Verge bouchère

Publié le 2 Juillet 2006

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ;ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.

Berce le boucher qui diverge
Et s’échine sur sa verge.

Les camelots se douchent le mardi.

J’entends griller les verbes
Dont les théorèmes sont affichés ;
L’histoire est acerbe
Et je m’en vais.

Allons voir les phoques lire au bocage.

Il y a des ours rassis
Que la superbe percute
Et des pères charbonniers.

J'irai frôler l’initié dans la nuit cotonneuse.

Nous étions des éphèbes vibrants
De foudres et de jardins.

Le caboteur galvaude un belvédère
Que la mandragore biffe pesamment ;
Sur la dune, l’engagé s’épuise
Et le marigot est villeux.

Les nombres s’impatientent à l’aube.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le manuel de survie

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Crooke 09/07/2006 15:24

c'est un bon retour, ça. Il y a de quoi survivre.

Doudou Janis 04/07/2006 00:45

quand Martin, il veut me faire peur dans le noir... Je veux plus jouer à ça...

laouenanig 03/07/2006 21:30

enfin le manuel de survie est de retour!

Bluemoon 03/07/2006 16:43

J'adore et j'adore encore ! Ah je les entends griller les verbes !

werewolf 03/07/2006 16:36

pas ça!