DRM

Publié le 4 Avril 2007

Classé dans la série : « Le loup pommé »

Le deux avril dernier, Apple et la maison de disques EMI ont annoncé qu’à partir du mois de mai, les titres proposés par EMI sur iTunes seront dépourvus de DRM et offriront une excellente qualité audio (mais sans les Beatles, faut pas rêver)

Le DRM (Digital Rights Management ou Gestion numérique des droits) grosso de chez Modo est un système logiciel interdisant la copie des morceaux ou chansons téléchargés via Itunes sur d’autres baladeurs numériques que l’Ipod de chez Pomme.
Ce truc-là faisait hurler tout le monde à commencer par les concurrents de Itunes, les pirates professionnels (ou pas et associés) et les adeptes du « tout gratuit » et autre libre service à esclavage différé et anonyme.
Car tout cela pose évidemment le problème (maintenant planétaire) du droit d’auteur en matière littéraire ou artistique (mais pas seulement)
Le DRM avait l’avantage de protéger les droits des auteurs compositeurs en leur assurant une rémunération de leur travail (je ne parle pas de talent et moins encore de génie) par la vente à l’unité (0,99 EUR sur Itunes) de leurs œuvres.
La suppression du DRM va évidemment entraîner une diffusion non contrôlée des items téléchargés (ou des copies de CD et DVD) ce qui va appauvrir ipso facto pas mal d’artistes (qui ne sont pas forcément tous milliardaires et réfugiés en Suisse) et aussi certes, les maisons de disques et autres éditeurs qui sont non seulement des affreux requins, mais aussi les employeurs de pas mal de salariés (et futurs chômeurs) comme vous et moi.
Les auteurs devront donc refuser la diffusion numérique de leurs œuvres (s’ils le peuvent) ou n’y filtrer que leurs merdes à chier.
Beaucoup d’entre eux changeront de métier (il faut bien bouffer hein !) et se feront CRS de banlieue fleurie.

Ceci étant, soyons modernes et tâchons de voir les choses sagement :
Si je trouve normal de rémunérer les services d’une femme de ménage ou d’un médecin, j’ai quelque peine à payer pendant plus de 50 ans, voire cent ans leurs générations qui n’ont rien foutu d’autre pour ça que de naître.
Les droits d’auteurs doivent donc être réformés mondialement de la manière suivante : Ils seront incessibles et intransmissibles.
En bref, un auteur, un compositeur, un chanteur ou un peintre ne sera rémunéré (et lui seulement) de son travail et autres œuvres que le temps de sa vie sur terre, sachant que dès sa mort, ses droits (d’auteurs) tomberont (comme lui sera tombé, poussé ou pas dans l'escalier) dans le domaine public et ses oeuvres seront donc accessibles par tous et par tout moyen.

Ceci rejoint un peu l’attitude de certains milliardaires (dont Bill Gates d’ailleurs) qui ont déshérité leurs progénitures (pas à plaindre quand même hein !) : « Si tu veux gagner ta croûte, et si tu veux être un homme, bosse mon fils »
Il y a de beaux procès en perspective, mais ça bouge un peu quand même !

Fin de loup

Publié dans #Angoisses

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