Patate chaude cuisinée aux six épices et plus si affinité

Publié le 26 Mai 2008


Notre &@@&é% et néanmoins adorable et indispensable Mademoiselle Moi (en lien aussi à droite, pub)  m’a refilé lâchement une patate chaude à cuisiner et dont le menu (copié collé) est le suivant :

  1. Mettre le lien de qui m'a taguée (hop)
  2. Mettre le règlement sur mon blog (zou)
  3. Répondre aux 6 questions suivantes (pof)
  4. Taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien (tagada)
  5. Avertir directement sur leur blog les personnes taguées. (vroum)

N’ayant rien à refuser à cette &@@&é% de fille, je m’exécute :

Question 1 : Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout.
Bon déjà, ça commence très mal pour moi.
Il me faut en effet vous dire les gens que mes cinq frangins et moi nous n’avons pas seulement été élevés, instruits et éduqués comme nos saints parents l’ont pu ou voulu, mais en plus nous avons été bien élevés, bien éduqués et bien instruits.
Or donc, si nous avions le droit de dire « je n’aime pas » encore fallait-il que nous avalions sans cinéma ou autre festival de Cannes tout ce qu’on nous servait.
Et tout ce qu’on nous servait, à vrai dire, était rarement mauvais (Pour ne pas dire toujours excellent)
Bref, je n’aime pas du tout ni l’amanite phalloïde ni la nitroglycérine.

Question 2 : Mes trois aliments favoris.
Pour moi aliment = Plat !
Bon là, j’en ai déjà causé sur ce blogue et mes trois plats favoris sont simples, conviviaux et familiaux en diable et en fratrie :

La blanquette de veau !
Il n’y a rien de plus simple et de plus difficile à faire qu’une fameuse blanquette de veau.
Il faut une viande ni trop sèche ni trop grasse que l’on fera mariner à vau-l’eau et autant que l’on pourra dans des épices et des petits légumes sortis tout nus et tout frais du jardin.
Il faudra une sauce blanche pleine de beurre et de crème sortis tout crus du et tout chauds du pis de la meilleure des vache.
Forts de cela cependant, cette blanquette a un secret d’alchimiste sans ou avec lequel, elle sera nulle ou divine.
Je ne révèlerai ce secret qu’aux gens que j’aime vraiment. Ah mais !

Le hachis de mouton :
Les loups adorent le mouton, c’est d’adage de tout âge sinon proverbial et ce, non seulement pour chasser et éliminer sa bêtise panurgienne, mais aussi pour se repaître de sa chair savoureuse et bucolique. Le loup vénère surtout la chair du mouton quand elle se transcende dans une immanence gastronomique ultime et alchimique : Le hachis de mouton !
Grosso modo : Faites cuire pas trop un gros gigot d’agneau ou de mouton ; désosser le ; hacher le.
Mettez le hachis dans un casserole avec moulte fines herbes, ail, et oignons grelots.
Arrosez le tout d’un bon vin rouge et d’un bouillon corsé de bonne cave et de bonne cuve et laissez mijoter en attendant le temps qu’il faudra à goûter toutes les cinq minutes debout devant la cuisinière.
Attention : Il ne faut pas que ce soit ni trop sec ni trop liquide.
Une fois cuit, vous servez le tout agrémenté de crouton de pain frits (frottés préalablement à l’ail) et des frittes ou à la rigueur des pommes vapeur.
Vous pourrez boire avec ça un vénérable bourgogne bien rouge et couillu au cul d’un bon fagot.
Une bonne sieste s’impose après…

Le pot-au-feu
Le pot-au-feu est sans doute à l’Occident ce que la couscous ou la tajine est au Moyen-Orient et l’assiette des sept mondes est à l’Asie.
Un pot pourri, bouilli, ultime et généreux de toutes les viandes, épices, herbes, racines et légumes qui soient ou croissent encore purs sur cette planète.
Le pot-au-feu académique n’est que de bœuf, mais l’authentique foutra dans la même marmite toutes les viandes de la terre.
Et surtout, il ajoutera à mi-cuisson ce qu’il faut d’os à moelle !
Chez nous les enfants loups, la cérémonie de l’os à moelle du pot-au-feu équivalait à l’eucharistie des catholiques apostoliques et romains (C’est une image hein !)
Quand le pot-au-feu était sur la table, dans un silence général à fendre au couteau, le Père vidait les os à moelle sur des tartines grillées.
Il les assaisonnait de sel et de poivre, puis il les coupait en part égales au nombre de convives (Huit au plus beau et au plus haut des temps)
Et tous en fermant sa gueule au possible et en prenant tout son temps de déguster ce trésor de cholestérol, de substantifique moelle, ce bout de paradis et de bonheur enfin réunis !
Je ne vous dis que ça !

