Grognements dans la jungle

Publié le 20 Mai 2007

Classé dans la série : « Le loup pommé »

La nouveauté est ce qui au monde vieillit le plus vite. (Alain, propos)

Ceux qui nient l’évolution ne sont pas à blâmer et à la limite, ils sont moins dangereux que ceux qui veulent la précéder à tout prix en oubliant à tout instant leur couteau ou leur manuel de survie.
Ces derniers sont vite perdus à jamais et pour tout le monde, car ils n’auront pas compris le sens véritable des mots : « révolution » et « réaction »
Bref, ils auront mal entendu, mal interpréter ou mal compris l’Ordre qui nous a été donné depuis la nuit des temps.
Et dans la jungle actuelle, ça ne pardonne plus…
N’est pas un pionnier qui veut.

Tout ça pour vous parler de la jungle de la toile internautique et au-delà de ses habitants, de leurs combats, des médias et dans la foulée de la culture et des arts.
Parce que ça évolue grave les gens hein ! Et je vous en ai déjà parlé plusieurs fois dans ce misérable blogue.
Non seulement le « contenant » (les tuyaux) évolue, mais aussi (et forcément) le contenu avec, et ça ne va pas aller sans bafferies sanglantes, sans injures indélébiles et sans guerres de profondes tranchées.
Je vous aurais prévenus hein !
Ça va saigner (ou pas, d’ailleurs ?)

Ces dernières semaines en effet, on a entendu des grognements effrayants dans cette belle jungle ténébreuse.
Cela a commencé par les barrissements des éléphants corporatistes des Editeurs et autres maisons de disques qui ont reproché sévèrement à la pieuvre Microsoft, au caméléon Adobe et au rossignol pommé Itunes d’être par trop souples avec le « DRM »
Je rappelle que le DRM est une protection logicielle empêchant la copie trop profuse des œuvres audio ou vidéo téléchargées sur des sites officiels et commerçants.
Il faut noter aussi que Steve Jobs, le patron d’Apple (qui n’est pas le dernier des cons, ni des mohicans) avait déclaré quelques semaines auparavant qu’il était favorable à l’aménagement, sinon la suppression de notre DRM !
Gloups !
Il faut rappeler à cet égard, que notre rossignol d’Itunes d’Apple, s’était fait voler dans les plumes quelques mois avant par des associations de moutons consommateurs qui jugeaient trop restrictif son emploi dudit DRM.
Re gloups !
Ne pas oublier non plus, que l’aigle Google s’était déjà pris une volée de bois vert par les susdits éléphants de l’Edition à propos de sa librairie internautique.
Arf !
Partant et piqué au vif, la pieuvre Microsoft – qui n’arrête pas de se faire engueuler par le monde entier -  s’en est pris au pingouin libéré et déchaîné Linux (le Tux, comme dit Pierre-Jean) en lui reprochant d’avoir utilisé (sans permission et sans royalties surtout) un bon  des brevets déposés par elle et d’autres depuis la nuit des temps.
Argh !
D’ici que le renard de feu Firefox se prenne du gros sel dans les fesses, il n’y a pas loin !

Bref les gens, ça commence à gronder grave dans les taillis jungleux.

Le gros nonosse dans tout ça  et au milieu de tous ces fauves, c’est évidemment la propriété littéraire et artistique (droits d’auteurs) et la propriété industrielle (brevets)
Vous me direz sans doute que nous autres pauvres internautes de peccadille, nous n’en avons rien à faire de cette guerre de gros fauves capitalistes ou (pseudo) libertaires et que ce qui nous importe, c’est de surfer sur la toile, pour le moins cher possible (sinon gratuitement) et obtenir du divertissement, de la culture ou autres plaisirs paradisiaques (que nous l’ayons mérité ou non)
Certes…
Ceci étant, je préfère avoir un boulot mal payé et un internet payant – pas trop cher hein ! - et durable de qualité plutôt que chômeur avec de la merde gratuite et furtive plein les yeux et les oreilles.
Il va falloir y réfléchir et éventuellement vite.
Car derrière les éléphants, les majors du disques, du cinéma et les fauves de l’informatique, il y a des millions de salariés comme vous et moi qui ne demandent qu’une chose : C’est d’avoir des sous pour bouffer un peu, bloguer ou hanter la toile.
Je préfère personnellement être le parasité que le parasite, même si le dernier dure un peu plus longtemps que le premier (ou meurt plus lentement aussi) et même si j’admire énormément les gens qui sacrifient beaucoup de leur vie à développer des logiciels libres pour le plus grand bonheur des petits et des grands.
Mais il n’y a qu’une chose de gratuite en ce bas monde, c’est la mort (et encore !)

Amis internautes, blogueurs de tout sexe, de tout âge et de tout poil, soyons à la fois concernés et impliqués dans ces débats et éventuellement dans cette guerre pas très simple, je vous l’accorde.
C’est de notre responsabilité et de notre survie (sinon de celle de nos enfants) et puis au moins, ça nous occupera pour des prunes ou leur noyau à sucer !
Je vous aurais prévenus hein !

Fin de loup

Publié dans #Angoisses

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Didier Goux 21/05/2007 21:11

Je suis d'accord tout plein avec qu'est-ce que vous disez, mais de grasse, ne mailez pas les éléfans à toussa, je vous pris !

Pierre-Jean 20/05/2007 21:30

Quand Microsoft déclare que Linux viole plusieurs de ses brevets, il se garde bien de préciser lesquelles et ne s'empresse pas d'ester en justice.Des brevets sur des idées, cela n'est reconnu qu'aux États-Unis où l'on peut breveter tout et n'importe quoi, y compris des concepts inventés par d'autres ou même des êtres vivants.Par exemple, la souris et les environnements graphiques ont été créés par la firme Xeros, qui n'a pas déposé de brevets, sont bien antérieurs.L'informatique n'est pas créationniste mais l'oeuvre d'une lente évolution.Non à la dictature de Microsoft, le pingouin vaincras les déités chancelantes.Signé : un utilisateur de Windows et des Linux :)