Corail immédiat

Publié le 20 Décembre 2006

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.


Il y a du corail immédiat
Que les chancres oxydent
Et des corps vides.

J'irai perfuser les héritiers à l’orient solennel.

J’entends rouspéter les citoyens
Dont les coupes sont statiques ;
L’ordinateur est quantique
Et j’ai faim.

Les clowns se tâtent sur le tard.

L’homme pommade une déchéance
Que le brocanteur cire furtivement ;
Autour, les veilleurs s’avancent
Et le lecteur ment.

Ecoute le loup qui empile
Des sangs et des mille.

C'est l'hiver et tous les grands capitulent.

Il y a des pas sobres
Que l’ombre oublie
Et des peuples myopes

J'irai chopper la liberté dans l’herbe chaude.

Je sens frissonner l’annonceur
Dont les corolles sont fausses ;
L’ordre est clos
Et je cours.

Je leur ai dit de boire l’avenir exigible.

Nous étions des colporteurs lourds
De ruches et de fours.

Je leur ai dit de prévoir des cavernes flagrantes.

Nous étions des colporteurs sourds
De cruches et d’amour.

 

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le manuel de survie

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Bluemoon 21/12/2006 17:20

Dernière stèle et dernière annonce sont mes préférées de cette livraison du soir. Quant au corail immédiat... je le vois, là, dans un repli de mon cerveau droit. Je pourrais le peindre de la main gauche, je crois. Sur les murs des cavernes flagrantes, bien sûr.