Question 3 : Ma recette favorite.
J’entends par « recette favorite » un plat que l’on sait faire couramment et surtout facilement et rapidement pour un célibataire de ma vieille condition, par exemple.
Or donc, pour moi c’est le poulet « vallée d’Auge »
La vallée d’Auge étant en Normandie de chez France, il s’agit d’une fricassée de morceaux de cette volaille, flambés préalablement au calva et plombés de carottes, d’oignons et de céleri que l’on abreuvera en fin de cuisson d’un déluge de crème et de beurre.
On servira avec des pommes de l’air (poêlées) comme de terre (vapeur)
Le tout se mangera accompagné d’un bon cidre bien de chez nous et de tous les Guillaume bâtard conquérant ou pas, voire d’un rouge très léger (Un vin de Loire par exemple) d’un Chablis du Tonnerre de Brest ou de préférence de lionne pour ne pas dire de l’Yonne ou encore pour faire quantique en diable, d’un Gewurztraminer de chez Alsace.
Mais c’est vous qui voyez ; mangez et buvez hein !

Question 4 : Ma boisson favorite.
Pour être né tout nu et tout petit au nord de la Seine des Picards ou des Chtis, sans concession, ma boisson favorite est la bière.
J’en reparlerai de cette antique et celtique cervoise et sur ce blogue évidemment ! Rassurez-vous : Je ne cracherai jamais sur aucun vin de toute couleur, poil, âge ou cépage ou sur aucun whisky, sur aucune gnole goûteuse de tous ses grains ou fruits, sur aucun pastis, sur aucun porto ou autre Baume de Venise !
Quant à la flotte, ma moitié d’Auvergnat ne pourra boire que celle de Volvic ou d’autres volcans minéraux ! Ah mais, fouchtra merde quoi !

Question 5 : Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait.
Ce plat est en fait mon dessert préféré : Les œufs à la neige ! (Ou îles flottantes pour les académichiens)
C’est le dessert que ma môman me préparait à chaque anniversaire !
Le problème quantique est que sur ce genre de plat on ne peut planter des bougies hein !
Or donc, notre mère faisait en même temps un de ces gâteaux au chocolat à faire pleurer et hurler de bonheur tous les loups de la terre et sur lequel on plantait les flambeaux que je soufflais d’un seul souffle (évidemment hein !)
Comme mes chancres de frères adoraient ce gâteau au chocolat, j’attendais qu’ils s’en empiffrent à en vomir pour me taper ensuite tranquillement tous les œufs à la neige ! (Trop fort le loup !)
Ceci étant, je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais voulu me lancer dans une telle aventure d’œufs, de neige et d’îles flottante ou pas…

Question 6 : Mon meilleur souvenir culinaire.
Cette question « tombe » bien tiens ! (C’est le cas de le dire !)
Car en fait, mon plus grand « coït » gastronomique se passa en Auvergne après que mes parents et moi visitâmes la stèle où repose à jamais les mânes, voire les cendres de mon grand-père paternel (1887-1945). A Aubière près de Clermont-Ferrand…
Je ne me souviens plus ni du nom ni du patelin de ce restaurant (étoilé chez Michelin évidemment, merci Papa) où j’ai dégusté à en faillir un turbot au champagne !
Pour les cancres las qui mâchent bêtement leur malabar au fond de la blogosphère, je précise que le turbot est un poisson impérial, sublime, divin, galactique !
Le champagne, je ne le présente pas hein !
Les deux ensemble…
Putain de vie et de planète !

