Martin Lothar (depuis 2005)

Rechercher dans ce blogue

Derniers Commentaires

Le musée du loup

  • DeMorganPhosphorosEtHesperos.jpg
  • Petrov Vodkin, le bain du ChevalRouge

Syndication

  • Flux RSS des articles
Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /Oct /2005 13:10

 

Prologue du loup : A la demande générale (Mlle Moi, en lien à droite, pub), je vous remets une couche du Manuel de Survie.
Je publie les textes les plus anciens bruts de décoffrage : Très bientôt, vont arriver des textes plus travaillés et alors, nous sombrerons tous ensemble dans un délire indescriptible. Je crois que c’est Myrtille (en lien à droite, pub) qui s’inquiétait récemment de ma santé psychique. Elle va bientôt s’enfuir en courant !
C’est le Manuel de Survie !
Bon courage…


La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Il y a des miracles flagrants
Que l’harmonie répare
Et des Icare déchirants

Il y a des rasoirs feutrés
Que le public aime
Et des censeurs ruisselants

Il y a des haleines soûles
Que le puissant fume
Et des ermites gisants.

Il y a des électrons constellés
Que la canaille tâte
Et des horloges vrombissantes.

Il y a des chanterelles inondées
Que le carnivore mord
Et des maîtres qui s’attouchent

Il y a des cactus visionnaires
Que le moustique nique
Et des mercenaires stagnants

Il y a des algèbres élégantes
Que les chantres entonnent
Et des voyous dominants.

Il y a des datations conçues
Que l’Anglais tourne
Et des marches qui s’annoncent

Il y a des lichens vides
Que le noceur fige
Et des clergés qui s’accusent.

Il y a des archipels chatoyants
Que l’artisan nie
Et des cavaliers tournants

Il y a des pétroles fascinants
Que les groupes lissent
Et des humeurs qui se tirent.

Il y a des parapets fameux
Que l’honneur agite
Et que l’Europe engloutit

Il y a des slips répugnants
Que le naturaliste exploite
Et des chercheurs qui s'essuient.

Il y a des rondes nombreuses
Que le renard mentionne
Et des mômes se groupant

Il y a des grondements villeux
Que la fillette élude
Et des soeurs qui attestent.

Il y a des oliviers brûlants
Que l’artiste refroidit
Et des marchands fondants

Il y a des cultes pendulaires
Que les pirates diffament
Et des hospices qui brûlent.

Il y a des banquets cachés
Que l’animal électrise
Et des baigneurs grinçants.

Il y a des voies transmises
Que l’arpenteur facture
Et des mémoires frissonnantes

Il y a des férocités démenties
Que le martyr retourne
Et des infirmes qui résistent

Il y a des erreurs voraces
Que l’adolescent nivelle
Et des gueux qui s’empilent

Il y a de vielles corniches
Que les pauvres patronnent
Et des fuyards qui virgulent

Il y a des nombres vibrants
Que les mots dissèquent
Et des nageurs qui voltigent

Il y a des mouchoirs morveux
Que l’envoyé solde
Et des griffons révoltants

Il y a des secrets légitimes
Que la foule déchire
Et des marins qui mélangent.

Il y a des continents gredins
Que le paysage griffe
Et des mousses qui s’attirent

Il y a des intrigues inouïes
Que les hommes maquillent
Et des grives blanches.

Il y a des cultes drogués
Que l’ermite astique
Et des mercenaires racés.

Il y a des palettes neuves
Que les nains savonnent
Et des marins sournois

Il y a des vestiges veinards
Que l’araseur emporte
Et des mensonges rouillés.

 


Commentaire - Voir les 5 autres commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés