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Martin-Lothar

Quantique de la bête à bon dieu

6 Octobre 2007 Publié dans #Quantiques du loup

Classé dans la série : « Quantique du loup »

Cette coccinelle errait comme une âme en peine sur la face interne de la vitre de ma cuisine.
J’ai pris un sopalin pour la recueillir et j’ai tenté de la sauver d’une mort sans pitié, ménagère.
Elle s’est débattue de tout ce qu’elle pouvait, la garce comme un diable affolée, déboussolé.
Un bon diable contemporain quoi…
In fine, elle s’est installée sur mon support de providence, tremblante de peur, soumise, lassée.
J’ai ouvert la fenêtre.
J’ai secoué.
Elle s’est envolée…
C’est quand même bête une bête à bon dieu hein !
Maintenant que tu es libre, ma vieille, va faire chier grave tous nos parasites et tous les cons de la planète si tu peux.
Œuvre, vis ; justifie-toi, quoi merde !
Ainsi, tu auras enfin justice, amour et miséricorde.
Tu es libre de tout et de toi.
Je n’ai pas besoin de tes remerciements, ma pauvre.
On est comme ça ; on est vivant ou l’on est mort ; c’est tout.
Que l’on soit 300 ou 300 milliards
Poings serrés à la ligne, à la vie comme à la mort.

Fin de loup

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Doudou J 08/10/2007 18:17

Le loup a repris la snifette !Ya qu'à voir le commentaire fait à Myrtille !Entre Saturnin qui fait des films policiers et toi et tes bêtes à bon dieu, 2 fois en moins d'une semaine que je suis écroulée devant mon PC.

pierre 08/10/2007 12:58

Super beau ton poème ! J'aime beaucoup.

abab 07/10/2007 09:55

Abab se permet de faire remarquer que 300 milliards ça fait quand même beaucoup plus cher en location de salle que 300.

saturnin abadie 06/10/2007 22:22

Qu'elle t'a laissé des oeufs qui deviendront des jeunes, car ils sont bien plus voraces que les adultes et te zigouillent un troupeau de pucerons en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ils les chopent entre leurs mandibules et les croquent avec avidité. Ils ont raison car le puceron c'est bon, sucré et charnu. Enfin, moi j'aime bien.

Martin Lothar 06/10/2007 21:59

Michel : Merci pour cette réponse poètique !Zetron : Je savais depuis longtemps que tu étais un loup. MerciMyrtile (et Michel) : J'ai pris le sopalin dans l'urgence. Dans ces circonstances on réfléchis peu hein ! J'avais les doigts plein de merde car je venais de me gratter le cul (MDR !) MerciLeila : Merci, c'est vraiment très beau. Mais bon, elle est mieux dehors que dans ma cuisine hein. Dame nature est la meilleure des gardiennes.

Leila 06/10/2007 21:47

La coccinelle aux lourdes ailes se pèle quand vient le gel, et, las ! cherche son miel là où l'on scèle le chaud : la cuisine, qui recèle confort et péril.yep !

Leila 06/10/2007 21:43

La coccinelle aux lourdes ailes se pèle quand vient le gel, et, las ! cherche son miel là où l'on scèle le chaud : la cuisine, qui recèle confort et péril.yep !

myrtille 06/10/2007 21:40

C'est exactement ce que je me suis dit : pourquoi un Sopalin ?Chacun sait qu'il faut la poser dans sa paume, lever un doigt et chanter pendant qu'elle y grimpe 'coccinelle demoiselle bête à bon dieu, monte jusqu'aux cieux", et hop, si elle s'envole à la fin de la chanson, un voeu se réalise.Mais si tu la traites de "bête" , c'est mal parti entre vous hein...

Zetron 06/10/2007 21:00

Un poème ça tient à peu de choses... une coccinelle qui s'envole par exemple.C'est justement ça que j'aime dans l'écriture : donner des proportions gigantesques à des détails de prime abord insignifiants.

Michel 06/10/2007 18:40

Pourquoi un sopalin ?Sûr ça l'effarouche Car ça est faroucheUne bête à bon dieu, tiens !