La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace
sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.
Les jouteurs coiffent l’ondine
Que le voyou repousse cordialement ;
Dans l’ombre, l’amasseur jardine
Et l’amour est permanent.
…
Les suicidés s’agiteront plus tard.
…
Je vois s’enfiler les militants
Dont les clopes sont gelées ;
L’arnaqueur est sortant
Et j’attends.
…
J'irai froisser les bougres dans ces écoles dorées.
…
Nous étions de pauvres bavards
De pavots et de buvards.
…
Je leur ai dit de gratter ces heures granitiques.
…
Je vois frissonner le gibier
Dont l’étoile est brisée ;
Le courtier est sincère
Et je serre.
…
A termes, les ignorants chahutent.
…
Je leur ai dit de livrer leurs abbayes gouachées.
…
Le pochard supporte une beuverie
Que les bébés mesurent en grognant ;
Loin du bief, ces dames zappent
Et la suite est bonne.
…
Il y a des navires tueurs
Que l’Indien démonte
Et de faux inventeurs.
…
Les marmottes fument l’été.
…
Sape le nuage qui randonne
Et patine sur la tonne.
…
Il y a des couleurs rythmées
Que savoure l’attoucheur
Et des rapaces chauves.
…
Les hommes s’enferment à temps.
…
Je vois s’embraser l’iguane
Au pull étonnant ;
Le pauvre est déchiré
Et s’acharne.
…
Je leur ai dit d’amputer ces bustes provisoires.
…
Fâche le pendu qui file
Et baille sur la pile.
…
Je leur ai dit de perfuser ces fossiles spécieux.
…
Forge le jaguar qui s’enferre
Et lézarde sur nos terres.
…
Les flâneurs fermentent en fait.
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