Martin Lothar (depuis 2005)

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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 19:37
Non, je ne vais pas évoquer dans ce billet ce brave toutou de saint-bernard, ce fidèle sauveteur canin des ivrognes en perdition, des skieurs hors piste et autres cons gelés (ou givrés) mais le bon vieux « tonneau » de derrière les fagots et surtout celui que la légende prête à tort à Diogène le Cynique (1)

J’ai écrit « à tort » car les Grecs du temps de ce chien de philosophe et d’autre Platon ne connaissaient pas notre tonneau des familles (en bois cerclé de fers) ni d’Eve, ni du vert Adam ou même de Vulcain (alias Héphaïstos) dans la mesure où cet outil grandiose voyageait très peu à l’époque.
Le tonneau fut en effet inventé par nos ancêtres les Gaulois sans aucun doute inspirés par le Grand Lug (dit le Polytechnicien)

Ce sont les Romains de Jules qui ont découvert ce truc malin de transport et de bombance, made in Gaule, (comme la cervoise et l’art du cadastre) et qui l’ont alors répandu à tous les confins de l’empire d’Auguste avec leur vin dedans, accessoirement.
Il faut dire que c’était vachement pratique un tonneau de bois tannique comparé aux lourdes amphores en terres cuite, en bronze ou en gré et ça avait surtout l’avantage sur elles de flotter sur la mer en cas de naufrage et donc ne pas être perdu pour tout le monde.

Or donc, notre SDF de Diogène n’a jamais mis les pieds dans un tonneau (gaulois ou grec) mais plutôt dans une grande jarre de terre appelée « pithos »
Il était important et urgent de préciser cette vérité historique, je pense.

Du point de vue étymologique, le mot tonneau est un diminutif français de « tonne » qui viendrait elle-même d’un vieux mot celtique « tonn » (peau) qui désignait sans doute une outre faite d’un sac en peau d’on ne sait quoi ou qui.
La tonne engendra le « tonneau » et l’encore plus petit « tonnelet » (un mot que j’aime beaucoup d’ailleurs)

Quant à son très beau synonyme « barrique » puis « baril et barrot », il viendrait plus obscur du celtique *kymri, (branche d'arbre) par le truchement du mot « barre »
C’est avec des branches d’arbre que l’ont fait des tonneaux, des barrages (de rivière ou de péage) et ce sont avec des tonneaux ou des barriques que l’on forme des barricades (mystérieuses, fortifiées, portuaires ou insurrectionnelles)

Personnellement, étant quelque peu fainéant sur les bords (et même de nature) je préfère passer mon temps à vider les tonneaux dans ma gueule que de les rouler, voire les porter pour faire une quelconque révolution de mes deux, même si trop de baffes ou de rafales de kalachnikov se perdent hélas de plus en plus de nos jours encore, à gauche comme à droite.

Diogène, reviens !

(1) Diogène de Sinope dit le Cynique (-412 et -323 Avant JC) Je vous causerai bientôt de ce chien d’antique, fabuleux et véritable loup-garou

Fin de loup

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