Voilà les gens, j’ai cuisiné comme j’ai pu ma patate chaude et maintenant je l’envoie en taguant six garçons de la balle, de salle, de bonne table et surtout de dessous de la table et de ma liste de liens à droite, pub :

Je tague Prax (On va sans doute bouffer basque)
Je tague Daniel Paillé (On va sans doute bouffer québécois et de bonne famille)
Je tague Gino Gordon (On va sans doute bouffer Picardo-Corse)
Je tague Mandolino (On va sans doute bouffer jeune, chic et ch’ti)
Je tague Didier Goux (On va sans doute bouffer haut ou bas normand)
Je tague Servum Pecus (On va sans doute bouffer en suisse bio ou bio en Suisse)

Illustration : Pieter BRUEGEL l’Ancien (Vers 1525-1569) Mariage paysan, (1568) Huile sur bois (114 x 164 cm) Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)

Fin de loup (C'est de circonstance hein !)

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Bloguerie

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Didier Goux 01/06/2008 11:57

Bon, j'ai un peu tardé à répondre que... je ne répondrais pas ! Le cheval fourbu refuse l'obstacle et rentre à l'écurie en mâchouillant une botte de ciguë...

Martin-Lothar 01/06/2008 19:28


Didier : Pas de problèmes. Attention la ciguë est très indigeste surtout pour les philosophes.


Gothic inside 31/05/2008 17:56

Le secret de ta blanquette de veau m'intrigue infiniment : un poireau émincé ? deux jaunes d'oeufs ? une larme de bière ??? allez, dis-le moi ...
Après l'horrible comm que tu as laissé chez le You à propos d'une certaine photo, tu me dois bien ça !
Entre fans des oeufs à la neige, en plus ...

Martin-Lothar 01/06/2008 19:27


Gothic : On en causera par ailleurs !


la Mère Castor 28/05/2008 16:21

des rondelles de citron dans la blanquette, comme le fait mon Père Castor ?
Monsieur le Loup est un bon vivant, la mémé du chaperon n'a rien à craindre, trop coriace.

Martin-Lothar 29/05/2008 19:40


Mère Castor : Je sais aussi cuire les vieilles peaux hein !


Mlle Moi 28/05/2008 10:29

Merci beaucoup, monsieur le Loup.
Heureusement qu'il y a les mecs pour faire honneur à cette chaine :)

Martin-Lothar 29/05/2008 19:39


Mlle Moi : Des mecs ? Où çà ?


Catherine Goux 27/05/2008 19:35

Votre petit secret de la blanquette de veau, ce ne serait pas un petit jus de citron ? Pour les oeufs à la neige, demandez à ma soeur, les siens sont sublimes.

Martin-Lothar 27/05/2008 21:34


Catherine : Oui le citron entre autre.


véro 27/05/2008 19:23

Je vote aussi pour la bière !
En ma qualité de cuisinière médiocre (et flemmarde de surcroît) je trouve que tu as des goûts culinaires un peu compliqués....

Martin-Lothar 27/05/2008 21:34


Véro : T'inquiète, je laisse souvent faire les autres. Je suis assez nul pour cuisiner  aussi.


werewolf 27/05/2008 14:03

Rien que de lire, j'ai pris un kilo... je me contenterai d'un chtiote bière !

Martin-Lothar 27/05/2008 21:33


Werewolf : Je n'ai pas mis beaucoup de caractères gras pourtant


Mandolino 27/05/2008 00:00

bon ok je le ferai promis

gros bisous et merci de m'avoir tagué et bien entendu que ca sera chic lol

Martin-Lothar 27/05/2008 21:29


Mandolino : J'espère que ça sera très chic même.


Gino Gordon 26/05/2008 23:12

Il y a du Rabelais chez cet homme. Moi qui me targue de décliner les tagues, je me sens touché précisément sur mon point faible... Et puis cette réponse à la question 1 nous rapproche indéniablement. Je demande donc quelques jours de réflexion.

Martin-Lothar 27/05/2008 21:28


Gino :  Tu as tout ton temps


Alf 26/05/2008 22:37

Notre loup-garou se met à poil aujourd'hui !

Martin-Lothar 27/05/2008 21:27


Alf : Non à table...


Prax 26/05/2008 22:22

Je suis un peu déçu que tu n'aimes pas la viande crue, genre tartare. Un loup qui cuisine, cela ne fait pas sérieux

Martin-Lothar 27/05/2008 21:27


Prax : Je suis à moitié garou hein !


myrtille 26/05/2008 21:35

Bon... ben on a quand même "oeufs à la neige" en commun...
et tu as tort : il parait que l'amanite phalloïde est délicieuse. (mais je me retiens d'en manger parce que ça fait grossir)

Martin-Lothar 27/05/2008 21:26


Myrtille : Ben tiens !