Le lièvre d'Arthur Rimbaud

Publié le 27 Mai 2005

Tout est mobile sur cette planète comme dans tout l'univers, tant du point de vue de la physique, de la géométrie ou de l'algèbre.
Un premier pas - de loup -  vers le Grand Oeuvre - la sagesse ? - est de vouloir fixer les choses.
Et c'est là toute la grandeur de l'esprit.
J'adore tout ce qui est définitivement inutile.
J'adore les phrases définitives sur des sujets de rien et qui révèle tout...

Arthur Rimbaud était - et reste - un maître alchimiste en la matière.
Cette phrase :
"Aussitôt que l'idée du déluge se fut rassise,
Un lièvre s'arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes
Et dit sa prière à l'arc-en-ciel à travers la toile de l'araignée"
(Illuminations, Après le déluge)

C'est pas définitif çà ?
Clic clac c'est dans la boite crânienne pour l'éternité.
Et tout le reste est littérature...

Je signale aux parisiens possesseurs d'une 4X4 - avec treuil et pare-buffle, garantie dix ans non polluante et sans tâche de boue - et qui n'ont jamais vu de vache ni de lièvre de leur vie, que les sainfoins sont une espèce d'herbe.
Pardon ?
Non, ça n'a rien à voir avec le hakik...
Comment ?
Si ça se fume ?
On peut en fumer mais ça ne doit pas être très bon (comme la moquette)
Quoi ?
Bon j'abandonne...

Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Quantiques du loup, #Arthur Rimbaud

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