Le désespoir du singe et de l’Homme consécutivement

Publié le 20 Novembre 2006

Nous savons de Marseille, mais surtout de Darwin que l’homme descend du singe.

Bon d’accord, tout le monde ne dessine pas bêtement et n’est ainsi pas toujours en phase avec cette déchéance congénitale, et nombreux sont les singes qui n’en n’ont pas encore été avertis.
Il faudra un jour leur avouer…

A vrai dire, on n’a pas encore découvert le chaînon manquant entre le singe et l’Homme et à mon avis ce n’est pas demain la veille car à chaque fois qu’il y a en a un qui déterre le moindre nonosse plus ou moins primate, il en profite aussi pour déterrer la hache de guerre et pour déclencher une bafferie générale de chiffonniers anthropologues qui ont autant de définitions de l’humain (voire du singe) que d’énergumènes nombrilistes et vaniteux dans leurs académies.
C’est facile de classifier les planètes qui s’en foutent comme de l’an quarante, mais c’est très risqué de bouger d’un poil de cul de degrés les testicules d’un homo sapience sapionce.
C’est politique tout ça, tous les énarques du monde vous le diront.

Certains rigolos ont depuis affirmé qui si l’homme descend du singe, le singe descend de l’arbre ce qui implique logiquement que l’homme descende lui-même d’un arbre.
Et pour descendre, il a fallu monter un jour ou l’autre, hein !
Il faut le dire bien haut et l’écrire très gras, les primates sont entre autres bricoles des arboricoles et certains sont mêmes bricoleurs et d’autres des arboriculteurs diplômés.
Le fin fond de l’essence et du destin du primate est en fait d’avoir le désir inné de monter dans les arbres et d’en descendre avec la même ferveur avec l’aide des pompiers ou pas. (1)

Monter dans n’importe quel arbre, on s’en fout, pourvu qu’il puisse supporter son homme, son énarque ou son singe et qu’il soit assez confortable pour y regarder le journal de vingt heures sans se faire emmerder par le premier Chinois venu.

Ceci étant, un arbre fait de la résistance à cette thèse sublime et refuse ainsi d’être notre ancêtre à tous : Le pin du Chili (Araucaria araucana)

Araucaria1

Ce résineux qui comme son nom l’indique est venu de sa province chilienne de l’Aurauco pour coloniser l’Europe de chez France Ltd en 1681.
C’est depuis cette date que tous les singes européens (énarques ou pas) se lamentent graves dans leur chaumière bétonnée dans la mesure ou cet arbre est aussi nommé « le désespoir du singe »
En Anglais, on dit « Monkey Puzzle » (L’embarras du singe)

Il faut dire que l’araucaria de chez Araucana n’est qu’un grand buisson d’épines occultes (ou pas) et à moins d’être un singe fakir (ce qui est rare, même dans les meilleurs zoos de source), il est définitivement désagréable d’y grimper pour y faire la sieste ou autres grandes choses philosophiques.
Comme l’homme imite sans cesse le singe (et vice vertu), notre « désespoir du singe » est itou un désespoir pour l’énarque pantouflard et à mon avis, il ne va pas tarder à se faire génocider grave (l’arbre, pas l’énarque hélas) pour terminer en parquet ciré, en meuble télé, en papier Q ou en sapin des poubelles de janvier.

Ce n’est vraiment pas beau de refuser de se faire monter dessus et de snober ainsi la grande famille humaine hein !
Oh non !

(1) Il n’y a que ces abrutis de félins et d’énarques qui s’accrochent aux branches sans savoir en redescendre.

Fin de loup

 

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Nature & sciences

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Commenter cet article

Alf 21/11/2006 20:06

C'est les clébards qu'il faut brancher haut et court. Miaou.

laparhasard 21/11/2006 19:35

je ne m'en lasse pas