Astrophysique de la glupnouille naine et mobile.

Publié le 14 Juin 2005

L’usage des téléphones mobiles va bientôt être largement autorisé dans les avions ; ce qui agace sérieusement les astronomes…

En effet, les ondes émises en altitude par ces appareils désormais incontournables – les mobiles comme les avions et certaines hôtesses de l’air d’ailleurs – risquent de perturber les maigres signaux venus péniblement jusqu'à nous des planètes, étoiles et autres boîtes de nuit des galaxies lointaines.

Mais ça ne gênera pas que les savants étoilés…
Car ça me gêne aussi un peu quelque part…

Moi, j’ai un pote martien répondant au doux nom de GLX2546-MK5°%JGHF554O/*§45RTYUGFER/ - ne pas prononcer le slash final, c’est très mal poli -  qui élève actuellement des Glupnouilles naines sur la planète AXZ5664
Cette planète est, comme chacun sait, située dans la banlieue azimutée ouest 265 Nord 312 d’Alpha du Centaure – peut-être un poil plus bas, mais pas trop.

On se téléphone tous les vendredis soir pour prendre des nouvelles et se raconter les dernières conneries de nos civilisations respectives.

Je ne vous raconte pas : Il est mort de rire à chaque fois…

Vendredi prochain, je vais lui dire :
  • Que le petit Michael J. vient d’être blanchi par son tribunal Californien pour ses parties gamines de touche-pipi ;
  • Que Tony Blair, le chef des grands Bretons, abandonne le gel lubrifiant pour faire ce qu’il a à faire avec ses petits camarades continentaux et cubiques – c’est-à-dire un rule Britania profond et sauvage comme un paysan français ;
  • Et qu’enfin, le chef des services de renseignements roumains va être nommé rédacteur en chef du journal Libération.

Il va en crever…
Il va en imploser de rire telle une étoile massive de sa banlieue rare.

Mais il me dit que ça lui fait passer quelques bons jours de bonheur et que ça le change un peu des Glupnouilles naines qui ressemblent en fait à un mélange d’ornithorynque, de poulpe, de rhinocéros blanc, de blatte, de hamster et de pigeon ramier – avec un petit air aussi de lasagnes Barilla avariées quand c’est adulte et une queue longue et indescriptible en forme de constitution européenne.

Il paraît que c’est deux fois plus con qu’un pigeon ou un bobo parisien – pour vos dire que c’est con mégagrave -  que ça ne bouffe pas autre chose que des cailloux ; que ça ne fait rien de la journée ; que ça coûte très cher à entretenir et que c’est somme toute complètement inutile.
En plus, ça ne se mange pas.
C’est une sorte de sénateur bien de chez nous, quoi.

Il faut dire qu’il est un peu bizarre mon pote GLX2546.

Mais il lui faut bien passer le temps car les jours de sa planète durent deux à trois années de la nôtre, selon les saisons.
Ils ne sont pas aux trente-cinq heures là-bas.
Il est un peu insomniaque quand même.
Mais il paraît qu’on ne se lasse pas d’étudier la connerie des Glupnouilles.

Il pense que celle des terriens est presque aussi insondable…
Je suis sûr qu’il est un peu jaloux de moi.
Je ne le saurai sans doute jamais car Il n’a jamais voulu me communiquer l’adresse de son blogue.
Je ne sais même pas à quoi il ressemble et j’aimerais bien voir aussi la photo d’une Glupnouille naine.

La communication avec lui est déjà difficile les vendredis ; si en plus il y a des perturbations de mobiles volants, il ne va plus rigoler mon pote GLX2546.
Et passer de mauvais week-end avec ses Glupnouilles.

J’imagine la gueule des astronomes dans les observatoires quand, le télescope pointé sur le fin fond du slip de l’univers, les écrans afficheront le « Allo, t’est où ? » des familles.

Les futures thèses d’Astrophysique vont enfin être très rigolotes.

Le big-bang va enfin avoir une couleur : Orange.

Fin de loup.

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Nature & sciences

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