Train-train de corail

Publié le 24 Mai 2008

Nous le savons de Marseille ou d’ailleurs, le train « corail » est cet omnibus bucolique et syndical inventé par notre bonne mère SNCF et qui fait désormais tout ce que la divin TGV est trop pressé de ne plus faire.
Subséquemment, ledit train a des wagons (Tchou, Tchou !) nommés du même bois : On les appelle aussi des voitures « corail »
Bon tout ça pour vous signifier que je ne vais pas vous parler de petit train (toute mon enfance !) mais de corail.
A vrai dire, dans les mois qui viennent, je vais vous bassiner avec ce corail quantique, basique, primaire, essentiel, mythique, humain et divin qui, de plus en plus, nous gratte et nous démange au tréfonds de nos couilles, pour iceux et icelles qui en ont des raisonnables poilues ou pas mais bien pendantes entre les jambes ou de préférence entre les deux lobes du cerveau (Des couilles pas du corail hein !) Quoique…
Les vrais loups qui ont en général et en enfants de troupe des couilles plus dures que leurs dents savent en effet être autant au bar qu’au coin du bois ou dans les mers et trop souvent ils lancent l’eau du lac aussi bien que celle de l’océan pour éventuellement bénir, manger ou noyer le poisson, leur mère (CF billet de demain, fête des mères) le Graal et surtout penser au bonheur des futures et présentes générations, ah mais !

Or donc les gens, je viens d’apprendre que la RATP de l’état de New York (USA) qui là-bas se nomme MTA a décidé de recycler 44 wagons de son métro, non pas en les foutant en l’air, mais belle et bien à la baille de chez Flotte H2O & Cie.
Je sens déjà frémir nos valeureux écolos royaux de gauche, impériaux du centre et républicains de droite et intelligents de nulle part hein !
Mais non, qu’ils se rassurent ces braves gens car ces wagons de métro retraités et d’autres vénérables trains étasuniens vont servir de garde-barrières… Et principalement, de barrières de corail dans un train-train d’au moins 40 ans !

C’est au fond marin de la baie fameuse de Chesapeake (Maryland, USA) que ces rames de métro vont être déposées pour remplacer le corail à jamais parti plus tôt que prévu pour ne pas dire raté lamentablement par tous les pauvres cons de cette terre que nous sommes encore.

Je rappelle au cancres las qui s’ipodent comme de futurs sourds dingues camés au Red Bull et au fond de la blogosphère que la le Maryland est un état de la côte Est étasunienne et qui a été fondé en 1632, par un certain Cecilius Calvert.
Je précise aussi que le Maryland (pays de Marie) doit son nom à la très catholique Henriette-Marie de France, fille du trop bon et trop con roi Henri IV de France et de Navarre (celui de la poule au pot et de l’énarque Sully) et elle fut aussi reine d'Angleterre et de tout l’empire britannique itou.
Je rajoute que la Maryland fut un des premiers à accueillir les migrants catholiques anglais apostoliques et romains persécutés et chassés comme des bâtards du royaume de Guillaume le Conquérant non pas par des protestants luthériens ou parpaillots en diable, mais par d’autres catholiques (anglicans et grands bouffeurs de papes comme de pasteurs réformés d’ailleurs)
La capitale du Maryland est Annapolis, mais la ville la plus connue est Baltimore.

Après cette page d’Histoire, passons à la biologie qui est plus simple, prospective et nutritive en fait :
Je vais faire bref quand même hein !
Le corail est à la mer, sa faune, sa flore ce qu’une ruche est à la terre sa faune, sa flore.
Sans cela, plus rien ne sera jamais ni vivable ni permis !
Foutez-vous ça dans la crâne les gens avant de vous remplir l’estomac de vide et sachez qu’il y a désormais péril en la demeure comme dans bien des choses de nos vies béates, techno et luxuriantes.
Ces wagons recyclés abriteront une nouvelle vie marine renaissante qui nous distraira un peu du désert lugubre d’algues abruties ou des galettes sombres d’un pétrole trop cher, chéri et bientôt aussi rare que le véritable caviar.
A l’abri des prédateurs qui n’en seront plus qu’heureux d’ailleurs car le requin (en voie de disparition) a mille fois plus de bon sens et d’ordre universelle qu’un quelconque apprenti plongeur touriste malpropre, bouffi de congés payés en low coast qui ne sait que trop bousiller en deux heures ce que la nature aura mis des siècles, voire des millénaires à produire.
Ce ne sont pas nos braves pêcheurs désormais sans fuel ni subvention qui nous diront le contraire, une fois qu’ils auront enfin jeté aux orties (marines ou pas) leur casquette de veau marin syndiqué et subventionné et qu’ils auront foutu leur bateau sabordé en guise de barrière de corail : Les poissons de bas-fonds – enfin revenus - leur en seront à jamais reconnaissants.
Et nous aussi en fait – Plus exactement nos enfants.
Mais ça, c’est une autre histoire à raconter, pour ne pas dire une autre Histoire à faire d’urgence et sans repentance…

