De l’algue au loup-garou en passant par d’autres bestioles

Publié le 25 Juillet 2006

On sait que le génome de l’homme ultra-moderne ou de dernière génération, comme moi, par exemple (Lupus Homo sapiens digitalus Blogus) a été entièrement séquencé, il y a peu.

Il ne « reste plus qu’à » tirer toutes les leçons et les conséquences de ces séquences de cons (ou pas).
Il y a du pain sur la planche pour de nombreuses années encore.
Toutefois, on sait déjà que le génome peut éventuellement donner quelques informations précieuses sur la genèse, l’histoire et l’évolution d’un organisme existant encore ou disparu depuis des lustres (voir ma note sur le mammouth)

C’est pourquoi, des chercheurs de l'Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne) s’attaquent pour deux ans environ au séquençage du génome de l'homme de Neandertal (Homo neanderthalensis)
C’est en août 1856 (Il y a donc 150 ans), dans une carrière de la vallée de Neander (en Allemand Neandertal, voulant dire « vallée de l'homme nouveau ») près de Düsseldorf, que les restes de l'homme de Neandertal ont été découverts.
Il en a fait gamberger des esprits de chez son cousin sapiens-sapionce celui-là hein !

Au départ, on ne savait pas très bien si c’était un singe ou un de nos ancêtres.
En fait, ce n’est ni l’un ni l’autre car certains ont maintenant démontré que c’était une espèce d’homme descendant comme nous de l’homo erectus (Homme debout et non pas Homme en érection, hein !) et qui a disparu depuis près de trente mille ans.
En plus, il aurait été loin d’être stupide ce Neandertal et il était vieux de quelque quatre cent mille ans.
On ne sait pas encore comment et pourquoi il a disparu et l’on s’interroge aussi sur le fait de savoir s’il s’est mélangé avec son cousin l’homme de Cro-magnon (Petit nom de l’homo sapiens), notre ancêtre direct avec qui il aurait « voisiné » un temps.
Bon moi, je ne m’en souviens pas d’avoir connu de neandertaliens car j’étais encore un peu jeune à cette époque.

Le décryptage de son génome (en 2008) et sa comparaison avec celui de l’homo Sapiens-Sapionce (nous) et du chimpanzé permettra peut-être de donner quelques éléments de réponse.
Ceci étant, ça ne va pas être de la tarte car le peu d’ADN que l’on a de l’homme de Neandertal date de trente mille ans au bas mot…

En attendant, Le génome du plus petit organisme unicellulaire vivant connu vient d’être séquencé par un consortium franco-belge.
Il s’agit d’une algue verte répondant au doux nom de Ostreococcus tauri qui fut découverte en 1994 dans l'étang de Tau.
Il faut peut-être se demander si Adam et Eve n’étaient pas des algues ou des champignons hein !
Et partant de cette hypothèse, les gènes de cette dame Tauri vont peut-être nous la bailler belle.

Nota bene : Avant la réforme de l’Allemand (1901) Neandertal s’écrivait « Neanderthal ». La perte du « H » ne s’est pas cependant étendue à la dénomination latine qui le conserve donc : « homo neanderthalensis »

Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Bestiaire

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laouenanig 25/07/2006 23:32

et voilà, encore une histoire d'hélice d'ADN...On en sort pas!Au moins, on sait quoi lui offrir pour lui faire plaisir!Adam et Eve en algues vertes.. le serpent transformé en anguille... la pomme en concombre de mer: c'était la Bible, vue par l'Empereur d'Occident des blogues...Je m'en retourne potasser mon catéchisme...biz