La fontaine quantique

Publié le 6 Décembre 2006

Classé dans la série : « Quantique du loup »

Tiens, l’autre jour en faisant le ménage* (1) j’ai trouvé un bouquin que je croyais à jamais perdu comme emporté dans le torrent bouillonnant de ma drôle de vie : Les fables du divin Monsieur Jean de la Fontaine (un loup-garou, évidemment).
C’est un bouquin édité en 1933 à la Librairie Armand Colin, mise en page par un certain Monsieur L. Clément, professeur agrégé à l’Université de Lille (Picardie, Europe)
Cet ouvrage a non seulement la richesse de présenter toutes les fables du divin Jeannot, mais en plus, il offre aussi des annotations opportunes, agréables et didactiques et enfin, comme une cerise sur un gâteau, deux dictionnaires dont l’un est voué à la grammaire du siècle n° 17 et l’autre est dédié au vocabulaire des temps du même bois.
Le grand pied bleu quoi !

Bon, j’ai déjà évoqué notre bon La Fontaine dans ce misérable blogue (CF ma rune n° 54 du 11 août 2005) où j’avais témoigné (s’il le fallait) de mon admiration pour ce poète, écrivain, philosophe, esprit quantique, universel et définitivement indispensable.

LaFontaine2

Bon en plus, c’était un Picard de Château-Thierry* dans l’Aisne (je ne l’ai pas fait exprès hein et lui non plus d’abord)
Il fut au service de l’écureuil* Nicolas Fouquet* et à la cour de Loulou XIV*
Je dis que ces fables sont quantiques parce qu’à bien les lire ou les relire, on ne peut s’empêcher de les transposer astucieusement dans le vaste bordel global de notre planète d’aujourd’hui et surtout, dans notre belle seigneurie française qui depuis peu bat la campagne et la retraite à crédit forcené & gratis pour qui n’en veut.

C’est vrai que les morales de La Fontaine n’ont pas vieilli d’un iota en quelques 300 ans au bas mot et ses constats sont à mon avis toujours d’actualité brûlante notamment en notre beau Royaume Républicain de chez France (ou sans doute bientôt, notre république royaliste, ce qui est la même chose, tout compte fait)

Bon, tout ça pour vous dire, que je reparlerai de Jeannot et de ses fables et pour vous récompenser de votre aimable attention, je vous en recopie une :

L’oiseau blessé d’une flèche

Mortellement atteint d’une flèche empennée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
« Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! Vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
Des enfants de Japet* toujours une moitié
Fournira des armes à l’autre. »

(Jean de la Fontaine, Fables, livre II)


(1) Tous les mots suivis d’un astérisque « * » feront l’objet d’une prochaine note. (Qui a dit « pfff ! » hein ?)

Fin de loup

Publié dans #Quantiques du loup

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Monsieur Julien 09/12/2006 13:38

Superbe Jeannot!Vous auriez fait un professeur de lettres excellent...Quelle joie de voir que quelqu'un pense encore à lire nos classiques!Relisons tous La Fontaine !C'est indispensable !Bien à vous.

laouen 07/12/2006 22:39

sacré la Fontaine!déjà, à cette époque, il fablisait sur les oiseaux blessés.l'avait du me connaitre lors d'une vie antérieure.Quoi? J'ai tendance à tout ramener à ma p'tite pomme de roitelet?Et alors, je fais ce que je veux!!!le roitelet blessé, sur son arbre perchétenait en son bec une souris pomméele loup vint à passer et lui tint à peu près ce langage:oh cher roitelet, que vous etes jolie, que vous me semblez démunie sans ordi pour taper!Sans mentir, si vous causez aussi bien que ce que vous tapez, je me fais fort de vous offrir le mien, tout pommé qu'il est!A ces mots, le roitelet ne se sent plus de joieil jette sa brosse à dent dans sa coque de noix démarre illico vers la tanière du loupmême po peur de finir en ragoutok, j'arrête..bises!

martin Lothar 07/12/2006 20:37

Tippie : Meu non, pfff, il y aura autant de notes... Quoique, je suis capable de faire un tel melting pot hein !Mélusine : Pour le faire le ménage, rien ne vaut le vicomte !STV : Pas vu Lewis depuis des siècles. Il est malade ?

STV. 07/12/2006 12:09

Qui a dit "pfff" ? Oh, sans doute Lewis, comme d'habitude...

melusine 06/12/2006 23:29

comment dresser 14 ecureuils à faire le menage de son chateau???:)))

Tippie 06/12/2006 23:21

Ils feront tous partis de la -meme-note ?Nan, parce que la, je m'inquiete un peu du coup.