Une équipe de chercheurs de l'université de Bologne
viennent de déterrer le cadavre du célèbre castrat Farinelli (1705-1782) afin d'étudier comment son anatomie a réagi à la castration !
Farinelli, source Wikipedia
Bon moi, je ne vois pas encore l’intérêt du truc hein !
C’est vrai que les castrats sont une espèce en voie
de disparition…
Ils ont même tous disparus et le dernier en date se nommait Alessandro Moreschi qui était chanteur à la Chapelle Sixtine au début
du siècle n° 20.
Un castrat est un chanteur de sexe masculin ayant subi la castration avant sa puberté afin de conserver sa tessiture et son registre d’enfant.
Vous
allez me dire : « A quoi bon ? »
Les castrats ont été inventés en des temps où les musiciens criaient misère (ce qui est encore le cas aujourd’hui,
hein ! surtout quand on colporte n’importe comment leurs œuvres et leurs droits) et où il était souvent interdit aux femmes de chanter dans des églises ou dans des opéras.
L’intérêt aussi du castrat sur une voix féminine, c’est qu’il a plus de coffre et que son registre (aigus/graves) est généralement plus étendu.
Ce n’est pas le tout d’avoir une belle voix, il faut aussi qu’elle soit l’outil pour l’expression d’un maximum d’émotions et de vibrations.
L’autre intérêt c’est que même sans leurs boules, ils restent des garçons et qu’ils chantent vraiment d’une « autre manière » que les filles : Il y a en effet (à mon
sens) une nette différence « sexuelle » notamment dans la « respiration » et dans l’articulation des sons.
Mais bon, c’est mon opinion hein
!
L’inconvénient par rapport à une voix de femme, c’est que d’une manière générale ils ne sont pas toujours aussi « justes » et surtout, ils ne
peuvent jamais dans les registres aigus être aussi à l’aise ni monter aussi haut que les vraies gonzesses qui en ont deux où je pense.
Pour l’instruction de mes lecteurs de chez Tousâges Tousexes & Toutpoil, je livre la liste des « voix humaines » de chez Tousâges Tousexes & Toutpoil communément admise
par les mélomanes patentés.
Je précise que cette liste a été établie avec célérité, autorité, commentaires et sympathie par Giovinetta (Cantatrice de grands talents et coloc sur le loftblogue Frivoli)
Pas de la merde quoi !
De haut en bas vous avez donc :
Soprano (je passe léger, colorature, spinto, lyrique, dramatique qui sont autant de caractères que des hauteurs) et les sopranistes (j'ai pas été regarder comment ils sont faits)
Mezzo (soprano)
Alto et contralto et contre-ténor à l'Anglaise (voix de tête comme Alfred Deller, Henri Ledroit) et j'y mettrais les castrats même s'ils sont intermédiaires car en voix de poitrine puissante comme les ...
Haute-contre à la française (voix de poitrine poussée très haut comme JP Fauchécourt)
Ténor napolitain ou non
Baryton (martin et autres oiseaux)
Baryton basse, intermédiaire évidemment
Basse, basse noble, basse profonde. Il doit là aussi y avoir des subdivisions.
Dans tout cela, j’ai mes préférences, bien sûr, mais c’est une autre histoire et une autre note !
Ceci étant…
J’ai écrit quelques lignes plus haut le mot « vibration »
Ce mot, cette « idée » est en fait la clé de
tout l’univers et de la vie…
La première chose que nous faisons quand nous naissons : Nous crions !
…
Nous gueulons et dégueulons tout ce que nous pouvons.
…
Nous crions, (et nous
chantons aussi), car nous vibrons seul, tout seul et tout nu pour la première fois de notre vie.
…
Car nous avons attrapé le plus haut-mal de l’univers : La vie !
C’est vrai que ça fait chier ! (au sens propre, sale et figuré)
C’est vrai que ça doit faire
mal.
Nous étions bien dans notre œuf hein ! Trop bien !
Pendant des mois, nous étions en un décubitus fœtal des plus reposants.
Nos poumons étaient gorgés d’un
nectar exquis que nous « respirions » et « expirions » sans le savoir et qui nous nourrissait à chaque seconde sans que nous ayons à le demander ou que nous ayons la colère de l’exiger ou
l’angoisse d’en manquer.
Nous étions dans une chaleur des plus douces, en état d’apesanteur, dans un silence et une paix « royale » voire « divine
»
Tout juste la palpitation du grand cœur de notre matrice nous berçait : Poum poum, poum poum, poum poum…
Luxe, calme et volupté.
