Dédicace tortueuse : A Myrtille - qui est bien trop bonne pour se faire en gelée, comme pas
assez conne pour être engueulée.
La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie.
Les Nicolas de l’autan emporte un antan
Que l’inspiration tisse de ses lois ;
La hulotte aliène les vents
Et les X sont rois.
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Dieu est un snipeur d’âmes, parfois.
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Nous étions des mômes rêveurs
De centre et de modems.
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Il y a des idoles jaunies
Que l’exil blâme
Et des Joconde blasées
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Je leur ai dit de tromper leurs ailés fantômes.
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Blâme la horde qui boit
Et danse dans les bois
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Les taureaux se tuent trop tôt.
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Le journal dénigre des vestes
Que les veuves sèchent amères ;
En exil, le maître des lieux sieste
Et l’ordre est pur malt.
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Les tortues se tuent bien à tort.
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J’entends clamer les envieux
Dont les couilles sont en or ;
Le cénacle est vieux
Et je dors.
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Fuis les licornes qui s’aspergent
Et s’enfilent sur la berge.
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Le hasard ne gazouille jamais.
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Nous étions des juges malades
De jungle et de grenades.
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Je leur ai dit d’évangéliser ces zèbres permanents.
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Il y a des reliques sclérosées
Que la race interroge
Et des terres cursives.
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J'irai forger le hasard sur ces possibles herbages.
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Je vois divaguer les sondeurs
Dont les détours sont rustiques ;
Le marcheur est oblique
Et j’ai peur
…
Frappe le singe qui se gratte
Et traîne dans nos pattes.
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J'irai gronder l’Indien sur l’agora vernale.
…
Nous étions des migrants blindés
De marbres et de gréements.
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L’intouchable caresse sa tombe
Que les pantins cirent bravement ;
Dans l’ombre, des abeilles tombent
Et le ciel est blanc.
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L’animateur mate à huit heures.
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Nous étions des poètes farcis
De plaies et d’offenses.
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Je leur ai dit d’ameuter les lièvres troublants.
…
Les huîtres baillent sans bruit.
…
Nous étions des vents bloguant
De cœur et d’ouragan.
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