Je m’en bats l’œil de l’an quarante

Publié le 26 Juillet 2005

A une des mes questions sur un point d’un de mes projets, mon patron me répond : « J’en m’en fous comme de l’an quarante »
Je connaissais évidemment cette expression, mais je ne me suis jamais vraiment préoccupé de savoir ce qu’était cet « an quarante » dont tant de gens n’ont rien à faire, mais alors rien du tout.
Aujourd’hui, cela m’intéresse énormément dans la mesure où je souhaiterais savoir à quel point mon patron s’en fout ; sachant que je suis des plus feignants en cette époque estivale.

S’agit-il d’abord de l’an 40 avant JC – Jésus-Christ, pas Jacques Chirac – ou de l’an 40 après le même JC – et toujours pas l’autre donc ?

En 40 avant JC, un autre JC – Jules César, pas Chirac – ne s’occupait plus de son blogue pour cause de vacances éternelles et Auguste (le fils adoptif de l’autre d’ailleurs) s’appelait encore Octavien : Un jeune loup républicain et milliardaire qui inventa le job sympa d’empereur romain. (Ce fut un de mes premiers rêves d’enfant que d’exercer ce beau métier d’empereur romain, outre pompier, chanteur pop ou vétérinaire : Malheureusement, il n’y a plus de diplômes pour ça et quelque part, c’est un peu dangereux comme profession et les retraites y sont rares ; il faut que les conseillers d’orientation en aient bien conscience)
La Gaule était occupée ; Astérix vieillissait dans un potager normand ; les Gaulois apprenaient l’art de la collaboration (comme en l’an quarante après 1900) ; le port de la torque celtique passait de mode (Tiens, il faudrait la relancer cette mode d’ailleurs) et le dieu Toutatis était prié d’aller se faire voir chez les Grecs (convoqué par Zeus lui-même)
Bref en 40 avant, c’était le train-train habituel (bien que le TGV n’existait pas encore) et apparemment, il n’a pas de matière à s’en foutre royalement voire impérialement.

En quarante après JC, même topo : Il n’y a vraiment pas de quoi s’y intéresser ou de s’en foutre mise à part que les apôtres commençaient leur blogue ; les lions assis à la cafétéria des FNAC, s’en pourléchaient déjà les babines et que les barbares et autres vandales commençaient à pisser joyeusement dans les aqueducs flambants neufs.
Monsieur Google étant resté un peu sec sur l’an quarante et n’ayant pas le temps de rechercher dans mes bouquins, je demande donc à mes lecteurs chéris et tous cultivés de bien vouloir me donner leur avis sur la question.

Ceci étant, je me fous un peu de l’an quarante comme de mes premières chaussettes.
J’ai un peu tord toutefois de me moquer de ces vêtements qui ont été vraiment les premiers que, comme tout bébé, j’ai pu facilement enlever afin de me les coller sur toutes les parties du corps et surtout dans la bouche (d’où l’expression, prendre son pied)
Je le clame tout net et tout web réunis : la chaussette est en fait certainement le premier « doudou » ou la première « zézette » qui nous a permis, le pouce dans la bouche, de pallier bien souvent et momentanément à l’absence ô combien insupportable de qui vous savez et de ce que vous savez !
Pensez-y désormais et respectez vos chaussettes, même sales, puantes ou trouées.

Bon finalement de chez Basta, je m’en bats l’œil de l’an quarante : ça m’en touche une sans bouger l’autre.
Je parle de mes oreilles bien sûr.

Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le Dico

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zeugme 27/07/2005 14:45

http://www.u-blog.net/briographe/note/57598

STV. 27/07/2005 09:16

Je crois me souvenir que ce qui faisait surtout la manque d'intérêt crucial de l'an 40, c'est que cette année là ("le rock'n'roll venait d'ouvrir ses ailes, dans mon coin je chantais belle belle belle, oh quelle année, cette année là !")... hum... pardon... cette année là, donc, et exceptionnellement, il n'y a pas eu de feu d'artifice sur la Tour Eiffel. La fête du nouvel an a donc été trés trés chiante. Enfin, je crois.STV.