Nous autres petits garçons, nous pouvions même bander tout à notre aise sans que personne ne le remarque,
s’en moque méchamment (ou pas) ou nous le demande…
Nous avions d’autres vagues « échos » et vibrations d’un « ailleurs » dont nous nous foutions
comme de l’an quarante.
Le grand pied bleu quoi…
Le Paradis !
Et puis un jour, il y a eu cet « ordre » : Dehors !
Fait chier !
Les plus grands physiciens actuels vous expliquent que quelques secondes avant le « big-bang » l’univers était réduit à un seul point.
Les géomètres ajouteront qu’un point n’a aucune dimension quel qu’elle soit.
Non seulement ce point primordial n’avait
pas de dimension, mais il n’était non plus la continuité d’aucune ligne, l’expression d’aucune figure, la réalité d’aucun plan, surface ou volume.
Un point, c’est tout.
Et tout fut en un seul point.
Ils vous diront aussi que dans ce point sans corps ni âme, il y avait toute
l’énergie de l’univers à l’état pur.
C’était la concentration de toutes les forces, de toutes les possibilités, de tous les destins, de toutes les
évolutions, de tous les états et de toutes les dimensions.
C’était le point primordial, la Verbe, le Grand Quanta !
Lui aussi était dans son « paradis »
Et puis, il y a eu un ordre aussi à ce moment-là.
Qui le donna ?
Je ne me prononcerai pas sur ce problème, ou cette fonction (comme beaucoup d’autres)
Mais je cherche hein !
Je n’ai plus que ça à foutre d’ailleurs…
D’aucuns
affirment que c’est le point lui-même qui se donna l’ordre (puisqu’il était tout en rien) et qui fit le « big-bang »
Toujours est-il que cela fut.
Toute l’énergie possible (actif) se libéra et « inventa » en quelques secondes quelque chose d’opposé, la matière (passif) simplement pour avoir quelqu’un avec qui s’engueuler (ou causer calmement)
Et tout alors ne fut que vibration…
Et notre bébé est viré de sa matrice.
Et ce petit point de toute espérance, de toute possibilité et de toute
probabilité sortira de sa matrice comme il mourra : En serrant les poings.
D’abord on lui coupe le « grand lien » qui le reliait à la matrice, son
FAI (Fournisseuse d’Abondance et d’Indolence)
Les vacances sont finies !
Et il vibre alors ; il
gueule !
Fait chier !
En quelques secondes, ces poumons se remplissent de ce qu’il sent être du vide et de la solitude : De l’air, du gaz sec, froid, acide,
inconsistant.
Il gueule !
Ça doit faire mal !
En
plus, tels les Shadocks, il faut pomper sans cesse pour obtenir ce gaz de merde.
Et celui qui ne gueule pas se fait pendre par les pieds et reçoit
sa première fessée !
Il gueule !
En quelques minutes, il devient le « réceptacle » des toutes les
contraintes et de toutes les vibrations de l’univers : Températures, bruits, lumières, caresses, baisers, odeurs et surtout…
…
Surtout !
…
Oh ma mère
!
…
Surtout !
…
Oh mon père !
…
La pesanteur, la gravité, la chute, l’inertie, la vieillesse, la
mort !
En quelques heures, il fait encore la connaissance et engrange les vibrations et l’énergie de toute une société : Enfants, adolescents, gens mûrs
vieilles personnes : Soprano, Alto, Ténor, Basse…
Jean-Sébastien Bach (qui dans ma meute vient de suite après moi, Arthur Rimbaud et avant Marguerite Yourcenar) a
composé la cantate « Nun Komm der Heinden Heiland » (BWV 61 pour les fans) :
Le chœur d’ouverture de cette œuvre qui célèbre la naissance et la
venue du sauveur (tout bébé est un sauveur potentiel ou pas) est une vibration hallucinante sur la vie :
Viens maintenant, Sauveur des païens
Enfant reconnu issu de la Vierge
Tel que le monde entier s’étonne
Que Dieu lui envoie pareille naissance.
C’est une ouverture « à la française » et par « ordre d’apparition » vous avez d’abord les sopranos, puis les altos, puis les ténors et les basses chantant à leur tour « Nun Komm… »
Ces quatre voix vibrantes se fondront enfin dans…
…
Dans…
…
L’harmonie, la révélation, la vie.
Fin de loup
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