Dédicace de circonstance : A Laouenanig, face au vent, qui va très mal, pour un
remède de loup sinon de cheval.
La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.
Leur silence traverse le monastère
Qu’un long nuage dément ;
Nos corps vibrent en ce mystère
Mais l’orage est clément.
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Il y a des cèpes dans la sépulture.
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Dans la crypte je vois se gâter l’harmonie
Dont les chimères sont stériles ;
Le gouverneur est hollandais
Et je blondis.
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J'irai rouler leurs idoles dans l’herbe veloutée.
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Nous étions des plaignants gris
De paupières et de prix.
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Les mandataires se signalent sept fois.
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Je vois s’apaiser l’aménageur
Dont les disgrâces sont vernales ;
La mémoire est vénérable
Et je meurs.
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Les matous marchent en mars.
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Il y a d’humbles mousses
Qui giclent en secousse
Sur nos mâtures rousses
Et je tousse.
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Il faut savoir si les frelons sont poilus.
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Tire le satyre qui chancelle
Et se lèche sur la selle.
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Je leur ai dit de troquer leurs doctrines reluisantes
…
Ces mômes torchent nos musées
Que l’ambition piste en sous-main ;
Au nord, les mutins s’éveillent
Et l’histoire est cruelle.
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Les persifleurs poussent au solstice.
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Il y a des paradoxes aimables
Que le savant défroque
Et des miracles sûrs.
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Je leur ai dit de vitrifier leurs torses virils.
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Nous étions des hirondelles réglées
D’enclaves et de gelées.
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Les canotiers s’attouchent cette année.
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Je vois agoniser des temps
Dont l’exigence est nouvelle ;
Le jour est urticant
Et je ruisselle.
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Allons voir les peuples rutiler du pied.
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Il y a des saphirs poivrés
Que l’exposant sable
Et des mères vulnérables
…
Frappe l’éternel qui rutile
Et tremble sur la pile.
Fin de loup
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