Prologue du loup : A la demande
générale (Mlle Moi, en lien à droite, pub), je vous remets une couche du Manuel de Survie.
Je publie les textes les plus anciens bruts de décoffrage : Très bientôt, vont arriver des textes plus travaillés et alors, nous sombrerons tous ensemble dans un délire indescriptible. Je crois
que c’est Myrtille (en lien à droite, pub) qui s’inquiétait récemment de ma santé psychique. Elle va bientôt s’enfuir en courant !
C’est le Manuel de Survie !
Bon courage…
La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :
Il y a des miracles flagrants
Que l’harmonie répare
Et des Icare déchirants
Il y a des rasoirs feutrés
Que le public aime
Et des censeurs ruisselants
Il y a des haleines soûles
Que le puissant fume
Et des ermites gisants.
Il y a des électrons constellés
Que la canaille tâte
Et des horloges vrombissantes.
Il y a des chanterelles inondées
Que le carnivore mord
Et des maîtres qui s’attouchent
Il y a des cactus visionnaires
Que le moustique nique
Et des mercenaires stagnants
Il y a des algèbres élégantes
Que les chantres entonnent
Et des voyous dominants.
Il y a des datations conçues
Que l’Anglais tourne
Et des marches qui s’annoncent
Il y a des lichens vides
Que le noceur fige
Et des clergés qui s’accusent.
Il y a des archipels chatoyants
Que l’artisan nie
Et des cavaliers tournants
Il y a des pétroles fascinants
Que les groupes lissent
Et des humeurs qui se tirent.
Il y a des parapets fameux
Que l’honneur agite
Et que l’Europe engloutit
Il y a des slips répugnants
Que le naturaliste exploite
Et des chercheurs qui s'essuient.
Il y a des rondes nombreuses
Que le renard mentionne
Et des mômes se groupant
Il y a des grondements villeux
Que la fillette élude
Et des soeurs qui attestent.
Il y a des oliviers brûlants
Que l’artiste refroidit
Et des marchands fondants
Il y a des cultes pendulaires
Que les pirates diffament
Et des hospices qui brûlent.
Il y a des banquets cachés
Que l’animal électrise
Et des baigneurs grinçants.
Il y a des voies transmises
Que l’arpenteur facture
Et des mémoires frissonnantes
Il y a des férocités démenties
Que le martyr retourne
Et des infirmes qui résistent
Il y a des erreurs voraces
Que l’adolescent nivelle
Et des gueux qui s’empilent
Il y a de vielles corniches
Que les pauvres patronnent
Et des fuyards qui virgulent
Il y a des nombres vibrants
Que les mots dissèquent
Et des nageurs qui voltigent
Il y a des mouchoirs morveux
Que l’envoyé solde
Et des griffons révoltants
Il y a des secrets légitimes
Que la foule déchire
Et des marins qui mélangent.
Il y a des continents gredins
Que le paysage griffe
Et des mousses qui s’attirent
Il y a des intrigues inouïes
Que les hommes maquillent
Et des grives blanches.
Il y a des cultes drogués
Que l’ermite astique
Et des mercenaires racés.
Il y a des palettes neuves
Que les nains savonnent
Et des marins sournois
Il y a des vestiges veinards
Que l’araseur emporte
Et des mensonges rouillés.
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