Iguane ardent

Publié le 12 Août 2005

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles, ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Secoue l’iguane qui se fâche
Et se lâche dans l’école.

Il y a des sacrifices réels
Que l’éphèbe remise
Et des juges qui copulent.

Gouverne le fantôme qui gronde
Et bande sous la pluie.

La fanfare réveille l’argile
Que le public évacue pesamment ;
A l’internat, le jardinier tonne
Et les verges sont gluantes

Il y a des vallons laqués
Que l’hysope ravale
Et des chiens qui blondissent.

En juillet, les pendus se déshabillent.

Sèche le négociateur qui file
Et mousse loin des mines.

Il y a de grosses possessions
Que toute la pègre assemble
Et des voyous qui s’affaissent

Griffe le héros qui rampe
Et s’allège à tribord.

L’apache hiberne en septembre.

Révèle le ministre qui peste
Et grince sur la piste.

Eblouit le cavalier qui tremble
Et s’ébroue sur le pont.

Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Quantiques du loup

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martinlothar 12/08/2005 21:16

Les loups-garous (et les poètes) sont tous un alchimistes. Le Manuel de Survie est mon côté ésotérique voire sorcier. C'est un athanor qui me sert à forger ou à distiller d'autres poèmes que vous allez subir très bientôt...

Emy 12/08/2005 21:05

C'est un manuel de survie vraiment digne d'un loup-garou! Une pauvre petite louve comme moi aimerait bien en avoir un...mais une petite traduction serait nécessaire.