Analyse opulente

Publié le 9 Août 2005

 

Manuel de survie : Prologue

La mort m’étant impossible à vivre,
Voici la stèle de tous les possibles ;
Ma trace sur une pierre d’éternité.
Il en va de ma survie.

J’ai une corde de patience
Pour attacher les nuages et les feuilles ;
De bonnes racines pour la soif et la faim.
J’ai mon long couteau
Et des pierres plates pour mes runes.
J’attends l’orage, le néant et la mort
Et je grave :


Aujourd’hui l’analyse est opulente.

Regarde l’évadé qui s’abandonne
Et s’agenouille dans la brousse.
...
Je vois s’enferrer le suborneur
Dont les aisselles sont libres ;
La femme est complexe
Et  je grimace.
...
Dévalise l’estropié qui s’insurge
Et s’agresse sous les combles
...
Le lièvre dévisse en février.
...
Dédaigne le martyr qui s’apure
Et s’expose au marais.
...
Il y a des gens hypocrites
Qui sculptent des gisants.
Et des grimpeurs qui festinent
...
Le législateur cultive des escouades
Que l’arbitre contourne grave ;
En ce monde, l’athlète chancelle
Et l’analyse est matricielle.
...
Oriente les hommes nus qui voltigent
Et s'ennuient lourdement
...
Des terriens sont apparus ce matin.
...
Ecorce le gratteur qui se tâte
Et gronde aux sous-bois.
...
Il y a des nirvânas
Que les mômes cadencent
Et des peines qui meurent.
...
Entube les garçons qui s’enlacent
Et s’évadent à jamais.
...
Les meutes fredonnent en trombe.

Fâche l’adolescent qui revient
Et surfe dans l’ombre

Soudain je vois moisir les donateurs
Dont les flammes sont jurassiques ;
Le chicaneur est spermeux
Et temporise nerveusement.

Trouve le paysan qui s'allume
Et se dessale sur l’adret.

L’énergumène momifie le cristal
Et se mutile brusquement ;
Au sauna, le voyeur s’enfle
Et l’alarme est cruelle.

Les nuages beuglent la nuit.

Il y a des allusions particulières
Que les omnivores rôtissent
Et des noctambules qui saignent.

Je vois se démettre des paroles
Aux carcans éraillés ;
Les nombres sont en peluche
Et  j’oscille furieusement.

Torture le caissier qui se lève
Et s’impatiente dans la souille.

Il y a des dragons indigènes
Que le temps savonne

Les émigrants découchent pour toujours.

Note du loup : Je vous avais prévenus ! C'est le Manuel de Survie...


Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Quantiques du loup

Repost 0
Commenter cet article

leu-warou 09/08/2005 13:56

J'suis mort !