Martin Lothar (depuis 2005)

Rechercher dans ce blogue

Derniers Commentaires

Le musée du loup

  • DeMorganPhosphorosEtHesperos.jpg
  • Petrov Vodkin, le bain du ChevalRouge

Syndication

  • Flux RSS des articles
Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 21:38

Dédicace du jour : A Nijenn et à tous nos sages ouragans pour que la mort nous prenne de ses plus beaux gants.

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.

Les jouteurs coiffent l’ondine
Que le voyou repousse cordialement ;
Dans l’ombre, l’amasseur jardine
Et l’amour est permanent.

Les suicidés s’agiteront plus tard.

Je vois s’enfiler les militants
Dont les clopes sont gelées ;
L’arnaqueur est sortant
Et j’attends.

J'irai froisser les bougres dans ces écoles dorées.

Nous étions de pauvres bavards
De pavots et de buvards.

Je leur ai dit de gratter ces heures granitiques.

Je vois frissonner le gibier
Dont l’étoile est brisée ;
Le courtier est sincère
Et je serre.

A termes, les ignorants chahutent.

Je leur ai dit de livrer leurs abbayes gouachées.

Le pochard supporte une beuverie
Que les bébés mesurent en grognant ;
Loin du bief, ces dames zappent
Et la suite est bonne.

Il y a des navires tueurs
Que l’Indien démonte
Et de faux inventeurs.

Les marmottes fument l’été.

Sape le nuage qui randonne
Et patine sur la tonne.

Il y a des couleurs rythmées
Que savoure l’attoucheur
Et des rapaces chauves.

Les hommes s’enferment à temps.

Je vois s’embraser l’iguane
Au pull étonnant ;
Le pauvre est déchiré
Et  s’acharne.

Je leur ai dit d’amputer ces bustes provisoires.

Fâche le pendu qui file
Et baille sur la pile.

Je leur ai dit de perfuser ces fossiles
spécieux.

Forge le jaguar qui s’enferre
Et lézarde sur nos terres.

Les flâneurs fermentent en fait.

 


Commentaire - Voir les 3 autres commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés