Martin Lothar (depuis 2005)

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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 20:30

Histoire du général espagnol à qui son confesseur demandait sur son lit de mort s’il pardonnait à ses ennemis et qui répondit « Je n’ai pas d’ennemi, je les ai tous faits fusiller » (1)

C’est vrai que c’est une façon de ne pas avoir d’ennemi.

Mais la plus courante est encore de vivre seul et de ne connaître personne.

Le problème est que l’on devient rapidement son propre ennemi et d’ailleurs, son meilleur ennemi.

Car nous sommes à la fois notre meilleur ami et ennemi et c’est pourquoi on a créé le « Je » le « Moi » et « l’Ego » (qui n’est autre que le « lui » du « je » et du « moi » réunis) pour gérer un peu tout ça.

L’Ego est un peu comme la bogue d’une châtaigne jumellée.

C’est le cercle qui entoure le Yin et le Yang de notre soi.

Notre meilleur ennemi est celui que l’on ne quitte jamais des yeux afin de veiller à ce qu’il ne nous prépare pas un tour de cochon.

Finalement, il devient aussi intime que son meilleur ami, mais pas pour les mêmes raisons.

Le pire des ennemis est celui que l’on ne connaît pas et qui vous hait pour des raisons que vous ne connaîtrez jamais.

Bon, tout le monde n’a pas obligatoirement un pire ennemi,  mais comme vous ne saurez jamais qu’il existe, il serait plus prudent de regarder sous votre lit avant de vous coucher ce soir.


(1) Cité par Alexandre Vialatte, dans le recueil « l’éléphant est irréfutable »


Fin de loup

 


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