Martin Lothar (depuis 2005)

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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 20:21

Classé dans la série : « Les runes du loup-garou »

PancraceScene3

« Il est des hommes que dévore la soif de l'or, d'autres qui convoitent d'immenses héritages : pour moi, jusqu'à ce que la terre engloutisse ma dépouille mortelle, je borne mon ambition à plaire à mes concitoyens, à louer ce qui est digne de louanges et à blâmer ce qui est digue de censure »
(Pindare, Néméennes VIII)


Note du loup : Si Pindare vivait aujourd’hui, il serait sans doute un chroniqueur du journal « l’Equipe » bien qu’une telle supposition soit de ma part quelque peu dégradant intellectuellement – Pour Pindare hein !
Pindare est un béotien d’origine, né dans la vielle grecque de Cynocéphales (têtes de chien) en 518 et mort à Argos en 438 av. J.C.
Ce fut un poète lyrique qui passa sa vie dans les stades, les gymnases et leurs vestiaires en fréquentant les athlètes de tout poil et à poil, dont il n’avait de cesse de louer les exploits et les victoires.
En vers et contre tous, il leur cirait les sandales ; il dorait leur nombril  et flattait leur ambition, leur Ego comme leur vanité d’ailleurs – et plus si affinité, lors de la troisième mi-temps.
Pindare fut aux jeux olympiques ou panhelléniques ce qu’Homère fut à la guerre de Troie, mais en plus chiant quand même.
Voltaire le trouvait abscons et boursouflé (sic) et Maître François Rabelais a créé le verbe « pindariser » pour moquer un brin les insupportables pros de la brosse à reluire.
Pindare n’en reste pas moins un des sages de l’Antiquité ; on ne peut lui retirer ça et il pensait que les athlètes se devaient d’être tout, sauf des cupides, des voyous, des voleurs, des tricheurs ou autres dopés de mes deux.
Les temps ont bien changé hein !
Dans « les morts extraordinaires » l’historien Valère Maxime que j’ai évoqué récemment, raconte que ce brave Pindare s’est un jour endormi sur les gradins d’un gymnase, la tête posée sur les genoux d’un jeune homme et qu’il ne s’est jamais réveillé.
L’important, c’est de participer et l’on a les hooligans que l’on mérite…

Illustration : Motif d’un vase grec montrant un arbitre fouettant un lutteur de pancrace coupable d’éborgner son adversaire (C’est manifeste d’ailleurs, hou le salaud, carton rouge !)

Fin de loup


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Commentaires

Le lutteur de droite veut rouler une pelle a celui de gauche qui se défend en mettant sa main gauche devant la bouche du lutteur de droite, sa main droite étant au panier du 4e personnage presque hors cadre. Le personnage de droite veut en fait fouetter le lutteur de gauche, celui qui à mis la main au panier de son copain !
Commentaire n°1 posté par Pierre-Jean le 13/12/2007 à 06h59
Pindare est donc mort étouffé, un corps étranger trop profondément inséré dans sa gorge (profonde) ?
Commentaire n°2 posté par Prax le 13/12/2007 à 09h19
Tiens, ça me fait penser qu'à l'époque où j'étais prof de français, j'en étais venue à songer que je pourrais faire étudier à mes élèves des articles de l'Équipe (pour le style épique).

O tempora, o mores...
Commentaire n°3 posté par Crooke le 13/12/2007 à 09h50
Ce fut un poète lyrique qui passa sa vie dans les stades, les gymnases et leurs vestiaires en fréquentant les athlètes de tout poil et à poil, dont il n’avait de cesse de louer les exploits et les victoires....
pfff! tu parles!
on se doute bien de quelle manière il les fréquentait, les athlètes musclés aux corps luisants!
d'ailleurs, sa mort prouve bien qu'il les fréquentait de très près.
Je postule immédiatement pour prendre sa suite (avec mon appareil photo)
bon, je vais encore me faire traiter d'obsédée, même si je sais que de nombreuses lectrices de ce blog me défendront.
je précise que je cherche à les fréquenter uniquement dans un but esthétique, et parce que je suis moi même athlète, bien entendu.
ouf.. l'honneur est sauf
Commentaire n°4 posté par laouen le 13/12/2007 à 16h43
Est-ce qu'on sait ce que font les modernes poètes de l'Equipe dans les vestiaires des stades ? Le fait qu'ils en ressortent avec des interview ne rpuve fien, surtout quand on voit la puissance spirituelle des réponses obtenues. on peut se damander si les interviewvés étaient vraiment en train de se concentrer sur les questions posées...
Interview dont on peut en effet dire que le lyrisme s'est quelque peu perdu, mais pas la brosse à reluire, encore qu'ils s'exercent plus à faire reluire sponsors et entraineurs que les jouers parfois. quelstion de portefoeuille peut-être.
quoi ? j'ai dis quelque chose d'inconvenant ? Non j'ai pas dit vénal, je vous assure...

Personnellement, je n'irais pas, sauf dans ceusses des filles, oeuf corse, c'est plus joli. Et puis tant qu'ai faire reluire...
bon. ok je sors.
mais y fait froid. tu viens Martin ?
Commentaire n°5 posté par leila zhour le 13/12/2007 à 21h42
Est-ce que le calendrier des Dieux du Stade est une oeuvre pindarique, alors ?
Commentaire n°6 posté par pierre le 15/12/2007 à 11h25
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