Dimanche 21 juin 2009
7
21
/06
/Juin
/2009
02:00
Puisqu’aujourd’hui, paraît-il, c’est la fête des pères, des grands-pères et in fine, la fête de tous les ancêtres qui en
avaient deux où je pense et bien placées en plus, je réédite ce billet du 29 mai 2008.
Ce n’est pas un problème de pognon, croyez-moi, mais une histoire d’homme et d’Art. Un point, c’est tout (et ce n’est pas si mâle non plus)
Bonne fête George — sans ou avec « S » (où que tu sois) !
C’est l’excellent et passionné Jacques Damade, patron de la bientôt très fameuse maison d’édition (indépendante) la Bibliothèque, sise à Paris, France (en lien aussi à droite, pub) qui a ressuscité ce texte magnifique « Eaux et Lumières » écrit en 1929 et 1930 par
Georges Groslier (1887-1945)
Ce « journal du Mékong cambodgien » est ressorti de derrière les sombres fagots oubliés de la littérature, de la
Géographie et de l’Histoire grâce à un autre écrivain voyageur (et autre poète) Pierre Lartigue (né en 1936) et dont je vous recommande aussi
fermement la lecture.
« Eaux et lumières » n’est pas un roman, mais c’est un récit époustouflant de la vie, des bienfaits comme des tocades d’un
des plus grands et des plus beaux fleuves de cette planète qu’est le Mékong qui, né de l'Himalaya au Tibet arrose successivement la Chine, le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et
le Viêt-Nam.
C’est aussi une tranche de vie douce-amère
de la condition de ses riverains cambodgiens, khmères ou d’autres horizons, d’autres époques et d’autres sangs.
« Eaux et lumières » est surtout un cliché sans concession pris sur le vif, un tableau rare et souvent dérangeant d’un
pays, d’un peuple, d’un art, d’une culture, de mœurs qui en fait n’existent plus sinon dans nos rêves ou nos cauchemars ou nos vagues désirs de paradis et d’enfers.
Le temps, l’Histoire comme les fleuves savent faire et défaire leur lit
comme ils se couchent et comme ils coulent dans nos mémoires ou dans nos veines.
Ce texte prenant et beau, au style tour à tour « fluvial » bouillonnant, lumineux, calme, précis, elliptique, lent,
incisif, obscur, rimbaldien ou bonhomme a été écrit par un bon père de famille qui fut aussi archéologue, anthropologue, érudit, peintre, dessinateur, poète, romancier et surtout qui fut un grand
amoureux et protecteur de l’art, de la culture, de l’artisanat, de la nature, de la beauté, de la grâce et évidemment du Cambodge où il naquit en prince bienfaiteur ; où il vécut plus de trente
ans en travailleur acharné et où enfin il mourut supplicié, martyr et oublié.
S’il faut absolument se repentir de quoique se soit sur cette planète alors surtout n’oublions personne, absolument
personne de vivant ou de mort…
Bien évidemment, je reparlerai de ce livre sur ce blogue, mais d’ors et déjà, vous pouvez le découvrir en le commandant
chez votre libraire attitré et adoré (CF les références en fin de cette note)
Ce bouquin apparaîtra je pense bientôt sur le site de la Bibliothèque (en lien aussi à droite, pub) où vous
pourrez le commander en ligne ainsi que d’autres trésors fabuleux et forts méconnus que Jacques Damade nous offre en grand, sympathique et bel amateur de la littérature qu’il
est.
Références
Eaux et Lumières, journal du Mékong cambodgien.
Auteur : Georges Groslier
Illustré par Marie Doucedame
Collection : L’écrivain voyageur
Edition : La Bibliothèque
ISBN : 978 290 968 8473 (Paru le 23 mai 2008)
Fin de loup
10
Rien que les premières pages...
Rien que le geste, le cadeau reçu d'une personne admirée, respectée...
Je vais te dire quelque chose de con, mais j'espère que tu comprendras et que tu n'en seras pas fâché. Je ne l'ai pas encore lu. Je n'ai pas réussi à le lire, plus précisément. Parce que, pour toutes les raisons précédement citées, je tremble quand je l'ouvre. Je le referme, je le regarde, émue, je le serre contre moi et déjà je vogue sur le fleuve.
Je voudrais l'offrir à mon tour (pas le mien mais un autre, acheté, bien sur!) à une personne qui, j'en suis sure, saura apprécier chaque mot, chaque coup de pagaie, chaque son, chaque odeur, chaque rayon de soleil, chaque ombre de ce livre.
Et moi aussi, un jour, quand je serai un peu moins bete et moins sensible, je saurais le lire et le lire bien. Je préfère attendre d'etre prete.
Ceci pour t'expliquer pourquoi je ne t'en avais pas encore parlé via un mail ou mon blog.
Des bises.
... et merci d'avoir mis un texte du cher Alexandre en exergue de ce post!
Il est mort en 45? Il a été tué par les Japonais?