Martin Lothar (depuis 2005)

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Samedi 22 octobre 2005 6 22 /10 /Oct /2005 13:31

 

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Des cordes fuguent dans nos coursives.

Structure le christ qui se consume
Et renifle en bas.

Les lièvres voltigent au crépuscule.

Le conteur accumule les prismes
Que le géographe camoufle largement ;
Sur la lagune, l’idiot capitule
Et l’amour est vulnérable.

L’éternel trafique à l’entracte.

Egorge l’explorateur qui s’affaire
Et tremble dans la grange.

Il y a de bas tilleuls
Que le gymnaste glace
Et des guetteurs qui jaillissent.

Tolère le négrier qui s’arme
Et piaffe dans l’arsenal.

L’hévéa est ambiant
Et  j’attends sérieusement.

Les scouts se devinent à temps.

Ecoute le peuple qui s’étrangle
Et trébuche au pressoir.

Il y a des empires divins
Que les noceurs écartèlent
Et des mondes qui procèdent.

Désire l’océan qui jacasse
Et récidive en cercle.

Les évêques se sacrifient en février.

Il y a des argiles débraillées
Que la parabole accuse
Et le peintre qui sonne.

Le gymnaste pacifie la sagesse
Que le philosophe griffe à l’usage ;
Au loin, l’orchestre s'endort
Et j’éponge.

En ce moment, des indochinois s’abritent.

 


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