ces braves jeunes sont vraiment déjantés hein !
Ils sont vraiment trop cons et trop jeunes pour ne pas comprendre que tous ces patois de merde n’ont absolument rien à voir ni à foutre d’Eve ou du vert Adam avec le beau, le grand, le noble Français de l’Académie étatique, parlementaire, nationale, républicaine, laïque, démocratique, chrétien, médiatique et constitutionnel de pute et du même bois itou.
Qu’on les foute au chômage, privés d’IPod pendant cinq ans, na !
Ça leur apprendra à apprendre à taxer comme il faut en bon responsable français et à imposer tous les loups, les chiens, les ours et tous les moutons d’Europe, de France et de Navarre.
Qu’ils ne taxent surtout pas nos bergers princiers, les gens car ces êtres télévisuels sont intouchables comme la peste et en plus ils savent si bien tuer les ours préhistoriques (après avoir taxé à mort leur peau vendue depuis des lustres à on ne saura jamais qui)
Ces guignols sycophantes, people, bling-bling et lucides savent aussi bien pisser et chier sur l’Europe qu’ils savent avec bravitude nous demander d’aérer et de parfumer après leur passage aux chiottes de l’Histoire.

Je rappelle que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (ou European Charter for Regional or Minority Languages en anglais) fut adoptée avec la convention européenne (ETS 148) de 1992 (16 ans !) sous les auspices du Conseil de l'Europe.
A priori, à Paris, on ne l’a pas reçue cette Charte et même que le Conseil Constitutionnel de chez France a émis sans la lire (car pas reçue ou écrite en barbare) un avis défavorable à sa ratification qui n’est donc pas votée à ce jour.
Ce conseil con et suprême français de mes deux à pleurer saura t’il exhorter nos beaux princes parisiens de mettre tout en œuvre pour nettoyer enfin le sous-sol breton de tant de saloperies porcines et communautaires franchouillardes ?

L’Afrique a son SIDA comme l’Europe a sa France constitutionnelle.
Mais il n’y a plus de sou les gens : Ces cochons princiers démagogues et leur journaleux maffieux et syndicaux ont tout bouffé et ils faut bien payer la retraite des académiciens, des députés, des conseillers d’état et des sénateurs maintenant et à l’heure de notre mort.
Et tant pis pour le thon rouge : Il peut crever ce con !
D’ailleurs, il ne parle même pas français ; c’est tout dire…

Je t’aime l’Europe et je ne t’oublierai jamais. (2)

(1)    Tout le monde dit « taguer » au lieu de graphiter, mais il ne faut pas l’écrire sur votre blogue, vous risqueriez une taxe académique et citoyenne aussi incompréhensible que le mot « graphiter »
(2)    J’invite mes lecteurs à m’envoyer par commentaire la translation de cette phrase dans toutes les langues, patois, idiomes, jargons qu’ils pourraient connaître. (même dans des dialectes exo européens hein !)

Illustration : Claude Gellée dit le Lorrain (1600-1682) Paysage côtier avec l’enlèvement d’Europe (1667) Huile sur toile (134,6 X 101,6) Collection royale, Londres.


Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le Dico

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Tippie 13/10/2008 20:52

Hum... Euh non. En fait, je n'y arrive pas.

Martin-Lothar 13/10/2008 21:52


Tippie : Concentre-toi !


DJ 23/06/2008 17:12

En Créole martiniquais dans le texte :

Moin aimé Europe !
Moin pa kaï janmé oublyé ou !

1 505 000 bises

Martin-Lothar 23/06/2008 21:42


DJ : Merci ! (Que 505 000 bises ?)


la Mère Castor 21/06/2008 14:28

pas assez forte en occitan, ancienne parisienne que je suis.
Tu me parles occitan je comprends, mais te répondre... M'as comprès.
Ces jeunes qui apprennent l'occitan et les danses traditionnelles, il en fleurit beaucoup par chez nous, fan de chichourle.

Martin-Lothar 23/06/2008 21:37


Mère Castor : Merci. Ce n'est pas grave hein ! Peuchère !


Gothic inside 21/06/2008 12:37

Piron, qui avait été élu à l'Académie, mais dont Louis XV a refusé la nomination parce qu'il avait écrit des textes un peu olé-olé en sa verte jeunesse, l'a dit fort justement : "ils sont là quarante qui ont de l'esprit comme quatre " ...

Martin-Lothar 23/06/2008 21:36


Gothic : Pourtant le LOuis XV il savait son olé olé aussi hein !


Alf 21/06/2008 09:12

Miaou miaou miaou miaou.

Martin-Lothar 23/06/2008 21:35


Alf : Merci (même s'il y a quelques fautes d'orthographe !)


Prax 21/06/2008 07:24

Maite zaitut Europe, sekulan ahaztu.(approximativement, la traduction mot à mot est toujours difficile en euskara)

Martin-Lothar 23/06/2008 21:34


Prax : Merci.