Car enfin les gens, que cela plaise ou non aux dieux de tout poil et de tout âge et à leurs prêtres monacaux, démocrates, urbains, conservateurs ou séculiers, nous autres, frères humains, nous ne sommes issus que d’un Adam fumeur noir en ses bas-fonds, virale et virulent et d’une Eve, fleur de corail, porteuse au cou du collier des perles de gènes et de nos générations.

Les oublieux de ces bases, les négligents, les salopards, les indifférents, les merdeux de tout anus cervical, les prodigues de la démagogie paysanne, les aveugles et les cons de la nature comme de leur propre nature seront les vrais, les authentiques, les éternels maudits de cette planète et les seuls vrais morts à chier qu’elle aura jamais comptés et supportés.
Ceux-là dont le cadavre font dégueuler la plus blindée des bactéries ou le plus immunisé des vers.
Qu’ils aillent se faire foutre et incinérer dans une autre galaxie ! Ah mais !

Enfin, ces wagons du métro newyorkais ont été évidemment délestés de tous leurs composants polluants avant d’être immergés, mais on ne précise pas si les voyageurs ont pu en sortir au terminus…
Les poissons de tout poil, les moules, les crabes, comme les baleines et autres hôtes de ces bois ne seront pas obligés de composter pour y fabriquer notre compost de survie de demain.
Par contre, je ne sais pas s’ils échapperont à la CSG ou à la TVA…

Illustration : Ernst Haeckel, biologiste et philosophe allemand (16 février 1834-1919), Dessin « actiniae » (Anémones de mer) extrait de Kunstformen der Natur de 1904.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Nature & sciences

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Commenter cet article

Michel 26/05/2008 07:08

C'était des coraux ?
Je croyais que, dans ce secteur, c'est une montagne d'huîtres qui avait été surexploitée. Mais ça ne change pas grand chose.
Pour le reste, je partage l'avis de Saturnin Abadie !

Martin-Lothar 27/05/2008 21:24


Michel : Je crois que tout a été massacré dans ce coin-là.


Prax 25/05/2008 21:15

Le truc qui pend sous le cerveau je crois que cela s'appelle l'hypophyse ;_)

Martin-Lothar 27/05/2008 21:23


Prax : Ça doit être un truc comme ça oui.


Saturnin Abadie 24/05/2008 23:43

Mais si, il faut tout nous mettre sur le dos: Ce sont des phénomènes naturels, mais grâce à l'espèce humaine, ils sont accélérés et pas qu'un peu... Alors oui, il faut tout nous mettre sur le dos car nous ne sommes même pas foutus d'assumer et de réfléchir. C'est l'extinction finale, groupons nous et demain....Et à part ça, il ne fait pas très beau pour la saison.

Martin-Lothar 27/05/2008 21:20


Saturnin :  Arrêtons déjà de faire n'importe quoi, c'est sûr.


Catherine Goux 24/05/2008 21:41

Le corail avait presque disparu (à 90%) me semble-t-il, à une époque très lointaine. Genre préhistorique. Flemme de rechercher les sources exactes ! C'est pas une raison de faire n'importe quoi, me direz-vous, et vous avez raison, mais qu'on arrête de tout nous mettre sur le dos.
C'est comme les glaciers, ils vont, ils viennent, ils grossissent, ils fondent, depuis des milliards d'années !

Martin-Lothar 27/05/2008 21:19


Catherine : C'est vrai que pour toutes ces choses nous allons de doutes en incertitudes...


Tippie 24/05/2008 21:23

(Délestés de toutes choses polluantes... connues ou encore tolérées de nos jours...!)

C'est drolement bien présenté (de la part des ricains, je veux dire), mais c'est quand meme une bonne excuse pour se servir de la mer comme d'une poubelle.
Enfin, ce que j'en pense...

Cependant, oui: sauver le corail.
(mais de cette façon?)

(Au fait, low cost. Low coast,ca fait un peu aquatique et ca passe bien dans ton texte, remarque! :) )

Des bises.

Martin-Lothar 27/05/2008 21:17


Tippie : Ce wagons sont toujours mieux que rien. Oui low coast est un jeu de mot involontaire !